1 2 3 4 5 6 7 8 9 > ...

Sur le Web

1 2 3 4 5 6 7 8 9 > ...

Derniers commentaires

  • La menace du Brexit, symptôme anglais d’un mal européen

    10 septembre 2015  10:46, par Alexandre Marin

    « L’Union c’est bien si on a les même intérêts, ce qui est loin d’être le cas. Il est beaucoup plus efficace de s’allier sur un sujet particulier que de construire un monstre institutionnel comme l’UE. »

    L’agence spatiale européenne ne vit que grâce aux financements de l’Union européenne, sans quoi, elle aurait cessé d’exister. L’exemple est révélateur. La France a lancé la volonté de créer une politique spatiale commune au motif qu’aucun Etat européen n’avait les capacités pour se lancer individuellement dans la course. On a reconnu un intérêt commun. Tous les autres Etats étaient d’accord. Pas de chance, la France a voulu que dans l’opération, son industrie soit mise au premier plan, et soit favorisée par rapport aux autres. Elle a imposé des conditions dans ce dessein, qui ont semblé draconiennes aux autres pays. L’affaire a failli être enterrée. Il a fallu que la Commission s’impose dans les négociations pour inciter les pays à aboutir à un compromis. Sans les institutions européennes, il n’y aurait pas de politique spatiale commune, donc pas de politique spatiale du tout.

    On pourrait prendre des exemples similaires dans la politique d’immigration, de défense, étrangère. Quand je dis que l’U.E est absente dans le domaine de la politique étrangère, c’est qu’en matière de politique étrangère et de sécurité commune, tout se décide à l’unanimité. A défaut d’unanimité, chaque Etat mène sa propre politique.

    Les institutions européennes ne peuvent prendre en la matière que des résolutions pour condamner des cérémonies Waffen SS, les discriminations dont sont victimes certains citoyens européens dans des Etats membres, où encore l’affaiblissement des libertés publiques en Hongrie, ce qu’on ne manque jamais de lui reprocher, l’accusant de s’ingérer dans la souveraineté des Etats.

    Les politiques de l’U.E qui sont efficaces sont celles gérées de manière communautaire : l’école de la seconde chance, la garantie jeunesse, la politique environnemental, les investissements dans la recherche, etc. Les politiques qui sont défaillantes sont celles menées à un niveau intergouvernemental. La raison : les politiques communautaires se décident à la majorité, on peut les changer. Celles menées de manière intergouvernementale se décident à l’unanimité, ce qui bloque toute initiative.

    Tous les chercheurs vous diront que les budgets qui marchent bien dans la recherche sont les budgets communautaires, les budgets irréguliers, voire défaillants sont ceux menés au niveau intergouvernemental.

  • La menace du Brexit, symptôme anglais d’un mal européen

    10 septembre 2015  10:09, par Alexandre Marin

    La City n’est une grande place financière que dans la mesure où elle se trouve dans l’Union européenne. C’est pourquoi, elle fait pression (http://www.touteleurope.eu/actualite/elections-generales-britanniques-la-city-fait-grise-mine.html)

    Qui a dit qu’une baisse monétaire attirait automatiquement les investisseurs. C’est faire fi de l’augmentation du prix des importations, et d’une baisse des exportations, peu d’importateur achetant dans une monnaie de singe.

    La Norvège, l’Islande et la Suisse sont membres de l’espace Schengen, et ont donc ratifié les accords de libre circulation des biens, des capitaux, des services, et des personnes. Ils sont soumis à toutes les normes européennes en matière éonomique, sanitaire, environnemental, dans le domaine des transports, de l’agriculture etc. C’est pourquoi, ces pays ne sont pas contraints au dumping social, sanitaire, et social.

    Or, c’est précisément ces accords de libre circulation que rejette une partie de l’électorat britannique au prétexte que cela leur impose l’immigration intra-européenne, oubliant qu’il y a autant de Britanniques résidant dans d’autres pays de l’U.E que de citoyens de l’U.E résidant au Royaume Uni.

    Le Brexit est une menace pour l’existence même du Royaume Uni, car les indépendantistes écossais ont menacé de faire un autre référendum pour quitter le Royaume Uni pour rejoindre l’U.E si le Brexit l’emportait.

  • La menace du Brexit, symptôme anglais d’un mal européen

    9 septembre 2015  09:13, par Sissa

    « La politique commerciale se fait en majorité avec l’U.E, le fait que la Grande Bretagne soit dans l’espace de libre circulation facilite grandement les échanges. » Comme l’UE ne pratique absolument pas une politique protectionniste vis à vis du reste du monde, le fait d’être à l’intérieur ou pas ne change pas grand chose.

    « Le RU peut déjà mener sa propre politique diplomatique, l’U.E étant absente sur ce sujet. » Et la politique étrangère et de sécurité commune ? N’est-ce pas la solidarité avec les pays baltes qui fait que les pays de l’UE refusent de condamner les cérémonies en l’honneur des Wafen SS se déroulant en Lettonie ?

    « Mais sa diplomatie ne pèse plus grand chose, et ils mènent depuis plus de vingt ans exactement la même politique que les USA. » L’inféodation aux USA est inscrite dans les traités puisque le rôle de l’OTAN y est institutionalisé.

    « la fiscalité étant un domaine où l’U.E est absente » Ce qui ne risque pas de changer puisqu’il sera toujours intéressant pour des petts pays de miser sur une fiscalité réduite.

  • La menace du Brexit, symptôme anglais d’un mal européen

    8 septembre 2015  22:26, par Sissa

    « Tout simplement parce que ce n’est plus une grande puissance commerciale, il n’est plus incontournable pour les entreprises multi-nationales et pour les autres puissances économiques » Non la city reste une très grande place financiaire(et au demeurant la source d’une bonne part du PiB). Par ailleurs les multinationale sont présentes partout. Même en dehors de l’UE, le Royaume-Uni resterait un pays riche avec une population éduquée. Au demeurant une fuite des capitaux de la G-B aurait pour effet de faire baisser la livre donc de rendre le pays compétitif, et par conséquent de réattirer les investisseurs. Soyons sérieux, votre point de vue ne résiste pas à l’analyse : ni la Suisse ni la Norvège, ni l’Islande ne sont contraintes a du dumping social, sanitaire ou environnemental, il n’y a pas de raison que le Royaume-Uni y soit contraint.

    « Dans le monde d’aujourd’hui, les Etats individuellement ne pèsent plus grand chose dans les relations internationales, ils ont de plus en plus de peine à défendre individuellement leurs intérêts, d’où la nécessité de l’Union. » L’Union c’est bien si on a les même intérêts, ce qui est loin d’être le cas. Il est beaucoup plus efficace de s’allier sur un sujet particulier que de construire un monstre institutionnel comme l’UE. C’est d’ailleurs ce que montre l’exemple que vous donnez :

    « Un seul état n’aurait pas pu envoyer Ariane dans l’espace, l’Union européenne a pu le faire. » L’agence spatiale européenne n’est pas liée à l’Union Européenne, c’est une colaboration entre états(dont la Suisse et la Norvège)

  • « Transcender les intérêts nationaux pour dégager l’intérêt commun »

    8 septembre 2015  13:25, par Lame

    « Transcender les intérêts nationaux pour dégager l’intérêt commun »

    Voilà exactement le genre de formule alambiquée qui ne mène à rien. Qu’est-ce que cela veut dire « transcender les intérêts nationaux » ?

    Si l’UE était une vraie fédération démocratique, et pas une bureaucratie unitaire en formation, il y aurait simplement des Etats-nations qui défendraient chacun leur intérêt général national et un Etat européen démocratique qui défendrait l’intérêt général européen. Comme aux USA. Comme en Suisse.

    La question démocratique est centrale : va-t-on continuer à faire croire aux citoyens que le cadre national est suffisant pour faire face à des défis européens communs ?

    Les défis européens communs sont ceux où les différents peuples de l’UE ont des intérêts communs. Avant de chercher le cadre idéal pour les traiter, il faudrait déjà déterminer de quels défis il s’agit. Dans quels domaines les 28 peuples européens (et la fonction publique européenne) poursuivent-ils des objectifs communs ?

    Il est grand temps de lancer des débats décloisonnés, transnationaux, pour concevoir ensemble notre avenir commun. Une Europe imaginative et créative qui puisse porter l’intérêt général européen est attendue, sur plusieurs fronts.

    Réponse à la question précédente : Dans aucun domaine.

    Car si cet intérêt général européen existait déjà, pourquoi aurions-nous besoin de débats transnationaux pour le définir. Là encore, on est confronté à des formules alambiquées : Quels sont les « débats cloisonnés » ? Qui seront les participants des « débats transnationaux » ? Compte tenu du niveau l’abstention aux élections européennes, qui attend l’intervention de « l’Europe » et qui croit qu’elle peut résoudre les problèmes des différents peuples européens ?

    La France, si attachée au siège du Parlement européen à Strasbourg, s’honorerait à donner davantage d’importance à cette institution au lieu d’en saper l’influence en créant des enceintes rivales. Et les citoyens aspirent à la simplicité.

    Ce à quoi aspirent les Européens, c’est à l’instauration d’une démocratie référendaire européenne afin que l’Europe ne soit plus une lobbycratie où l’on négocie la création d’un grand marché transatlantique dans leur dos et en dépit d’eux. Ce serait plus constructif que de critiquer les Français au moindre problème.

  • La menace du Brexit, symptôme anglais d’un mal européen

    8 septembre 2015  12:47, par Alexandre Marin

    La politique commerciale se fait en majorité avec l’U.E, le fait que la Grande Bretagne soit dans l’espace de libre circulation facilite grandement les échanges. Le RU peut déjà mener sa propre politique diplomatique, l’U.E étant absente sur ce sujet. Mais sa diplomatie ne pèse plus grand chose, et ils mènent depuis plus de vingt ans exactement la même politique que les USA.

    "Bien entendu, les états sont égoïstes et défendent leurs intérêts ? Qui le ferait s’il ne faisaient eux-mêmes ? Et il arrive souvent que leurs intérêts ou la vision qu’ils ont de ceux-ci en raison de leur culture politique propre, soient en contradiction. C’est justement tout le problème de la « construction » européenne."

    Dans le monde d’aujourd’hui, les Etats individuellement ne pèsent plus grand chose dans les relations internationales, ils ont de plus en plus de peine à défendre individuellement leurs intérêts, d’où la nécessité de l’Union. Un seul état n’aurait pas pu envoyer Ariane dans l’espace, l’Union européenne a pu le faire.

    Microsoft a pu être condamné par la Commission à verser une amende d’un milliard d’euros à la Commission européenne alors qu’aucun état ne parvient à lui faire payer des impôts, la fiscalité étant un domaine où l’U.E est absente. On aurait pourtant besoin d’une Union fiscale au niveau européen pour faire payer des impôts aux grandes entreprises, il y a un intérêt commun de l’Europe à ce niveau là. Mais il y a des intérêts nationaux divergents sur la mise en oeuvre de cette union fiscale, et le déséquilibre de la représentation de ces intérêts nationaux par rapport à celle de l’intérêt commun fait qu’on ne prend pas de décision, au grand dam de l’intérêt commun de l’Europe et de celui de tous les pays européens.

  • La menace du Brexit, symptôme anglais d’un mal européen

    8 septembre 2015  12:47, par Alexandre Marin

    « Prétendre que si les britanniques éprouvent des vélléités de sortir de l’union, c’est parce qu’ils ne sont pas dans l’Euro devrait être accompagné d’une démonstration. »

    Ce n’est pas exactement ce que j’ai dit. Il y a une frustration britannique à ne pas pouvoir influencer les politiques de la zone euro, zone qui s’est approfondie au cours de ces dernières années, et est appelée à s’approfondir davantage. Or, pour peser dans les décisions de cette zone, il faut en être membre, chose inacceptable pour les Britanniques. Il y a donc une tension entre la volonté de peser dans les décisions de la zone euro, et celle de ne pas aliéner de compétences.

    Cette volonté de Brexit ne fera qu’accroître la tension, car il engendrera des frustrations à l’égard de l’Union dans son ensemble, si l’envie venait à être concrétisée.

    « Pourquoi un Royaume-Uni sorti de l’UE devrait dégrader ses standard sanitaires, sociaux ou environnemmentaux pour rester compétitif ? »

    Tout simplement parce que ce n’est plus une grande puissance commerciale, il n’est plus incontournable pour les entreprises multi-nationales et pour les autres puissances économiques, qui peuvent se passer de faire du commerce et de réaliser des investissements dans ce pays. Le Royaume Uni sera donc obligé, pour faire face à une compétition économique internationale intense, de se montrer particulièrement attractif, en réduisant au maximum toute barrière tarifaire et non tarifaire au commerce et aux investissements.

    « Il ne serait plus contraint, par exemple de respecter la charte des langues régionales, l’arrêt Bosman ou aurait de plus grande marge de manoeuvre dans le domaine énergétique. Il pourrait mener sa propre politique diplomatique et commerciale. »

    La charte européenne des langues régionales vient du conseil de l’Europe, pas de l’U.E, la France ne l’a pas ratifiée. Le Royaume-Uni l’a ratifiée sans que l’U.E ne lui demande quoi que ce soit, tout comme la Suisse et la Norvège. L’U.E est quasi-absente du domaine énergétique. La Suisse et la Norvège sont soumises aux normes de l’Union, même à l’arrêt Bosman, du fait de leur grande dépendance économique vis-à-vis de l’U.E. Il suffit de voir que la Suisse a dû revenir sur le référendum sur les quotas d’Européens quand la Commission a menacé d’appliquer le même régime de quotas aux marchandises, aux services, et aux capitaux circulant entre la Suisse et l’U.E. Le Lobbying,ce n’est pas la même chose que de faire partie de l’UE, car dans le deuxième cas, on peut bloquer les décisions, ce que ne peuvent pas faire la Suisse et la Norvège.

  • La menace du Brexit, symptôme anglais d’un mal européen

    7 septembre 2015  23:03, par Sissa

    Je trouve que votre point de vue comporte de nombreuses affirmations peu étayées, et souvent franchement douteuses. Prétendre que si les britanniques éprouvent des vélléités de sortir de l’union, c’est parce qu’ils ne sont pas dans l’Euro devrait être accompagné d’une démonstration. Les réticences de la Grande-Bretagne vis à vis de l’intégration européenne, son attachement à l’indépendance nationale et son refus du fédéralisme ne datent pas d’hier. Vu les difficultés que la zone Euro traverse, on peut légitimement juger peu plausible que nos voisins d’Outre-Manche soient frustrés de ne pas en faire partie.

    Pourquoi un Royaume-Uni sorti de l’UE devrait dégrader ses standard sanitaires, sociaux ou environnemmentaux pour rester compétitif ? Mystère. Prétendre qu’il devrait toujours intégralement se plier au règles communautaires est aussi sujet à caution. >Il ne serait plus contraint, par exemple de respecter la charte des langues régionales, l’arrêt Bosman ou aurait de plus grande marge de manoeuvre dans le domaine énergétique. Il pourrait mener sa propre politique diplomatique etcommerciale. Quant aux différentes normes euroépennes, il pourrait très bien prendre part à leur élaboration, en faisant comme tant d’autres du lobbying. Les Suisses et les Norvégiens sont-ils frustrés d’être en dehors de l’UE ? Je n’en ai pas l’impression.

    Quant au couplet convenu sur les égoïsmes nationaux, il me parait un peu surréaliste. Bien entendu, les états sont égoïstes et défendent leurs intérêts ? Qui le ferait s’il ne faisaient eux-mêmes ? Et il arrive souvent que leurs intérêts ou la vision qu’ils ont de ceux-ci en raison de leur culture politique propre, soient en contradiction. C’est justement tout le problème de la « construction » européenne. C’est d’ailleurs pourquoi il est faux de penser que les allemands ont de la peine à reconnaître la primauté du droit européen : en fait, ils ne le veulent pas.

  • Rapport Reda : Vers l’abolition de la soi-disant propriété intellectuelle en Europe ?

    6 septembre 2015  07:17, par Sissa

    Si on est contre la propriété intellectuelle, il faut l’être jusqu’au bout. Il faut alors admettre, que le nom ou le logo d’une marque ne lui appartiennent pas et autoriser ainsi les contrefaçons. De la même façon, si on pense que supprimer la propriété intellectuelle n’empêchera pas les créateurs d’être rémunérés, on doit aussi l’appliquer dans le domaine technique, et ainsi supprimer les brevets, et affirmer que cela ne nuira pas au financement des bureaux d’études.

  • « Sauvons l’Europe prend position pour un candidat : François Hollande »

    5 septembre 2015  08:52, par Louna

    Je suis déçue de ce soutient Hollande n’a en aucun cas soutenue le peuple Greque contre la finance le seul soutient en France du peuple Grecque c’est le FDG . Comment pouvons nous faire confiance à cet homme qui n’a pas tenue ses promesses électorales et qui pratique en France une politique de droite Je suis d’accord avec la petition mais vue le contexte je ne signerais plus vos pétitions je me demande si vous étés sincère dans votre démarche ou si vous êtes un manipulateur ?

  • Enseigner les langues régionales pour construire l’Europe

    4 septembre 2015  18:31, par Alexandre Marin

    « Critique-t-on la Belgique parce que le Gouvernement flamand impose l’emploi de l’algemeen nederland aux mandataires et le Gouvernement wallon celui du français ? » Réponse : oui ! (http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2014/10/18/mieux-vaut-etre-anglophone-au-quebec-que-francophone-en-flandre/)

    « Les différentes patois wallons, les différentes dialectes provinciaux du flamand et le brusselair ne sont ni reconnus, ni soutenus par les autorités, la diversité linguistique de la Belgique étant méconnue des Belges eux-même. » A Bruxelles, tout est bilingue français/flamand, le Bruxellois étant une variante de cette langue. J’ignore exactement quelles sont les initiatives pour protéger le Wallon j’étais Wallon, je me battrais pour préserver l’usage du cette langue. Le Conseil de l’Europe recommande régulièrement à la Belgique de ratifier la charte.

    « La Suisse, volontiers perçue comme un Etat quadrilingue exemplaire, n’est pas exempte de problèmes linguistiques. L’allemand de suisse n’est pas une langue vernaculaire comme l’algemeen nederland. » Je ne vois pas en quoi c’est un problème. Qu’est-ce qui s’oppose à ce qu’on reconnaisse le Suisse allemand comme une langue (ou des langues) à part entière ? Le faible nombre de locuteurs (cinq millions tout de même) ? Nous sommes en Europe, j’estime que chaque minorité a droit à ce que sa langue soit reconnue.

    « Les Suisses alémaniques négligent l’apprentissage du français au profit de l’anglais. » Là, je suis d’accord avec cous, il y a un véritable problème, c’est aux Suisses de le résoudre.

    « Pour échapper aux déboires de la Belgique, certains envisagent désormais le passage à une langue officielle et des langues protégées...comme en France. » Un problème se pose, comme en Belgique quelle langue deviendra officielle ? Il s’agit d’un faux problème, en réalité. Les Flamands et les Wallons ont des différents économiques qui datent du XIX° siècle, certains indépendantistes Flamands ont pris un prétexte identitaire pour donner une justification « morale » à une volonté de sécession basée exclusivement sur des considérations économiques. En suisse, de tels différents n’existent pas. Je vois mal comment des différents pourraient voir le jour, d’autant que la Suisse s’est formée par une coalition de cantons comme l’Union européenne.

  • Enseigner les langues régionales pour construire l’Europe

    4 septembre 2015  18:30, par Alexandre Marin

    « Le contre-exemple est le Pays basque français et le Roussillon. Les Basques français ne sont pas des Basques espagnols et les Roussillonnais ne sont pas des Catalans. De la même façon qu’un Français n’est pas un Québecquois ou un Suisse Romand. »

    Certes, mais les Basques français ne sont pas des Alsaciens, et un habitant de Perpignan partage des choses avec un habitant de Barcelone qu’il ne partage pas avec un habitant de Lille. Et avec l’ouverture des frontières, il est plus facile d’aller du Pays Basque français au Pays Basque espagnol que d’aller de Biarritz à Amiens. La différence avec le Québec, c’est que 7000 kilomètres de mer ne séparent pas les deux côtés de la frontière franco-espagnole.

    Les Suisses romands ont une langue régionale propre, le Francoprovençal qu’ils partagent avec les habitants de la région lyonnaise, de la Savoie, du Dauphiné, et du Val d’Aôste.

    Et si, il y a bel et bien eu, au cours de la troisième république, une politique linguistique visant à éradiquer les langues régionales. C’est à partir du régime de Vichy, puis de la loi Deixonne en 1951 que l’enseignement des langues régionales est autorisé.

    « Il est temps d’arrêter de critiquer les Français à la moindre occasion »

    Je dis juste que la France n’a pas ratifié la charte des langues régionales, alors qu’elle s’est engagée à faire : je ne critique pas, je constate. Pour le reste, mon article ne parle pas de la France, mais des langues régionales en Europe.

    « qu’en subsisterait-il si la France s’était comportée vis à vis des cultures régionales comme les institutions européennes se comportent vis à vis des »particularismes nationaux ? Elle ressemblerait à la Norvège ou à l’Allemagne, des pays uniformisés qui ne font jamais l’objet de critiques, eux."

    L’Union européenne a 24 langues officielles, qui sont les 24 langues des Etats. Les textes sont traduits dans toutes ses langues. Je ne vois pas en quoi les particularismes locaux sont malmenés. Le Français jouit encore de certains privilèges, étant la langue dans laquelle la Cour de Justice rend ses arrêts. La Norvège et l’Allemagne ont ratifié la charte européenne des langues régionales, la Norvège pour le Kven (langue proche du Finnois) et le Lapon, et l’Allemagne, pour le Danois, le Frison, le Romani, et le Sorabe (langue slave). Il manque encore des langues comme le Bavarois, et l’état allemand demeure critiqué pour ne pas l’avoir intégré dans la charte.

    Les « eurocrates » qui dirigent l’Europe ne sont rien d’autres que les chefs d’Etat et de gouvernement. A moins d’être masochistes, je doute qu’ils aient l’intention d’en finir avec l’échelon national.

  • Enseigner les langues régionales pour construire l’Europe

    1er septembre 2015  20:06, par Lame

    Le principe de la novlangue d’Orwell, c’est de supprimer progressivement les mots pour supprimer toute opinion non conforme. L’imposition exclusive du français dans la vie quotidienne par les autorités publiques, en France à partir de la Troisième République n’a pas un objectif purement nationaliste.

    Combien de pays ont une langue officielle dans l’UE et dans le monde ? Combien de pays impose l’apprentissage de la langue officielle et son emploi dans la vie publique en Europe et dans le monde ? Les USA, la Russie et le Brésil, pays continent, ont aussi une langue officielle et des langues régionales protégées, pas trente-six langues.

    Au fait, le régime linguistique des pays multilingues est-il si différent ? La Belgique a deux langues officielles (l’algemeen nederland et le français classique) et une langue protégée (l’allemand). Critique-t-on la Belgique parce que le Gouvernement flamand impose l’emploi de l’algemeen nederland aux mandataires et le Gouvernement wallon celui du français ?

    Les différentes patois wallons, les différentes dialectes provinciaux du flamand et le brusselair ne sont ni reconnus, ni soutenus par les autorités, la diversité linguistique de la Belgique étant méconnue des Belges eux-même. Qui leur en fait le reproche ?

    La Suisse, volontiers perçue comme un Etat quadrilingue exemplaire, n’est pas exempte de problèmes linguistiques. L’allemand de suisse n’est pas une langue vernaculaire comme l’algemeen nederland. Les Suisses alémaniques négligent l’apprentissage du français au profit de l’anglais. Pour échapper aux déboires de la Belgique, certains envisagent désormais le passage à une langue officielle et des langues protégées...comme en France.

    Il est temps d’arrêter de critiquer les Français à la moindre occasion et de reprocher à l’Etat français de faire comme la majorité des Etats. Le choix du Français comme langue officielle permet simplement à la France d’éviter les problèmes qu’engendre l’absence d’une langue commune dans les Etats multilingues et l’UE. La novlangue, ce n’est pas le français mais plutôt l’eurospeak employé par les fonctionnaires européens.

    Si l’UE tient tellement à soutenir les langues régionales, elle peut par exemple encourager leur enseignement au sein de la fonction publique européenne et des services de transmission des armées. Au lieu de cela, l’UE se complaît dans une anglophonie de fait de moins en moins masqué par le multilinguisme apparent du Parlement européen.

  • Enseigner les langues régionales pour construire l’Europe

    1er septembre 2015  18:55, par Lame

    C’est ce qui explique également que les langues régionales changent notre perception des frontières nationales. Dans une Europe régie par la logique nationale, le franchissement d’une simple ligne tracée dans une chaîne de montagne ou au niveau d’un fleuve correspond à un changement de langue et de culture aussi brutal qu’artificiel. Les langues et les cultures régionales nous font prendre conscience d’un tel artifice.

    Le contre-exemple est le Pays basque français et le Roussillon. Les Basques français ne sont pas des Basques espagnols et les Roussillonnais ne sont pas des Catalans. De la même façon qu’un Français n’est pas un Québecquois ou un Suisse Romand.

    Il est vrai que certains Etats nations se sont développés en essayant d’éradiquer toute particularité régionale ou locale, les langues en premier lieu. Il ne devait pas y avoir de culture bretonne, picarde ou corse, mais uniquement une culture française.

    En fait, la « culture française », c’est la somme des cultures régionales de la France et il n’y a jamais eu de volonté de les éradiquer, même sous la République jacobine si souvent critiquée. Il y a tout au plus eu une promotion de la langue française, largement soutenue par les élites provinciales, et une promotion plus ou moins autoritaire et dynamique du catholicisme romain selon les régimes.

    La Ve République, rappelons-le, s’est dotée de régions et TOM sur une base essentiellement culturelle. Les collectivités territoriales, notamment la Corse, ont entretenu leurs cultures grâce aux subventions de l’Etat central. Il a également organisé l’enseignement des langues régionales qui sont reconnus comme une part du patrimone national par l’article 75-1 de la Constitution. La promotion de la religion catholique subsiste mais c’est un abus, plus un principe, et les méthodes employées n’ont rien à voir avec celles de Louis XIV ou de certains Etats actuels.Ceci explique pourquoi l’Hexagone peut encore être divisé en plus de 300 « pays de France ».

    A tort ou à raison, cette diversité a parfois fais l’objet de critiques et railleries, notamment dans le monde anglo-saxon. Toutefois, qu’en subsisterait-il si la France s’était comportée vis à vis des cultures régionales comme les institutions européennes se comportent vis à vis des "particularismes nationaux ? Elle ressemblerait à la Norvège ou à l’Allemagne, des pays uniformisés qui ne font jamais l’objet de critiques, eux.

    D’où une interrogation : Quel sera le sort des cultures régionales quand les eurocrates en auront fini avec l’échelon national ? A bon entendeur, salut...

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    31 août 2015  12:57, par Alexandre Marin

    Quant à la domination américaine sur l’Europe, c’est un fantasme. Le journaliste qui aurait vu des archives déclassifiées disant que Jean Monnet et Robert Schuman étaient des agents de la CIA n’a jamais montré ses archives, il s’est contenté de dire qu’il les avait vues, ce que personne n’a pu vérifier. Point de vue fiabilité, on a fait mieux...

    Le plan Marshal était une aide pour les pays européens qui avaient été détruits par la guerre pour éviter de sombrer dans le communisme et pour éviter ce qui s’était passé après le traité de Versailles, à savoir la montée des totalitarismes, qui auraient pu engendrer de nouvelles guerres qui auraient coûté des vies américaines. C’est ce qu’explique l’encyclopédie universalis, plus fiable que wikipédia (http://www.universalis.fr/encyclopedie/plan-marshall/). Il ne s’agit donc pas de mainmise.

    Ces aides ont été indispensables au redressement des pays européens.

    Si l’U.E était un projet d’asservissement de l’Europe par les USA, pourquoi continuent-ils à soutenir politiquement le Japon, alors que sur le plan économique, les deux pays se livrent une rude concurrence ? Les Etats-Unis pourraient très bien asservir le Japon pour accroître leur concurrence face à la Chine. Or, ils continuent à soutenir politiquement un pays qui leur fait concurrence économiquement. C’est pour ça que l’argument qui consiste à dire que les Etats-Unis soutiennent l’U.E et que donc elle ne peut pas leur faire contrepoids ne tient pas la route. Comme je l’ai dit, il y a une interdépendance entre les grandes puissances, ce que vient de démontrer le krach boursier en Chine. La crise de 2008 a montré que lorsque l’U.E ou les USA toussent la Chine a la grippe. Politiquement, les USA auraient intérêt à soutenir l’U.E pour avoir un partenaire pour ce qui touche à la Russie et au Moyen-Orient, quitte à ce que la puissance européenne face contrepoids à la puissance américaine.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    31 août 2015  12:57, par Alexandre Marin

    En 33 ans, les technologies militaires ont beaucoup évolué, sauf dans les pays européens. Les investissements militaires et les capacités d’intervention militaire externe du Royaume Uni sont importantes en comparaison avec les autres pays européens. Mais dans l’absolu, c’est ridicule. La Lybie en est le parfait exemple. La France et le RU voulaient d’abord intervenir chacun de leurs côtés, mais ils se sont rendus compte que c’était impossible, alors que l’armée lybienne est une armée presque fictive, et que Kadhafi assurait principalement sa défense à l’aide de mercenaires privés. (http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2011/04/18/quelle-defense-pour-leurope-et-pour-la-france-/)

    « Encore une fois, les liens entre pays ne se limitent aux échanges commerciaux (histoire, culture, migrations,...) Sais-tu par exemple que l’Inde est l’un des pays où l’on joue le plus au cricket ? »

    Peut-être, mais des liens culturels qui reposent sur l’Histoire ne font pas à eux seuls une diplomatie. Et c’est bien le seul lien culturel qui rattache les pays du Commonwealth au Royaume Uni. Le commonwealth présentait pour intérêt essentiel, la coopération économique entre ses membres, ce qui marchait bien dans les années 1960, et qui a ralenti dans les années 1970. Depuis les années 1980, le Royaume Uni a décidé de se comporter en 51° état des Etats-Unis, et se retrouve isolé sur las scène internationale. (http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2014/06/29/lunion-se-federalise-le-royaume-uni-desuni/)

    Le fait que wall Street ait dépassé la City n’enlève en rien que la City reste la 2e place fiancière au monde. Quant à la liberté de circulation des capitaux dans le cadre de l’UE, ce n’est pas le facteur essentiel sinon d’autres places financières comparables existeraient dans l’UE. En plus, la libre circulation se fait y compris avec les pays tiers, Wall Street en bénéficie donc aussi.

    Pas tout à fait, la libre circulation des pays tiers ne se fait pas au détriment des droits de douane et des restrictions quantitatives (qui sont en baisse certes), ni des règlements européens. Sinon, quel intérêt y aurait-il à conclure des traités de libre échange avec le Canada ou les Etats-Unis ? D’ailleurs, la city fait pression pour ne pas que la Grande Bretagne sorte de l’Union européenne, parce que les banques de la city se trouveraient soumise aux règles de l’Union bancaire que Londres ne pourrait alors plus freiner.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    31 août 2015  12:56, par Alexandre Marin

    @gaucho

    L’article 42 qui renvoie à l’OTAN dit simplement qu’une politique de défense européenne n’empêcherait pas les pays membres de l’OTAN à respecter les dispositions du traité qui institue l’OTAN. C’est tout. Si cette disposition n’avait pas été ajoutée, les Etats membres de l’OTAN ne l’auraient pas acceptée.

    L’article 42 n’empêche aucun Etat de sortir de l’OTAN, et n’est valable que pour les Etats qui sont membres de cette organisation, ce qui n’est pas le cas de tous les membres de l’UE.

    Donc, effectivement, les Européens ont délibérément repoussé toute idée de politique de sécurité commune en pensant que l’OTAN assurerait leur défense. Comme les moyens humains et financiers de la contribution des Américains diminue, la question d’une politique de défense commune se pose à nouveau. Et si, les Américains ont déploient de moins en moins de moyens en Europe au détriment de l’Asie. L’OTAN n’a jamais été mobilisé en Irak, et se désengage progressivement de l’Afghanistan. En Europe, le nombre de soldats américains est passé de 360 000 en 1990 à 60 000 aujourd’hui. Les Américains sont hyper présents au Japon et en Corée du Sud, pays dans lequel l’armée américaine est le premier employeur national. La présence américaine s’est considérablement renforcé dans ces pays depuis ces quinze dernières années, sans parler des pays du Sud-est de l’Asie.

    « Je remarque que c’est la deuxième armée d’europe en terme de dépenses millitaires, très loin devant la troisième (https://fr.wikipedia.org/wiki/Forces_armées_d’Europe) et que c’est celle qui a les plus grandes capacités de projection externe. 1) la guerre des malouines, c’était il y a peu de temps (à peine 33 ans) et pour connaître nombre d’argentins, je peux te dire que la puissance militaire britannique n’est pas une blague. »

  • Trop jeunes pour la politique ? L’Europe, le référendum britannique et l’âge requis pour voter

    30 août 2015  19:47, par William Boggis

    @ John : concernant le caractère démocratique du référendum, considérez également qu’il est fermé à tout ressortissant Britannique vivant dans un autre pays de l’UE que le Royaume-Uni depuis plus de seize ans, et ce même si le référendum le concerne de manière encore plus criante que beaucoup de Britanniques qui voteront sans avoir vraiment pensé à toutes les implications d’un oui au Brexit. Cela s’applique également à ceux d’entre eux qui n’ont que cette citoyenneté-là, ce qui est une honte.

    (cette situation délicate ne concerne heureusement pas mon cas, mais malheureusement celui d’une partie de ma famille. God Save The Queen).

  • L’Europe du bilatéralisme, est-ce vraiment l’Europe ?

    30 août 2015  16:07, par GIRAUD jean-guy

    Il ne revient effectivement pas à un quelconque État membre de prendre l’initiative, organiser, gérer et présider une réunion des 28 États membres - ne serait-ce que de façon « informelle » et à titre « préparatoire ». Il y a effectivement une dérive intergouvernementale dans une telle procédure. D’autre part, le pays « organisateur » (la France en l’occurrence) n’aucun titre particulier pour ce faire, n’étant même pas la Présidence en exercice du Conseil. On distingue d’ailleurs aisément les motifs de politique intérieure qui animent les dirigeants français en place dans cette affaire. Enfin, si le même attentat terroriste avait eu lieu au Portugal, la réunion des 28 aurait-elle eu lieu à Lisbonne, sous présidence portugaise ? Cette conception intergouvernementale de la gouvernance européenne a été clairement exposée par le Président français dans son discours à l’adresse de la « Conférence annuelle des ambassadeurs » le 24 août à Paris. Elle doit être publiquement dénoncée et combattue. JGG

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    28 août 2015  17:59, par giuseppe marrosu

    @ gaucho - 3 (et dernier)

    Sur les éléphants : si la peau de l’éléphant c’est l’UE, alors laisse la peaux sur l’éléphant, c’est à dire, sur le peuple Européen. Tu verra alors qu’elle a son sense et qu’elle fait sa fonction, pourvu qu’on le laisse les moyens.

    Sur les frontiers : “je pense […] que l’espagne est une nation […] ce n’est donc pas quelque chose qui se décide...” et vous osez vous appeler un démocrat...

    Sur l’histoire italienne : “comme tu est italien et pas moi, je ne m’aventurerai pas sur ce sujet”. La competence à parler d’un pays ne dépends pas de la nationalité du parleur. Vous avez simplement fait des affirmations trés téméraires sur un sujèt que peut être je connais un peu moins mal que vous.

< 1 2 3 4 5 6 7 8 >

Nos vidéos