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Derniers commentaires

  • Le national-souverainisme anticapitaliste est une imposture

    Hier 00:08, par Ferghane Azihari

    partie 2 de la réponse : Evidemment le droit ne fait pas tout. Il faut inculquer une certaine culture constitutionnelle post-nationale pour que l’État qui détient le monopole de la coercition accepte de se soumettre à des normes qu’on ne pourrait pas le contraindre à appliquer, du moins en théorie. L’effectivité du modèle post-national suppose donc des prérequis culturels. Or je ne pense pas que ce soit difficile à inculquer. Après tout le droit européen n’est pas moins appliqué que le droit national en dépit du fait que l’Union n’a pas les prérogatives de puissance publique pour contraindre les États à appliquer son droit. De même que dans tous les régimes démocratiques, l’exécutif se soumet au législatif alors qu’il détient le monopole de la coercition. La soumission de la puissance coercitive vis-à-vis de l’autorité normative est donc parfaitement vérifiable dans le cadre de la séparation des pouvoirs et des « checks and balances » telle qu’elles existent dans toutes les démocraties ainsi que dans le cadre de la séparation verticale du pouvoir telle qu’elle existe dans l’union européenne en ce que celle-ci (qui est une autorité normative) voit ses normes globalement correctement appliquées en dépit de l’absence de puissance coercitive. Et oui, célérité, c’est mon second prénom :p

  • Le national-souverainisme anticapitaliste est une imposture

    Hier 00:08, par Ferghane Azihari

    Partie 1 de la réponse

    D’abord,

    L’importance géostratégique de la Russie n’est pas indépendante des considérations marchandes. Bien au contraire. On craint cette puissance justement parce que ses exportations d’énergies paraissent vitales. Il y a donc bel et bien des considérations marchandes. Là où il faut peut être corrigé ce que j’ai dit, c’est que la puissance marchande ne dépend pas toujours des considérations pécuniaires.

    Ensuite,

    La liberté individuelle est belle et bien pourvue d’une portée universelle en ce que quoi qu’on en dise, l’individu est la seule unité physique pourvue d’une conscience propre. C’est aussi un concept universel en ce qu’il découle de la raison humaine, ce qui explique qu’il ait pu s’émanciper de la civilisation occidentale pour gagner le monde. On rappellera que l’Etat bureaucratique moderne n’a pas une histoire très longue à l’échelle de l’histoire universelle. De même que beaucoup de collectivités humaines ne sont pas organisées selon le modèle étatique. L’Union européenne est un exemple parmi d’autres ;)

    Enfin,

    La mort du système westphalien, le post-nationalisme ne prône pas la disparition de l’État mais la fin de son monopole politique et de sa suprématie dans l’ordre international. Force est de constater que c’est de plus en plus le cas avec la montée en puissance de la société civile et des organisations internationales.

    Il est vrai qu’on pourrait penser que ce n’est pas dans l’intérêt immédiat des États les plus puissants de le prôner. Pourtant le « Westphalisme » (on me permettra ce néologisme :p) est en voie de disparition sur le continent européen du fait de l’intégration. Ce qui montre que même les Etats les plus puissants peuvent admettre la nécessité de renoncer à l’hégémonisme économiques et militaires, même si il n’a pas totalement disparu en Europe du fait de la gouvernance intergouvernementale.

  • Le national-souverainisme anticapitaliste est une imposture

    Mercredi dernier  23:24, par Loinvoyant

    @Ferghane Azihari (quelle célérité !)

    Tout d’abord,

    L’argent, bien sûr, est le nerf de la guerre ; cependant, l’outil économique (et a fortiori monétaire) n’arrive pas à quantifier de manière effective l’intégralité des rapports. Le concept même d’externalités (positives ou négatives) traduit bien l’incapacité du seul outil marchand à traduire certaines données. Ainsi, l’importance géostratégique de la Russie est bien plus considérable que ne le laisserait supposer ses, par ailleurs, piètres performances économiques.

    Ensuite,

    L’Etat n’est, en effet, pas une fin en soi, en revanche son mode de fonctionnement en un principe d’organisation politique. Une situation dans laquelle l’Etat (quelle que soit sa taille ou son organisation) deviendrait inutile suppose que toute organisation politique à pour objectif fondamental la garantie des libertés individuelles (croyance que je partage mais qui n’est pas universelle).

    Enfin,

    Le système post-national que vous évoquez semble supposer la disparition ou la non-existance de toute organisation politique de type étatique hostile au mode d’organisation que vous prônez. Or, tout Etat opposé à une organisation post-nationale bénéficie d’un avantage (en terme de rapport de force), précisément parce que le système westphalien repose sur une logique de rapport de force. Pour prendre un exemple d’actualité même si je suis bien conscient des limites de l’exercice : La Russie veut prendre la Crimée (en gros), l’Union Européenne souhaite qu’elle ne le fasse pas (toujours de manière simplifiée) : la Russie envahie la Crimée militairement, l’union européenne semble incapable de réagir. Et ce n’est certainement pas à grand coup de rapport de force juridique (qui ne me semble être qu’un dérivé du rapport de force culturel) ou de normes qu’elle pourra changer quoi que ce soit à cet état de fait.

    Celui qui refuse l’accord post-national et se concentre sur le rapport de force bénéficie d’un avantage car il pourra toujours faire dégénérer le litige en rapport de force.

  • Le national-souverainisme anticapitaliste est une imposture

    Mercredi dernier 22:40, par Ferghane Azihari

    @Loinvoyant

    Merci pour votre commentaire...mais :

    Sans argent, un Etat ne fait rien. L’éminent universitaire Maurice Hauriou énonçait la chose suivante : les Finances Publiques sont l’élément le plus important de la chose publique. C’est la richesse pécuniaire qui permet à un État d’élaborer et d’exécuter toutes les politiques qu’il souhaite...qu’elle soient militaires, technologiques ou autres..

    Ensuite, je ne dirais pas que l’État est une fin en soi. L’État n’est qu’un outil dont le but premier est de garantir le vivre-ensemble, c’est-à-dire les libertés individuelles. Dès lors que ces libertés peuvent être garanties sans lui, il n’a donc plus aucune raison d’être.

    Ensuite n’ayant pas très bien compris votre dernier paragraphe, je ne me sens pas capable d’y répondre.

  • Le national-souverainisme anticapitaliste est une imposture

    Mercredi dernier  22:27, par Loinvoyant

    Il me semble que la compétition entre les Etats dans un système Westphalien, qui est une compétition pour la puissance quelle que soit sa forme (économique et financière, culturelle et technologique, militaire...) n’est pas contraire à une organisation interne non libérale (au sens économique du terme) voir non capitaliste.

    L’enrichissement des Etats n’est pas que marchand. Par conséquent, la structure de l’organisation d’un Etat (qui est un but en soi puisque cela défini le mode de vie de sa population, ce qui est un des principes de l’organisation politique) n’est pas aveugle à des considérations non marchandes, notamment sociales.

    En outre, toute atteinte à l’hégémonie du système post-national que vous évoquez par une entité nationale répondant à la logique westphalienne verrait un avantage (ne serait-ce que d’un simple point de vue organisationnel) considérable être accordé à l’Etat westphalien, précisément parce qu’il est dans un système compétitif conçu pour lutter contre d’autres forces que celles, internes, qui le gouvernent.

  • Pourquoi une armée européenne ?

    Mercredi dernier  18:04, par Lame

    @Xavier

    Supprimer les ministères de la défense et des affaires étrangères ? Autant aller au bout du raisonnement et proposer carrément la suppression des Etats membres. Sauf que les mandataires européens eux-même ne sont pas intéressés par cette option parce qu’ils réclament toujours de nouvelles compétences normatives mais sans les missions de services publics qui vont avec.

    Et s’ils changaient d’attitude sur ce point, ce ne serait pas forcément un bien. Le Qin, l’Autriche-Hongrie et l’URSS n’ont pas eu de fin heureuse. L’Europe doit se constituer en fédération, avec des vraies entités fédérées.

    @Giacometti

    Quid de l’arme nucléaire ? Pour ce qui concerne celles de la France et du R-U, on les assimile simplement à des équipement nationaux mis en oeuvre par des unités nationales

    @Jonathan Leveugle

    Supprimer les arsenaux nucléaires européens, cela sert à quoi ? A rendre l’Europe plus forte militairement ? Reparlons-en quand la Russie, la Chine et les USA auront supprimé les leurs.

  • Proposition pour la constitution d’une force armée européenne grâce à la coopération renforcée.

    Mercredi dernier  17:49, par Lame

    Le projet de force d’autodéfense présenté ici n’a rien d’Européen. Il s’agit de placer les forces de différents Etats membres sous contrôle de l’Italie assumant le rôle de « leader », soi-disant dans « l’intérêt européen ».

    Les critiques « impartiales » adressées aux Etats susceptibles de concurrencer l’Italie à cette fonction ne sont évidemment pas crédibles pour un sou, même en faisant abstraction du fait qu’elle émane d’un Italien.

    L’Italie, pour être un candidat sérieux, devrait de toute façon régler ses problèmes d’instabilité gouvernementale, acheter du matériel européen (typhon) plutôt qu’américain (F-35) et augmenter son budget militaire.

    Si l’Italie tient tellement à s’investir dans les opérations de maintien de la paix, il lui suffit de fournir plus de casques bleu à l’ONU. Si l’Italie veut s’impliquer d’avantage dans une défense commune de l’Europe, il lui suffit de s’impliquer d’avantage dans les Task Forces existantes, celles qui sont sous « leadership européen ».

  • Fédération ou confédération à dynamique fédérale, de quelle Europe voulons-nous ?

    Mercredi dernier  17:11, par Lame

    A l’heure actuelle, on ne peut échapper à la réorganisation de l’Europe selon le principe de « l’Europe des cercles ». En application de ce principe, l’Europe pourrait être composée des cercles suivant :
    - un « espace de référence » composé des Etats membres normaux,
    - une « bordure » composée d’Etats membres plus autonomes
    - un « noyau », ensemble d’Etat où les prérogatives des institutions européennes seraient renforcées.

    Si l’on retient cette structure, voici, à mon sens, les deux principales options stratégiques possible :

    a. L’option fédérale (dite « Europe des nations » en eurospeak)
    - L’espace de référence est l’UE organisé sur le « mode fédéral »
    - La bordure est une confédération européenne inspirée du Commonwealth britannique.
    - Le noyau est composé des pays du pacte budgétaire, formant une sorte de « district of columbia ».

    b. L’option centraliste (dite « fédération européenne » ou « Europe des régions » en eurospeak)
    - L’espace de référence est formé des pays du Pacte budgétaire organisé en une organisation sous-régionale (communauté politique de l’euro).
    - La bordure est composée de pays soumis à un régime inspiré, par exemple, de celui des Samoa américaines.
    - Le noyau correspond aux pays de l’EuroGendFor, cadre dans lequel les institutions européennes pourront recourir à la force, si nécessaire, pour faire appliquer le droit européen selon le principe de la « contrainte fédérale ».

  • Fédération ou confédération à dynamique fédérale, de quelle Europe voulons-nous ?

    Mercredi dernier  16:59, par Lame

    Une confédération est un système d’agrégation interétatique dans le cadre de laquelle les Etats membres conservent leur souveraineté. A quoi cela correspond concrètement ? Si l’on fait un parallélisme entre un Etat monade et une personne physique, la confédération est une association, un syndicat, une mutuelle, un parti politique, une ONG, un groupement d’intérêt économique (GIE) dont les adhérants/associés sont des institutions politiques nationales et les sympathisants/clients sont les citoyens des Etats membres. A la manière d’une association philanthropique honnête, les institutions de la confédération doivent jouer sur trois volets : son système relationnel, le soutien et la propagande.

    Système relationnel : La confédération doit être pensée pour établir de bonnes relations entre : les institutions communes et les institutions nationales, les institutions communes et les confédérés qui adhèrent à des organisations concurrentes, les institutions communes et les citoyens des Etats membres, les gouvernements des Etats membres, les peuples des Etats membres. La réussite d’une confédération va justement se mesurer à l’évolution de son système relationnel. Si la confédération a un ratio avantages réels/contraintes réelles et nominales rentables pour les Etats et le Peuple, son système relationnel va s’étoffer et se renforcer. Sinon, elle deviendra un bibelot institutionnel puis disparaîtra.

    Soutien : Pour faire la preuve de son utilité et assurer son développement, une confédération doit offrir des facilités aux Etats sans réduire leur souveraineté. Les institutions communes recourront donc à des procédés non-contraignants et concentreront leur action sur les domaines où l’absence d’institutions ad hoc est le plus handicapant. L’option la plus évidente est la coordination des moyens nationaux dans le cadre des actions communes à la demande unanime des Etats intéressés.

    Propagande : Les institutions confédérales doivent préparer les populations à leur action et médiatiser leur succès réels mais elles doivent s’abstenir de tout comportement rédhibitoire. Pas question de militer sans cesse pour l’extension de ses pouvoirs, de critiquer constamment les Etats membres, de critiquer les citoyens, de dénigrer la démocratie ou les droits sociaux.

    La question qui se pose maintenant est l’utilité de passer d’une confédération bien conçue à une fédération. L’enjeu confédéralisme concerne donc le perfectionnement des relations interconfédérés alors que l’objet du fédéralisme est de surmonter la faiblesse et éviter les formes de concurrence interfédérée qui génère les divisions et la faiblesse. Une confédération bien conçue est le précurseur d’une fédération ou d’un Etat unitaire puis son complément dans le cadre de la politique de voisinage.

  • Ne persévérons plus dans l’intergouvernementalisme inefficace

    Mardi dernier  15:43, par KPM

    « L’organisation d’une Europe à plusieurs vitesses, généralement admise aujourd’hui, suppose un accord sur le but vers lequel on se dirige, fût-ce à des vitesses différentes. »

    Pour ma part l’intérêt d’une Europe à plusieurs « vitesses » (qui suppose un but identique) est à peu près nul. En revanche, une Europe à cercles concentriques (avec hiérarchie de l’intégration) est tout à fait pertinent :
    - un véritable État fédéral européen en mesure de peser dans le monde, construit autour de l’euro et doté d’un gouvernement responsable devant un Parlement élu sur une circonscription européenne unique ;
    - un Marché commun, construit autour de la Commission et du Conseil, et qui comprendrait les pays de l’Union qui ne souhaitent pas aller vers le fédéralisme mais souhaitent conserver les avantages d’un marché unique doté de règles communes ;
    - et une zone de coopération, qui au-delà du Marché unique pourrait regrouper un certain nombre de pays d’Europe orientale, de Méditerranée et même d’Afrique dans un vaste ensemble géopolitique en mesure de contrebalancer la zone Américaine et la zone Chinoise.

  • Le scandale européen sur l’assurance de prêt

    Samedi dernier  09:21, par amlevaseurcornet

    Bonjour,

    Qu’en est-il des contrats d’assurance-prêt souscris après 2005 ? Pourquoi ce dossier de plainte ne concerne-t-il que les contrats d’assurance de prêt contractés entre 1996 et 2005 ??

    Cordialement,

  • Qui ira à Strasbourg ?

    Samedi dernier  03:19, par Till Burckhardt

    Cher Philip, Aucun sondage ne fournit des chiffres concernant les intentions de vote pour le parti « Nous citoyens ». Il est ainsi impossible de réaliser des estimations sur sa représentation au Parlement. Cordialement, TB

  • Peut-on expérimenter de nouvelles formes de Démocratie en Europe ? (2/2)

    11 avril 2014  02:04, par tnemessiacne

    Mais qui sont ces gens ? Je sais comment ça se passe dans un parti politique. Comment a t on laissé des moins que rien qui ont juste de l’ambition pour écraser les gens normaux. Mais écoutez Montebourg. Donner la parole à n’importe qui dans la rue yadura plus de dignité. Tout le monde les respecte parce que c des apartchik de m. C un scandale. C l’origine du FN et c pas près de changer. Une Honte ! Et le pire c que personne régit à part le vote FN contre cette classe inconsciente.

  • L’Europe au quotidien : des avantages trop souvent méconnus !

    10 avril 2014  17:18, par Bal

    Je pense qu’il y a des avantages encore plus considérables à dire OUI à l’Europe. Le tout premier est que nous avons 70 ans de paix entre nous, et au vu de ce qui se passe entre l’Ukraine et la Russie en ce moment, et entre la Serbie , la Bosnie, le Kosovo et la Croatie auparavant, il faut bien être conscient que la paix n’est pas un acquis et que l’Europe est la meilleure garantie qu’il ne se passera rien de ce genre entres pays membres. De plus, les pays riches de l’Europe aident au développement des infrastructures des pays pauvres ce qui génère un accroissement de la richesse commune, même si cela ne se voit pas au sein des comptabilités nationales car cela s’inscrit dans des profits privés d’une façon considérable, bien au delà du déficit des 7 milliards d’Euros de la France pour ne prendre que son exemple.

  • Peut-on expérimenter de nouvelles formes de Démocratie en Europe ? (2/2)

    9 avril 2014  20:29, par Alexandre Marin

    Si la démocratie fonctionne mal, c’est certes de la faute des élus et des médias, mais c’est aussi de la faute des citoyens et de leur indifférence. Et ce n’est pas un changement de système qui change les mentalités et qui résout les problèmes.

    Enfin, traditionnellement, le fait d’avoir des « élites » dans les parlements sert à éviter les pièges de la démagogie, un peu comme un syndicat dans une entreprise. Par exemple, supposons qu’un employeur demande à ses salariés de voter une augmentation de salaire ; il serait logique que les salariés l’approuvent ; mais si l’employeur se sert de cette augmentation pour justifier des licenciements, le rideau tombe. Les syndicats sont là pour éviter de telles dérives. C’est pourquoi, le droit du travail impose aux entreprises de passer par les syndicats ou les comités d’entreprise pour ce genre d’opération. Il en va de même pour les parlementaires : ils sont là, en théorie, pour éviter qu’un ambitieux n’impose un pouvoir personnel et illimité dans le temps et l’intensité par son charisme et sa démagogie.

    D’ailleurs, les premiers syndicats de l’Histoire ont été constitués par les ouvriers du livre, les ouvriers imprimeurs, qui devaient savoir lire, pour exercer leur métier. C’étaient les seuls ouvriers à devoir savoir lire et à devoir lire les livres qu’ils imprimaient.

    Pour reprendre Polybe, pour assurer une forme harmonieuse de système politique, il faut de la démocratie, de l’aristocratie, et de la monarchie. Si un de ces éléments manque, la démocratie vire à l’ochlocratie, l’aristocratie vire à l’oligarchie, et/ou la monarchie vire à la tyrannie.

  • Peut-on expérimenter de nouvelles formes de Démocratie en Europe ? (2/2)

    9 avril 2014  20:27, par Alexandre Marin

    « C’est justement à l’homme qui ne veut pas du pouvoir, qui prendra cela comme un devoir, un fardeau, qu’il faut donner le pouvoir. »

    J’avoue ne pas très bien comprendre cette phrase. Si on donne le pouvoir à celui qui n’en veut pas, la chose la plus probable est qu’il s’acquitte de sa tâche avec de la mauvaise volonté, voire de la négligence. D’ailleurs il n’est guère susceptible d’être moins corrompu qu’un avide de pouvoir. D’où vient que la volonté s’oppose au pouvoir ? Je peux vouloir exercer une fonction, et la considérer comme un devoir. Il y a ici une confusion entre devoir et contrainte.

    « la démocratie représentative ne nous permet pas de choisir librement nos représentants, mais nous force à les choisir parmi une liste de candidats déclarés eux mêmes désignés par leurs partis politiques »

    Selon moi, le problème de la démocratie, ce sont les électeurs. Le défaut dénoncé de la démocratie représentative, c’est son côté grégaire (reproduction des élites, etc.). Si la démocratie est grégaire, c’est parce que les électeurs sont grégaires. La classe politique n’est que le reflet de la société civile. Si vous ne voulez pas de la liste, présentez-en une !

    La classe politique ne fait que promettre du « pain et des jeux », en garantissant qu’ils vont résoudre tous les problèmes de la société d’un coup de baguette magique. Si les citoyens suivent, c’est qu’ils ne raisonnent qu’en se demandant ce que la France ou l’Europe peuvent faire pour eux, pas ce qu’ils peuvent faire pour l’Europe. C’est pour cela que l’on laisse un ancien ministre de l’intérieur dire par exemple que les Roms n’ont pas vocation à s’intégrer. Il est là le problème de la démocratie. Comment peut-on vouloir un système de protection sociale efficace si le citoyen se désengage et considère que c’est à l’Etat de s’en charger entièrement ? Si on se désintéresse de sa communauté et de son prochain, comment vouloir que les élus s’intéressent à nos problèmes ?

    D’ailleurs, les promesses politiques tournent d’avantage autour d’une baisse du chômage, de la fiscalité, de ma richesse de chacun, que de la défense des libertés fondamentales, qui demeurent de nos jours gravement menacées.

  • ARTE, figure de proue des eurosceptiques ?

    8 avril 2014  10:32, par tnemessiacne

    « Des formules avaient déjà été proposées, à l’instar des projets Eurikon en 1982, Europa-TV en 1985 ou encore d’Euronews en 1992.Tous ont été déçus. »

    Euronews est le première chaine d’information européenne, devant CNN...

    Aussi je pense concernant l’identité et le casse-tête chinois, les professionnels de la culture, je pense savent très bien faire des programmes européens, mais la culture est politique, les programmes peuvent s’européaniser avec le temps.

    Concernant les coûts de traductions regardez tous ce qui passe à la télé, ce sont des programmes américains traduits dans une multitude de langues sur toute la planète. Et encore la musique n’est même pas traduite.

    En tout cas article très lisible et intéressant.

  • La civilisation européenne est tout aussi artificielle que les nations qui la composent

    6 avril 2014  17:41, par Alexandre Marin

    « la conception plus ou moins sacralisée, et donc plus ou moins contestable par un laïc, plus ou moins...létale pour lui, des textes fondateurs d’essences mythique et/ou religieuse : la relation à la transgression, en quelque sorte ; »

    Je ne vois pas en quoi les Européens auraient le monopole de la capacité à dépasser la loi et les dogmes religieux. Les exemples d’Akhenaton en Egypte, ou de Confucius en Chine sont révélateurs, et même si Confucius a servi de référence durant près de 1500 ans, il n’en avait pas moins remis en cause le système établi à son époque. Il avait d’ailleurs, un temps, été critiqué par un courant de pensée appelé le légisme dont la doctrine était beaucoup plus autoritaire.

    Un tel type de remise en question est assez naturelle dans les sociétés où s’opèrent des changements démographiques ou technologiques qui entraînent des modifications de la vie politique, économique et des moeurs.

    « histoire spécifique des civilisations dans la mesure où seule l’européenne s’est ouverte aux autres »

    La non plus, le monopole n’appartient pas aux Occidentaux. Au XV° siècle , l’empereur chinois Yongle, désireux d’établir de nouvelles routes maritimes, fit construire une des flottes les plus imposantes de l’Histoire dans un but d’exploration.

    Avant de se fermer sur lui-même au XVI° siècle, le Japon a beaucoup emprunté à la civilisation chinoise. Un exemple bien connu est l’arrivée du Bouddhisme vers le VIII° siècle.

    Les savants arabes du Moyen-Âge se sont aussi ouverts sur les Européens, les Indiens, et les Chinois.

    Là aussi, c’est relativement naturel, car une société ne se développe jamais en autarcie, même quand elle est complètement repliée sur elle-même. Elle évolue en considérations des autres dans un contexte de relations internationales, politiques, économiques, culturelles, dans des rapports de force ou d’échanges particuliers, d’innovations technologiques, et en considérations des mutations internes.

    Le Moyen-Orient, en particulier, carrefour des trois continents, et foyers d’affrontements et d’échanges historiques majeurs, est un lieu où les civilisations qui s’installent sont contraintes de s’ouvrir aux autres, du fait des réalités géographiques qu’elles soient, ou non européennes.

  • La civilisation européenne est tout aussi artificielle que les nations qui la composent

    5 avril 2014 18:50, par Ferghane Azihari

    @Jean-Luc Lefèvre

    Vous n’avez pas à plaider un convaincu. Je ne nie pas l’existence d’une identité européenne (vous aurez compris que je confonds identité et particularisme, ce qui n’est pas incompatible avec la notion de métissage). En revanche, il faut dissocier celle-ci du politique.

    Ensuite, quels sont les éléments de cette identité ? N’étant pas aussi érudit que vous qui êtes historien de formation et qui avez apparemment beaucoup travaillé dessus, je ne suis pas capable de vous répondre avec certitude sur quoi que ce soit.

    Cependant je me permets de vous poser la question suivante : l’Européen a t-il vraiment le monopole de la découverte et de l’exploration quand la Terre entière a été peuplée par une race de migrants apparue en premier lieu sur le continent africain ?

  • Un fédéraliste au ministère des Affaires Européennes !

    5 avril 2014  17:32, par Techer Laurent

    Un espoir bien vite envolé : la dimension européenne n’est manifestement pas une priorité du nouveau gouvernement. En lieu et place d’un ministère dédié, nous avons un ministère balai pour le commerce extérieur, le tourisme et les affaires étrangères (rien que ça). Pas vraiment de nature à réveiller les consciences et à remettre l’Europe au centre des débats. En revanche, le gouvernement a dediė un ministère unique à l’outre mer (!!!). Je n’ai rien contre l’outre mer (j’en viens) mais la différence de traitement est complètement anachronique et ne correspond pas à la réalité des enjeux auxquels nos sociétés sont et seront confrontés. Je ne suis pas de nature pessimiste mais je crois que la concrétisation de l’idéal européen n’est malheureusement pas pour demain.

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