Avec Diella, l’Albanie tente une révolution numérique pour séduire Bruxelles
Le 11 septembre, l’Albanie a créé la surprise mondiale en nommant une intelligence artificielle (IA) comme nouvelle ministre chargée des marchés publics. Le Premier ministre et leader du Parti socialiste albanais, Edi Rama, a choisi l’innovation, en confiant un portefeuille à Diella, une IA, affirmant qu’elle aiderait le pays à combattre la corruption. Déjà familière des Albanais, cette IA lancée en janvier aidait jusque-là les citoyens à utiliser la plateforme e-Albania, délivrant des documents officiels. Mais derrière cette révolution numérique, une question s’impose : s’agit-il d’une véritable réforme dans le but de répondre aux exigences européennes en matière de transparence ou s’agit-il d’une mise en scène pour séduire Bruxelles ?