• L’Europe et l’afflux de réfugiés

    Aujourd'hui

    Des milliers de réfugiés venant de Syrie et d’Afghanistan se sont échoués sur l’île grecque de Kos. En Macédoine, des foules paniquées se jettent sur les trains en direction du Nord. L’entrée de l’Eurotunnel à Calais est la scène de véritables drames. Comment l’Union européenne peut-elle surmonter les défis qui découlent de cette vague de réfugiés ? Voici les opinions des rédacteurs en chef d’Allemagne, d’Espagne, du Royaume-Uni et de France.

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Sur le Web

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Derniers commentaires

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    9 août 2015  19:01, par giuseppe marrosu

    @ gaucho et @Alexandre M. : « [En Inde] il ne peut pas y avoir de sentiment national s’il n’y a pas de nation ». L’Inde est une nation et elle ne l’est pas. Elle l’est dans le sens d’entité politique reconnue en dedans et en dehors. Elle ne l’est pas, dans le sens de peuple homogéne avec sa langue, traditions, etc.. Le « sentiment national » dont je parle alors c’est la conscience et l’orgueil d’être tous des Indiens. Compris ? Il y a aussi certes en Inde des « sentiments nationaux » locaux, centrifuges, comme le nationalisme Hindi, l’islamisme du Kashmir et d’autres exemples, mais l’Inde est un pays très pauvre, hétérogene, ayant des traditions hostiles à la démocratie (le système de castes) et une démographie hors controle, et parcouri par des tensions inter-religieuses épouvantable. Et elle est toujours là, après la mort de la Yugoslavie, de l’URSS ou de la Tchécoslovaquie, toujours solide, toujours une démocratie, elle a vaincu sur la faime et la Polio, elle a la bombe nucleaire et elle envoie des sondes sur Mars avec ses propres moyens. Elle n’est pas forte ? Je dis si.

    Pour ce qui concerne le pouvoir de l’UE je suis d’accord avec Alexandre (commentaire 29).

    Pour ce qui concerne la division de pouvoirs je n’ai jamais contesté son importance.

    gaucho : « [en démocratie] Il faut que l’ensemble de ces personnes se considèrent comme un seul corps social » je suis d’acord 100%. Je vous dis que les citoyens de l’Eurozone, et en particuliers ceux des pays qui integrent l’OTAN aussi, sont dejà un seul corps social, car ils sont sujèt aux mêmes problèmes et dangers. S’ils prennaient conscience de cette réalité, l’Europe Unie serait là.

    « Exemple : trouverais-tu démocratique que l’on élise au suffrage universel des représentants qui gouverneraient un territoire regroupant la France et la Chine ? »

    Certainement pas pour la France, car elle deviendrait en pratique une province Chinoise. Ici Alexandre à mon avis a tort car dans une telle union les interêts specifiques Chinoises prevarraient sur les interêts vitales de la France. Dans une démocratie multinationale à l’indienne Il faut que nulle nation élémentaire dépasse le point d’hégemonie sur les autres. Sinon c’est une annexion voire une colonisation (exemple : Ecosse dans le RU).

    Langue commune : « L’U.E est et doit demeurer la meilleure garante de la diversité » je suis d’acord, on ne veut pas une langue UNIQUE, mais une langue COMMUNE pour nous entendre tous :

    Pas de langue commune, pas de débat commune, libre et ouvert. Pas de débat, pas de démocratie. Pas de démocratie, pas d’Europe unie.

    Si il avait une langue commune et des médias communes les grèques et les allemands s’entendraient mieux. On aurait moins de divisions par nationalité et plus de divisions par opinion, et un vrai débat.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    9 août 2015  16:41, par giuseppe marrosu

    « c’est justement parce qu’il y avait un sentiment d’appartenance commune que les italiens ont décidé de s’unir »

    Faux.

    « Les italiens » n’ont jamais « décidé de s’unir ». Et le « sentiment d’appartenance » n’êtait « commune » qu’à des pétites élites qui les dirigéants du Royaume de Sardaigne ont exploité.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    8 août 2015  00:39, par Alexandre Marin

    « Les problèmes de sécurité auxquels est confrontée l’Europe concernent tous les pays européens. » Pour le coup, je ne vois vraiment pas de quoi tu parles."

    Terrorisme, instabilité au Moyen-Orient et en Ukraine, guerres civiles en Syrie, en Lybie et au Nigéria. Piraterie en Somalie et en mer de Chine. Immigration. La France a refusé que l’UE ait une politique propre. Donc, pas de politique européenne en Afrique, la France gère donc ses intérêts toute seule, et résultat, elle est en train de perdre toute son influence face à la Chine et aux USA. On ne peut pas blâmer l’Europe de ne pas faire ce qu’on refuse qu’elle fasse. Si l’UE avait une politique commune, vu que c’est le premier bailleur de fond dans le monde en général et en Afrique en particulier, on aurait une influence prépondérante.

    L’armée, c’est pareil. Le matériel militaire français est obsolète, l’armée manquant de moyens. Pourtant, la défense est le deuxième budget en France. Or, chaque pays investit dans son propre matériel, qui est le même presque partout, et qui est obsolète. Les pays pourraient mutualiser leurs investissement pour éviter de payer plusieurs fois pour les mêmes armes, ce qui reviendrait à baisser le coût de la défense, tout en concentrant les fonds disponibles dans du matériel moderne et de qualité.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    8 août 2015  00:38, par Alexandre Marin

    « L’UE ne produit rien, c’est une pompe aspirante et refoulante. »

    Elle ne l’est ni plus ni moins qu’un gouvernement national, qui aspire des impôts. La différence est que l’U.E ne peut pas prélever directement des impôts, donc ce sont les Etats qui donnent l’argent.

    Je n’ai jamais nié qu’il pouvait y avoir des intérêts divergents. Je dis que nos intérêts convergents sont nettement plus importants que nos intérêts divergents. C’est parce qu’on peut faire valoir ensemble nos intérêts convergents qu’éventuellement des divergences peuvent s’exprimer. Si on ne défend pas ensemble nos intérêts convergents, on n’arrivera pas à les défendre seul, et on ne pourra absolument pas défendre les intérêts qui éventuellement nous sépareraient des autres pays.

    Je prends l’exemple de l’agriculture. La France est la première bénéficiaire de la PAC. Certes, en matière d’agriculture, les Européens n’ont pas toujours les mêmes intérêts. Pourtant, sans la PAC, il n’y aurait plus d’agriculture en Europe. C’est parce qu’on a un intérêt commun à garder la PAC, qu’on peut faire valoir des intérêts divergents. Mais sans la PAC, l’agriculture européenne serait presque inexistante, et donc plus d’intérêts divergents.

    « les britanniques ont une relation privilégié avec les USA à cause de la fraternité anglo-saxonne » : depuis l’époque de Churchill, de De Gaulle, et de Roosevelt les réalités ont changé, et le monde a évolué. Les Britanniques ne pèsent rien sans l’UE, et s’ils quittent l’Union, ils s’isolent. Désormais les USA traitent directement avec l’UE qui est leur partenaire commercial.

    « la France et l’Italie ont eu des partis communistes importants, ce qui a créé une culture assez sceptique envers les USA ». Il y a longtemps que ces partis ont quasiment disparus. Quant à la culture assez sceptiques, la France a toujours été assez pro-américaine depuis de Gaulle. D’ailleurs, un des partis communistes les plus puissants d’Europe était situé en Angleterre.

    « La France a été gouvernée et marquée par De gaulle, ce qui rend les français assez anti-atlantistes Sur l’agriculture ». Là aussi, les temps changent, et les réalités et modèles agricoles ne sont plus du tout les mêmes. Même si l’Europe a développé au cours des années 1980, un modèle agricole différent de celui des Etats-Unis en vue de concurrencer les Américains dans les exportations agricoles. Vu qu’aucun pays seul ne pouvait concurrencer les USA, les Européens ont décidé de s’unir dans ce projet.

  • Henri Frenay et le fédéralisme de la Résistance (1941-1945)

    4 août 2015  09:39, par Frénay

    Veuillez excuser les fautes d’orthographe. Notamment lire : cryptocommunisme entre autres. Merci.

  • Henri Frenay et le fédéralisme de la Résistance (1941-1945)

    4 août 2015  09:37, par Frénay

    Merci pour votre article.vous avez le courage de ne pas nonobster et omettre le nom et les rôles importants que H. Frénay a pris dans la résistance intérieure et la construction de novo de l’ Europe et d’une Europe fédéraliste. Sauf erreur de ma part, H. F. , après avoir démissionné de l’armée frznçaise et être rentré en clandestinité, aurait bien été le premier initiateur des mouvements de résistance intérieure et de la propagande antinazie avec d’abord la diffusion de simples tracts puis la création de Combat. Il a effectivement été diffamé et suspecte d’avoir participé à l’ arrestation de Jean Moulin, lui même par ailleurs suspecte de cryoyocommunisle, entre autre faits. Vous dites "aux côtés de J. M. dépèché par C. De Gaulle, hors du territoire, pour Federer les mouvements de résistance intérieure. Mais la phrase pourrait aussi bien être tournée à l’ inverse, J. M. au cotes de H. F. . Car l’un sans l’autre ne pouvait pas aboutir. H. F. Avait immédiatement souscrit à l’ appel de CDG et s’ était mis à sa disposition pour coordonner l’ organisation de la libération de la France avec les forces alliées et l’armée régulière. H. F. avait su créer des liens avec les Américains et obtenir des financement pour les maquis qui manquaient d’ armement ; il semble que ces financements ne soient pas parvenus et que les maquis en furent affaiblis. Je voudrais bien avoir des éléments de réponse au fait constaté suivant : H. Frénay est presque constamment omis dans les livres d’histoire et l’enseignement de l’ éducation nationale pour ces 2 rôle majeurs, des médias lorsqu’ils parlent de la résistance intérieure et de l’ Europe, du discours des politiciens de la période post-après guèrre à nos jours ( A. Malraux, C. De Gaulle et sans doute d’autre parmi leurs contemporains le citaient). Ceux qui ont suivi, se prétendent de l’influence de C. De Gaulle dans ce qui a été nommé de façon doctrinale le gaullisme, on ne sait plus très bien par surl lien actuellement, ne citent pas ce précurseur, discret mais pas modeste, qui avenir décliné la proposition de rémunérations, marquent là son caractère désintéressé et un certain sens du patriotisme et de l’ honneur. Merci de me répondre si vous aviez des explications à ce fait troublant.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    4 août 2015  02:05, par El gaucho francés

    "Quant aux programmes étudiants, si on a besoin pour ça de supra-nationalité. Le conseil européen, c’est-à-dire les chefs d’Etats voulaient supprimer Erasmus, c’est le Parlement qui a du se battre pour conserver ce programme." Cela veut dire que l’on ne VEUT pas mais on le PEUT. "Et beaucoup de personnes, notamment des jeunes issus de quartiers ou de régions en difficulté n’ont pas les moyens d’effectuer des séjours à l’étranger, et les programmes européens sont leur unique moyen de voyager." Mais qui donne l’argent, à ton avis ? L’UE ne produit rien, c’est une pompe aspirante et refoulante. On comprend alors que les Etats soient réticents, vu que ce sont eux qui paient.

    "Et puis qui a dit que les peuples avaient un intérêt divergent ?" Crois-tu vraiment qu’il est possible que 28 peuples aient tout le temp et sur tous les sujets les mêmes intérêts ? Bien sûr que non, c’est pourquoi ce que l’on fait, c’est des coopérations internationales sur des sujets précis.

    "Et puis qui a dit que les peuples avaient un intérêt divergent ?" Vraiment : _les britanniques ont une relation privilégié avec les USA à cause de la fraternité anglo-saxonne. D’ailleurs, quand De Gaulle a reproché à Churchill de s’alogner sur Roosevelt, Churchill a répondu "entre le continent et le grand large, nous choisirons toujours le grand large" _les pays de l’est, et les pays baltes encore plue en tant qu’anciennes républiques socialistes et soviétiques, veulent se détacher le plus possible de l’orbite russe et veulent donc se rapprocher des usa _pour appuyer la guerre en Irak "La première est la Lettre des Huit diffusée le 29 janvier et signée par l’Italie, l’Espagne, le Portugal, le Royaume-Uni, le Danemark, la Pologne, la Hongrie et la Tchéquie. Celle-ci rappelle notamment que « le lien transatlantique est une garantie de notre liberté. Grâce au courage, à la générosité et à la perspicacité américaine, l’Europe a été libérée des deux formes de tyrannie qui dévastèrent notre continent au vingtième siècle : le nazisme et le communisme. »" (https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Irak) _la France et l’Italie ont eu des partis communistes importants, ce qui a créé une culture assez sceptique envers les USA _La France a été gouvernée et marquée par De gaulle, ce qui rend les français assez anti-atlantistes Sur l’agriculture, _les pays scandinave sont de gros importateurs _la France est traditionnellement le "grenier de l’europe" (avec l’ukraine mais qui est hors UE) Sur l’énergie _la Pologne l’a autorisé _La France l’a interdit _... Je pourrais continuer longtemps mais ça me paraît suffisant pour montrer que les intérêts des peuples européens sont complètement divergents.

    "Les problèmes de sécurité auxquels est confrontée l’Europe concernent tous les pays européens. " Pour le coup, je ne vois vraiment pas de quoi tu parles.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    2 août 2015  00:28, par Alexandre Marin

    Mais en terme de poids économique dans le commerce mondial, on n’est rien. On est derrière les U.S, la Chine, l’Inde, le Japon, la Russie, le Brésil. On est même passé derrière la Californie, et on est en train d’être dépassés par la Corée du Sud. L’Allemagne, c’est pareil, elle n’est rien non plus. Dans 30 ans, plus aucun pays européen ne sera au G8

    Aucun pays n’a de poids économique dans le commerce mondial pris individuellement. L’U.E est la première puissance mondiale en terme de PIB et de poids économique.

    La France a certes le deuxième réseau diplomatique au monde, mais ça correspond à une réalité du passé, vu qu’on n’a pas changé notre réseau depuis la III° république. Ca ne dit rien sur notre puissance actuelle, condamnée à peau de chagrin. Elle n’a plus de politique étrangère car elle n’a plus de puissance donc elle ne fait que se positionner par rapport aux grandes puissances, et le plus souvent, mais pas systématiquement, elle se range du côté américain. L’U.E n’a rien à voir là-dedans et ne la vassalise absolument pas, étant donné qu’elle n’a pas de politique étrangère.

    Si la France perd de l’influence en Afrique, c’est parce qu’elle ne peut pas affronter la puissance chinoise, ce que l’Europe pourrait faire, et fait à travers sa politique d’aide au développement.

    Si la France ni aucun pays européen n’ont de véritable politique étrangère autonome, c’est à cause de leur faiblesse individuelle, l’U.E n’y est strictement pour rien. La preuve de cette faiblesse était la crise du canal de Suez, et la décolonisation. Depuis, individuellement, les pays européens ne sont plus écoutés. Donc, même si on a des intérêts divergents, ça ne sert à rien de s’en servir pour dire que la politique étrangère est un mythe, si on ne peut même pas faire valoir ces divergences. Or, nos intérêts sont convergents sur tous les grands dossiers du monde.

    Le monde se souciera de l’U.E quand l’U.E parlera d’une seule voix.

    Quant à l’Irak, la majorité des pays étaient pour, mais la majorité des opinions publiques étaient contre. Si on considère que l’Europe doit être gouvernée par les Etats, en effet, ta logique est la bonne, mais si on considère que l’Europe doit être gouvernée par un gouvernement européen, et que le Parlement doit donner son aval à l’entrée en guère, là, tu as tort, le Parlement européen était opposé à la guerre en Irak. Mais l’Europe est, hélas, gouvernée par les Etats.

    Enfin l’OTAN et l’UE ne sont pas les deux faces d’une même pièce, tous les pays de l’UE ne sont pas dans l’OTAN.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    2 août 2015  00:26, par Alexandre Marin

    La Suisse, la Norvège s’en sortent bien, mais ils sont dans l’espace de libre circulation, et ils sont soumis aux normes commerciales européennes, et leur économie dépend de la bonne santé économique de l’U.E. Economiquement, ils participent à toutes les politiques économiques de l’U.E et sont affectés par leurs conséquences. La Suisse n’a même pas osé remettre en cause les accords de la libre circulation qui la liaient à l’UE, de peur pour son économie. Les Suisses ont d’ailleurs voté au cours d’un référendum contre une rupture des liens commerciaux avec l’UE, quitte à renoncer aux quotas d’étrangers européens présents sur leurs territoires.

    « la suisse brade-t-elle les acquis ? » La Suisse devra brader ses acquis si elle sort de l’espace de libre circulation.

    La bonne santé de la Suisse et de la Norvège dépend donc de l’UE.

    Quant aux programmes étudiants, si on a besoin pour ça de supra-nationalité. Le conseil européen, c’est-à-dire les chefs d’Etats voulaient supprimer Erasmus, c’est le Parlement qui a du se battre pour conserver ce programme. Et beaucoup de personnes, notamment des jeunes issus de quartiers ou de régions en difficulté n’ont pas les moyens d’effectuer des séjours à l’étranger, et les programmes européens sont leur unique moyen de voyager.

    Et puis qui a dit que les peuples avaient un intérêt divergent ? Justement, face à TAFTA, dans nos relations avec les grandes puissances, nous avons tous les mêmes intérêts. Les problèmes de sécurité auxquels est confrontée l’Europe concernent tous les pays européens. Les Américains se désengagent de l’OTAN : qui assurera la défense du continent quand ils ne seront plus là ? Seule une armée commune en sera capable.

    Idem pour l’environnement, pour les questions de protection sociale, et de protection des consommateurs. Le tissu économique de l’Europe est fait de petites entreprises, de l’Espagne à la Pologne, et elles ont les mêmes besoins de protection et de développement dans le contexte de la mondialisation. Certes les Européens ont des intérêts divergents comme les Français et les Paris. Mais ces divergences sont secondaires par rapport à nos intérêts convergents.

    « Je rappelle que la France est la 5ème puissance économique mondiale. » En terme de PIB, oui ! La France est un des pays dans laquelle la qualité de vie est l’une des meilleurs au monde, je ne le nie pas. L’Europe en générale est le continent le plus prospère.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    1er août 2015  23:56, par Alexandre Marin

    « Si, l’Europe ne fait pas d’audience. »

    Si on doit s’en tenir à ce qui est diffusé pour en déduire ce qui fait audience, alors ce qui intéresserait le plus les Français serait de savoir si J-M Le Pen va, ou non être expulsé du FN. Les programmateurs ont dit "ça va pas marcher avant d’essayer. Ils n’ont certes pas été recrutés pour leur imagination et l’originalité n’est pas la qualité première de leur programme.

    Mais si on s’en tient à la Grèce, on en a parlé longuement le mois dernier, et elle semblait intéresser les gens. Or, c’était un des éléments clés du débat des cinq candidats. Cela voudrait dire que l’année dernière, les gens n’avaient cure de la crise grecque ? Je n’en suis pas sûr.

    Non, c’est justement parce qu’il y avait un sentiment d’appartenance commune que les italiens ont décidé de s’unir. Relis ton histoire de l’Italie, le sentiment d’appartenance commune ne dépassait pas Florence et quelques élites des cités du nord de l’Italie. Le vote sur l’unité italienne au sud a été truqué, la majorité des Italiens était constituée de paysans n’ayant quasiment jamais quitté leurs villages de leurs vies. Et il n’y avait rien en commun entre un paysan ou un citadien « moyen » de la région de Venise et un autre de la région de Naples.

    Quant aux bonnets rouges, ils étaient opposés à l’écotaxe car ils considéraient qu’elle mettait en danger l’économie bretonne, il y a bien une opposition entre l’intérêt, réel ou supposé, de l’industrie locale et l’intérêt national dans ce cas.

    « je ne compte pas mettre un dome infranchissable au dessus de la France : nous continuerons à commercer avec les autres pays »

    Je n’ai pas dit le contraire, mais en mettant fin à la libre circulation, de fait, vous restreignez le commerce, et si du temps de l’UE les principaux partenaires commerciaux de la France étaient situés dans l’UE, les premiers partenaires d’une France hors de l’UE seraient les grandes puissances économiques, c’est-à-dire les USA, la Chine, le Brésil, et non les autres pays européens, sauf si l’UE subsiste après notre départ. Quant à l’article 63 du TFUE, ils ne concernent que les restrictions aux paiements nullement la libre circulation des capitaux et des marchandises.

  • L’Union européenne, un acteur moteur pour le bio ? (3)

    1er août 2015  12:42, par Bernard Giroud

    On parle donc beaucoup, ces temps-ci, sur le taurillon du bonheur d’être en "Vert’, par contre un peu moins de la bataille, j’allais presque dire désespérée, des paysans et éleveurs français contre le diktat "libéral" de la "grande distribution".

    Il y adonc de moins en moins de paysans éleveurs laitiers ou autres.Le sujet semble en effet moins brillant et moins consensuel pour bon nombre de nos concitoyens .Ils ignorent ou veulent ignorer, à quel point cette jeunesse et (moins jeune) au travail dans les champs est à la foi courageuse, travailleuse, persévérante, et comme je l’ai dit précédemment, parfois désespérée dans le contexte actuel.

    De quoi s’agit-il ? Tout simplement d’une bataille de titans entre un monde encore directement responsable économiquement de sa profession, capable de se dépasser dans sa « Coopération avec la Création. » et une espèce de prédateurs économiques, que je qualifierais d’irresponsables dont les vues courtermistes ne peut semer que le désert de l’emploi là ou elle exerce.

    L’opposition frontale actuelle entre la production française et celle conduite par l’Allemagne avec d’ancienne structures d’Allemagne de l’est, est un jeu bien connu depuis plus de 50 ans de ce qu’on appelle la politique agricole commune européenne.

    En fait cette politique n’a rien de commun ; Elle le champ libre, plus que jamais encore aujourd’hui à l’individualisme et à la "démerde" de machines financières qui n’ont guère le souci des grands équilibres et de la pérennité la plus basale de la vie en commun.

    Faire se battre sur le marché ( et non pas pour servir) des corporations entières les unes contre les autres par une concurrence libre et faussée est la base de ces hydres financières.

    La productivité, c’est-à-dire le souci de l’économie de moyens et celle de la qualité du produit n’ont rien à y gagner ; mais le bas de laine des actionnaires de l’hydre oui… !

    Autrefois, c’étaient les montants compensatoires monétaires, et les importations sans restitutions de matières premières agricoles qui lançaient les différences,, aujourd’hui ce sont les travailleurs entre eux , dans la même zone euro payés à deux ou trois euros de l’heure, polonais ou tchèques , ou autres , bien contents de trouver un peu de travail, dans ces pays en construction de cinquante ans de retard.

    C’est encore un moyen pour l’hydre de faire enfler le bas de laine.

    Allons nous supporter encore longtemps que ces monstres-hydres sans contrôles fassent disparaitre la liberté, le gout de vivre et celui de se dépasser dans nos pays ?

    Pour ma part j’ai choisi, et c’est les raisons pour lesquelles la « Vieille garde » appuiera ces manifestations en ces jours.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    31 juillet 2015  21:37, par El gaucho francés

    « Si la France sort de l’UE, elle devra aussi renoncer aux normes de protection des consommateurs, qui sont des normes créées par l’UE. » Ces normes ont été retranscrites en droit français et existeront donc toujours après notre sortie de l’UE.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    31 juillet 2015  21:37, par El gaucho francés

    « Ayant rétabli les frontières économiques, vos partenaires économiques principaux seront les grandes puissances émergentes dont vous serez dépendants et qui en profiteront pour faire pression sur vous pour que vous bradiez vos normes fiscales, sociales, environnementales, sanitaires, etc. et pour que vous laissiez s’installer leurs multinationales, faute de quoi elles cesseront leurs échanges avec vous et vous serez asphyxiés économiquement. » Le fameux arguments de « la France est trop petit ». Je te citerais un proverbe : « tu peux tuer un éléphant pour t’en faire un sac mais que trouveras-tu à mettre dedans ? » Il ne sert à rien de créer des choses titanesques si on n’en a pas l’utilité. Ici, on créer une entité supranationale mais comme tous les peuples ont des intérêts nationaux divergents, chaque peuple ne peut pas utiliser cette entité pour défendre ses intérêts. Je rappelle que la France est la 5ème puissance économique mondiale. Si la France est trop petite, que font les 192 pays du monde plus petits que nous ? Il n’existe aucune corrélation entre la taille d’un pays et sa prospérité http://pdf.lu/gZbP

    Sur ce que l’on brade, j’ai démontré précédemment que c’est justement maintenant que l’on brade tous les acquis. Encore une fois, la suisse brade-t-elle les acquis ?

    « Sur les dossiers du monde, comme l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Iran, ou le Tibet une France hors de l’UE n’aurait pas de poids suffisant pour se faire entendre, et n’aurait pas son mot à dire pour défendre ses valeurs, sa sécurité et ses intérêts stratégiques. » C’est une contre-vérité, la France est vassalisée par l’UE aux intérêts des Etats-Unis. Pour avoir vécu 6 mois hors de l’UE, je peux témoigner que l’UE est vue comme la vassale des USA. La politique étrangère de l’UE est un mythe car chaque pays a ses intérêts propres et la France a le 2e réseau diplomatique mondial, qui ne changera presque pas avec la sortie de l’UE. Je signale que la grande majorité des pays de l’ue étaient pour la guerre en Irak. En conséquence, s’il y avait eu une diplomatie commune, les soldats français auraient été obligés, contre l’avis du peuple auquel ils ont le devoir sacré d’obéir et d’apporter protection, d’aller bombarder des irakiens et mourir pour rien.

    Sur l’Afrique, on perd de plus en plus d’influence justement à cause de notre alignement euro-atlantiste et de notre abandon de la francophonie. Sur le Moyen-Orient, écouter l’interview de Bachar El-Assad pour comprendre que la France ne fait plus entendre sa voix. Sur le tibet, on s’est complètement aligné sur les états-unis. Sur la sécurité, l’otan et l’ue (qui sont les 2 faces d’une même pièce) nous entraîne vers une confrontation, qui pourraient déboucher sur la guerre, avec la Russie contre les intérêts fondamentaux du peuple français.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    31 juillet 2015  21:29, par El gaucho francés

    "Ce n’est donc pas que ça n’intéresse personne" Si, l’Europe ne fait pas d’audience. http://unioneuropeenne.blog.lemonde.fr/2014/04/10/schulz-vs-juncker-demandez-le-programme/ Je ne connais pas le cas de l’Italie mais en France, l’audience a été négligeable. Ils n’en parlent même pas dans cet article : http://braindamaged.fr/2014/05/16/audiences-france-du-15-mai-2014-

    beau-demarrage-pour-falco/ J’ai moi-même regardé le débat et je dois dire que je me suis ennuyé.

    "l’Italie a quand-même réussi à s’unir, et les cités et campagnes italiennes étaient des oeufs incassables" Non, c’est justement parce qu’il y avait un sentiment d’appartenance commune que les italiens ont décidé de s’unir.

    "« En France, en tout cas, les gens se considèrent comme un seul groupe national et il n’arrive jamais que des régions opposent l’intérêt local à l’intérêt national. » Excepté pour le cas des bonnets rouges bretons ou pour celui des nationalistes corses." Les bonnets rouges ont certes repris une symbole breton mais cela ne constituait pas une opposition de la région face au pays mais une opposition à une politique, que des partis nationaux ont soutenu. De même, les bretons dans leur ensemble n’étaient pas contre l’écotaxe. Quant aux séparatistes corses, j’ai discuté récemment avec un corse. Selon lui, les séparatistes seraient des mafieux qui veulent l’indépendance pour se débarasser de la police française.

    "De petits et moyens entrepreneurs néerlandais, italiens, ou anglais pouvaient étendre une partie de leur activité de leurs activités en France, et vice-versa" Rassurez-vous, je ne compte pas mettre un dome infranchissable au dessus de la France : nous continuerons à commercer avec les autres pays, avec des actions nationales certes. Empêcher le commerce ne va ni dans le sens de l’intérêt national français ni dans celui de l’intérêt national des autres pays. Nous n’avons donc aucune raison d’arrêter notre commerce. Si (ou plutôt quand) le Royaume-Uni sortira de l’UE, veux tu que nous cessions tout commerce avec eux ? Enfin, regarde la suisse et la norvège, ce sont les pays qui se portent le mieux en Europe. D’ailleurs, si l’on sort, les autres pays de l’UE, en vertu de l’article 63, ne pourront pas nous empêcher d’accéder à leur marché.

    "Idem pour les personnes, les outils européens, certes imparfaits, pouvaient permettre aux jeunes d’avoir une expérience loin de chez eux, alors qu’ils n’auraient pas toujours pu le faire si l’U.E n’avait pas existé" De 1, moi je suis allé faire une expérience hors ue, ce n’était pas si compliqué. De 2), il est probable que l’on reste dans les programme étudiants, il n’y a pas besoin de supranationalité pour ça.

  • Dépasser l’Union européenne : le nécessaire choc démocratique

    31 juillet 2015  11:06, par Alexandre Marin

    Quand vous avez un budget limité à 1% du PIB des Etats-membre, difficile de faire une politique sociale. Mais c’est la commission qui a mis en place la garantie jeunesse pour lutter contre le chômage des jeunes, l’école de la seconde chance, qui permet la réinsertion scolaire de jeunes qui ont déserté l’école, qui investit dans des programmes de mobilité pour des jeunes issus des quartiers et des régions défavorisées qui ont été quasiment désertés par l’Etat et les services publics depuis les années Mitterand. Les Etats ne freinent pas l’Europe sociale, mais ils refusent d’apporter les fonds nécessaires à la rendre efficace.

    Certes, tout n’est pas parfait. La proposition de 2008 visait à autoriser les Etats-membre à augmenter la durée du travail jusqu’à 60 heures hebdomadaires. Je rappelle toutefois qu’à cette époque, comme aujourd’hui, la majorité des gouvernements d’Europe sont à droite, que les commissaires sont majoritairement de droite, et que le PPE est toujours le groupe majoritaire. Cela dit, le Parlement a bloqué, ce qui casse le stéréotype de parlement croupion ou de chambre d’enregistrement qu’on lui prête.

    La directive du travailleur détaché a été adoptée à la fin des années 1990, avant l’entrée des pays de l’Est, quand on l’U.E avait encore 15 états-membres.

    Ce texte permet aux travailleurs qui travaillent dans un autre pays de bénéficier des prestations sociales de leurs pays d’origine. Certes, il y a des abus, mais je rappelle que sur ce terrain la France est gagnante, puisque 175 000 Français sont détachés dans d’autres pays européens contre 145 000 travailleurs détachés en France, et pas seulement venus des pays de l’Est.

    La quasi-totalité des abus de travailleurs détachés viennent du secteur du BTP. Et la Commission européenne a pris des mesures de contrôle des entreprises de ce secteur employant des travailleurs détachés.

    Quant à l’austérité au Portugal, en Espagne, et en Grèce, c’est l’eurogroupe, c’est-à-dire les Etats qui l’ont imposé. Ces pays continuent de bénéficier des aides régionales européennes qui ont énormément contribué à développer leurs infrastructures et leurs industries. Ce ne sont pas les lobbyies qui imposent l’austérité, les services publics nationaux, les syndicats, et les ONG sont aussi des lobbyies et les ONG ont bonne presse car elles sont vues comme défendant une cause de manière désintéressée.

  • « Non » au Grexit, « Oui » à une véritable Union économique et politique

    31 juillet 2015 10:10, par Hervé Moritz

    Dernier point, l’Europe n’impose rien et surtout pas dans la crise de la zone euro, puisque sa gouvernance est le fruit d’un strict système intergouvernemental. Les Etats y sont tout puissants, y font la guerre et rivalise de chamailleries. Qui peut représenter au mieux l’intérêt de l’ensemble des citoyens européens ? Pas que des citoyens, grecs, allemands, finlandais ou espagnols... Une instance supranationale et non un agrégat de représentants nationaux. Pour mettre fin à des négociations belliqueuses, il faut renforcer la voix d’instances conciliatrices, dont la Commission européenne (qui n’a pas de pouvoir de décision, je le rappelle, donc les technocrates de Bruxelles qui imposent ça n’existe pas, puisque le Conseil doit approuver) et un éventuel Parlement de la zone euro.

  • « Non » au Grexit, « Oui » à une véritable Union économique et politique

    31 juillet 2015 10:04, par Hervé Moritz

    Je maintiens mes propos. Et je rappelle qu’aucun ministre n’est élu ministre, y compris en France. Ils n’ont donc pas plus de légitimité qu’un commissaire européen, alors que vous semblez les aligner sur des plans de légitimité différents. Je rappelle aussi que le président de la Commission a été investi par la majorité au Parlement européen, élu directement par les citoyens européens. C’est donc une élection présidentielle indirecte, ce qui a nourri la démocratie de plusieurs pays y compris la France jusqu’à la réforme de la Ve République.

    Dans les journaux, il est bien question d’une réforme de la gouvernance de la zone euro. Et la France ne s’est pas démenée pour sauver la Grèce, pour ensuite la laisser sur le carreau lors d’une phase d’intégration renforcée de l’Eurozone. La réforme de la gouvernance, c’est changé les méthodes de décision, notamment en interrogeant la légitimité démocratique des mesures prises par les conseils européens successifs pendant la crise et l’efficacité de ces réunions. Il s’agit d’établir un gouvernement de l’Eurozone, une meilleure intégration politique qui doit permettre de mieux diriger les éléments issus de l’intégration économique de la zone, certains parlent même d’une intégration sociale renforcée en cas de gouvernance politique plus forte.

  • L’Union européenne, force de résistance face à la Russie ?

    30 juillet 2015  11:00, par Alexandre Marin

    "Le parlement européen n’est composé qu’à 10% d’eurodéputés français donc si les autres peuples l’approuvent, l’on risque de le ratifié contre l’avis des français."

    Les seuls qui s’opposent au TAFTA sont les écologistes et la gauche radicale. Les socialistes et la droite l’approuvent, y compris chez les Français. Le vote sur le TAFTA ne sera pas une question de nationalité, mais d’appartenance à un groupe politique. Si les groupes politiques principaux du Parlement européen l’approuvent, il sera ratifié contre l’avis des Français, Allemands, Néerlandais et autres européens qui seront écolos ou de gauche radicale, mais pas contre l’avis d’un peuple en particulier.

    Certes, il faut les 2/3 des voix pour une motion de censure, mais ça n’a pas empêché le Parlement européen de pousser la commission à la démission en 1999. C’est quand la dernière fois que l’Assemblée Nationale a censuré le gouvernement ?

    « La grande majorité des pays qui sont entrés dans l’U.E sont entrées à l’issue d’un référendum favorable (Suède, Espagne, Royaume-Uni, etc.). » En tout cas, ce n’est pas le cas de la France.

    La France a voté oui au traité de Rome, donc elle approuvait sa participation à la Communauté européenne.

    Quant à Sarkozy, il représente les Français, d’accord, mais vu qu’il proposait de ratifier le traité de Lisbonne en le faisant voter par les députés, et qu’il a été élu, comment être sûr que les Français n’avaient pas changé d’avis sur la constitution européenne. De même, si vous arrivez au pouvoir, vous considérerez qu’on vous a élu pour sortir la France de l’UE. Si on suit votre raisonnement, vous serez contraint d’y rester vu que les Français ont approuvé le traité de Rome et le traité de Maastricht.

    "« Quels sont ces règles honnies par les peuples européens leurs sont imposées malgré leurs refus ? » farines animales, OGM, immigration, interdiction des restrictions aux mouvements de capitaux,..."

    Les farines animales et les OGM, l’UMP et une partie importante des socialistes à l’Assemblée Nationale y sont favorables et l’interdiction de la restriction des mouvements de capitaux a été voulue par les Français qui ont voté oui au traité de Maastricht.

    L’immigration n’est pas une politique européenne. Ce qu’a demandé la commission concernait l’accueil des réfugiés, obligation internationale issue de la convention de Genève de 1951 que la France a ratifiée. La commission a demandé que la prise en charge des demandes d’asile politique ne soient pas exclusivement pris en charge par les pays où arrivaient les réfugiés, c’est-à-dire l’Italie et la Grèce, mais soit répartie équitablement entre les pays européens, pays qui étaient libres de refuser ou d’accepter la demande d’asile selon leurs propres critères. La France sort gagnante de la proposition, vu que ça lui enlève des dossiers à traiter.

  • Dépasser l’Union européenne : le nécessaire choc démocratique

    30 juillet 2015  10:42, par tralilou

    Je cite : « Sur le droit du travail et la sécurité sociale, les intitutions communautaires n’ont aucun pouvoir du fait des traités signés par les Etats. La Commission européenne a cependant essayé à de nombreuses reprises d’adopter des initiatives dans le sens d’une Europe plus sociale, mais elle a toujours été bloquée par la France au début, puis par l’Allemagne et le Royaume-Uni ».

    Donc ce sont les Etats membres qui freineraient cette Europe sociale tellement voulue par la Commission ?

    Pourtant, juste 2 exemples, c’est en 2008 que cette Commission Européenne, si « sociale », propose d’augmenter la durée hebdomadaire de travail jusqu’à 60h... C’est le Parlement qui a rejeté ce texte et maintenu la durée maximale de référence à 48h. J’ajoute que cette proposition de directive de casse sociale était soutenue par le PPE...personne ne s’en étonnera.

    Autre exemple plus récent de la Commission Européenne, si soucieuse de (casse) sociale : la directive travailleur détaché, qui ne fait qu’aller plus avant vers le moins disant social, puisque poussant à une concurrence entre salariés vers l’appauvrissement, et poussant à une précarisation encore plus grande... Là encore, les députés du PPE ont voté oui comme un seul homme...

    Vraiment, oser dire que la Commission Européenne est « sociale » et que ce sont les Etats qui freinent des 2 pieds a quelque chose d’assez surprenant.

    Le vrai problème, c’est que l’UE, enfin les autocrates de Bruxelles soumis et vendus aux lobbys, est antisociale. Regardez ce qui se fait en Grece, en Espagne, au Portugal...recul des droits sociaux, recul des retraites, recul des salaires, pour le seul profit de quelques uns. C’est bien plutôt ça le social version Commission.

  • « Non » au Grexit, « Oui » à une véritable Union économique et politique

    30 juillet 2015  09:06, par tralilou

    Vous dites : "Si un Parlement de la zone euro est créé, il faudra une révision des traités ou la signature d’un nouveau traité". Ben pourquoi ? Je veux dire, il y aurait bidouillage de traités, mais le Dogme euro restera.

    Par contre là où je ne vous suis plus, c’est quand vous refusez l’idée proposée par Hollande d’une eurozone restreinte. Vous voyez donc ce changement avec tous les pays de la zone euro ? Mais alors, a quoi sert cette modification ? En effet, pourquoi changer les traités, puisqu’il existe déjà des mécanismes de décision : en effet en cas de blocage de l’eurozone (où chaque pays a 1 voix quel que soit son poids les décisions se prenant à la majorité absolue), il y a alors réunion de l’eurozone et du MES : chaque pays à un poids qui correspond à sa contribution au MES, et les décisions se prennent à la majorité relative.

    Quand au refrain de mettre le politique au coeur de l’Europe, dites moi si je me trompe : l’eurozone est constitué par les ministres de finances de la zone euro. Ce sont des gens élus, politiques, qui n’ont rien à voir avec les autocrates bruxellois. A moins d epenser que la voix d’un ministre membre d’un gouvernement élu serait moins "démocratique" que celle d’un député ? De même, la Commission a certes un grand rôle, mais aucune décision n’est prise sans l’accord de tous les chefs d’Etats (le Conseil) et il me semble que là encore, on a du politique et de la démocratie.

    Le vrai problème est que les hommes politiques, députés, chefs d’Etat se couchent devant la volonté ultralibérale de l’Europe, acceptent tout, et prétendent dans leur pays que c’est l’Europe qui m’oblige. Le jour où les hommes politiques seront enfin dignes de ce nom, ils diront simplement Non aux décisions qu’on veut imposer. Un exemple : la directive travailleurs détachés, acceptée par tous les gvt, qui devant le tollé créé, ont tous dit "c’est pas nous, c’est l’UE" : lâches et menteurs en plus.

    Dernier point, vous écrivez : "le « dogme euro » (auquel je ne crois pas, puisque tous les pays ont enfreint les règles sans aucune sanction à la clé) " : vous devriez dire cela à Chypre, à l’Espagne, au Portugal, à la Grece...à mon avis ils n’ont pas cette même approche

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