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Derniers commentaires

  • L’avenir de la Biélorussie dépend de l’unité européenne

    Mardi dernier  01:10, par Lordi403

    vivant en Biélorussie, votre article me convient. mais je vois dans ce pays des gens qui bossent, des magasins avec pléthore de vendeuses, des magasins ouverts 7j/7, fermant à 22h. je ne vois pas de sdf. Minsk est une ville en plein essor. les jeunes familles peuvent accéder à l’acquisition de leur logement. bien sûr, des manifs, y en a pas..... ce pays ressemble à la Brie, avec du blé à perte de vue. pas de collines, pas de montagne... A lors pourquoi les américains veulent ils y venir. pour installer des missiles, faire comme en Ukraine. Si c’est pour rendre ce peuple malheureux, ne faisons rien. n’oubliez pas que pendant la seconde guerre mondiale, tous les 2 jours un village y était rase par la division das reich, celle qui a rase oradour en France.

  • Enseigner les langues régionales pour construire l’Europe

    Lundi dernier  10:33, par Bernard Giroud

    Quelle plâtrée, quelle accumulation de verbes, quelles tentatives de justification faiblement raisonnée pour tenter de démontrer les travaux du linguiste Ferdinand :

    Depuis la nuit des temps c’est « l’Esprit qui emmène la matière et celle-ci s’en accommode » Pour dire autrement c’est l’esprit qui forme l’acte et donc emmène sa réalisation, et pas les moulins à vents de la parole..

    L’abondante littérature médiévale s’essaie à former son siècle, et s’il est bon, pour certain de connaitre le détail du parcours qui emmène cet esprit à bases chrétiennes jusqu’à nous, il est aussi, probablement tout aussi important de bien voir comment cet esprit progresse dans l’élaboration de la charpente spirituelle qui nous permet de tenir debout aujourd’hui.

    Si vous craignez tant l’uniformité de la pensée, plongez vous dans les grands courants actuels des religions ; Comme son nom l’indique re-lier, lier entre eux.’ Christianisme, bouddhisme, confucianisme, les musulmans), sans compter ceux qui sont dévoués à l’idolâtrie du veau d’or. Vous verrez que vous n’aurez pas à vous ennuyer à chercher un appui pour des jours meilleurs, au milieu de toute ce fatras de bonnes ou moins belles vérités Ne perdons pas trop de temps à ressasser celles qui sont dépassées ; En même temps, vous étayerez votre charpente.

    La langue et la parole permet de dire un peu n’importe quoi, le tout et son contraire ; Mais pour qui veut trouver un chemin dans la « longue marche » du temps universel, sa priorité sera beaucoup plus de chercher à défricher l’avant, le futur, en s’appuyant sur ce que le passé a fait de lui.

    Il n’existe pas d’impossible miracle dans les quatorze milliards d’années passées, il n’en existe probablement pas dans celles qui nous paraissent sans limites à venir ;

    Selon Einstein et d’autres, le temps est une donnée improbable. , Osons imaginer ce qui le remplace, et nous relier à l’Esprit qui emmène la matière, nous sommes faits pour nous en accommoder.

    Je gage que dans cette grande ambition, ce grand voyage, il faudra probablement tout le temps et la force de ces masses humaines dont nous sommes, pour reculer nos limites et prendre la dimension à laquelle nous appartenons, et laisser de coté le futile....

  • Enseigner les langues régionales pour construire l’Europe

    Dimanche dernier  18:49, par Alexandre Marin

    @ M.PIO

    tous les exemples que vous prenez, les indépendantismes catalan, ou flamand, sont des exemples, non pas de régionalisme, mais de nationalisme. Les indépendantistes catalans et flamands ne se considèrent pas comme des régions, mais comme des nations à part entière. Ils intègrent donc la logique nationaliste, à savoir, "nous en pouvons êtres unis que si nous sommes pareils et parlons la même langue. Ce même renfermement sur soi se retrouve aussi en France avec le FN, au Royaume-Uni avec l’UKIP et dans plusieurs autres état-nations.

    La Suisse, bien qu’elle ne soit pas membre de l’U.E, a paradoxalement parfaitement intégré la philosophie européenne de « unis dans la diversité ». Les régions y ont du pouvoir, quatre langues sont officielles, et le soutien aux langues « minoritaires » y est très fort. Pourtant, ils ne semblent pas au bord de la guerre civile.

    Le Pays de Galles est également un très bon exemple : l’enseignement du Gallois est obligatoire jusqu’à seize ans et 20% des jeunes gallois sont scolarisés en école bilingue ou en école d’immersion. Le régionalisme gallois est très fort aux pays de Galles. Pourtant, les Gallois ne sont pas particulièrement fermés sur eux-mêmes.

  • Enseigner les langues régionales pour construire l’Europe

    Dimanche dernier  10:50, par M. PIO

    pour reprendre votre conclusion : « Promouvoir l’enseignement et la pratique des langues régionales dans la vie publique, c’est favoriser la diversité des opinions, leur libre expression, et la rencontre des différentes représentations du monde incarnées par ces langues, facteur d’enrichissement culturel collectif et donc d’unité » C’EST EXACTEMENT TOUT LE CONTRAIRE ET VOTRE DÉMONSTRATION EST FALLACIEUSE. Cela conduit au renfermement sur soi-même, au régionalisme, à la xénophobie et au rejet de l’autre qui est différent parce qu’il ne parle la même langue. Cet état de fait est illustré en Belgique par les flamands qui rejettent en masse les wallons, en Espagne par les catalans qui se veulent indépendants et en Ukraine par les pogroms anti russe. Régionaliser l’Europe conduira à la guerre.

  • Enseigner les langues régionales pour construire l’Europe

    Dimanche dernier  10:38, par Alexandre Marin

    @Celes

    Qui vous a parlé de la création de pays internationaux ? Et justement, le principe de l’enseignement des langues régionales, c’est justement d’enseigner et d’apprendre une langue qui est la nôtre et pas celle des autres.

    L’enseignement des langues régionales se fait déjà en France et dans d’autres pays d’Europe où il est parfois obligatoire. Il existe même des écoles bilingues et des écoles d’immersion en langue régionale : en France, il y a de plus en plus de demandes pour intégrer ces écoles, et leurs élèves ont souvent un niveau de Français que les autres.

    Mon cher Celes, je crois que c’est vous qui êtes perché sur une tour.

  • Les leçons à tirer de la crise grecque

    22 août 2015  22:43, par Henri Tanson

    C’est vraiment problématique cette démocratie.

    N’y aurait-il pas d’autres moyens de mettre tout le monde d’accord. On voit bien que si on demande leur avis à 28 peuples, ils ne seront jamais d’accord.

    Si on veut l’Europe efficace, il faut une Europe qui aurait une autorité indiscutable. Mais je ne sais pas comment y arriver.

    Peut-être que ces épreuves que nous traversons vont faire émerger un chef qui aura la carrure ; certains trouvent que l’Allemagne dirigée par Merkel pourrait endosser le rôle. D’autres imaginent que les USA qui ont intérêt à nous fédérer, pourrait s’impliquer plus ouvertement ?

    Ces 28 peuples sont si différents, leur culture, leurs choix politiques, leur économie, leur taille etc... Chacun a ses propres besoins, ses propres objectifs, ses propres capacités. Plus ça va, moins ça va.

    À six, une action commune était possible. À 28, c’est un casse-tête permanent. Et ce nombre devrait encore croître !

    Il faut une sacrée dose d’optimisme pour y croire, toujours et encore.

    Et ceux qui doutent ne sont pas forcement des populistes euro-sceptiques...

    Enfin, je crois.

  • Dépasser l’Union européenne : le nécessaire choc démocratique

    22 août 2015  21:06, par Lame

    @Alexandre Marin

    D’ailleurs pourquoi les juges européens devraient être élus et révocables par référendum, et pas les juges nationaux ?

    Je rejoins l’idée que les juges nationaux devraient être élus et révocables par référendum. Si les juges européens étaient soumis à un tel contrôle démocratique, il est évident que les Etats membres seraient forcés de mettre les magistratures nationales à niveau.

    Hélas, espérez que les institutions européennes dépasse le niveau de démocratie des Etats relève de l’utopie. Il faudrait déjà que les politiciens européens n’aient pas la volonté de s’affranchir autant que possible de tout contrôle démocratique. En admettant que ce ne soit pas le cas, il faudrait effectivement vaincre l’opposition des politiciens nationaux.

  • Enseigner les langues régionales pour construire l’Europe

    22 août 2015  15:05, par Alexandre Marin

    "quid des collégiens et lycéens qui changent de région pendant leur scolarité ?"

    Je n’ai pas de solution précise à ce problème, mais il y en a sûrement plusieurs. Ce problème se pose aussi des écoliers, collégiens, et lycéens qui changent de pays pendant leur scolarité.

    Faudrait voir ce qui se passe au Pays de Galle, l’enseignement du Gallois y est obligatoire jusqu’à l’âge de seize ans, et 20% des écoliers sont scolarisés dans des écoles d’immersion.

    "Mais sur le fond oui. A la condition sine qua non que les documents administratifs restent dans la langue nationale, sinon le pacte du « vivre ensemble » me semblerait rompu"

    On peut également concevoir des documents administratifs bilingues. Là aussi, le problème se pose pour un citoyen qui déménage dans un autre pays de l’Union européenne. Pour reprendre l’exemple gallois, les documents administratifs sont bilingues, mais c’est la même chose dans d’autres régions (Catalogne, Pays Basque, etc.).

    Toutefois, je ne vois pas en quoi le "vivre ensemble" dépend d’une langue commune. Il y a un "vivre ensemble" européen, un "vivre ensemble" belge, et un "vivre ensemble" suisse.

  • Enseigner les langues régionales pour construire l’Europe

    22 août 2015  12:00, par Celes

    N’importe quoi.

    On ne peut pas demander aux gens d’apprendre toutes les langues des autres, surtout quand ils ne parlent déjà pas correctement leur propre langue maternelle.

    Dans un monde où tous les humains seraient assez intelligents pour apprendre toutes les langues, cette idée pourrait marcher. Mais ce monde n’existe pas, il faut voir la réalité en face.

    Cela ne conduira qu’à une société où les gens ne se comprennent pas, et donc se tapent dessus. Bref, la société actuelle.

    La création de « pays internationaux » n’est qu’un fantasme issu d’une bande d’européistes ignorants, complètement perchés sur leur tour, déconnectés de la réalité, qui nous conduit vers une société multi-culturelle, c’est-à-dire vers la violence et la guerre civile.

    Faut arrêter de fantasmer, analyser l’histoire et la philosophie. Faut grandir au lieu de débiter des bêtises pareilles.

    1 - D’abord tu restaures l’identité nationale de chaque pays

    2 - Ensuite tu renforces les liens entre chaque pays avec d’autres langues et des échanges culturels.

    2 sans 1 ne mène qu’à la guerre.

  • Schäuble veut réduire les compétences de la Commission

    22 août 2015  11:04, par Bernard Giroud

    Et bien, tu en mets une couche, Bernard.

    Donc, garder l’euro ; Mais considérer qu’il y a presque autant d’euros que de régions, ou pays européens.

    En l’absence d’une réelle solidarité économique régionale, (budgétaire et fiscale), il faut bloquer le processus de concentration des moyens industriels et financiers ( des moyens du pouvoir) qui affluent vers ceux qui trichent ou profitent fond de cette situation.

    C’est le moment pour les vrais bâtisseurs d’un grand pays d’une Europe capable d’avenir, (recherche et développement, et grands projets communs) de dire fermement à nos homologues amis qu’il faut remettre le train sur les bonnes rails, quitte à en passer ( ou à en revenir pour un temps entre nous) à un contrôle des changes de tous biens et services. Le bon vieux système des bonnes règles d’équilibre des flux entrants et sortants.

    Entre amis, il faut savoir dire (et faire aussi) parfois fermement ; Les bons amis (les autres ne le sont pas) sont ceux qui précisément peuvent ne jamais oublier que ce sont ces amis profondément bâtisseurs d’Europe, qui reprendront au mieux, avec le plus de chance de réussir, la construction d’un pays, là ou cette construction s’est fourvoyée.

  • Enseigner les langues régionales pour construire l’Europe

    21 août 2015  18:55, par Laurent Leylekian

    Tout ça serait magnifique mais, hélas, pour l’instant c’est surtout « désunis dans l’uniformité » et l’uniformité n’a qu’une seule langue, l’anglais, comme le prouvent allègrement la plupart des sites des institutions européennes.

    Et comme vous l’ecrivez fort justement à la suite de Saussure, l’uniformité de la langue implique celle de la pensée. Au demeurant, l’episode grec montre sous nos yeux qu’une pensée divergente - même non « nationaliste » - est « streng verboten » (comme on dit en anglais).

  • Enseigner les langues régionales pour construire l’Europe

    21 août 2015  18:16, par Xavier C.

    La langue structure effectivement la pensée. Excellent article.

    Malheureusement l’offre politique française est totalement opposée à cette opinion (mis à part le centre, timidement). Ce qui est très amusant (mais pas illogique), c’est que les défenseurs des langues régionales sont souvent les mêmes qui font la promotion d’une certaine idée européenne : tolérante, ouverte, riche de sa diversité.

  • Enseigner les langues régionales pour construire l’Europe

    21 août 2015  17:49, par Guillaume Bucherer

    Oui, je partage votre avis. J’ajoute que on peut très bien envisager un enseignement bilingue (langue nationale/autre langue) en y ajoutant une langue régionale. Cela fait beaucoup, c’est vrai, et quid des collégiens et lycéens qui changent de région pendant leur scolarité ? Perdront-ils leurs acquis ? Un professeur d’Occitan n’est pas toujours disponible en Picardie.

    Mais sur le fond oui. A la condition sine qua non que les documents administratifs restent dans la langue nationale, sinon le pacte du « vivre ensemble » me semblerait rompu (peut-on envisager qu’un Provencal reçoive des documents en breton lorsqu’il déménage en Bretagne ? Difficile à admettre...).

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    19 août 2015  19:31, par El gaucho francés

    J’ai trouvé par hasard une interview de M. de Fontainevive, vice-président de la BEI, qui confirme l’analyse de De Gaulle :

  • Schäuble veut réduire les compétences de la Commission

    19 août 2015  12:45, par Bernard Barthalay

    J’ai le même soupçon que vous. L’Europe intergouvernementale est le dernier rempart du néo-libéralisme. C’est thatchériens contre rooseveltiens, pour employer une formule, sans doute un peu forcée, car les rooseveltiens sont loin du compte. Ma conviction profonde est que nous assistons depuis Schröder à un complet dévoiement, par la SPD, puis la CDU-FDP, enfin par la GroKo, de l’ordo-libéralisme des fondateurs de la CDU au profit d’un libertarianisme dogmatique et obsessionnel, et d’une alliance énergétique perverse avec une économie de rente (qui relève de l’archéo-libéralisme banni par les Principes de Düsseldorf, le texte économique fondateur de la CDU). Au milieu de tout cela, la raison d’Etat allemande fonctionne à nu. Sous couvert de dérégulation, l’Union européenne n’est plus que l’administration de l’empire économique allemand (devenu très intentionnel, contrairement à la supposition de Beck) par une superstructure bureaucratique au service d’un système d’Etats de type westphalien, où l’Allemagne, appuyée sur les puissances latérales (Russie et Royaume-Uni), fait figure de puissance dominante et défend victorieusement ses intérêts. Ce temps ne durera pas, car Poutine ne tiendra pas la distance et que le phénomène Corbyn en dit long sur la fragilité de Cameron. Une Russie et une Angleterre progressistes, ou simplement démocratiques, auraient tôt fait de trouver partout les alliances nécessaires pour contrarier les desseins de Berlin.

  • Quelle place pour la nation dans une Europe fédérale ?

    19 août 2015  12:14, par bernardodespertador

    Je partage cette analyse pour sa justesse et souhaite la développer, notamment pour la défense, domaine que je connais mieux. Aujourd’hui, nous devons répondre à des problématiques nouvelles, telles celle de l’immigration africaine francophone non contrôlée et qui nous concerne davantage pour des raisons linguistiques et de rapprochement ethnique ou familial. Voici une question plutôt nationale à laquelle l’échelon européen est peu sensibilisé. Il faut donc imaginer un mécanisme permettant aux régions de saisir les instances européennes pour des questions qui les dépassent, et qui permette d’apporter dans tous les cas des réponses adaptées.

  • Schäuble veut réduire les compétences de la Commission

    19 août 2015  08:13, par Claude Bardot

    Il ne faut pas oublier que Juncker est la bête noire de David Cameron. Or le Premier britannique a entrepris une véritable campagne de démolition des pouvoirs de la Commission depuis la nomination de Juncker à sa tête. Je ne serais pas surpris que cette prise de position relativement inattendue de Schäuble soit une concession faite à Cameron et aux Britanniques pour les amener à ne pas sortir de l’Union. Même si Le Royaume-Uni ne fait pas partie de la Zone Euro, l’éventualité de sa sortie de l’Union est en effet vue comme une catastrophe par bien des Allemands, et en particulier par Schäuble, qui redoute un face à face avec la France de François Hollande. Juncker est également perçu en Allemagne comme trop ouvert aux demandes d’assouplissement des règles de Maastricht par la France. Encore une démonstration de la situation calamiteuse dans laquelle nous plonge « l’Europe des nations », où tout continue de se jouer au niveau intergouvernemental, quand ce n’est pas au niveau des seuls chefs d’État ou de leurs ministres des finances. Il est urgent que le Parlement européen prenne la mesure de cette situation et prenne des initiatives pour protéger les instances européennes des manœuvres des gouvernements. Il serait également urgent de créer un Parlement de l’Eurozone, ou une section Euro à Strasbourg, afin que les décisions ne soient pas le monopole de l’Allemagne. Mais j’ai bien peur qu’il ne soit déjà trop tard...

  • La charte européenne des langues régionales et minoritaires déchaîne les chauvinismes

    18 août 2015  23:04, par Alexandre Marin

    « je suis en revanche opposé à l’enseignement en occitan puisque les savoirs ne seraient pas transmis dans une langue commune à l’échelle du territoire. Voila qui serait très fâcheux en terme d’égalité... »

    Pourquoi, ce serait très fâcheux en terme d’égalité ? Le contraire de l’égalité, c’est la discrimination. Il y a déjà des écoles bilingues, voire des écoles d’immersion, personne ne se sent discriminé, et ces écoles ont plutôt une bonne réputation, et de bons résultats au brevet et au bac.

    Au nom de quoi faudrait-il que les savoirs soient tous transmis dans une langue commune ? L’Espagne, la Suisse, la Belgique, ou le Royaume-uni ont un enseignement plurilingue, et les inégalités n’y sont pas de ce seul fait plus criante qu’en France. Certes, il faut qu’une partie des enseignements se fassent en Français. Mais sinon, laissons les régions organiser leurs politiques d’enseignement des langues régionales ou en langues régionales comme elles l’entendent.

    Quant à la charte, elle a été élaborée par le Conseil de l’Europe, organe qui assure le respect des droits fondamentaux en Europe. Elle vise à reconnaître des droits linguistiques aux habitants de régions qui ont une langue spécifiques, rien de plus. Il n’y a aucune idée de faire disparaître les nations, sauf à considérer qu’une nation ne peut exister qu’avec une langue unique, ce qui n’est pas le cas du Conseil de l’Europe, ni le vôtre.

  • La charte européenne des langues régionales et minoritaires déchaîne les chauvinismes

    18 août 2015  02:36, par thomas

    Encore une fois, malheureusement, on tombe dans les caricatures simplistes et les raisonnements auto-justifiés alors que la question est passionnante. D’après l’article, les partisans de la Charte seraient les avocats de la diversité culturelle de la France, tandis que ses adversaires, des jacobins ultra-centralisateurs (et totalitaires, rien que ça). Pourtant, en ce qui me concerne, je suis très sceptique à l’égard de cette charte alors même que je suis « auvergnat », que j’apprécie beaucoup la langue occitane, que je comprends plus ou moins bien et que je parle un petit peu, et la culture qui y est associée.

    D’abord, avant de rentrer dans le fond du problème, l’inspiration de la charte me gêne : un mouvement douteux, la FUEV, connue en français sous le nom d’Union fédéraliste des communautés ethniques européennes, dont les pères fondateurs français furent des personnalités liées au régime collaborationniste. Une Europe fédérale ethnique, pensée par des antisémites et des sympathisants nazis, voila qui n’est guère enthousiasmant.

    Pour ce qui est de la charte en elle-même, le droit d’user, dans la vie privée comme publique, de « sa » langue locale est assez ambigu et potentiellement dangeureux. L’exemple le plus flagrant me semble être celui de l’enseignement. Personnellement, je suis favorable à l’enseignement de l’occitan dans les établissements scolaires auvergnats (et plus globalement dans les territoires d’oc), je suis en revanche opposé à l’enseignement en occitan puisque les savoirs ne seraient pas transmis dans une langue commune à l’échelle du territoire. Voila qui serait très fâcheux en terme d’égalité...

    Voila, la défense des langues de France, qu’elles soient celles des territoires ou celles des immigrations, ne passe pas nécessairement par la ratification d’une charte dont les objectifs et les contenus restent obscurs et douteux. Non a la ratificament, òc als principi de la Respublica francesa, una e nondespartidissa : libertat, egalitat e fraternitat !

    Cordialement, en espérant que ce commentaire donnera lieu à une réponse sérieuse.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    17 août 2015  23:01, par El gaucho francés

    Quant aux deux derniers, les USA et l’URSS étaient certes pour la décolonisation mais ce ne fut pas le facteur principal. Il suffit d’étudier un minimum l’histoire de la construction européenne pour savoir qu’elle est atlantiste par essence (http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/1356047/Euro-federalists-financed-by-US-spy-chiefs.html)

    « Pour des raisons économiques tout d’abord, la mondialisation créé une interdépendance entre grande puissance » Cette explication ne tient pas du tout la route : au contraire, ils se serviraient de ces difficultés pour accroître leur main-mise (à la manière du plan Marshal), pas pour renforcer quelque chose qui leur fait contrepoids. D’ailleurs, ils ne le font nulle part ailleurs alors que les problématiques sont les mêmes.

    « Si l’euro s’effondre, les Etats-Unis et la Chine, perdent leur premier partenaire commercial » Qu’est-ce que tu racontes ? Il n’y a aucun lien entre l’effondrement de l’euro et l’arrêt du commerce avec ces pays. D’ailleurs, je t’ai bien montré que le premier exportateur européen vers l’inde n’est ni dans l’UE, ni dans l’euro.

    « L’OTAN faisait que les Européens remettaient aux calendes grecques la question d’une diplomatie et d’une armée commune, vu que la sécurité était assurée par les Etats-Unis. » Toute initiative européenne en matière de défense est soumise à l’otan par l’intermédiaire de l’article 42

    « Mais les Etats-Unis se désengagent progressivement de l’OTAN pour se concentrer sur l’Asie, et incitent les Européens à trouver une alternative à l’OTAN » Où as-tu vu ça ? toutes les guerres que font les Etats-Unis (Irak, Libye,...) se font dans le cadre de l’OTAN et depuis quelques mois, ils consolident leurs forces dans les pays baltes (http://www.rfi.fr/europe/20150310-pays-baltes-troupes-americaines-debarquent-riga-defense-otan-russie-ukraine/)

    « Les Européens se posent donc les questions d’une diplomatie et une armée commune. Cette idée fâche les Américains car ils auraient un contrepoids redoutable. » lol, article 42 again

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