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Derniers commentaires

  • Motion de censure contre Juncker : l’échec des souverainistes, mais la victoire du jeu démocratique européen ?

    8 décembre 2014 18:00, par Hervé Moritz

    C’est la démocratie représentative. Et encore, en France, la « dictature » de la majorité est plus grande parce que le système électoral évite la nécessité de produire des coalitions. Ce qui n’est pas le cas au niveau européen, imposant un consensus sur certains sujets.

  • Crise politique en Géorgie : Irakli Alassania, le pro-occidental limogé

    8 décembre 2014  16:18, par Alain

    Protester contre l’annexion de l’Abkhazie et de l’Ossetie du Sud, n’implique pas forcément être pro-occidental, comme boire de la vodka ne signifie pas forcément être pro-Russe. Il faut cesser d’avoir une vision binaire !!!

  • Le déficit démocratique de l’Europe, un déficit médiatique français

    8 décembre 2014  16:18, par Dante

    Je souhaite retourner l’angle de perspective, et poser la question : certaines institutions europeennes, et ceux qui actuellement la gouvernent ( directement, ou indirectement par les pouvoirs de lobbying que les fortunés peuvent se permettre ) ne choisissent-ils pas déja de ce qui sera médiatisé de ce qui ne l’est pas ?

    Le déficit démocratique ne vient-il pas plutôt des structures et protocoles actuels ?

    Par exemple, l’« initiative citoyenne européenne » , avancée par le Traité de Lisbonne, à mon avis établi pour donner une image de « démocracie », en permettant d’adresser une requete à la commission europeenne par le biais d’une petition par un million de personnes, n’oblige en aucun cas à la commission de la prendre en compte. Il en resulte plusieurs rejets de petitions avec plus d’un million de signatures, dont celui demandant de rejeter le TTIP ( traite trans-atlantique ). Au lieu de donner une image d’institutions « democratiques », la non consideration de ses requêtes ne font que mettre d’avantage en lumiere le caractere non democratique de certaines institutions. Le cas des negotiations liés au TTIP, malgré certains débats au sein du Parlement Europeen ( et l’indigation de certains de ses parlementaires), démontrent parfaitement ce coté non democratique. Où mêêles soi disant mecanismes démocratiques liés au Parlement se retrouvent innefficaces. Ces institutions et ceux qui les influencent souhaitent-ils réellement mettre celà d’avantage en lumière ? Par le caractère fermé aux medias de certaines de ces negotiations, il est clair que non. La plupart des medias dominants sont privés, et si ils ne le sont pas, restent influencés par ceux au pouvoir. Le Traite de Lisbonne lui meme à été décidé à l’encontre de la volonté democratique des peuples, qui ont rejeté la Constitution Européenne. Traité de Lisbonne qui en fin de compte à permis aux dirigants d’imposer leur vision de l’Europe, similaire à celle dévelopéé dans leur proposition de celle proposée sous forme de « Constitution Européenne ». Le déficit démocratique n’est-il pas, alors, au niveau des institutions elles memes, et des pouvoirs qui les influencent, plutôt que celle des peuples d’europe, qui visiblement ne semblent pas légitimiser ce pouvoir ? Et qui, si j’extrapole des courants observés, le légitimeraient encore moins si ils avaient accès , de manière transparente, à une participation aux débats liés aux décisions prises ?

  • Motion de censure contre Juncker : l’échec des souverainistes, mais la victoire du jeu démocratique européen ?

    8 décembre 2014  16:16, par Alain

    Mais de quel jeu démocratique parle-t-on ? De la particratie habituelle où la majorité est aux ordres de l’exécutif ? De la démocratie où la nature de celui qui propose est plus importante que le contenu de ce qui est proposé ? De la démocratie qui refuse la consultation sur le TIPP malgré la pétition faite dans les formes ? De la démocratie où le président de la commission ne s’est même pas présenté à l’élection européenne ? De la démocratie dont les commissaires sont les battus du suffrage universelle de leur pays ou un bon petit soldat qui s’est révélé incompétent mais dont il faut récompenser la vassalité (Moscovici) ? Il faut cesser de nous faire prendre des vessies pour des lanternes

  • Construction européenne : Comment les intérêts économiques ont-ils dominé les idéaux politiques ?

    8 décembre 2014  13:03, par shaft

    L’Union Europeéenne paie pour son pêché originel, à savoir partir de l’économique en espérant que le reste viendra tout seul.Tant que les Européens n’auront pas remis la pyramide à l’endroit, l’UE est condamnée à disparaître

    Je suis surpris de voir Ferghane accepter l’idée que l’Europe fédérale qu’il désire si fortement est vouée à disparaître alors qu’elle n’est même pas née.Reconnaissez-vous enfin la dimension impérialiste de l’Europe ?C’est une sacrée avancée

  • Réforme Delrio : L’Italie parvient à une réorganisation de son territoire

    8 décembre 2014  09:42, par Sergio

    Cher Guillaume, je suis ravi que tu aies trouvé cette explication simple et claire. Cette réforme n’est pas des plus simples. Le processus est complexe et j’ai volontairement occulté les aspects trop techniques (le processus de réforme constitutionnelle). Sur le fond de la réforme sénatoriale, je pense que c’est une image que veut donner l’Italie en montrant qu’il faut abolir certains privilèges et qu’il y a des failles dans le système (c’est mon humble avis !!!). Sur la forme, je ne sais pas vraiment comment ils vont trouver un équilibre. Seul l’avenir nous le dira mais il est sûr que cette réforme est un renouveau pour ce pays.

    Affaire à suivre.....

  • Motion de censure contre Juncker : l’échec des souverainistes, mais la victoire du jeu démocratique européen ?

    8 décembre 2014  08:22, par JACQUES FAYETTE

    Vous auriez pu observer que Nigel Farage, Jean-Marie Le Pen et Florian Philippot ainsi que deux autres élus FN étaient absents et n’ont pas pris part au vote ! Difficile de se moquer aussi publiquement de leurs « collègues » et au-delà des citoyens européens.

  • Construction européenne : Comment les intérêts économiques ont-ils dominé les idéaux politiques ?

    7 décembre 2014  19:20, par Bernard Giroud

    Au stade ou nous en sommes dans notre monde européen, il est utile de nous poser la question essentielle de l’intérêt que nous avons à nous réunir en un ensemble cohérent.

    La réponse est immédiate : C’est la sécurité, une plus grande sécurité, à tous points de vue ; Sécurité physique, sécurité sociale, sécurité économique, l’objectif de sécurité économique arrivant en troisième lieu, mais supportant les deux précédentes.

    Nous comprenons tous en quoi le nombre s’accordant sur le projet, réussira plus vite et mieux que l’isolé.

    Nous comprenons cela facilement pour la sécurité physique ; Certains le comprennent un peu moins bien pour la sécurité économique, (dans ce cas c’est l’optimum qui compte et non pas le maximum ou le gigantisme) ; Mais en ce qui concerne la sécurité sociale, c’est-à-dire ce qu’on pourrait appeler le sentiment intime d’appartenance au groupe et au projet, c’est une autre affaire.

    Dans ce dernier cas les conditions sont beaucoup plus complexes, elles en appellent à l’approbation intime de l’individu composant le groupe, et l’on sait que cela passe par une série de composantes individuelles et humaines, qui en appellent à la fois à la raison, et à la fois au cœur, aux sentiments :

    Il y a donc toute une série de règles et de comportements qu’il nous faut revoir sur ce dernier point. Nul doute qu’en cela, il nous faut autant d’intelligence que de qualités de cœur ; Tous points qui ne sont pas à confondre avec l’angélisme, la facilité, mais plus avec le réalisme et le bon exemple de ceux qui sont, ou seront, un moment, en charge des responsabilités communes.

    C’est à cela que nous devons nous attaquer si nous voulons reprendre un chemin d’espérance et de progrès dans cette construction européenne.

    Nous avons tous les éléments philosophiques parfaitement cadrés dans nos apprentissages pour y arriver, reprendre toute confiance en nous, et redonner cette même confiance à l’ensemble de nos concitoyens.

  • Construction européenne : Comment les intérêts économiques ont-ils dominé les idéaux politiques ?

    7 décembre 2014 12:14, par Ferghane Azihari

    @Xavier

    Attention à ne pas confondre identité et sentiment d’appartenance. Le sentiment d’appartenance est nécessaire pour constituer toute société (derrière l’étymologie de société, il y a l’idée du consentement). Il est présent chez la famille, l’entreprise, le syndicat, l’association, le club de lecture etc. IL faut également un sentiment d’appartenance pour l’UE. Là où il faut faire attention, c’est que ce sentiment d’appartenance ne doit pas solliciter de considérations identitaires....ou nous nous retrouverons avec les fruits pourris du nationalisme, ce qui amoindrirait nos libertés individuelles. Le sentiment d’appartenance européen doit-être rationnellement fondé : Une communauté de libertés

    Cela rejoint ce que je vais dire à @Guillaume

    L’Europe, c’est une réalité géographique, culturelle, historique. Elle demeurera. L’Union européenne, c’est une construction politique qui, par définition, sera vouée à disparaître un jour où l’autre car sa raison d’être est toute relative (ce qu’un éventuel nationalisme européen n’admettrait pas). Il est donc important de ne pas associer les deux. De la même manière que la France c’est une chose, l’Etat français, c’en est une autre. Bonne chance pour définir les contours d’une identité européenne qui fera consensus parmi les 500 millions de citoyens quand une telle démarche est nécessairement arbitraire :D On ne construit pas une puissance publique pour le plaisir d’en construire une, on la construit pour conforter la protection des libertés individuelles.

    @Alain

    « on a jamais demandé aux peuples si ils veulent bien d’une telle union politique ». L’UE n’oblige personne à rester dans son club. Si votre région est engagée dans l’UE, c’est parce qu’elle est au sein de l’Etat français et que ce dernier veut y rester. Demandez-donc à l’Etat français de vous séparer de lui ! Il n’est pas certain qu’il sera aussi compréhensif. Il est vrai que la construction européenne prend des allures peu démocratiques. Mais cela est justement du au fait que sa gouvernance est de type diplomatique et que les diplomates ne rendent de compte à personne. Voilà pourquoi il faut lui conférer une assise plus parlementaire. Bien évidemment, cela ne change rien au fait que l’UE a une dimension contractuelle (et donc démocratique) supérieure à celle de l’Etat français.

  • Construction européenne : Comment les intérêts économiques ont-ils dominés les idéaux politiques ?

    6 décembre 2014  20:22, par Alain

    C’est l’étonnement qui m’étonne, la construction européenne est purement économique (pour rappel : Communauté Economique Européenne), le côté « politique » n’est que du marketing et ne correspond à aucune compétence réelle (rappelons que la première compétence politique, démocratique et citoyenne est la levée des impôts, ce que l’UE ne peut faire). Et on a jamais demandé aux peuples si ils veulent bien d’une telle union politique (quand on leur demande quelque chose et qu’ils refusent, on les obligent à revoter ou on demande à leurs députés nationaux de le faire à leur place). Etant donné ce comportement antidémocratique (citons aussi le refus d’une consultation sur le TIPP malgré la réunion des signatures nécessaires), il ne faut pas s’étonner du succès des partis populistes qui sont les seuls à dénoncer la pensée unique dans tous les domaines

  • Construction européenne : Comment les intérêts économiques ont-ils dominés les idéaux politiques ?

    6 décembre 2014  13:54, par Xavier C.

    Avons-nous besoin de créer une « culture européenne » qui, du point de vue de l’étranger, existe déjà ? Le projet fédéraliste européen est-il de créer un nouvel État-nation ou bien d’unir et de fédérer les Européens en-dehors de ces anciens schémas de penser ?

    Et cette union, cette fédération, ne passerait-elle pas avant-tout dans la destruction de toutes les barrières artificielles possibles et imaginables érigées jadis entre les Européens ? À savoir : les frontières (liberté de circulation), les barrières réglementaires et autres tracasseries administratives ?

    Les Suisses ont-ils eu besoin qu’on leur bâtisse une culture unique en guise de ciment ? Même pas ! De fait, avec le temps et une histoire commune, les différentes cultures du pays ont de nombreuses références communes. Mais ce n’est pas ça à la base qui les unit.

    Tant que les fédéralistes raisonneront en terme de « culture européenne », de « sentiment d’appartenance », ils joueront précisément sur les mêmes cordes que les nationalistes. Comment diable les critiquer ensuite, alors que, finalement, leur projet ne serait pas de nature différente, mais simplement d’échelle.

    Proposons autre chose. Quelqu’un qui n’inclut ni « Nation », ni « culture » : une communauté de destin unie dans la diversité.

  • Construction européenne : Comment les intérêts économiques ont-ils dominés les idéaux politiques ?

    6 décembre 2014  13:45, par Guillaume Bucherer

    Article intéressant. Merci.

    Je ne suis pas d’accord avec la première phrase : « il n’y a actuellement pas d’identité culturelle européenne ».

    En fait si. L’Europe, comme civilisation, existe depuis très longtemps. Ses fondements, ses mythologies, ses sources, sont bien connues.

    L’erreur est toujours de vouloir absolument dissocier l’Europe de l’Union européenne. Pour que cette dernière soit en effet autre chose qu’un marché commun, il faut qu’elle soit l’incarnation politique de l’unification d’une civilisation qui s’est déchirée au cours des siècles. Si elle est un autre projet, elle ne tiendra pas, pour les raisons précisément évoquées dans l’article.

    Pourquoi dès lors absolument vouloir construire quelque chose qui est en fait déjà bâti ? Effectivement, si on s’imagine pouvoir faire émerger une « culture européenne » propre à l’Union européenne, on se cassera les dents. C’est d’ailleurs déjà le cas.

    Mais si on prend conscience que la culture existe déjà, que nous n’avons qu’à la faire vivre, alors nous comprendrons pourquoi il est également important que le projet institutionnel soit porteur de prospérité et source de protection. Sans cela, l’Union n’a plus de sens.

  • Réforme territoriale : Regard fédéraliste sur un projet jacobin

    6 décembre 2014 13:14, par Ferghane Azihari

    Ce que Hervé dit, cher Tnemessiacne, c’est qu’un Etat qui s’amuse à redécouper unilatéralement les territoires n’est pas très respectueux de la liberté de ces derniers.

    Au contraire, la logique la plus libérale aurait voulu que l’on décentralise la totalité de la responsabilité financière afin de laisser les collectivités libres de s’organise comme elles le voudraient, quitte à fusionner entre elles, ou pas.

  • Nicolas Sarkozy : L’Europe derrière des portes closes ?

    6 décembre 2014 09:37, par Hervé Moritz

    L’article est signé. C’est le bureau national des Jeunes Européens - France et la rédaction du Taurillon qui ont co-signé cette analyse et cette position.

  • Nicolas Sarkozy : L’Europe derrière des portes closes ?

    5 décembre 2014  22:26, par CINQUIN

    je reçois votre message a travers le mouvement Européen dont je suis membre et je ne représente ici que moi même, je suis plutôt fédéraliste tendance A L D E, et fais partie de ceux qui croient que L’Europe n’est pas le vassal de l’otan, ni l’ennemie de la Chine ni de la Russie ni des USA ni de l’Afrique ..... mais partenaire de ces grandes nations L’Europe a suffisamment de personnalistes pour s’affirmer avec l’ensemble de ses membres et participer a la création d’un monde plus juste plus responsable de l’avenir de la planète . et votre article ne me déplais pas mais j’aimerai bien qu’il soit signe. bien votre Jean cinquin 83500 La Seyne sur Mer

  • Réforme territoriale : Regard fédéraliste sur un projet jacobin

    5 décembre 2014  19:14, par tnemessiacne

    @Hervé Moritz

    « Il est jacobin au sens qu’il est dessiné et imposé par l’Etat central »

    Les régions sont représentées par les élus du peuple, qui peuvent faire des alliances régionales, et l’Etat est le seul qui a l’expérience d’une administration du territoire français dans son ensemble. Avec l’Union européenne peut-être.

    « et non de la question des compétences et des budgets. »

    La répartition des compétences et budgets est toujours délimité par l’Etat.

  • Elections présidentielles en Roumanie : le peuple plus fort que les manœuvres antidémocratiques

    5 décembre 2014 11:14, par Ferghane Azihari

    Je ne pense pas que ce soit si hors contexte que cela. Franchement qu’est-ce qui empêcherait les Français de s’associer librement pour créer des formules juridiques privées qui fonctionneraient selon la même logique que les régimes publics de sécurité sociale, le tout dans une perspective auto-gestionnaire avec la contrainte en moins ? :)

    Pour moi, le vote nationaliste radical n’est pas impressionnant (bien qu’il reste minoritaire, ne l’oublions pas...on a parfois l’impression, dans les médias, que le FN a fait 50% ...Or les formations europhiles ont accumulé plus de voix malgré tout, sans conter les petits partis qui n’ont pas obtenu de siège mais qui ont fait plus que le PS).

    Nous vivons dans un Etat-nation dont les logiques se heurtent avec la perspective d’une démocratie trans/post-nationale. Je crains simplement que l’Union européenne y voit encore plus la nécessité de développer son propre nationalisme (ce qui serait catastrophique) alors que c’est aux Etats de se montrer plus universaliste via la déconnection de la citoyenneté et de la nationalité.

  • Elections présidentielles en Roumanie : le peuple plus fort que les manœuvres antidémocratiques

    5 décembre 2014  04:23, par thomas

    Le référendum de 2005, quelque soit l’analyse que l’on fait des résultats, a été un grand moment démocratique. A cette occasion, les citoyens se sont emparés du débat public et des enjeux du traité. Mais quelque soit la provenance politique des citoyens qui ont voté non, et leurs motivations profondes, toutes avaient une même signification : une mécontentement vis-à-vis de la construction européenne, un rejet de la façon dont elle se fait et une volonté de changement. Pourquoi ? Pourquoi aux européennes en 2014, ont-ils fait le choix de l’abstention et du vote en FN ? C’est une question qu’il faut se poser dans des termes politiques et y répondre avec des termes politiques, pas en faisant preuve de mépris, ni en étant hautain ou sentencieux.

    Je suis bien conscient que les caractéristiques démocratiques et sociales de la République que j’évoque sont le fruit de rapports de force politiques et sociaux. Ceci étant, parmi les premiers républicains, nombreux furent ceux qui eurent des idées anticipant les aspects démocratiques et sociaux de la République. Même si la première république française eu une courte existence, le régime que ces hommes construisirent marqua durablement les consciences en France et fit de cette forme d’Etat un Etat bien plus démocratique et social que la monarchie ou le régime pétainiste, pour reprendre les exemples cités plus haut. Ces caractéristiques sont profondément politiques : elles sont liées à la culture politique qui a émergé en France, à la suite d’événements historiques précis, et qui s’est associée à la conscience nationale, pour des raisons historiques précises, faisant de la France une nation républicaine.

    Quant aux citations de Bismarck, je les trouve assez intéressantes, dans le sens ou elles permettent de mieux saisir les intentions qu’avaient les classes dirigeantes du Reich dans la construction d’un Etat social, mais parfaitement hors-contexte si l’on s’intéresse à l’histoire sociale française. En France, la construction de l’Etat social s’est faite à partir de trois moments majeurs dans l’histoire politique et sociale française : 1936, à l’occasion de l’arrivée au pouvoir du Front Populaire, en 1945, avec la libération nationale et la renaissance républicaine et enfin en 1968, suite à la grande grève de mai. Personnellement, je n’oserai pas la comparaison entre Bismarck et les hommes du Front Populaire ni avec ceux du Conseil National de la Résistance, qui arrivent au pouvoir à la Libération. De même, je ne pense pas que la soumission aux « élites politiques dominantes » étaient l’objectif et la volonté profonde des grévistes de 1936 et de 1968. Je ne pense pas devoir avoir recours à des citations issues du programme du CNR ou faites par des hommes qui furent de ces événements pour illustrer ce que je dis.

  • Elections présidentielles en Roumanie : le peuple plus fort que les manœuvres antidémocratiques

    4 décembre 2014 17:54, par Ferghane Azihari

    Mais concédons ce point. L’UE n’a pas le pouvoir de faire avaler des traités aux gouvernements. Là aussi, les démocraties représentatives sont les seules responsables. L’UE ne vous force nullement à rester dans son club. Si votre région est engagée, c’est parce qu’elle est au sein de la France et que la France a la volonté de rester. Demandez donc à la France l’autorisation de vous séparer d’elle :) Pas sûr qu’elle soit aussi compréhensive que l’UE à l’égard de ses membres :)

    En quoi les "dimensions démocratiques et sociales" seraient-elles inhérentes à la France ? La démocratie et l’Etat-providence français n’ont pas toujours existé, le socialisme public ne dépend que de rapports de force à une échelle donnée. Ce qui est offert par les administrations françaises peut l’être par également par des institutions internationales (et vice versa, et c’est pourquoi je me refuse à défendre la cause européenne par l’argument « PAC » ou « Erasmus »).

    Mieux encore, il existe un socialisme qui peut prospérer en dehors du cadre de l’Etat car tout ce qu’il apporte peut également être apporté par la société civile. Car l’Etat ne tire ses ressources que de la société civile. Et pas l’inverse. http://www.contrepoints.org/2014/12/04/190251-la-solidarite-sans-letat#comment-975550




    Enfin, n’oublions pas que les Etats-providences se sont développés contre les solidarités spontanées en vue de conforter le contrôle social des élites politiques dominantes. Donc arrêtons d’embellir son récit si vous le voulez bien. Pour vous convaincre de cette affirmation, permettez-moi de vous citer quelques phrases d’Otto von Bismarck, père de la protection sociale à l’Européenne :

     « Mon idée était de persuader – ou devrais-je dire de corrompre – la classe prolétarienne pour qu’elle voie en l’État une institution sociale érigée pour elle et veillant à son bien-être. » 

    « Celui qui a une pension pour ses vieux jours est bien plus content et beaucoup pus facile à manipuler que celui qui n’a pas une telle perspective. Considérez la différence entre un domestique privé et un domestique de la chancellerie ou à la cour : ce dernier tolèrera bien davantage, parce qu’il attend une pension"

    « Je considérerai que c’est un grand avantage quand nous aurons 700 000 petits retraités tirant leur annuités de l’Etat, en particulier s’ils appartiennent à ces classes qui, autrement, n’ont pas beaucoup à perdre dans un soulèvement et croient à tort qu’ils peuvent réellement gagner beaucoup plus par celui-ci ».

L’Etat providence s’est affirmé pour accroitre la dépendance des masses vis à vis des bureaucraties nationales. Y voir des considérations humanistes et égalitaristes est ridicule.

  • Elections présidentielles en Roumanie : le peuple plus fort que les manœuvres antidémocratiques

    4 décembre 2014 17:53, par Ferghane Azihari

    Vous avez tout à fait raison de déplorer que la construction européenne se fait selon une dynamique « post-démocratique » pour reprendre les dires d’Habermas. Mais cette « post-démocratie » est rendue possible par l’hégémonie d’une gouvernance diplomatique par définition imperméable au contrôle citoyen. Les instances diplomatiques ne rendent pas de comptes aux peuples. C’est pourquoi il faut conférer une dimension parlementaire au processus européen.

    Pour le référendum : bien malin est celui qui arrivera à interpréter les résultats du référendum de 2005. Celui-ci cumulait des revendications souverainistes (au sens positif du terme), sociales, xénophobes (le plombier polonais), anti-chirac ET fédéralistes ! (Des personnalités europhiles comme Maurice Allais ont voté contre).

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