< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 > ...

Sur le Web

1 2 3 4 5 6 7 8 9 > ...

Derniers commentaires

  • Pourquoi les eurosceptiques ne sont pas les pires adversaires des fédéralistes européens

    Hier  13:29, par Lame

    La cause du désenchantement du projet européen vient en réalité du détournement de celui-ci par les élites politiques nationales se réclamant d’un européisme de façade tout en refusant lorsqu’elles sont au pouvoir tout progrès significatif vers la démocratie fédérale européenne.

    Robert Toulemon dénonçait en novembre sur son blog « une manoeuvre redoutable » d’un haut fonctionnaire, ancien représentant du gouvernement français auprès de l’Union européenne, qui a remis une note à François Hollande hostile à tout progrès de la construction européenne.

    Je souhaite une fédération européenne indépendante dont l’autorité fédérale serait un Etat fédéral, démocratique, laïc et social et les entités fédérées les Etats nations. Je rejette l’institution d’un Etat unitaire européen, à fortiori un Etat régionaliste.

    Voilà qu’on nous sert une conte de fée manichéen : Il y aurait d’un côté des gentils eurocrates qui essayent de démocratiser l’UE et de l’autre des méchants mandataires nationaux qui les en empêchent. Et le tout servi avec une pincée de gallophobie, histoire de faire croire aux lecteurs que le gouvernement français est le principal opposant à la démocratisation de l’UE.

    En tant que fédéraliste, j’ai été confronté à une réalité bien différente :
    - Des militants européistes qui n’ont d’autres arguments que de traiter leurs opposants de demeurés/illétrés/xénophobes/fascistes.
    - Des militants européistes qui taxent mes aspirations fédéralistes de ringuardes.
    - Des fonctionnaires européens qui critiquent ouvertement la démocratie (et non uniquement les référendums) parce que tout rejet de leurs propositions ne peut être qu’une erreur.
    - Une majorité de parlementaires et fonctionnaires européens sans autre projet européen que de vendre leurs services aux lobbies.

    Symptomatiquement, l’article critique beaucoup les Etats mais ne parle pas de remplacer le Conseil des ministres par un Sénat élu d’inspiration américaine, d’instituer le référendum d’initiative populaire et procédure de recall, d’élire l’exécutif européen et les membres de la Cour européenne. Pas de réclamation d’un droit d’initiative législative pour les eurodéputés mais une critique de la représentation égalitaire des Etats au sein de la commission qui le monopolise.

    Le tort des mandataires nationaux, c’est d’être généralement complices de ce système vicié, ceux-ci étant plus soucieux de rester politiquement correct aux yeux de leur caste que de défendre les intérêts de leurs citoyens. On se rappellera des progrès réalisés par l’UA et l’UNASUR, deux "copies" de l’UE qui sont de plus en plus influentes sur la scène internationale. Dépourvues de fonction publique communautaire, ces deux organisations ont développé une force commune au lieu de s’enliser dans la persécution stérile des Etats membres.

  • Dépasser l’Union européenne : le nécessaire choc démocratique

    Samedi dernier  13:07, par Alexandre Marin

    Enfin, les juges, européens ou nationaux doivent être impartiaux, donc indépendants du pouvoir politique. C’est une garantie de la justice, qui ne peut être satisfaite,s i les juges ont peur de leur révocation. Imaginez qu’un citoyen soit condamné à mort en Hongrie sans avoir la possibilité de se défendre au cours d’un procès. Les juges européens pourraient valider cette condamnation par crainte d’un référendum les révoquant alors que la condamnation serait illégale.

    D’ailleurs pourquoi les juges européens devraient être élus et révocables par référendum, et pas les juges nationaux ?

  • Dépasser l’Union européenne : le nécessaire choc démocratique

    Samedi dernier  13:07, par Alexandre Marin

    Pour casser le mythe de l’Europe néo-libérale, je peux aussi vous citer le droit de la consommation. L’U.E est un des leaders mondiaux dans la protection des consommateurs grâce aux initiatives prises par la Commission et du Parlement européen.

    « Quand a-t-elle proposé la création d’une sécurité sociale européenne ou, au moins, l’équivalent des medicaid et medicare de l’Etat fédéral américain ? »

    Sur le droit du travail et la sécurité sociale, les intitutions communautaires n’ont aucun pouvoir du fait des traités signés par les Etats.

    La Commission européenne a cependant essayé à de nombreuses reprises d’adopter des initiatives dans le sens d’une Europe plus sociale, mais elle a toujours été bloquée par la France au début, puis par l’Allemagne et le Royaume-Uni. Pour les initiatives qui ont abouti, comme l’école de la seconde chance, visant à réinsérer des jeunes déscolarisés ou la garantie jeunesse, mécanisme de lutte contre le chômage des jeunes, les Etats-membres refusent d’accorder des budgets adéquats pour que ces politiques soient vraiment efficace, malgré les demandes et les protestations de plusieurs députés européens de différents courants politiques et de différentes nationalités.

    Le budget du gouvernement fédéral américain, c’est plus de 20% du budget des Etats fédérés. Le budget des institutions de l’U.E, c’est 1%. Là aussi, les parlementaires européens réclament depuis plusieurs années que les budgets communautaires destinés à la recherche, à l’innovation et au social soient augmentés.

    « Un début de solution serait la démocratisation des institutions européennes plus au plan électoral et référendaire, pour permettre aux citoyens européens de s’opposer à l’action des lobbies »

    Malheureusement, les Etats-membres demeurent très réticents à démocratiser le système européen. Les lobbies existent aussi en France, mais il n’y sont pas reconnus, ce qui fait que les pressions se font en toute opacité, ce qui les rend d’autant plus forts. A Bruxelles, on a décidé de reconnaître le phénomène pour mieux le contrôler.

    Je ne vois pas quand la Commission s’est opposée à une union politique, économique et monétaire, au contraire. Ce sont, là aussi, les Etats qui bloquent, notamment l’Allemagne. Tous les approfondissements économiques sont le résultat d’initiatives des institutions européennes et ont été très difficilement acceptés par les Etats.

  • Dépasser l’Union européenne : le nécessaire choc démocratique

    Samedi dernier  13:05, par Alexandre Marin

    Les accords à l’OMC et le TAFTA sont faits avec l’aval des Etats-membres. Ce sont eux qui demandent à la commission de négocier. Si le TAFTA ne passe pas, ce sera en grande partie du fait du Parlement européen qui doit le valider. D’ailleurs, lors de l’accord ACTA, qui contenait des dispositions similaires à ce qui devrait figurer dans le TAFTA, les Etats-Membres ont tous validé l’ accords, qui a été ensuite massivement rejeté par le Parlement européen, et n’est donc pas entré en application. Ce qui rectifie ce stéréotype du Parlement croupion.

    Quant à l’intégration parallèle des Etats, les avancées que vous citez n’auraient jamais vu le jour sans les institutions communautaires qui ont tout fait pour que les Etats trouvent un terrain d’entente, et ce n’était pas gagné.

    Dans le dossier grec, la commission a surtout un rôle d’arbitre dans les négociations s’efforçant de concilier les deux parties. Quant à la BCE, elle a tout fait pour que la Grèce demeure dans l’euro en rachetant ses obligations.

    D’ailleurs, je ne vois pas en quoi les institutions européennes dérégulent à tour de bras. Sans doute faîtes-vous référence au droit de la concurrence. Le droit de la concurrence est tout le contraire de la dérégulation : c’est un ensemble de règles visant à protéger les consommateurs des dérives de l’économie de marché, en interdisant que les opérateurs économiques se mettent d’accord pour ne pas baisser les prix, en interdisant les pratiques déloyales de certaines entreprises visant à se constituer un monopole artificiel, ou en interdisant aux Etats de donner de l’argent à de grandes entreprises, comme le fait l’Irlande avec Apple. Google risque une amende de 6 milliards d’euros pour n’avoir pas respecté les règles de concurrence et microsoft a du payer une amende d’1 milliard d’euros pour cette même raison.

    Un autre exemple, en 2008, lors du sauvetage des banques, la France était le seul pays à accepter un sauvetage des banques sans aucune condition, l’opération de sauvetage ayant été dirigée par un banquier de la BNP (chercher le conflit d’intérêts...). La commissaire à la concurrence a donc engagé des négociations avec la France pour imposer de conditionner l’aide aux banques pour ne pas avantager les grosses banques (comme la BNP) qui s’étaient mal comportées au détriment de banques plus modestes qui avaient eu un comportement beaucoup plus prudent et nettement moins opaque. Cette commissaire a été accusée d’ultra-libéralisme et d’aveuglement idéologique.

    L’Union bancaire est d’ailleurs une création des institutions communautaires qui vise à éviter que les citoyens ne payent pour les banques. Elle a difficilement été acceptée par les Etats.

  • Dépasser l’Union européenne : le nécessaire choc démocratique

    Samedi dernier  02:08, par thomas

    Jean-Luc Lefebvre,

    Un authentique démocrate assume la démocratie et les choix politiques de son peuple et de ses représentants, même s’il ne les partage pas. Le courage politique que tu décris, et que tu appelles de tes voeux, c’est le courage de fouler au pied la démocratie, la souveraineté et l’expression des peuples. Ni plus, ni moins. Comme quoi, fédéralisme européen et démocratie ne riment peut-être pas l’un avec l’autre... Quant à ta tirade sur le conservatisme des peuples, « frileux » et « jaloux de leurs acquis » par nature, me fait penser à ceux qui, au lendemain d’une bataille perdue, dénonçaient l’esprit de jouissance chez les français qui avait jusqu’alors prévalu et ont, en vrais hommes d’Etat qui foulent au pied les opinions publiques, fait des choix politiques qui ont couvert de honte notre peuple.

  • Dépasser l’Union européenne : le nécessaire choc démocratique

    Vendredi dernier  19:41, par Lame

    Le 14 juillet, le président de la République française annonçait souhaiter un Parlement de la zone euro, l’une des demandes des organisations fédéralistes.

    On remarquera que le projet de communauté politique de l’euro est surtout soutenu par des associations et parfois par des mandataires des Etats membres. Ce n’est pas la Commission qui militera pour promouvoir cette idée, elle qui l’a critiqué plusieurs fois par le passé au nom de l’unité de l’UE.

    Cette rupture indispensable implique d’oeuvrer, aujourd’hui, à l’instauration d’une République fédérale européenne, c’est-à-dire d’une Europe démocratique en parallèle des démocraties nationales.

    Imaginons alors que l’on batisse cette Europe des régions à laquelle les fonctionnaires européens aspirent tant. Une Europe divisée en plusieurs centaines d’Etats régionaux au lieu d’une trentaine. Une Europe centralisée où les institutions européennes sont pérennisées et ne souffrent plus aucune contestation. Qui croit que les institutions européennes seraient dès lors plus aptes à résoudre les crises qu’elles ne l’ont fait jusqu’à présent au vu de leur comportement passé et présent ?

    Au mieux évoque-t-on pour un avenir lointain la perspective d’une « fédération d’États-nations », oxymore dont la vocation est avant tout de préserver ce fameux État-nation, c’est-à-dire les privilèges des élites politiques dominantes en Europe.

    Une fédération démocratique logiquement doit remplir trois conditions : a. Avoir une autorité fédérale démocratique. b. Avoir des entités fédérées démocratiques. c. Fonctionner selon les principes du fédéralisme.

    De ce point de vue trois constats s’impose : 1° Supprimer les Etats-Nations ne crée aucune démocratie européenne. 2° Seul les Etats-Nations sont assez forts pour être les entités fédérées et non de simples préfets de la commission. 3° La tutelle budgétaire institué par le pacte budgétaire s’inscrit dans la construction d’un Etat européen unitaire, pas d’une fédération.

    La fédération d’Etats-Nations, c’est donc simplement les "Etats-Unis d’Europe" au sens où l’entendent les citoyens. Diaboliser ce projet est absurde lorsqu’on est un eurofédéraliste sincère et non un partisan d’un SuperEtat unitaire déguisé en fédéraliste.

    A ce titre, une meilleure gestion de la Zone euro passera par la réduction du pouvoir de la BCE au profit de l’électorat de la Zone euro, pas par l’affaiblissement des Etats de la Zone euro au profit des fonctionnaires européens et des lobbies.

  • Dépasser l’Union européenne : le nécessaire choc démocratique

    Vendredi dernier  19:19, par Lame

    Tout ce qui fonctionne dans la construction européenne est ce qui est basé sur un modèle fédéral.

    Il a trois intégrations européennes parallèlles :

    a. Celle des institutions communautaires. Elle produit des normes sur tout et rien et des dérégulations. Après l’adoption d’accord inégaux à l’OMC, son plus important chantier est la construction du Grand Marché Transatlantique. Encore des initiaves qui vont renforcer la popularité de « l’Europe qui protège » et qui permet aux Européens « d’être plus forts face aux grandes puissances ».

    b. Celle des Etats. Elle a produit l’ESA, Airbus, la Zone euro, l’Espace Schengen, les agences de l’UEO reprises par l’UE. Autant de réalisations dont les institutions européennes s’attribuent la paternité...tout en critiquant la mauvaise gestion des Etats membres au moindre problème.

    c. Celle des organisations subrégionales de l’UE : Benelux, Conseil nordique, Assemblée balte, Triangles de Weimar, Groupe de Visengrad, etc... Encore méconnue, cette forme d’intégration jouera certainement un rôle majeur dans le développement d’une vraie défense européenne commune.

    Fondé sur la confrontation de représentants dont la légitimité est uniquement nationale, l’intergouvernementalisme exacerbe jusqu’à la caricature les désaccords.

    Certes mais y aurait-il tellement de désaccord si les institutions européennes s’étaient attellés à développer l’esprit de corps entre les citoyens européens plutôt que la concurrence « libre et non faussée » ?

    Quand la Commission européenne a-t-elle proposé une monnaie commune adoptable par tous les Etats membres sans condition ? Quand a-t-elle proposé la création d’une sécurité sociale européenne ou, au moins, l’équivalent des medicaid et medicare de l’Etat fédéral américain ? Quand la Commission européenne a-t-elle repéré Où sont les politiques de coopération qui auraient permis aux citoyens de l’UE de développer des intérêts communs et un esprit de solidarité. L’UE fait beaucoup pour déréguler la circulation des marchandises et des capitaux. Par contre, en matière d’accès à l’emploi et de liberté d’établissement, l’UE n’est même pas au niveau de la Confédération en dépit des affirmations de sa propande. Quand les parlementaires européens lui ont-ils émis la moindre protestation sur cette situation ?

    Comme l’indique l’article, ce sont les eurocrates qui tuent l’UE dans le coeur des citoyens. Incriminer systématiquement les Etats membres n’y changera rien. Un début de solution serait la démocratisation des institutions européennes plus au plan électoral et référendaire, pour permettre aux citoyens européens de s’opposer à l’action des lobbies. Par exemple, ceux qui représentent les « fonds vautours » et autres usuriers au sein de la comitologie.

  • Dépasser l’Union européenne : le nécessaire choc démocratique

    Vendredi dernier  17:55, par Lame

    Pourtant, l’Union européenne comporte des éléments de fédéralisme : une initiative autonome des gouvernements nationaux, des lois communes, une cour suprême, un Parlement et une monnaie.

    En tant que citoyen européen et français, il me semble nécessaire de procéder à certaines rectifications :

    - Une initiative législative contrôlée par les fonctionnaires et la lobbies, le Parlement en étant dépourvu comme c’était le cas en France sous le Consulat , la République de 1852 et les deux Empires.

    - Des lois communes qui ne sont pas toutes votées par « le Parlement », y compris une partie du budget. Un Parlement qui est aussi crédible, en tant garantie démocratique, que le Reichstag de la Confédération d’Allemagne du Nord (modèle institutionnel de l’UE) ou la Douma de Nicolas II.

    - Une monnaie de prestige réservé à une élite d’Etat membre. La seule monnaie DE L’UE, c’est l’ECU, simple outil comptable. A ce sujet, je suis partisan de la transformation de l’ECU en une monnaie d’échange subsidiaire en complément (voire en remplacement) de l’euro.

    Pour ce qui est de la Cour suprême, les citoyens gagneraient beaucoup à ce que les juges européens soient élus au suffrage direct et révocables par référendum. Des juges dont le droit de veto devraient pourvoir être levé par référendum sans que les juges européens puissent exercer un contrôle de conformité au droit sur les résultats des référendums. De telles mesures nous offriraient de bien nécessaires garanties contre toute dérive krytocratique de cette institution.

    Posez-vous la question : combien de fonctionnaires et commissaires européens approuveraient l’institution d’un pouvoir judiciaire européen démocratique ?

  • Dépasser l’Union européenne : le nécessaire choc démocratique

    Vendredi dernier  17:31, par Lame

    La gestion de la crise grecque par les représentants des gouvernements des États-membres (...)

    La crise n’est pas gérée exclusivement par les Etats membres, au nom des Peuples créanciers, mais aussi par le FMI, la BCE et la Commission européenne, moteur du MESF, FESF et maintenant du MES. Ces créanciers-là ne sont ni les moins influents à la table des négociations, ni les plus charitables et ils ont été remboursés en priorité.

    Il faut aussi relever que l’activité des institutions européennes au cours des dernières décennies a consisté essentiellement à déconstruire les Etats au profit des eurocrates et plus particulièrement en restaurant le capitalisme dérégulé d’antan. Unprocessus largement encouragé par les lobbies entrepreneuriaux, plus particulièrement ceux des USA et de la Chine.

    La gestion de la dette grecque a été avant tout axée sur la préservation du secteur bancaire privé, entité qui a largement influencé le traitement de cette crise par une campagne de lobbying conduite auprès des Etats membres mais aussi de la Commission européenne dans le cadre de la comitologie.

    (...) est indéfendable par toute personne sérieuse.

    Quelles sont les solutions proposées par la Commission ? Le renforcement de son pouvoir vis à vis des Etats eurolanders.

    Comme d’habitude, face à une crise, la Commission ne sait rien faire d’autre que tenter de profiter de la situation et d’appliquer les solutions imaginées par les Etats. En l’occurence, lancer un programme d’austérité digne de 1929 et organiser la vente des actifs de l’Etat grec à l’ancan. Des solutions qui rappellent furieusement les solutions du FMI en Argentine.

    J’en profite donc pour en proposer une alternative : un fond d’investissement inspiré du fond souverain norvégien et destiné à donner un répit aux Grecs grâce à un mode de remboursement alternatif.

  • Dépasser l’Union européenne : le nécessaire choc démocratique

    Vendredi dernier 14:02, par Valéry-Xavier Lentz

    @Jean-Luc Lefèvre : en réalité les citoyens semblent largement prêts à plus d’innovation que l’establishment politique national semble prêt à l’admettre. Le fait est que les critiques envers l’Union européenne concerne beaucoup plus souvent ce qu’elle ne fait pas (mais qu’elle devrait faire) que ce qu’elle fait. L’inaction , la non-Europe contribue au désenchantement tant il est est vrai que de traité en traité les gouvernements se payent de mots et promettent monts et merveilles alors qu’ils inscrivent dans le même temps dans les règles des mécanismes de blocage, destinés à préserver leur propre pouvoir, qui assurent pourtant que rien de sérieux ne sera fait. Ce décalage entre discours et mots n’est pas pour rien dans la méfiance que suscite aujourd’hui l’Union européenne.

    Lire à ce propos : La présidence de l’Union européenne n’existe pas et Pourquoi les eurosceptiques ne sont pas les pires adversaires des fédéralistes européens

  • Dépasser l’Union européenne : le nécessaire choc démocratique

    Vendredi dernier  11:19, par Jean-Luc Lefèvre

    Des fédéralistes utopiques « qui oublieraient que les peuples ne sont pas prêts » ? Un mensonge ! Parce que vers 1950, au sortir de la guerre, aucune peuple n’était prêt à suivre les fédéralistes farfelus qui ont décidé de la C.E.C.A. : les uns rétifs à mettre en commun des ressources stratégiques avec un agresseur de longue date, les autres rendus méfiants par un possible humiliation comme celle qui avait succédé à la première guerre ! Mais les décideurs de l’époque, qui savaient que leurs opinions publiques n’étaient pas prêtes, ont pourtant osé faire le pas ! Les peuples étaient même tellement frileux que l’un d’eux, celui de France ( ou plutôt ses élites, car il n’a pas été consulté !) ont refusé la Communauté de Défense en 1952 ! Les peuples ne sont jamais prêts mentalement à un saut dans l’inconnu et le radicalement nouveau. Prétendre le contraire relève de la démagogie ! L’opinion publique française, bercée par le ronronnement de ses élites, était-elle prête à admettre la pilule d’août 1914 et celle de mai 1940 et donc aussi le discours avant-gardiste d’un obscur colonel sur l’importance des blindés ? C’est même parce que les peuples ne sont jamais préparés à la rupture toujours insécurisante qu’il existe des hommes d’état, qui, comme était intitulé un ouvrage de J.F. KENNEDY, savent ce que signifie le courage en politique et assument le risque de ne pas être réélus ! Ces gens-là, on les cherche aujourd’hui, parce que la plupart confondent démocratie et démagogie ! Quant à consulter « le peuple », c’est le slogan cache - sexe des opportunistes, qui savent que le peuple est, par nature, frileux, conservateur et jaloux de ses droits acquis.

  • Une alimentation alternative et engagée à l’origine du succès du bio ? (2)

    Mercredi dernier  10:47, par Sandrine

    Le succès de l’alimentation bio, mais aussi des bio-coopératives, des AMAP et des jardins partagés en ville n’est-il pas un exemple de plus d’un changement qui s’opère dans la société ? Du passage d’une organisation de l’économie top-down, capitaliste, de masse.... à une société plus collaborative, horizontale, basée sur le partage, le « on-demand ».

    Demain, un UberPop des potagers dans une Europe qui se remet au vert ?

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    Mercredi dernier  01:31, par El gaucho francés

    "Pour ça je suis convaincu qu’il faut ajuter langue et espaces de débat communs si on veut progresser dans l’integration." Une langue commune ? Ce serait sûrement l’américain. L’autre solution serait l’esperanto mais la réalité est là à propos de l’UE : ŝi estas Usona ! Pour les espaces de débat commun, si ça n’a pas lieu, c’est bien parce qu’il n’y a pas de sentiment de communauté à l’échelle de l’UE. Lors des élections européennes de 2014, aucune chaîne n’a voulu retransmettre le débat entre les représentants des groupes du parlement européen., c’est parce qu’elles savaient que ça n’intéressait personne et que donc elles n’auraient aucune audience.

    "quelqu’un qui respecte les autres nations, mais ne veut pas de melange avec eux, est un nationaliste aussi." c’est une définition très originale, qui n’est pas celle employée couramment. D’ailleurs, je ne comprends pas ce que vous voulez dire par "ne veut pas se mélanger avec eux". Pourriez-vous me donner des exemples de nationalistes ?

    "Utopie : ce que je veut dire est que mes idées sur l’Europe sont aussi ( ir- ) realizables que les votres, jusq’à preuve du contraire." Je vous ai montré pk votre projet était irréaliste (absence de communauté d’intérêts européenne) mais, en ce qui me concerne, je ne vois pas en quoi c’est irréalisable : j’arrive au pouvoir, je sors de l’UE et voilà, c’est fait !

    " Ca c’est exactement le sense de mes citations de la Toscane, du Texas et des diverses états indiens. Tous etait des nations independents." Sur le plan général, il est un fait que les nations n’ont pas existé de tout temps mais le fait qu’elles se sont formées et que, comme disait De Gaulle, "on ne fait pas d’omelette avec des oeufs durs" : les nations européennes n’ont plus la modelabilité nécessaire pour créer un peuple. Pour le texas, il n’a été indépendant que 8 ans ! et les états-unis sont un pays très récent.

    "Maintenent ils retiennent un « interet locale » qui produce des desaccords avec l’interet national" En France, en tout cas, les gens se considèrent comme un seul groupe national et il n’arrive jamais que des régions opposent l’intérêt local à l’intérêt national.

    "Je souhait que l’UE s’ouvre à la partepation des nations extra-Européenne" Ce n’est pas le cas. Tu voudrais y inclure quel pays ?

    "Après je ne croix pas que cette discrimination réleve du racisme classiquement intendu plus que de peur et d’une forme hypocrite de diplomatie." précise ta pensée. Je remarque que l’on n’a pas accepté le maroc quand il a demandé l’adhésion mais que l’on a accepté la Roumanie et la Bulgarie sans aucun avantage pour le reste de l’union.

    " Vous semblez accepter les frontieres internationellement reconnus pour definir ce qu’est une nation et ce qui ne l’est pas." Non, c’est le cas pour la France mais je n’ai jamais dit que c’était une loi universelle.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    Mercredi dernier  01:28, par El gaucho francés

    « Chèr Gaucho, l’Inde n’est pas un peuple-nation mais une federation de plusiers peuples ; toutefois il y a en Inde une forte autorité centrale et un sentiment national commune et repandu ; » Il y a une contradiction dans les termes : il ne peut pas y avoir de sentiment national s’il n’y a pas de nation.

    « A mon avis l’UE n’a pas assez de pouvoir pour etre classée comme démocratie ou dictature. » Elle en a énormément (http://ec.europa.eu/citizens-initiative/public/competences/faq?lg=fr#q1) On peut même considérer qu’elle a tous les choix stratégiques.

    « non pas la division des pouvoirs » l’article 16 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen dit « Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution » La séparation des pouvoir est donc essentielle à la démocratie.

    « Pour moi le peuple de la démocratie est l’ensemble de persons sujèt au puvoir. » c’est ce que beaucoup répètent mais c’est faux. Il faut que l’ensemble de ces personnes se considèrent comme un seul corps social. Exemple : trouverais-tu démocratique que l’on élise au suffrage universel des représentants qui gouverneraient un territoire regroupant la France et la Chine ?

    « La langue est essentielle pour faire fonctionner le débat dans les medias et les parliements sans lequel la démocratie et mutilée. » Non, la suisse est un pays extrêmement démocratique (qui a même le référendum d’initiative populaire) et qui a 4 langues.

    « En Belgique ou en Suisse la démocratie ne marche pas bien soit parce-que les minorités sont marginalisées par la population majoritaire soit parce que l’ètat central renonce à un role importante dans la vie publique des citoyens. Dans le premier cas on a une situation instable menaçant l’integrité de l’état et peuvant deranger sont fonctionnement. Dans le second cas on a un état centrale faible. » Où as-tu vu que les minorités étaient marginalisées en Suisse et en Belgique ? Quant au pouvoir de l’état, on peut choisir une forme de fédéralisme mais le pouvoir public conservent le pouvoir. Si, par exemple, en suisse, le droit du travail relève très peu du droit et plus des négociations, c’est un choix sur lequel les suisses pourraient choisir de revenir quand ils le veulent.

    « Mais il y a le troisieme élement, un destin commune, et ça pour des raisons géografiques immutables, et pour des liens culturelles et historiques très dur à defaire. » C’est faux. La France a des liens avec les pays du maghreb sans commune mesure avec ceux qu’elle a avec les pays baltes pour, comme vous le dites, des raisons géographiques immuables, et pour des liens culturelles et historiques très durs à défaire.

  • La dimension religieuse du dossier grec

    21 juillet 2015  10:06, par Guillaume Bucherer

    Article fin, subtil, original, intéressant et surtout très vrai. Les profonds schémas mentaux irriguent encore, sans qu’on s’en aperçoive, notre vision du monde, des autres, et notre capacité d’action.

    On aurait pu approfondir sur deux points :
    - quid de la « solidarité » qui existerait entre pays orthodoxes ? Expliquerait-elle en partie l’ingérence russe dans ce dossier ?
    - les profonds traits psychologiques germaniques ont-ils également un lien avec leur fermeté face à la Grèce : le Destin, la fatalité, l’inéluctable Ragnarök...?

    Merci pour cet article.

  • La dimension religieuse du dossier grec

    20 juillet 2015  20:24, par Jean-Luc Lefèvre

    Un excellent article qui, enfin, en revient à l’ « infrastructure » au sens marxiste du terme. Puis-je conseiller à son auteur une petite recherche philologique tout aussi instructive autour des mots « faute » et « dette » dans la langue de GOETHE ? Dans les deux cas, « Schuld », qui induit la CULPABILITE ! Pauvres grecs !!!

    Faites sortir, comme en France, les religions et les croyances par la porte...elles reviendront par la fenêtre !

    Quant aux conclusions, quant à cette « véritable union économique et monétaire », elles me paraissent toujours trop timorées !

    DELORS a raison quand il évoque l’UNION POLITIQUE indispensable !!! Mais est-il encore un prophète dans SON pays, à l’heure des souverainistes, comme DUPONT-AIGNAN ou MYARD ?

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    20 juillet 2015  13:44, par Giuseppe Marrosu

    Chèr Gaucho

    encore une observation sur le nationalisme. Vous semblez accepter les frontieres internationellement reconnus pour definir ce qu’est une nation et ce qui ne l’est pas. Or je pense que cette demarche est arbitraire. D’une coté il y a des peuples que l’histoire a coincé dans des Etats nations ou ils ont le role de minorité (les Curds, les Catalans, les Basque) et je ne voix pas parce-qu’il faudrait le considerer des « régionalismes » et leur refuser la possibilité de choisir de vivre comme nations independentes, au sein de l’UE, ou d’autres rensemblement, ou pas. D’autre part il y a des peuples qui sont séparés par des frontiers plus ou moins artificiels (entre Allemagne, Suisse et Autriche par example) et qui semble contents comme-ça, et des ensembles de peuples differents qui pourraint vouloir s’unir dans une Union démocratique, où nul d’entre eux serait majoritaire, et je ne voit pas pourquoi vous serais contraire si (et c’est, je le sais, un GRAND si) ils choisissaient cette solution.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    20 juillet 2015  13:26, par Giuseppe Marrosu

    Chèr Gaucho, l’Inde n’est pas un peuple-nation mais une federation de plusiers peuples ; toutefois il y a en Inde une forte autorité centrale et un sentiment national commune et repandu ; et on y a des élections libres et réguliers, liberté d’expression, séparation des pouvoirs.

    A mon avis l’UE n’a pas assez de pouvoir pour etre classée comme démocratie ou dictature. Après on est d’accord : il faut plus de démocratie dans l’UE. Mais aussi plus de pouvoir. Mais je pense que le noyau du problém est le rapport entre peuple et démocratie et non pas la division des pouvoirs. Pour moi le peuple de la démocratie est l’ensemble de persons sujèt au puvoir. Rien à voir avec l’héritage éthnique, mais il faut un certain dégré d’homogeneité pour faire que les individus puissent interagir dans l’autogestion du pouvoir. La langue est essentielle pour faire fonctionner le débat dans les medias et les parliements sans lequel la démocratie et mutilée.

    En Belgique ou en Suisse la démocratie ne marche pas bien soit parce-que les minorités sont marginalisées par la population majoritaire soit parce que l’ètat central renonce à un role importante dans la vie publique des citoyens. Dans le premier cas on a une situation instable menaçant l’integrité de l’état et peuvant deranger sont fonctionnement. Dans le second cas on a un état centrale faible.

    Il n’existe pas dans l’UE une langue commune ou des espaces de débat commune, je le sais ! Mais il y a le troisieme élement, un destin commune, et ça pour des raisons géografiques immutables, et pour des liens culturelles et historiques très dur à defaire. Pour ça je suis convaincu qu’il faut ajuter langue et espaces de débat communs si on veut progresser dans l’integration. Alors on aura une démocratie.

    La definition de nationalisme de De Gaulle et très efficace. J’en ai propose une complementaire : aujourd’hui, en Europe, quelqu’un qui respecte les autres nations, mais ne veut pas de melange avec eux, est un nationaliste aussi.

    Utopie : ce que je veut dire est que mes idées sur l’Europe sont aussi ( ir- ) realizables que les votres, jusq’à preuve du contraire. Seule le temps dira peut-etre si vous est l’utopiste, ou moi, ou les deux.

    « tant qu’il y aura des nations, il y aura des intérêts nationaux ». Ca c’est exactement le sense de mes citations de la Toscane, du Texas et des diverses états indiens. Tous etait des nations independents. Chaqun avait son propre « interet national ». Maintenent ils retiennent un « interet locale » qui produce des desaccords avec l’interet national, mais ça n’empeche pas aux EUA, à l’Italie ou à l’Inde d’etre des démocraties fonctionnantes.

    Je souhait que l’UE s’ouvre à la partepation des nations extra-Européenne. Après je ne croix pas que cette discrimination réleve du racisme classiquement intendu plus que de peur et d’une forme hypocrite de diplomatie.

  • Europe : un point de non-retour

    19 juillet 2015 20:19, par Valéry-Xavier Lentz

    @Alain : nous ne lîsons clairement pas les même sondages... ou pas de la même manière. Ce que j’observe c’est au contraire que bon nombre des critiques envers l’Europe concernent son absence ou son inaction plus que ce qu’elle fait effectivement. Par ailleurs il faut s’entendre sur ce que l’on appellel « approfondissement » : on parle surtout de modifier la manière dont l’Europe est gouvernée dans le sens d’une plus grande démocratie c’est à dire d’une république fédérale européenne, pas nécessairement de transférer plus de compétences dans l’immédiat.

  • Europe : un point de non-retour

    18 juillet 2015  15:57, par Alain

    Si cela se passe comme vous le souhaitez, cela sera une pierre de plus vers l’assassinat de la démocratie européenne. Au dernier sondage il n’y a plus que 14 % des Européens favorables à un approfondissement.

    Pour retrouver sa légitimité, l’UE doit faire marche arrière toute et remettre l’économie au service du citoyen plutôt que l’inverse. Et cela c’est impossible depuis que les nouveaux maîtres sont le 1% le plus riche (caste prédatrice en voulant toujours plus) et que le nouveau dieu est le PIB à qui il faut tout sacrifier. Et c’est un dieu fallacieux : une catastrophe naturelle et la reconstruction boostera le PIB alors que dans les faits tout le monde s’est appauvri

1 2 3 4 5 6 7 8 9 > ...

Nos vidéos