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Derniers commentaires

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    17 juillet 2015  02:19, par Giuseppe Marrosu

    Cher gaucho,

    « Vous ne pouvez aller contre la réalité ». Vous non plus. Et puis, j’exprime seulement mon opinion. Après on verra si votre utopie ultranationaliste est plus réaliste de mon utopie europeiste. Les interets nationaux existeront toujours ? Les interets nationaux de la Toscane, du Texas, du Madhya Pradesh ou de la RDA, ou sont-ils ?

    « l’urss s’est bâti sur le fait que l’on ne devait pas avoir d’intérêt personnel et c’est pour cela qu’elle a échoué » Si vous le dites...

    « être solidaire de tous les européens et uniquement des européens me paraît carrément raciste. » Le mot « raciste » me semble inapproprié (Vous ne semblez pas francophone de naissance. Ai-je raison ?) mais je vois ce que vous voulez exprimer et je suis très d’acord. Quel rapport ?

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    17 juillet 2015  02:17, par Giuseppe Marrosu

    Cher gaucho, congratulation, maintenant on sait au moins que vous etes un jeun homme. Vous montrez un très grand courage en vous privent d’une si grande partie de la secrétée qui protege votre identité ! (que « el gaucho » est masculine, je le savais déja, merci. Mais comme vous etiez anonime ça ne disait rien sur votre genre).

    Non je ne suis pas francophone « de naissance ». Je ne parlais d’autres langues non plus lorsque je suis né. Mais toi, tu certainement parlais au moins 3 langues quand tu n’etais qu’un foetus. Ma premier langue est l’italien et je suis sarde. Et donc ? Je sais que mon français est très mauvais et je m’en excuse. Toutefois il me semble d’entendre bien ce que les autres écrivent et j’espere qu’il n’est pas trop difficile d’entendre ce que j’écris. Je supçonne que pour toi le fait d’etre francophone « de naissance » entrainne un droit plus fort à interagir dans cette discussion, et de ça, je m’en fiche.

    « L’Europe, c’est la paix... » Je n’ai pas dit ça. Peut-etre mon français est vraiment trop mauvais. Il est vrai que la paix dans la UE est guarantie par l’OTAN ; il est vrai aussi que certains Paix UE ont participé à des guerres. Je parlais du futur. J’exprimais mon opinion que si l’UE ne devient pas plus integrée elle va se dissoudre dans le chaos. Après les Etats iront se faire la guerre, au debut avec les mots et dans l’économie, puis dans les champs de battaille en Afrique et Moyen-Orient, puis chez nous. Mon opinion, modeste opinion, mais pas à moi seul. La guerre est très commune dans l’histoire, il ne faut pas penser que, comme on l’a pas vecu, la guerre en France est une chose du passé qui ne peut pas revenir. Vous dites que vous etes assez jeune pour ne pas avoir peur de la guerre. N’avez-vous pas peur de sembler seulement assez naif ? Ah oui, j’oubliais : vous etes anonyme...

    L’UE n’est pas soumis a l’OTAN contrairement à ce que vous dites. Il n’y avait aucune obligation de la part de la France, ni d’aucun des membres de l’OTAN, à bombarder l’Iraq. Et l’OTAN n’est plus meurtrieur de ces enemis, seulement elle est plus puissante.

    « Le problème n’est pas l’étymologie mais le sens du mot, qui fait que l’on ne peut avoir de démocratie sans peuple. » J’avais bien compris ça. Je vous invite une deuxieume fois à m’expliquer quel peuple est à la base de la democratie en Inde. Est-ce que Democratie est quand le pouvoir n’est pas concentré dans une personne seule ou une élite, ou faut-il un peuple culturellement homogene aussi ? Et dans ce cas, combien d’homogeneité faut-il avoir ? Pour moi, une langue commune, des espaces de discussion communes, un destin commune sont necessaires mais suffisants aussi.

  • Europe : un point de non-retour

    16 juillet 2015  20:36, par Jean-Luc Lefèvre

    Et si Stefano ET Alain avaient tous les deux raison ? Absence de courage et de vision, l’insignifiance nationale même, pour le premier, dévoiement du projet pour le second ! Leur seule spécificité ? Pour le second, le ver était dans le fruit dès l’origine, alors que le premier, comme moi, croit encore à la vision prophétique. Faut-il s’accommoder du constat, aussi juste soit-il ? Ce serait dénier à chacun le droit de corriger le tir, d’en revenir à l’enthousiasme des premiers jours. Car cet enthousiasme existait dans les années soixante du siècle dernier ! A la différence d’Alain, je ne crois pas que le ver était dans le fruit vers 1960. Je ne le crois pas car l’ai vécu ces moments d’euphorie. Je ne le crois pas car des SCHUMAN, des MONET, des DELORS n’avaient rien de commun avec « les vassaux de la finance ». Ne jugeons pas ceux de 1957 avec les lunettes de 2015 ! Si le projet européen a dérivé, c’est la faute à ses porteurs d’eau, pas à ses cadors...s’il en est encore, ce dont je doute !

  • Austérité, histoire d’une tragédie grecque

    16 juillet 2015  14:50, par Komrad

    Metaxas reviens ils sont devenus fous.

    Tsipras,le grand manipulateur, est le digne heritier des dictatures Grecques ( de droite ou Stalinistes )qui résistaient contre les Italiens en 1940, puis contre les Anglais en 1944-46, puis contre les Américains en 1947-48 puis..etc....etc... Comment peut on accuser les Allemands de manipuler la « démocratie » grecque en 2015 en oubliant les manipulations de Churchill en 1944-45 pour rétablir la monarchie ? La grêce a TOUJOURS été l’objet de manipulations diverses depuis 1830, la souveraineté Grecque est un mythe dont l’Europe peut se passer. Elle peut faire alliance avec les Tchetniks orthodoxes Serbes, autres victimes de la duplicité Anglaise, ainsi qu’avec les Polonais en exil en Angleterre en 1940, si ça lui chante. LA grèce a TOUJOURS été soutenue par des puissances étrangères et elle a TOUJOURS fait défaut sur sa dette.... La solidarité Européenne actuelle est la première tentative de casser cette situation et lui permettre d’être pour la première fois crédible et ( plus tard) maitresse de son destin. Le reste n’est que de la tactique politiquement correcte.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    16 juillet 2015  13:16, par El gaucho francés

    Comme je l’ai dit à Giuseppe Marrosu, je n’ai parlé de l’étymologie de « démocratie » que pour en expliquer le sens. D’après le Larousse : « Système politique, forme de gouvernement dans lequel la souveraineté émane du peuple. » Pour ce qui est de la Grèce Antique, cette dernière était organisée en cités-Etats, qui étaient chacune indépendante. Même si les différentes cités grecques avaient la même culture, les seuls groupe avec un sentiment appartenance commune était ces cités-états. Cela rejoint donc bien ma notion de démocratie. Les esclaves et les métèques ne faisaient pas partie de cette communauté.

    « Cet exemple et d’autres démontrent que la nation n’est pas consubstantielle à la démocratie, ni à la république d’ailleurs » Pour la démocratie oui. Je rappelle l’article 3 de la DDHC, qui fonde la démocratie française, : « Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément » Pour la république, je n’ai jamais prétendu qu’il fallait une nation. Penses-tu que la République Romaine était une nation ?

    « Les fondements de ces systèmes sont fondés la plupart du temps sur des valeurs au centre duquel la raison. Le gouvernement rationnel des hommes ne peut donc être laissé aux flux sentimentaux qui caractérisent la nation contemporaine. » Là, justement, dire « le peuple est trop bête et n’obéit qu’à ses instincts, réservons le pouvoir aux sachants » est une notion typiquement anti-démocratique. C’est d’ailleurs cet argument que tous les adversaires de la démocratie brandissent.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    16 juillet 2015 10:05, par Hervé Moritz

    Simplement pour corriger le débat sur la démocratie. Le « demos » grec ne signifie pas « le peuple » comme vous le définissez dans un sens contemporain qui le rend synonyme de « nation ». Il n’existe pas de notion de « nation » dans la Grèce antique. Il faut également rappeler que la démocratie à Athènes par exemple ne rassemble qu’une certaine classe d’hommes, excluant la majeure partie de la population.

    Pour en revenir à la notion de « demos » grec, si le « demos » était à aligner sur la notion de « peuple », alors la seule démocratie possible aurait été au niveau panhellénique, puisque il partage les mêmes croyances, les mêmes références culturelles et la même langue. Or, il n’y a jamais eu une telle union, encore moins une telle démocratie. Cet exemple et d’autres démontrent que la nation n’est pas consubstantielle à la démocratie, ni à la république d’ailleurs. Cette idée est une construction récente. C’est encore plus vrai lorsque l’on s’intéresse aux théoriciens de la démocratie ou de la république. Les fondements de ces systèmes sont fondés la plupart du temps sur des valeurs au centre duquel la raison. Le gouvernement rationnel des hommes ne peut donc être laissé aux flux sentimentaux qui caractérisent la nation contemporaine.

    Il ne faut donc pas partir du principe qu’une démocratie doit s’appuyer sur un « peuple », une nation selon votre définition. C’est une idée fausse.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    16 juillet 2015  03:13, par El gaucho francés

    "Pour mois, c’est soit l’integration, soit la guerre." Vous me faites le coup de "l’Europe, c’est la paix" : jouer sur la peur de la guerre pour faire passer tout ce que l’on veut, y compris les choses les plus liberticides. Si cette technique fonctionnait sur mes aïeux, je suis personnellement assez jeune pour ne pas être tétanisé. Pourriez-vous me montrer rationnellement pk vous pensez que la construction européenne nous a apporté la paix ? Ce que je constate, c’est que l’article 42 du TUE (https://fr.wikisource.org/wiki/Trait%C3%A9_sur_l%E2%80%99Union_europ%C3%A9enne#Article_42) nous soumet à l’OTAN, organisation ayant fait le plus de guerres et les plus meurtrières au cours des 20 dernières années. Ce n’est qu’en violant le principe le solidarité en matière de politique internationale que Jacques Chirac a permis que nous n’allions pas bombarder les irakiens.

    "L’origin du mot « democratie » est une fausse problème" Le problème n’est pas l’étymologie mais le sens du mot, qui fait que l’on ne peut avoir de démocratie sans peuple.

    "Ce que la Cour Costitutionnel Allemand dit peut etre une problème réelle" surtout qu’elle a le pouvoir d’obliger l’Allemagne à sortir de l’UE et qu’elle a déjà mis en garde le 30 juin 2009 : "il est de la responsabilité de la République Fédérale d’Allemagne, d’œuvrer à un changement, et même si la situation empire, de refuser de participer davantage à l’Union Européenne". "les européens ne soient pas assez solidals avec les européens d’autres pays l’est encore plus, mais on va se battre contre ces obstacle" Vous ne pouvez aller contre la réalité : chaque peuple a ses intérêts nationaux et c’est ces intérêts qu’il poursuit en priorité. C’est normal, l’urss s’est bâti sur le fait que l’on ne devait pas avoir d’intérêt personnel et c’est pour cela qu’elle a échoué. En effet, il est normal que les individus aient des intérêts propres et toute la propagande ne peut changer ce fait. De même, quoique vous disiez, quoique vous fassiez, les intérêts nationaux existeront toujours. De plus, être solidaire de tous les européens et uniquement des européens me paraît carrément raciste.

    PS : je suis un homme (sinon, je serais "la gaucha francesa" ^^) Vous ne semblez pas francophone de naissance. Ai-je raison ?

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    15 juillet 2015  17:12, par Giuseppe Marrosu

    Pour M./M.me/M.lle El gaucho francés sans nom :

    On est tous d’accord : une Union Monetaire sans une Union Politique correspondente est vué à l’échec si elle ne se due rapidement de la composante manquante (sauf l’ecceptions des certaines unions entre Etats très petits ou faibles comme Andorra, Monte Carlo, le Luxembourg, la Bosnie, beaucoup d’ex-colonies... et d’autres plus fortes). Nous, on propose justement la création de cette composante politique. Toi, tu dis qu’elle doit etre democratique. Nous, on est d’accord. Toi, tu dis que’elle donc ne peut pas etre parce-qu’il n’y a pas un peuple de l’Eurozone.

    Chèr(e) ami(e), je t’invite a m’expliquer quelle est donc le peuple à la base de la democratie en Inde.

    Après, tu serais si gentil(e) de me dir pourquoi tu semble si contraire à l’independence de l’Ecosse (ne dir pas que les Ecossais ont choisi l’Union avec le RU, tu sais bien qu’ils ont été trompés par le gouvernement de Londres et puis ils ont simplement eu PEUR et si tu ne le sais pas regarde le resultat en Ecosse des derniers élections au RU) ou des Pays Basques, ou de la Catalogne ou de la Corse, et après tu est si contraire à abolir l’independence de la Grèce, de la France et des autres pays de la zone Euro pour faire une grande, libre et puissante Republique. Est-ce parce-que tu es un(e) fascist(e) filo-franchiste qui vive dans les ideologies délirantes du passé ? Ou parce-que tu es seulement un Troll ? L’anonimat est compatible avec les deux solutions.

    Finalement, dit nous, chèr(e) ami(e), quelle solution, quelle futur envisage-toi pour ta petite France et notre petite Europe, si non l’integration toujours plus etroite entre notres territoires.

    Pour mois, c’est soit l’integration, soit la guerre.

    L’origin du mot « democratie » est une fausse problème. Par example la plus part des Orthopedistes ( Orthos paidos : enfant droit ) s’occupe principalement d’adultes ! Ce que la Cour Costitutionnel Allemand dit peut etre une problème réelle, et que les européens ne soient pas assez solidals avec les européens d’autres pays l’est encore plus, mais on va se battre contre ces obstacle, chèr(e) « El gaucho ».

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    15 juillet 2015  15:41, par Giuseppe Marrosu

    Pour M./M.me/M.lle Shaft sans nom :

    « Au nom de l’Europe, regardez ce qu’on inflige aux Grecs » : Oui t’as raison, regarde combien de MILLIARDS D’EURO, ce monnaie inutile et dangereuse, on a leur donné. Tu sais, je m’offre voulontair pour ramasser toute cette lordure.

    Chér(-e) Shaft, on n’impose rien au Grecs.

    Ils ont CHOISI d’entrer dans la CEE. Ils ont CHOISI des gouvernants qui ont endetté honteusement leur pays. Ils ont CHOISI de rester dans la CEE/UE tandis qu’elle adoptait l’Euro. Ils ont CHOISI d’entrer dans l’Euro. Ils ont données des statistiques fausses pour etre acceptés. Ils ont continnué à s’endetter plus que jamais, sachant que les autres europeens desormais liés à eux par la monnaie, les aurait sauvés à tout prix. Après, ils ont CHOISI Tsipras. Ils ont CHOISI « Non » au plan de sauvetage proposé. ça a entrainé une grosse perte de confiance en eux. Ce soir leur parliement, democratiquement élu, fera le choix entre l’acceptation, ou pas, d’un nouveau plan UE. S’ils acceptent, ça serait en pratique contre la volonté des leurs electeurs ; s’il refusent, la sortie de la Grèce de la zone Euro serait plus probable. Mais tous sera la consequence d’une série de CHOIX du peuple grec et non pas d’une imposition Europeenne.

    Je pense que les autres Pays de la zone Euro soient les seuls qui puissent faire ce qu’il faut pour sauver la Grèce, alors il faut que les Grecs acceptent leur aide à leurs raisonnables conditions. Mais si tu as des meilleurs idées pour resoudre les problèmes de la Grèce j’aimerais bien les entendre.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    15 juillet 2015  00:39, par El gaucho francés

    L’implication ci-dessus montre donc qu’une monnaie plurinationale n’est pas viable à long terme. Cette démonstration est vérifiée par toute l’histoire monétaire du monde. PS : J’apprécie toujours que l’on m’apporte la contradiction et vous le faites avec acharnement ^^

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    15 juillet 2015  00:38, par El gaucho francés

    Enfin, les décisions sont prises à la majorité, avec des institutions où la part des représentants de chaque peuple est minoritaire. Des lois sont donc imposées aux français alors qu’ils n’en veulent pas. Un exemple : sais-tu que les farines animales et les OGM nous ont été imposés alors que la grande majorité des eurodéputés français étaient contre ?

    C’est cette réalité qui fait que les français disent que l’UE leur impose des choses. Après tout, je viens de montrer que c’est vrai !

    l’opacité des Conseils Européen et de l’Union Européenne viennent de l’identité de l’Union Européenne, que vous tentez de nier, : c’est une organisation internationale. Il est normal que les négociations au sein d’une organisation internationale soient soumises à un minimum de secret (c’est le cas à l’ONU, à l’OTAN,...). Le seul problème est que l’on a doté cette organisation de pouvoirs trop importants quant à sa nature.

    On peut reprocher beaucoup de choses aux médias mais une chose est sûre, c’est qu’ils recherchent toujours l’audience (même souvent trop) et s’ils font le choix de peu parler de l’Union Européenne, c’est que ça n’intéresse pas les gens.

    Pour l’Irlande du Nord, on s’éloigne un peu du sujet mais je t’invite à regarder la page wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Irlande_du_Nord On y apprend : _que les Nord-Irlandais devaient à la base faire partie de la République d’Irlande et que c’est leur choix qui les a ramené dans le giron britannique. _que, conformément à ce que je disais, les protestants sont majoritaires et descendent de grands-bretons. Et, même au sein des catholiques, peu veulent le rattachement à la République d’Irlande.

    « Quant à la Grèce, elle a déjà été asservie par les créanciers en 1893 et en 1920, à l’issue de deux faillites. L’euro n’existait pas à ce moment-là. » J’ai dit que cette faillite était due en grande partie à l’euro. Je ne dis bien sûr pas qu’il ne peut y avoir de faillite sans l’euro.

    « Pour ce qui est de Maurice Allais, il a dit que l’euro n’était pas viable sans une structure politique intégrée au niveau européen, condition sine qua non pour assurer sa bonne gestion. » C’est une façon de voir les choses. Je n’ai pas réussi à trouver de déclaration exacte de Maurice Allais sur l’euro mais je peux bien te croire qu’il a dit « monnaie unique => politique économique commune ». Il a donc montré l’implication. En terme de logique cela équivaut cependant à dire « pas de politique économique commune => pas de monnaie unique ». Pk n’a-t-on pas fait de politique commune alors ? Parce que justement, les états étant démocratiques et ayant des intérêts nationaux divergents, ils ne peuvent accepter qu’une autorité n’émanant pas du peuple les dirige aussi fortement. Il n’y a donc pas de politique économique commune possible.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    15 juillet 2015  00:35, par El gaucho francés

    « Quant aux mouvements de population, il y a plus d’Alsaciens qui vivent dans l’Ouest de l’Allemagne, que d’Alsaciens qui vivent dans l’Ouest ou le sud de la France, du fait de la proximité géographique. » C’est possible, bien que je n’ai pas les chiffres (pourrais-tu me les donner ?) mais ces alsaciens se vivent et sont considérés comme des expatriés alors qu’ils sont vus comme des citoyens lambda en France. Des mouvements massifs de population ne seraient pas rejetés d’une région à l’autre alors que les mouvements internationaux dérangent les populations locales. Après tout, n’entend-on pas tout le temps parler de l’immigration massive ? http://fr.euronews.com/2014/01/23/le-spectre-de-l-immigration-bulgare-et-roumaine-en-europe

    N’étant ni italien, ni britannique, et ne connaissant pas plus le dossier, je ne me prononcerais pas trop mais il me semble que ces revendications séparatistes sont très minoritaires. Après tout, les écossais ont refusé l’indépendance. Je connais un peu mieux le cas de l’Espagne : elle était à peu près dans le même cas que la France à la mort de Franco, c’est alors qu’elle a cédé aux séparatismes petit à petit jusqu’à se retrouver dans la situation où les velléités séparatistes catalanes et basques sont préoccupantes. La France n’a pas fait ce choix-là et n’a pas ces problème. On peut donc raisonnablement supposer que les séparatismes proviennent de l’action du gouvernement et non de la réalité des populations.

    « C’est vrai ! Mais ça vient du fait qu’on ne sait pas qui décide dans l’UE. Parce que les institutions intergouvernementales, le conseil européen, et le conseil des ministres décident dans le secret sans rendre de compte à personne. C’est l’opacité qui provoque les protestations. » Certes, le Conseil Européen indique les grandes orientations mais, justement, il ne peut faire que cela à cause de la divergence des intérêts nationaux. La façon de les mettre en œuvre est très large. Je crois que tu ne sais pas comment fonctionne le triangle législatif : Seule la commission européenne a le pouvoir d’initiative législative (art 17.2 TFUE). La Conseil de l’Union Européenne et le parlement Européen ne peuvent qu’approuver ou désapprouver. Or la commission est indépendante des gouvernements (donc des peuples) par l’article 17.3. Les commissaires sont nommés et non révocables et ne sont donc pas les représentants des peuples. De plus, elle regroupe les pouvoirs législatif et éxécutif. Or l’article 16 de la DDHC dit clairement : « Toute société dans laquelle [...] la séparation des pouvoirs [n’est pas] déterminées, n’a point de Constitution »

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    15 juillet 2015  00:32, par El gaucho francés

    « Tout le monde accepte les fonds structurels, c’est-à-dire les aides européennes que reçoivent les régions les moins compétitives et personne n’y songe. » La crise grecque a bien montré que les allemands (premier contributeur net) rechigait à payer pour les grecs : http://www.lejdd.fr/International/UE/Grece-les-Allemands-ne-veulent-plus-payer-742070 D’ailleurs, à propos de l’entrée des pays de l’Est « 90% [des personnes de ces pays] vivent dans des régions visées par des fonds structurels et ceux de cohésion communautaires. Encore une fois, cela pose d’épineuses difficultés financières. Un certain nombre d’arrangements transitoires sont pris dans ces deux domaines, visant à atténuer le poids financier que représente cet élargissement. » L’Union européenne : des clés pour comprendre Camille Hubac Encore un cas où l’on a rechigné aux transferts financiers. Plus généralement, ces articles montrent un rejet des transferts financiers massifs entre pays : http://www.20minutes.fr/economie/1047502-20121121-budget-ue-europe-coute-france http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/budget-europeen-qui-sont-les-126314 http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/10/24/budget-de-l-ue-le-retour-de-la-polemique-sur-la-contribution-britannique_4512027_3234.html http://www.linternaute.com/actualite/constitution-europeenne/financement-europe.shtml

    "Aucun polonais n’est choqué que l’Auvergne ou le sud de l’Espagne reçoivent ce genre d’aides européennes. Aucun Français ne se choque que la Sicile ou les régions de la Roumanie soient bénéficiaires de ces aides« Je crois que vous ne connaissez pas les soldes budgétaires (http://www.les-crises.fr/budget-europeen-reve/#!colorbox[15869]/3/). La France est la 4e contributrice nette et l’Italie est la 3e alors que les polonais sont les 1er bénéficiaires nets ==> ce sont les français et les italiens qui donnent aux polonais et non l’inverse. »Si on communiquait sur l’argent que nous coûte la Corse, personne ne voudrait débourser le moindre centime." Tout le monde sait bien que la Corse envoie moins à l’Etat français que l’Etat ne leur en donne, ne serait-ce qu’en raison de la lutte contre le terrorisme. Et pourtant cela ne choque personne. De même, tous les plans d’aide pour les quartiers de Seine-Saint-Denis font très probablement que ça doit être le cas de ce territoire aussi. Encore une fois, qui s’en plaint ?

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    14 juillet 2015  19:27, par Shaft

    Voici le vrai visage de L’Europe.UN monstre technocratique, autoritaire qui bafoue les peuples.Au nom de l’Europe, regardez ce qu’on inflige aux Grecs, les insultes et les humiliations qu’on leur envoie.Le problème, c’est qu’on parle d’une Europe fantasmée alors que l’Europe réelle et vécue cause des souffrances aux peuples qu’elle devrait aider et protéger.L’Europe a été faite par les élites sans l’accord explicite des peuples et je crois qu’elle sera détruite de manière très explicite par ces mêmes peuples

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    14 juillet 2015  14:13, par Alexandre Marin

    « on proteste tout le temps sur le fait que l’UE nous impose des choses dont on ne veut pas. »

    C’est vrai ! Mais ça vient du fait qu’on ne sait pas qui décide dans l’UE. Parce que les institutions intergouvernementales, le conseil européen, et le conseil des ministres décident dans le secret sans rendre de compte à personne. C’est l’opacité qui provoque les protestations. Déléguer à la commission et au parlement, deux institutions nettement plus transparentes la prise de décision fera que les citoyens identifieront davantage ceux qui prennent les décisions, et les accepteront mieux car ils pourront éventuellement sanctionner ces décideurs aux élections européennes.

    Pour ce qui est de l’Irlande du Nord, la moitié des habitants sont catholiques,et ont plus de points communs avec les habitants de l’Irlande du sud, qu’avec les Anglais.

    Quant à la Grèce, elle a déjà été asservie par les créanciers en 1893 et en 1920, à l’issue de deux faillites. L’euro n’existait pas à ce moment là. Pour ce qui est de Maurice Allais, il a dit que l’euro n’était pas viable sans une structure politique intégrée au niveau européen, condition sine qua non pour assurer sa bonne gestion. Le présent lui donne raison : la structure intergouvernemental se révèle incapable de gérer l’euro correctement. Donc il faut une autorité centrale qui soit responsable devant un Parlement démocratiquement élu, ce qui n’est actuellement pas le cas, d’où la méfiance des citoyens.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    14 juillet 2015  14:12, par Alexandre Marin

    « Des fonds sont transférées massivement des zones les plus compétitives vers les zones moins compétitives cas nation : cela se fait tout le temps sans que personne n’y songe car c’est ressenti comme un ensemble se donnant à lui-même (qui connaît les transferts entre les régions françaises ?) cas UE : dès qu’il faut donner un centime aux grecs, c’est le psychodrame ».

    Tout le monde accepte les fonds structurels, c’est-à-dire les aides européennes que reçoivent les régions les moins compétitives et personne n’y songe. Aucun polonais n’est choqué que l’Auvergne ou le sud de l’Espagne reçoivent ce genre d’aides européennes. Aucun Français ne se choque que la Sicile ou les régions de la Roumanie soient bénéficiaires de ces aides, alors que toutes ces nations sont très différentes les unes des autres. Pourtant, au sein de mêmes nations, les gens peuvent faire des psychodrames autour des aides financières. C’est le cas en Italie pour les aides à l’Italie du Sud ou en Allemagne pour la solidarité envers certaines provinces d’Allemagne de l’Est.

    Tout cela n’est qu’une histoire d’institutions et de communications. Si on communiquait sur l’argent que nous coûte la Corse, personne ne voudrait débourser le moindre centime. Mais on ne communique qu’autour de la Grèce. C’est pour cette raison que le psychodrame se joue autour de la Grèce. De plus, si la France était gouvernée par ses régions, le soutien à la Corse ferait l’objet de tractations sans fin.

    Quant aux mouvements de population, il y a plus d’Alsaciens qui vivent dans l’Ouest de l’Allemagne, que d’Alsaciens qui vivent dans l’Ouest ou le sud de la France, du fait de la proximité géographique.

    L’obéissance à l’autorité naturelle que serait la nation est elle-même contestable. En Italie, on conteste quasi-systématiquement ce qui se décide à Rome, et l’Ecosse, qui a son propre parlement, réclame toujours plus de transfert de compétences depuis Londres. La France étant très centralisée est un cas particulier.

  • Trop jeunes pour la politique ? L’Europe, le référendum britannique et l’âge requis pour voter

    13 juillet 2015  22:12, par Lame

    Donc, l’idée, c’est de donner aux citoyens de 16 ans la majorité pour le droit de vote mais pas pour le reste. Quelle est la logique ?

    Nonobstant l’argumentation des opposants à la réforme, selon lesquels les jeunes ne seraient ni assez mûrs ni assez éduqués sur le plan politique pour être capables de voter, depuis la modification de la loi en 2007, les statistiques sur les élections autrichiennes démontrent que les jeunes de 16 et 17 ans votent sensiblement plus que les générations plus âgées. En outre, une expérimentation conduite lors des élections de 2011 en Norvège a montré une tendance analogue.

    Étendre le droit de vote pourrait également remédier au déficit démocratique qui caractérise les pays européens, où les jeunes citoyens se voient imposés des lois et des impôts sans la possibilité de participer à la gouvernance des systèmes politiques. Ici, à nouveau, la légitimité des revendications démocratiques de ces pays est en cause.

    Il s’agit d’une bête rustine apposée à la particratie pour faire disparaître un taux d’abstention dérangeant pour l’image de marque des nos dirigeants. Plutôt que de se pencher sur les sources du problème, les particrates préfèrent créer des fournées d’électeurs, comme les despotes d’antan nommaient des fournées de sénateurs ou de pairs pour se créer des majorités.

    Un pis-aller pour maintenir une aristocratie d’urne qui sert ses intérêts patrimoniaux et ceux des lobbies les plus offrant. Une enième astuce pour tenter d’éviter la démocratie référendaire.

  • Austérité, histoire d’une tragédie grecque

    13 juillet 2015  21:42, par Lame

    Nous sommes en 2015 et la Grèce d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec la démocratie masculine athénienne tant vantée. Les Grecs sont si fiers des avancées de leurs ancêtres qu’ils ont oubliés d’évoluer ou même de conserver leurs acquis démocratiques. La Suisse et la Californie soutiennent bien plus la comparaison avec l’Athènes d’antan que la République grecque actuelle.

    La Grèce d’aujourd’hui, c’est plutôt :
    - Une particratie somme toute classique qui n’a pas encore achevé sa « dénazification » depuis la chute de la dictature des colonels,
    - une quasi-théocratie orthodoxe qui n’a perdu ses aspects les plus autoritaires que sous la contrainte du droit européen,
    - un électorat très conciliant avec des partis extrémistes (LAOS, Aube dorée),
    - un Gouvernement russophile,
    - des citoyens qui n’ont pas perdu leur habitude de ne frauder le fisc depuis le départ des Ottomans,
    - un Etat qui a besoin d’une aide étrangère pour créer un cadastre.

    Nous, Européens, sommes pas les otages de l’histoire et nous ne devons rien aux Grecs en raison de leur « passé glorieux ». C’est plutôt aux Grecs d’arrêter de regarder leur nombril et prendre exemple sur les autres.

    Néanmoins, je ne pense pas qu’au plan géopolitique, le Grexit soit la meilleure option pour les peuples créanciers de la Grèce. Ils n’y gagneraient qu’une hausse de leur dette publique et du discrédit de l’UE sur la scène internationale.

    L’UE, satellite des USA qui n’était déjà plus pris au sérieux par le reste du monde avant la crise grecque. Inutile d’aggraver la situation.

  • Austérité, histoire d’une tragédie grecque

    13 juillet 2015  21:07, par Xavier C.

    C’est précisément à cause de cette vision romantique (la Grèce blabla 2500 ans blabla doit être en Europe) qu’on en est là.

    Et c’est précisément le pragmatisme des Allemands qui aurait pu éviter cela.

    Rappelons juste les faits. Car dire ceci est faux « L’Allemagne souhaite que la Grèce paye jusqu’au dernier centime ».

    Non, l’Allemagne et "les pays du Nord" ont au contraire milité pour une restructuration de la dette :
    - réduction d’une partie (donc défaut partiel),
    - baisse du taux de change,
    - revue de l’échéancier (retarder les paiements).

    Si cette logique avait été suivie jusqu’au bout, la Grèce n’aurait plu été en mesure de s’endetter davantage à des taux raisonnables et aurait du équilibrer son budget primaire au plus vite, sachant que la dette passée n’aurait plus été un problème pendant quelques années.

    Cette logique n’a été suivie que partiellement.

    Qu’ont proposé la France et "les pays du Sud" ? Soigner la dette par de la dette : faire tout son possible pour que la Grèce puisse s’endetter davantage pour lui donner le temps d’équilibrer son budget primaire. Son budget primaire, à ce qui paraît, est positif depuis 2014, mais entre-temps la Grèce s’est encore endettée, puisqu’on lui a prêté et qu’on lui a "donné des facilités de paiement" et avec cette dette-là, ben le budget reste négatif.

    Le fait d’avoir été prêt à tout pour "sauver la Grèce" (en réalité ses créanciers) a été perçu par Athènes, comme au bon XIXème siècle, comme une invitation au laxisme. La Grèce a étrillé le contribuable, pourchasse l’évadé fiscal... mais où sont les réformes structurelles ? Où est la modernisation du pays ? Ce qui assurerait un budget équilibré sur le long terme, en somme.

    On ne bâtira pas une Europe solide sur le romantisme, le laxisme et la démagogie.

    Cracher sur les Allemands est à la mode ces temps-ci et on oublie qu’à la base, c’est bien l’État grec qui a gaspillé à tout-va pendant des années et qu’aujourd’hui c’est le contribuable européen qui lui vient en aide.

    Comment ne pas penser à la fable de la cigale et de la fourmi ? Comment promouvoir avec tant de décontraction le sauvetage de la Grèce quand on regarde un quart de seconde les efforts menés par les anciens pays communistes ou encore par l’Allemagne qui, 15 ans auparavant, était considérée comme l’homme malade de l’Europe ?

    Le seul argument qui vaille c’est bien celui de la géopolitique et vous faites bien de le rappeler. Seulement les Grecs doivent aussi bien réfléchir : pensent-ils que Poutine le fera un cadeau ? Et cette géopolitique surpasse-t-elle le droit à l’autodétermination des peuples ? Si les Grecs ne veulent plus de l’aide européenne, pourquoi diable leur imposerions-nous celle-ci ? Pourquoi vouloir mordicus garder la Grèce ?

  • Napoléon et l’Europe : l’utopie inachevée

    13 juillet 2015  15:22, par Le Robespierriste

    « Parce que la terreur à partir de septembre 1793, c’était conforme aux idées de la révolution ? » Il y a eu certes des débordements pendant la Terreur, dus aux thermidoriens qui s’enrichissaient illégalement avec les possessions des condamnés ; mais la Terreur, l’idée de la Terreur elle-même est vertueuse. On n’est pas en période de paix comme aujourd’hui, on est en révolution. On n’est pas encore en démocratie, on fait tout pour y être. Par conséquent les principes démocratiques normaux sont suspendus en période révolutionnaire, et ce parce que l’on n’a pas le choix. La France étant attaquée partout, on ne peut pas s’occuper de tout. Un tyran est aujourd’hui, en période de paix, envoyé en prison tandis qu’il aurait été guillotiné en période de révolution. Reste l’opposition « Danton-Robespierre ». On sous-entend que Danton est le gentil en prétendant qu’il voulait à un moment arrêter la Terreur, pensant qu’elle avait trop durée. Robespierre avait raison, il fallait la maintenir, car le régime n’était pas encore entièrement stable. La preuve : le coup d’Etat de fructidor contre le Directoire, la conjuration des Egaux. Robespierre incarne cet idéal de vertu, et n’est en aucun cas responsable des débordements de la Terreur - ces responsables étant ses tueurs. Danton lui n’est qu’un homme qui erre sans conviction, pensant la Révolution déjà accomplie (on n’oublie pas ici l’homme de la Patrie en danger).

    La conception de la démocratie de cette époque n’avait pas tout à fait rien à voir avec la conception actuelle. En fait, on s’en éloigne aujourd’hui avec le capitalisme : les plus pauvres meurent de faim. La comparaison effectuée sert à démontrer l’absurdité de vénérer le Tyran Corse.

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