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Derniers commentaires

  • Référendum : nous sommes tous écossais !

    17 septembre 2014  17:34, par Jean-Luc Lefèvre

    La Belgique, Ferghane ? D’abord, je tiens à confirmer en tant que belge que le régionalisme est antérieur chez nous au nationalisme. La régionalisation date de la révision constitutionnelle de 1970 et la N-VA n’existait pas à l’époque. Je persiste et je signe : c’est au fil du temps que l’on est passé de la régionalisation à un fédéralisme de coopération ( dans le Verbe !) et qu’aujourd’hui un fédéralisme d’opposition est possible...avant l’improbable confédéralisme cher au nord du pays (la science politique connaît des états qui conviennent de partager des compétences, plus exceptionnellement des régions qui décident de dépecer leur état à leur profit, en bons charognards ! Où en est-on ? Depuis le 25 mai et les élections, des négociations à l’étage fédéral, avec une éventuelle majorité de centre-droit, voire très droit dominée par la N-VA et un seul parti francophone à la table, des gouvernements régionaux bien en place dominés par la N-VA en Flandre...et le centre-gauche en Wallonie. Tous les ingrédients donc d’un affrontement si l’exécutif fédéral se met en place, d’enlisement total dans le cas contraire car l’ostracisme est total entre le parti libéral francophone et les autres partis du sud qui vomissent les premiers pour trahison à la solidarité francophone...Faites vos jeux ! L’état - casino se prépare au black out électrique durant l’hiver, la plupart des centrales nucléaires sont en rade en ce compris des...attentats !!!

  • Lettre ouverte aux membres du Parlement européen

    17 septembre 2014  16:12, par melchior

    3 articles en 3 jours sur le même sujet ! Le Taurillon n’a rien d’autre à publier que ceux d’une bande d’illuminés qui pensent avoir trouvé la martingale pour sauver l’économie européenne par des ressources aussi fumeuses que la TTF et la taxe carbone (voir mon commentaire concernant l’article d’il y a 2 jours sur « les limites du plan Juncker »). Lecteur depuis quelques mois du Taurillon, je m’attendais à lire des articles de fond et intéressants comme vous en publiez quasi quotidiennement. Pourquoi vous fourvoyez vous dans une campagne publicitaire d’un niveau d’analyse aussi bas ?

  • Référendum : nous sommes tous écossais !

    17 septembre 2014  14:30, par Alexandre Marin

    « Si tu admet qu’elle peut avoir davantage d’autonomie alors tu ne peux pas prétendre ensuite que les seuls nouveaux pouvoirs seraient la politique étrangère. »

    Quand je prétends que les seuls nouveaux pouvoirs seraient la politique étrangère, je veux dire que la politique étrangère est la seule prérogative qui ne peut être apportée que par l’indépendance de l’Écosse.

    L’autre critique que je formule quant à la transgression des valeurs européennes vaut même si l’Écosse demeure dans l’Union européenne. En souhaitant former un Etat-Nation séparé de l’Angleterre au prétexte de différences culturelles irréconciliables, l’Écosse reconnaît qu’une communauté politique n’est viable que dans une communauté culturelle homogène, et ce, même si elle adhère à l’Union européenne, car celle-ci est, pour l’instant, hélas, une Union d’Etats. Comme le dit l’article, si les différences culturelles empêchent l’Écosse et l’Angleterre de former une union politique, je vois mal comment elles le permettraient avec les autres pays.

    Le caractère « pro-européen » des indépendantistes écossais est d’autant plus ridicule que ceux-ci ont décidé que, « dans un premier temps » (sans plus de précisions), l’Écosse adopterait la livre sterling. L’article rappelle fort justement que l’union monétaire n’est rien sans l’union politique, et que c’est de ce problème que souffre la zone euro. Malgré une indépendance et une souveraineté nationale purement théorique, l’Écosse serait en pratique encore plus dépendante politiquement du Royaume-Uni, et nettement moins autonome qu’à l’heure actuelle. Le pays aurait donc à souffrir des inconvénients d’une appartenance « de fait » au Royaume-Uni sans bénéficier des avantages de celle-ci (notamment les avantages de la citoyenneté britannique, en termes de droits politiques).

    Ensuite, il faut admettre que le Royaume-Uni, l’Espagne, et la Belgique ne sont plus des Etats jacobins. Les minorités culturelles de ces pays ont énormément de libertés ; ces Etats ont tous ratifié la charte européenne des langues régionales, par exemple. Il est donc dépassé de réclamer leur démantèlement au nom de libertés individuelles qui ne sont plus transgressées. On peut très bien imaginer une Europe fédéral sur trois échelons, le fédéral, le national, et le régional, comme aux Etats-Unis, il y a l’Etat fédéral, l’Etat fédéré, et le comté.

    Qui plus est, si ces Etats survivent, ils pourront d’autant mieux montrer l’exemple à d’autres Etats beaucoup plus centralisateurs et jacobins (suivez mon regard), et démontrer que la diversité culturelle, même reconnue officiellement aux niveaux administratif et éducatif, ne portent pas nécessairement atteinte à « l’unité de la République ».

  • Les limites du Plan Juncker d’investissements de l’Union européenne et les supériorités de l’ICE « NewDeal4europe » en matière de ressources propres de l’Union européenne

    17 septembre 2014  11:26, par melchior

    Le texte que je viens de lire me laisse rêveur car, si je vous en crois, vous êtes quasiment à l’initiative du plan de relance de Mr Juncker…. Heureusement que les candidats à la Présidence de la Commission vos ont découvert…Pour la petite histoire, rappelons que les candidats des Verts, du PSE, de l’ALDE se sont déclarés bien avant le 7 Mars 2014 (date d’acceptation de votre ICE) et ne vous ont pas attendus pour mettre en exergue dans leurs programmes une relance massive de l’économie par des moyens différents, selon les partis. Le plan de Mr Juncker a le mérite d’être établi sur des réalités et non pas sur des hypothèses plus ou moins aléatoires de taxe sur les transactions financières (dont les taux sont toujours en discussion) ou de taxes carbone (dont plus personne ne parle). Je suis surpris que les prestigieux appuis, dont vous vous revendiquez, aient pu signer un texte aussi fumeux et que, malgré leur notoriété, vous ayez à peine, en 6 mois, 5000 signatures aujourd’hui (https://ec.europa.eu/citizens-initiative/REQ-ECI-2014-000001/public/map.do)

  • Référendum : nous sommes tous écossais !

    17 septembre 2014 08:49, par Ferghane Azihari

    J’en profite pour saluer la réponse de Monsieur Jean-Luc Lefèvre. Quid de la Belgique ? :)

  • Référendum : nous sommes tous écossais !

    17 septembre 2014 07:05, par Valéry-Xavier Lentz

    Comme si l’Union européenne ne devait être qu’une assemblée d’états ??? Où cela est-il écrit ? Dans quelles tablettes de quelle Loi souverainiste ?

    C’est écrit dans les traités européens. C’est pourquoi les fédéralistes européens les contestent et exigent une constitution fédérale européenne pour les remplacer.L’Union européenne intergouvernementale n(’est pas démocratique : le fait que l’on envisage froidement de priver 5 millions de nos concitoyens de leurs droits parce qu’ils souhaitent changer le statut de leur territoire en est bien la preuve.

  • Référendum : nous sommes tous écossais !

    17 septembre 2014 07:03, par Valéry-Xavier Lentz

    l’Écosse a une large autonomie. S’il est bon qu’elle en ait davantage, notamment au niveau de la fiscalité et des Services Publics, l’indépendance est inutile : c’est aux Écossais d’en juger. Si tu admet qu’elle peut avoir davantage d’autonomie alors tu ne peux pas prétendre ensuite que les seuls nouveaux pouvoirs seraient la politique étrangère. En réalité l’autonomie écossaise n’est pas garantie par la constitution britannique : c’est une des promesses de dernière minute de l’establishment anglais mais peut-on les croire ? Si j’étais Écossais j’aurais du mal.

    « l’indépendance de l’Écosse porte atteinte à deux valeurs européennes : celle qui rappelle que l’Union fait la force, et la devise de l’Union européenne : Unis dans la diversité » : si l’Écosse demande à rester dans l’Union européenne cette critique ne vaut plus.

  • Le fédéralisme ne signifie pas plus d’Europe !

    17 septembre 2014  06:22, par Xavier C.

    @ tnemessiacne « Quelles absurdités ? » Les euro-bonds par exemple (financer la dette par de la dette ; faire payer le contribuable européen pour une dette engagée localement pour des enjeux locaux). Les JE avaient soutenu Attali qui proposait cela, notamment.

    « Il est étonnant de remettre en cause des propositions « pro- »européennes« venant des »JE" (= Jeunes Européens). » C’est toute la question : doit-on tout soutenir, en tant que JE, sous prétexte que c’est "pro-européen" ? Un JE doit-il être eurocrédule ? Je ne le pense pas. Ainsi, les JE devraient arrêter de soutenir les idées pro-européennes qui consistent à faire des promesses intenables (par exemple : le fédéralisme européen qui serait en mesure de résoudre la crise économique en Europe...).

    Et question bonus : peut-on être critique envers les politiques pro-UE, tout en défendant une vision fédéraliste de l’Europe ? J’aurai tendance à penser que si on tient à l’Europe, il convient d’être extrêmement critique envers l’UE, parce que c’est très loin d’être prodigieux.

    « Enfin pour être constructif, il serait bien de voir un nombre toujours plus important de contributeurs et donner une facilité aux membres de l’association, c’est leur site internet. » Il suffit d’envoyer son article au Taurillon et que cela concerne l’Europe....... peut-on faire plus simple ?

  • Référendum : nous sommes tous écossais !

    17 septembre 2014 00:19, par Ferghane Azihari

    Les vieux Etats-nations n’ont plus aucune raison d’être au regard des considérations démocratiques élémentaires. Leur démantèlement organisé est une opportunité d’insuffler une véritable dynamique démocratique sur tout le continent européen pour peu que ce démantèlement se déroule conformément aux règles constitutionnelles de chaque Etat.

    Puissent l’Ecosse et la Catalogne montrer la voie en espérant que les autres régionalismes vont suivre, en particulier dans les pays jacobins (suivez mon regard) ...

  • Référendum : nous sommes tous écossais !

    16 septembre 2014  23:42, par Alexandre Marin

    Justement, ces régions que vous nommez se considèrent comme des états-nations, et non pas comme des régions. Il ne s’agit pas de régionalismes contaminés par le virus nationalistes, mais bien de nationalismes qui entendent s’ajouter à l’assemblée d’états à laquelle ils limitent eux aussi l’Union européenne.

    Je n’ai d’ailleurs jamais dit que l’Union européenne avait vocation à n’être qu’une assemblée d’Etats. Néanmoins, le nationalisme écossais pro-européen est une imposture. Si l’Etat britannique a jadis dépouillé l’Écosse, cet argument n’est, de nos jours, guère valable car la région bénéficie d’une réelle autonomie. C’est cette autonomie qu’ont revendiqué les « vrais » régionalistes.

    D’autant plus que cet égoïsme régional et nationaliste repose en partie sur un argument économique douteux, à savoir, la présence de ressources pétrolières à même de rendre l’Écosse économiquement indépendante. Cet argument est contre-productif pour l’Écosse, comme pour le reste de l’Europe. En effet, si elle devient indépendante, l’Écosse sera considérablement dépendante de ces ressources pétrolières, au demeurant épuisables. L’économie va se fragiliser, le pays va s’appauvrir, et ce sont les Européens à travers les aides européennes qui devront, en partie, réparer les dommages.

  • Référendum : nous sommes tous écossais !

    16 septembre 2014  20:42, par Jean-Luc Lefèvre

    Comme si l’Union européenne était génétiquement inapte à digérer les régionalismes, même contaminés par le virus nationaliste ??? Comme si l’Union européenne ne devait être qu’une assemblée d’états ??? Où cela est-il écrit ? Dans quelles tablettes de quelle Loi souverainiste ? L’analyse politique n’a de sens qu’incarnée dans des faits. Quels sont - ils ? L’état - nation est un avorton d’à peine deux cents ans. Les régions ont longtemps, six ou sept siècles, été le fondement des échanges au sein du continent : Lyon et le Piémont italien, les Flandres, « françaises et belges » aujourd’hui, et le sud - est britannique, le Languedoc et Barcelone...Les régions sont le tissu naturel de l’Europe, pas les états qui les ont dépouillées et humiliées. L’Ecosse aujourd’hui, la Catalogne demain..., autant de justes retours des choses ! Tant pis pour ceux qui n’ont d’autre horizon que l’amalgame et qui ont oublié, en bons fédéralistes, que « Small is beautiful ».

  • Et si une Écosse indépendante pouvait se dispenser de la procédure d’adhésion à l’UE ?

    16 septembre 2014  20:41, par Marion Larché

    Quant aux documents d’identité, faut-il rappeler que la carte d’identité a été originellement instituée, toujours par nos chers États Nations, afin de pouvoir contrôler les citoyens ? Outil efficacement utilisé sous le Régime de Vichy pour mettre en oeuvre les mesures antijuives ou encore pour contrôler les Français musulmans d’Algérie dans les années 50, la carte d’identité n’est en rien le signe d’un quelconque sentiment d’appartenance à une communauté, que celle-ci soit nationale ou européenne et elle ne construit en rien la citoyenneté.

    De plus, les traités européens prévoient que tout citoyen de l’Union européenne qui se trouve edans un pays tiers peut bénéficier de la protection diplomatique et consulaire de n’importe quelle mission diplomatique d’un des États membres (en montrant seulement ce « passeport dit européen » - par ailleurs, la mention « République française » est inscrite avec la même police que « Union européenne » sur mon passeport...).

  • Et si une Écosse indépendante pouvait se dispenser de la procédure d’adhésion à l’UE ?

    16 septembre 2014  20:40, par Marion Larché

    Etymologiquement, la citoyenneté renvoie aux droits d’un habitant d’une cité (civitas). Etre citoyen, c’est faire partie d’un corps politique et participer à l’organisation de celle-ci. C’est ce qui explique que le droit de vote soit, au sens traditionnel, compris comme la manifestation de l’existence d’une citoyenneté. C’est en ce sens qu’était comprise la notion de citoyenneté dès l’Antiquité (quoi que nous pourrions rappeler que la citoyenneté ne concernait à l’époque que 10 % de la cité, les femmes, les esclaves et les étrangers en étant exclus... Quel beau modèle créé par l’ancêtre des États Nations !). Le concept s’est renforcé pendant la période révolutionnaire et a perduré jusqu’à aujourd’hui.

    Il n’a jamais été défendu l’idée selon laquelle l’Union européenne était un État, elle n’en est évidemment pas un. Par ailleurs, je suis navrée mais, même si cela ne plait pas à tout le monde, il faut tout de même admettre une réalité : l’Union octroie la citoyenneté européenne à tout ressortissant d’un État membre (cf article 9 TUE : « Est citoyen de l’Union toute personne ayant la nationalité d’un État membre »). Découle de ce statut un certain nombre de droits dont nous faisons, me semble t-il, tous usage : droit de vote, liberté de circulation, droit d’obtenir une protection sociale au sein de chaque État, des prestations sociales... (je ne peux en faire une liste exhaustive ici, ce ne sont que des exemples).

    J’en viens donc au deuxième point : il me semble qu’il ne faut pas confondre citoyenneté et nationalité. Ce lien a été construit pendant la période révolutionnaire. Dans la conception des États modernes, les deux notions vont souvent de pair, la nationalité, octroyée par les États nations, entrainant l’existence de ce que l’on appelle la citoyenneté (= droit de vote).

    Si la citoyenneté a pu être conçue dans le cadre de l’État Nation, on ne peut nier que le monde a évolué depuis le modèle Antique, entraînant des bouleversements dans l’organisation sociale et politique. Or, l’Union constitue précisément une forme d’organisation politique nouvelle.

  • Le fédéralisme ne signifie pas plus d’Europe !

    16 septembre 2014  19:47, par Lame

    Une vraie fédération européenne ascendante est une structure composée d’un Etat fédéral et d’Etats fédérés. C’est dans une confédération qu’il n’y a pas d’Etat fédéral et dans un Etat unitaire qu’il n’y a pas d’Etat fédéré. Or, seul les Etats membres et quelques régions peuvent assumer le rôle d’Etat fédéré.

    Le but d’une vraie fédération ascendante est la compensation des faiblesses des Etats fédérés. « Affaiblir les Etats membres pour créer la fédération européenne » est un slogan de centralistes déguisés en fédéralistes. Les souverainistes contribuent largement à cette imposture en taxant de « superEtat » tout ce qui sort du cadre du confédéralisme intergouvernemental.

    Au temps de la CECA et l’Euratom, il n’y avait ni Peuple européen, ni intérêt général européen. Leurs fonctionnaires supranationaux sont rapidement devenus une néonation : un groupe social dont les effectifs ne se renouvellent pas comme ceux d’une nation mais qui se comporte comme tel. Au lieu d’agir en fonctionnaires fédéraux vis à vis de leurs administrés, ils traitent leurs nations comme des rivales. En sus, ils assimilent abusivement le cadre institutionnel européen et les régions à des Etats, prétendumment aptes à assumer les services publics vitaux.

    Fatalement, les institutions européennes se sont concentrées sur l’affaiblissement géopolitique des Nations de l’Union au lieu de développer la coopération entre les Etats membres et les moyens d’action communs, tout en versant dans l’atlantisme par facilité. Consécutivement, l’UE, véritable moulin à norme, est impuissante dans toutes les crises et tacitement méprisée.

    L’hostilité suscitée par ces dérives chez un nombre croissant de citoyens a ruiné le développement d’un esprit fédéral, préalable indispensable à la création des Etats-Unis d’Europe. Car une fédération ne génère pas un tel esprit, elle n’est que l’outil qui traduit les aspirations communes qu’il génère en actions concrètes.

    Pour promotionner le « modèle communautaire », la propagande européenne dépeint volontiers l’UA et l’UNASUR comme des mauvaises copies de l’UE. En vérité, ces deux organisations ont surtout tiré les leçons de nos erreurs. Leurs actes constitutifs sont à la fois concis et clairs. Leur intégration militaire est très en avance par rapport à celle de l’UE. Leurs membres font toujours front commun face à l’extérieur. Symptomatiquement, elles sont courtisées par les USA, la Chine et la Russie.

    Conscients que les Etats sont le socle de toute organisation internationale, les Africains et Sud-Américains n’ont pas mis la charrue avant les boeufs. Du coup, privilégiant les coopérations à la centralisation, leurs organisations commencent à susciter cet esprit fédéral qui mène à des fédérations tel que le Canada, les USA, le Brésil, l’Inde, qui permet une intégration plus avancée.

  • Ce sont les partis, espèce d’imbécile !

    16 septembre 2014  17:55, par Lame

    Mais comme le système politique de l’UE se conforme d’ores et déjà aux normes démocratiques comparables à celles des États membres, la manière avec laquelle il fallait procéder pour atteindre cet objectif demeurait vague.

    Ah bon !? La totalité du budget est voté par le Parlement européen !? Les députés européens ont un droit d’initiative législative !? Où est le Président européen élu au suffrage direct ? Et les référendums d’initiative populaire, il y en a dans l’UE ? Il me semblait qu’on avait pas dépassé le stade de la pétition soumise au Parlement sur proposition d’un million de signataire ... avec l’approbation préalable de la Commission.

  • Référendum : nous sommes tous écossais !

    16 septembre 2014  13:07, par Alexandre Marin

    Personnellement, je partage les opinions de cet article.

    D’abord, l’Écosse a une large autonomie. S’il est bon qu’elle en ait davantage, notamment au niveau de la fiscalité et des Services Publics, l’indépendance est inutile, car les seuls pouvoirs donnée réellement à l’Écosse à cette occasion seraient la politique étrangère et la défense. Or, le Royaume-Uni n’est pas en mesure à avoir une politique étrangère qui lui soit propre. Je vois mal l’Écosse y arriver mieux. Seule une Europe unie et souveraine est capable d’assumer de telles prérogatives.

    Ensuite, l’article a raison de souligner qu’on ne peut pas condamner l’égoïsme national tout en cautionnant l’égoïsme régional.

    Qui plus est, si l’indépendantisme écossais était réellement pro-européen, pourquoi ne pas avoir attendu le référendum de 2017 sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, avant d’organiser celui sur l’indépendance de l’Écosse ? D’une part, les Ecossais auraient pu peser dans le vote et sauver le Royaume d’une sortie catastrophique de l’Union ; d’autre part, même si le vote écossais n’était pas suffisant pour que le Royaume reste dans l’Union, l’Écosse aurait voté son indépendance pour rejoindre cette dernière.

    Enfin, l’article remarque très justement que l’indépendance de l’Écosse porte atteinte à deux valeurs européennes : celle qui rappelle que l’Union fait la force, et la devise de l’Union européenne : Unis dans la diversité, c’est à dire, la conviction que nos différences ne nous séparent pas, mais nous rendent plus forts et plus unis. Si nous n’honorons pas ces deux valeurs au niveau national, pourquoi le ferions nous au niveau européen ?

  • Référendum : nous sommes tous écossais !

    16 septembre 2014 08:05, par Valéry-Xavier Lentz

    La grande faiblesse de l’article est cette affirmation qui n’est jamais expliquée ni démontrée :

    « Si elle n’était pas remise en cause, elle pourrait tout simplement conduire au morcellement de notre continent et à la fin du projet européen dans son ensemble. »

    Je ne vois pas bien en quoi le changement de statut de l’Écosse, de la Catalogne ou d’autres territoires qui pourraient - et c’est leur droit - souhaiter suivre la même voie implique la fin du projet européen. Ce qui menace le projet européen c’est avant tout les tenants du status quo c’est à dire ceux qui ne remettent pas en cause les États-nations existant et refusent de transformer l’Union européenne en démocratie fédérale. Ce sont les mêmes conservateurs qui s’inquiètent des revendications écossaises ou catalanes.

    Dès lors que l’Union européenne existe et que ces nouveaux États en font partie les citoyens européens qui y résident bénéficient de la libre circulation et la frontière qui se créerait ne seraient pas une frontière internationale mais une frontière intra-européenne. Si vous trouvez cela insuffisant cela veut surtout dire qu’il faut approfondir la construction européenne plus avant.

    Le problème est que l’Union européenne actuelle étant avant tout intergouvernementale et non fédérale - ce qui explique pourquoi nous la critiquons - les gouvernements des nouveaux États se comporteront très vite comme l’establishment euroconservateur des États-nations actuels et ne se préoccuperont pas nécessairement plus qu’eux de faire avancer l’Europe. Mais c’est un autre problème.

  • Référendum : nous sommes tous écossais !

    16 septembre 2014 08:05, par Valéry-Xavier Lentz

    L’article à raison de souligner que les indépendantismes sont des nationalismes, c’est à dire l’idéologie selon laquelle il existerait des communautés dites nationales qui auraient vocation à former un État. En réalité une communauté peut parfaitement disposer de sa propre identité sans devoir revendiquer pour autant son indépendance notamment dans le cadre d’États fédéraux.

    Mais l’alternative ici n’est pas entre nationalisme écossais ou catalan et Royaume-Uni ou Espagne fédérales mais entre nationalisme britannique ou espagnol. Ces deux États, même si certains régions disposent d’une autonomie qui peut faire rêver des régions françaises vivant dans une vrai-fausse décentralisation restent de structure constitutionnelle unitaire et les régions autonomes ne le sont que par le bon vouloir de l’État central sans disposer du statut d’État c’est à dire, dans des États fédéraux à la fois un objet mais aussi un sujet de l’organisation institutionnelle et des orientations politiques de la fédération. Ici donc refuser le nationalisme de ces territoires séparatistes c’est aussi et surtout cautionner et valider le nationalisme britannique ou espagnol. Tel est le piège du nationalisme.

    Finalement, en tant qu’Écossais ou que Catalan la question est de savoir comment faire vivre et approfondir l’autonomie : faire le pari que l’État où ils vivent actuellement verra la lumière et se réformera radicalement pour aller vers le fédéralisme ou bien s’en séparer ? Pour ma part à leur place je ne ferais pas le pari risqué d’espérer des réformes qui ont été refusées jusqu’à présent.

  • Astérix, un héros emblématique de la culture européenne

    15 septembre 2014  20:21, par Jean-Luc Lefèvre

    Astérix, un héros de la culture européenne ? C’est vrai ! Pour le meilleur, comme en témoigne l’article. Pour le pire aussi, dont il se prémunit...L’esprit de clocher qui a conduit à la grande guerre civile dont on fête (?) aujourd’hui le centenaire !!! Le pire dont certains se revendiquent encore parce que ignorants des Guillaume Tell que nous sommes tous.

  • Et si une Écosse indépendante pouvait se dispenser de la procédure d’adhésion à l’UE ?

    15 septembre 2014  20:14, par Jean-Luc Lefèvre

    Une conclusion imparable ! Si la règle du jeu européen est celle de l’auto - détermination des peuples, rien ne peut s’opposer à la volonté des autorités légitimement constituées d’appartenir ou non à l’Union européenne. Sauf le fait du Prince ( Downing street londonien, Rue de la Loi ou Berlaymont bruxellois...), qui n’a rien de démocratique, pourrait l’empêcher !

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