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Croatie : histoire politico-économique du vingt-huitième État membre de l’Union européenne
Tout auteur ayant l’ambition d’être lu par un grand nombre de lecteurs leur doit, ne serait-ce que pqr respect, un minimum d’exactitude dans les informations qu’il leur destine. Or votre article est truffé d’erreurs factuelles quasiment à chaque phrase, sans parler de l’orthographe (on écrit Premier ministre, et non pas Premier-Ministre !).
Voici quelques exemples, à ajouter aux commentaires déjà publiés :
« L’arrivée au pouvoir d’un courant d’extrême droite en 1991 ». (sic)
Jamais l’extrême droite n’a été au pouvoir en Croatie.
La Croatie s’est dotée d’un gouvernement de centre-droit en 1990, et non en 1991, et, lorsque la Serbie et l’armée yougoslave ont lancé leurs troupes à l’assaut de la jeune démocratie croate, celui-ci a été remanié en Gouvernement d’union nationale, rassemblant des personnalités croates de toutes les sensibilités politiques, à l’exception notable de l’extrême droite, qui au plus fort de la guerre n’a culminé qu’à 6% dans les enquêtes d’opinion. Dans beaucoup d’autres pays d’Europe le score de l’extrême droite est bien plus élevé sans qu’ils soient pour autant aussitôt considéré comme des pays d’extrême droite. Peut-être avez-vous confondu avec le parti radical serbe, considéré comme ultra-nationaliste et dont le président, Vojislav Seselj, qui a obtenu 49% des suffrages au second tour de la présidentielle en 1997, est actuellement jugé pour crimes contre l’humanité à La Haye. Très populaire en Serbie, le Parti radical serbe fut la figure de proue de l’extrême droite européenne puisqu’il a représenté un tiers des sièges au Parlement serbe de 1992 à 2012 (excepté entre 1993 et 1997 et entre 2000 et 2003 où cette proportion fut divisée par deux). Avant de fonder le Parti progressiste serbe en 2008, le président actuel de la Serbie, Tomislav Nikolić, fut entre 2003 et 2008, par trois fois le candidat présidentiel du Parti radical serbe, ayant atteint au second tour 48%, 31% et 40% des suffrages.Depuis la réforme constitutionnelle de 2001, la Croatie n’est plus une république de type semi-présidentiel.
Le parlement croate n’est pas composé de deux chambres, comme en France, mais d’une seule. la Chambre haute a été supprimée en 2001. Nous sommes en 2013…
Le parti social-démocrate croate n’est pas le SPH, mais le SDP.
Le portrait économique du pays est un peu superficiel : l’industrie ne se porte pas si bien que ça. L’agriculture non plus.
La Croatie ne dispose pas de « 4000 kilomètres de terres s’étendant le long de la Mer Adriatique » : du nord au sud la côte croate s’étire sur 530 km à vol d’oiseau. En revanche, sa côte étant très découpée, son littoral atteint 1800 km de longueur. En y ajoutant la longueur des côtes de ses 1200 îles, on dépasse les 6000 km de littoral, soit deux fois celui de la France. Le chiffre de 4000 km que vous citez reste donc un mystère.
Enfin, vous affirmez que les Serbes ont été « décimés par l’armée croate ou contraints de fuir dans les pays voisins ». À ce titre il convient de rappeler que le bilan de la guerre de Croatie atteint les 23.000 morts et portés disparus : 16.000 coté croate et 7.000 côté serbe. Pour ce qui est de la fuite « contrainte » des Serbes dans les pays voisins, vous omettez de mentionner d’où venait la contrainte, et semblez implicitement l’imputer aux Croates : devant la défaite imminente face à l’offensive de l’armée croate, l’état-major des forces séparatiste serbes a ordonné le 5 août à 16h45 l’évacuation forcée des civils serbes vers la Bosnie voisine. L’objectif premier était de protéger ainsi la retraite des troupes serbes et de leur équippement lourd vers les territoires sous contrôle serbe en Bosnie, lesquelles troupes en se mêlant aux civils se mettaient à l’abri d’actions offensives de l’armée croate, en violation flagrante des lois de la guerre. Il s’est agi là du premier acte « d’auto-nettoyage ethnique » serbe dans la région, selon les termes de Nicolas Wapler. Un épisode semblable a eu lieu en 1996 dans les faubourgs de Sarajevo avant qu’ils ne soient restitués au gouvernement bosniaque en application des accords de paix de Dayton. Enfin, en 1999, à la fin de la campagne de bombardement de l’OTAN qui a conduit la Serbie à enfin capituler après sa 4e guerre d’agression en dix ans, les Serbes du Kosovo ont préféré quitter ce territoire que d’y rester vivre en tant que minorité, bien qu’ils n’y représentaient que 10% de la population. Dans chacun de ces cas de figure, on constate une différence frappante avec les centaines de milliers de réfugiés croates chassés de chez eux en 1991, de réfugiés bosniaques et croates expulsés des territoires conquis par les Serbes en Bosnie en 1992-1993, ou du million d’Albanais déportés hors du Kosovo en 1999, contraignant l’OTAN à y intervenir : toutes ces cohortes de réfugiés croates, bosniaques ou albanais ont été détroussés et dépossédés de tout avant d’être contraints de fuir, la plupart du temps à pied, et ce dès l’arrivée des troupes serbes en territoire conquis. En revanche, les colonnes de réfugiés serbes de 1995 en Croatie, de 1996 à Sarajevo en Bosnie et de 1999 au Kosovo, qui ont, toutes, accompagné la retraite des troupes serbes vaincues, avaient ceci en commun qu’ils s’agissait de colonnes de réfugiés motorisées emportant leurs effets et véhicules personnels et, pour la plupart, leurs meubles sur des remorques ou camions, le tout encadré par les troupes serbes, et non par des troupes hostiles. Car si la condition de réfugié reste un drame pour chacun d’entre eux, il importe de saisir les réalités différentes englobées par le terme de « réfugié », car ce n’est pas tout à fait la même chose que d’être un réfugié terrorisé, ayant été témoin de l’exécution sommaire de membres de sa famille par les troupes conquérantes avant d’être dévalisé et dépossédé de ses documents d’identité, puis expulsé manu militari, et, d’autre part, d’être un réfugié fuyant à bord de son propre véhicule avec ses effets personnels dans des colonnes certes interminables mais encadrées par « son » armée durant sa retraite en bon ordre et sans contact avec des troupes ennemies.
En ignorant les différences que recouvrent ces deux réalités, on se prive de la possibilité de saisir le fond des choses, et l’on est conduit à traiter un sujet d’une manière qui est non seulement superficielle, mais également erronée.Croatie : histoire politico-économique du vingt-huitième État membre de l’Union européenne
Vous présentez des aspects positifs et négatifs de ce pays, ce qui participe à donner une image assez neutre à votre point de vue, qu’on pourrait donc juger objectif. Permettez-moi donc de rajouter des informations tout aussi objectives à votre article :
1 - l’indépendance de la Croatie date du 25 juin 1991 et non du 11 juin 1991.
2 - La Croatie était l’une des 6 républiques internes à la fédération Yougoslave, dont la constitution de 1974 permettait la séparation des républiques qui le souhaitaient, par referendum. En 1991, la Croatie vota à 93% pour l’indépendance.
Il ne s’agissait donc pas d’une sécession. Pour preuve le lien wikipedia :http://fr.wikipedia.org/wiki/Réfé…
3 - Le gouvernement que vous qualifiez d’extrême-droite" de Franjo Tudjman était en fait un gouvernement de centre-droite, qui s’est toujours tenu à distance de l’extrême-droite, et avec qui elle n’a jamais été en coalition. Ajoutons également que Franjo Tudjman a été lui-même officier dans l’armée résistante pendant la seconde guerre mondiale, bien loin de l’image d’extrême-droite que vous lui prêtez. Il fut à ce titre invité à la commémoration du 50e anniversaire de l’armistice le 8 mai 1995 à l’Arc de Triomphe en compagnie de nombreux autres chefs d’États, parmi lesquels il était le seul à avoir été résistant 50 ans plus tôt.
4 - Vous dites, je cite, que « ce courant [d’extrême droite] fut également tenu pour principal responsable des crimes de guerre odieux perpétrés durant la Guerre des Balkans (1991–1995) ».
Or je ne connais pas un crime de guerre perpétré par les forces croates qui puisse se comparer à ce que les forces serbes ont perpétré, ne serait-ce qu’à Vukovar (1991, seule ville européenne entièrement détruite depuis 1945, massacre à Ovcara des 420 civils hospitalisés, plus de 1000 portés disparus, dont le volontaire français Jean-Michel Nicollier, 25 ans), à Srebrenica (1995, massacre de plus de 8000 civils), Skabrnja (1991, massacre à l’arme blanche de 86 victimes, dont 58 civils). En retour, l’opération Tempête, menée par l’armée croate avec l’aval des États-Unis en 1995 durant 5 jours, a permis de sauver l’enclave musulmane de Bihac (200 000 civils) et de libérer la Croatie et la moitié de la Bosnie-Hercégovine, ouvrant la voie aux accords de paix de Dayton.5 - Je vous cite : « Récemment, le pays a fait un pas en avant dans la gestion de son lourd passé en collaborant avec le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie(TPIY). »
Le dernier ressortissant croate qui ait été réclamé par le TPIY à la Croatie est le général Ante Gotovina, qui a été retrouvé en 2005 aux Canaries, soit il y a plus de huit ans. Durant les quatre années de cavale du général Gotovina, la Croatie a été retardée dans son processus d’adhésion à l’UE, au motif qu’elle ne collaborait pas pleinement avec le TPIY, motif qui est apparu non-fondé puisque la Croatie n’abritait pas le fugitif. Ce fugitif a depuis été condamné à 24 ans de prison, puis acquitté en appel en 2012, après 7 années d’emprisonnement à La Haye, sans indemnisation personnelle, ni indemnisation à l’état croate qui s’est vu pénalisé sur de simples suspicions d’avoir gêné le fonctionnement du TPIY. En comparaison, le dernier criminel de guerre serbe à rejoindre le TPIY, Goran Hadzic, a été capturé en juillet 2011 en Serbie. Il est donc un peu fort de café de prétendre que la Croatie ne collabore que « récemment » avec le TPIY, notamment en comparaison avec ses voisins.6 - l’opération Tempête, que vous ne citez malheureusement pas, donne la mesure du décalage entre les pratiques de guerre croates et serbes :
La destruction des centres de commandement ennemi est le premier des objectifs militaires légitimes de toute armée lors d’un engagement. C’est précisément cette doctrine qui a été appliquée par l’armée croate avec le succès que l’on sait, et qui a conduit en 1995 au bombardement très ciblé de Knin et des centres de commandement serbes qui s’y trouvaient, avec moins de 5% de projectiles hors d’un rayon de 200 m des cibles, et moins de 1% en dehors d’un prérimètre de 400 m, ce qui est considéré comme remarquable de précision par les spécialistes, eu égard au fait qu’il s’agissait essentiellement de tirs longue portée, à 25-30 km de distance, par delà les lignes ennemies. La destruction du système de commandement et de communication de l’armée serbe fut la principale raison de sa paralysie, de sa défaite éclair et de sa retraite désordonnée. C’est aussi grâce à cette doctrine que l’opération militaire Tempête est aujourd’hui considérée par les militaires du monde entier comme une des opérations militaires les moins coûteuses en vie humaines. Le bilan humain de l’Opération Tempête, qui a engagé plus de 100 000 hommes côté croate et s’est déroulée sur un théâtre d’opération de plus de 13 000 km², est en effet relativement modeste : de 174 morts, 572 bléssés grave, 528 blessés légers, 3 prisonniers et 15 disparus côté croate. Côté serbe, les pertes varient entre 1241 et 1960 morts, dont 560 à 755 militaires. Rappelons que les bombardements de l’OTAN sur la Serbie au printemps 1999, usant de moyens militaires les plus sophistiqués et les plus précis qui soient, ont fait plus de 500 victimes civiles « collatérales », alors que pas une seule victime civile serbe n’a été identifiée comme victime de bombardements croates illégaux, c’est-à-dire visant délibéremment des objectifs non militaires.Pour une vraie chaîne européenne sur le modèle de France 3
Civis Europaeum sum, merci beaucoup de votre soutien !
Je suis d’accord que la hiérarchisation des langues est un problème mais c’est aussi une réalité (de par le nombre de locuteurs).
J’aime beaucoup le projet de l’Espéranto mais je doute que cette langue soit bien accueillie car c’est une langue malheureusement mort-née car parlée par peu de personnes.
Pour rapprocher les citoyens, mieux vaut leur faire découvrir les autres langues officielles.Alsace, Irlande, France : Mêmes erreurs et mêmes leçons ?
Les querelles politiques, le manque de vision à long terme, c’est vrai.
Mais encore faut-il ajouter que cette réforme n’était pas bonne, parce que ce n’était pas une vraie fusion.
On avait encore une chambre de Haute-Alsace et une chambre de Basse-Alsace. Tout était fait pour garder le maximum de postes aux amis…
Sauf erreur de ma part, l’argument en faveur d’une baisse des coûts était de moins de 1% sur plusieurs années…
Les Alsaciens se sont massivement abstenu.
Quant à ceux qui ont voté contre, je serai d’avis que soit c’était des fonctionnaires soucieux de protéger leurs postes, soit des électeurs qui avaient compris que c’était pas bien consistant.
Le jour où les politiciens arrêteront de penser à leurs sièges et qu’ils cesseront de nous prendre pour des buses, donc le jour où ils nous proposeront une vraie fusion, là ce sera probablement différent.
La crise ? Arrêtons de crier haro sur le 4è Reich !
La crise ? Arrêtons de crier haro sur le 4è Reich !
Mon avis : à ce stade de mésentente, où les positions respectives divergent autant, il est peut être temps que chacun reprenne ses billes et quitte l’autre en « bons amis ».
A partir de là, tout ressentiment des pays du sud envers l’Allemagne trop exigeante deviendra totalement injustifié.
De même la rancoeur des allemands face aux « mauvais élèves » de l’Europe du sud n’aura plus de raison d’être…
Après tout, n’est-ce pas là le fondement du divorce ? Quand les tempéraments de 2 personnes sont incompatibles, le bon sens commande de se séparer.
Bizarrement, cette éventualité n’est jamais évoquée, au moins à titre de réflexion…
Pourquoi ??
Ce mariage européen a-t-il été prononcé selon le rite catholique, pour le meilleur, le pire, et surtout pour l’éternité et sans retour ?
Pourquoi une armée européenne ?
@Giacometti : Dans l’hypothèse où l’Union Européenne disposerait d’une armée unique (qui remplacerait toutes les autres), il me semblerait logique que l’arme nucléaire française et britannique soit tout simplement placé sous l’autorité de l’UE comme le reste des forces militaires.
Surtout il ne faut pas oublier que l’arme nucléaire, bien qu’effrayante, n’en est pas moins un outil politique de premier plan pour la dissuasion. J’ajouterais aussi que les principales puissances du monde (USA, Russie, Chine) sont des puissances nucléaires. Donc vouloir démanteler notre arsenal nucléaire n’est sans doute pas une bonne idée. Mais ce n’est là que mon avis.
Protection des données personnelles : une réforme sous pression 2/2
Bonjour
Merci de votre article. Nous tenons à signaler que la pétition lancée par l’Association des archivistes français alerte bien sur tout le projet de règlement européen et sur ses amendements. Pour consulter l’analyse de ce texte : http://www.archivistes.org/IMG/pdf/…
Pour signer la pétition : http://www.change.org/eudatap
Pour l’AAF et ses partenaires,
Alice Grippon, déléguée généralePour une vraie chaîne européenne sur le modèle de France 3
@ Christelle
Juste un petit mot pour vous dire que j’approuve votre idée, et que même dans l’éventualité où cette chaîne ne devait jamais avoir une part d’audience conséquente, ça resterait tout de même une bonne initiative.
Sinon, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais pourquoi ne pas diffusé cette chaîne en espéranto et sous-titré dans les autres langues ? A part le dimanche où on la chaîne serait diffusé chaque semaine dans une langue différente de l’UE. Ainsi on aurait l’équité entres les langues de l’union sans qu’il n’y ait une quelconque hiérarchisation de ces langues.
Alsace, Irlande, France : Mêmes erreurs et mêmes leçons ?
Le déficit d’information perçu est réel mais il ne s’explique pas par l’absence d’information. Le fait est que toutes les données nécessaires sont disponibles, en ligne notamment.
Le problème est l’écart entre le niveau d’information et de culture politique requis pour comprendre les projets soumis à référendum et leurs conséquences et la pratique politique réelle de la plupart des citoyens qui sont rares à consacrer un temps significatif à se documenter et à s’informer sur des enjeux qui ne les concernent pas directement au quotidien. Or les questions institutionnelles et européennes apparaissent au premier abord particulièrement abstrait.
Peu d’entre nous peuvent se targuer de pouvoir se prononcer de manière éclairée sur tous les sujets susceptibles de faire l’objet d’une décision politique et d’être soumis à une consultation. Sur de nombreux enjeux il est nécessaire de se fier aux experts et aux orientations proposées par des leaders d’opinion.
Faut-il pour autant abandonner le référendum ? Peut être pas mais son usage implique un investissement bien plus grand dans l’instruction civique et une culture et des pratiques politique très largement renouvelée. Les outils de communication numérique contribuent à la revendication d’une participation plus directe mais cette revendication va-t-elle au delà des « élites marginalisées » (je désigne ainsi pour aller vite, les bac+5 qui ne font pas partie de l’establishment politique qui prend part de près ou de loin aux décisions).
La solution me semble plus de faire renaître une véritable culture du débat politique et de la recherche d’accords véritablement majoritaires. Ceci ne peut se faire à travers des mécanismes institutionnels suscitant l’apparition artificielles de majorité comme c’est le cas aujourd’hui avec ce mode de scrutin truqué qu’est le scrutin majoritaire mais uniquement à travers un système représentatif basé sur la proportionnelle c’est à dire véritablement représentatif.
Protection des données personnelles : une réforme sous pression 2/2
Rebonjour. Merci pour vos corrections, et désolé pour les fautes d’orthographes. J’ajouterais que la voix des organisations représentant la société civile et rendues publiques a été complètement ignorée par le résultat des votes en commission Industrie et Marché interieur, et qu’en face les lobbys privées ont eu gain de cause sur la quasi totalité de leur recommandations, dont vous expliquez très bien certains points dans l’article. Donc malheureusement l’influence n’a pas été la même, pour nous le danger persiste et en effet, les citoyens doivent absolument se mobiliser et se faire entendre le plus fort et intelligement possible lors des votes en commission Libertés civiles et en plénière. Le combat continue :-) Encore une fois, merci pour vos corrections et pour votre article qui contribue à sensibiliser les citoyens sur le sujet ! Julien Bencze
Protection des données personnelles : une réforme sous pression 2/2
Protection des données personnelles : une réforme sous pression 2/2
Bonjour, je suis Julien Bencze, l’un des assistants de la deputée européenne Amelia Andersdotter.
Je souhaiterais informer les rédacteurs et les lecteurs de cet article, fort bien ecrit par ailleurs, sur quelques petites inexactitudes ainsi que sur la référence explicite a Mademoiselle Andersdotter.
Tout d’abord, les quatres commissions du Parlement européen mentionnées rendent leur avis sur la proposition de la Commission européenne, et non sur le rapport du deputé Albrecht.
Ensuite vous mentionnez Amelia Andersdotter comme membre du groupe parlementaire EFD (eurosceptique, avec le UK Independent Party et parfois plutôt positionné à droite de la droite, comprenant notamment les députés de la Ligue du Nord en Italie) alors qu’elle fait partie des Verts.
Toujours concernant Mademoiselle Andersdotter, j’aimerais egalement porter votre attention sur ce qui me paraît etre une désinformation par omission : Dans un 1er temps vous présentez l’idée que les eurodéputes ont subi de fortes pressions des lobbys des industries pour infléchir le renforcement de la protection des données personnelles, et vous citez Google, Amazon, Facebook, Apple, ce qui est juste. Puis, vous faites référence au site lobbyplag qui illustre cette pression « considérable » en désignant quel deputé a inseré quel amendement de tel ou tel groupe privé, et vous citez Amelia Andersdotter comme méritant « la palme ». Ce qui peut laisser croire qu’Amelia Andersdotter est, parmi tous les deputé(e)s, celles qui a été la plus influencée par les lobbies de ces mêmes groupes privés. Or, c’est l’inverse qui s’est passé, Amelia Andersdotter s’est positionné contre ce lobby et a notamment repris des dispositions proposées et publiées par EDRI, organisation européenne à but non-lucratif de défense des droits des citoyens dans le monde numérique http://www.edri.org/
En revanche, vous avez raison de qualifier de considérable l’influence des lobbies privés puisque la très grande majorité de leurs recommandations ont été votées en commission Industrie par une majorité EPP, ALDE, ECR contre les Verts, les Socialistes et la GUE, mais aussi contre l’esprit de la proposition initiale de la Commission européenne.
Donc, pour illustrer la pression des lobbies privées, vous n’auriez pas dû citer Amelia Andersdotter. Le site lobbyplag fournit d’autres noms plus pertinent. Ou alors vous auriez pû écrire qu’Amelia Andersdotter a pris position contre ces mêmes lobbys.
Seriez-vous en mesure de corriger l’article en fonction de ces remarques ? Il est très important pour nous que les lecteurs comprennent qu’Amelia Andersdotter défend la protection des données personnelles et non l’inverse :-)
Je vous remercie de votre attention,
Bien a vous,
Julien BenczeProtection des données personnelles : une réforme sous pression 2/2
Pourquoi une armée européenne ?
Pourquoi une armée européenne ?
Pour une vraie chaîne européenne sur le modèle de France 3
Je ne pense pas que France 2 soit à la solde des institutions françaises ou alors pas plus que beaucoup de chaînes privées. En effet, TF1 étant privée, cette chaîne devrait donc, selon votre logique, révéler les scandales auxquels vous faites allusion pourtant ce n’est pas le cas. Quant aux causes du silence des journalistes sur ces affaires, je ne pourrais que spéculer.
Mais si la BCE peut être indépendante grâce à ses statuts pourquoi cette chaîne ne le pourrait-elle pas ?
Si les citoyens se méfient de l’information et usent de leur esprit critique c’est tant mieux !
Mais je ne vois pas pourquoi cela arriverait juste pour cette chaîne et pas pour les autres.
Par ailleurs, un « petzouille » c’est 3€/citoyen/an, c’est le prix d’une VOD pas d’un abonnement au câble !Et en ce qui concerne l’influence du lobby « invincible » des eurosceptiques pourquoi envisagez-vous le pire scénario tout de suite ?
Bien sûr qu’ils essayeraient mais étant donné que la chaîne serait pensée pour être indépendante des institutions de même le serait elle pour être indépendante des lobbies !
Je demande la présomption d’indépendance pour ma chaîne !Enfin la langue. Cette chaîne ne se fera pas au détriment des langues les moins influentes bien au contraire !
Cette chaîne permettra : 1.de les faire découvrir aux autres citoyens de l’U.E.
2. de faire découvrir les productions dans cette langue à un public plus large
Et 3. les éditions seront de la même qualité dans chaque langue par souci d’équité ! Je suis tout à fait d’accord avec vous sur la nécessité de proposer un même contenu à tout les citoyens de notre Union !La presse se désintéresse-t-elle de la construction européenne ?
Vous avez raison mille fois de prendre la parole et de défendre le projet. Nous sommes trop peu nombreux a l heure actuelle face a la montée de l Euronegativisme a oser prendre fait et cause pour le projet européen. Je serai heureuse que le Taurillon soit présent au débat : « peut on être fiers d être européens » que j organise a la Maison de l Europe le 14 mai et par suite de collaborer cette année sur d autres evenements dans le droit fil.
Il faut défendre les couleurs de l Europe en étant lucide sur la crise qui nous secoue et proposer des évolutions…Pour une vraie chaîne européenne sur le modèle de France 3
Tant mieux si cette future chaîne européenne ne serait pas à la solde des institutions. Enfin, dès lors qu’elle est financée par celle-ci, j’ai du mal à croire qu’elle ne les caresserait pas un moment donné dans le sens des poils. Il suffit de voir les médias en France, subventionnés, qui se gardent bien de dire tout ce qu’ils savent (ce n’est pas pour rien que de nombreux scandales proviennent de journaux francophones de Suisse et de Belgique !).
Mais soit, admettons, ce médias, bien que financé par l’Europe, serait indépendant.
Nous le savons tous, les courants nationalistes et anti-européens (enfin, anti-fédéralistes) ne sont pas des poids plumes et ils s’organisent entre eux à l’échelle de l’Europe. Imaginons qu’ils parviennent à influencer ce média européen indépendant.
Ca nous fera de belles jambes d’avoir un média européen public, payé par le contribuable, pour faire l’apologie des nationalistes européens.
Quelle solution à ce problème, sans nuire à l’indépendance de ce médias ? Je n’en vois pas.
Je ne vois pas non plus l’intérêt pour un grand ensemble fédéral et démocratique de se payer un média qui sera toujours soupçonné de faire de la propagande et qui sera donc peu crédible.
Quant au coût, quand bien même cela ne coûterait qu’un petzouille dans le budget de l’UE, c’est un petzouille qui serait bien plus utile dans la poche des contribuable, par exemple pour se payer l’abonnement TV de leur choix !
Enfin la langue… Une chaîne comme cela se fera forcément au détriment des plus petites langues de l’UE au profit des plus influentes.
Suffit de voir les sites institutionnels de l’UE qui regorgent d’informations dans leurs versions anglaises, mais qui deviennent plus légers à mesure qu’on opte pour une plus petite langue.
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La presse est-elle réellement libre en France ?
Elle est subventionnée par l’État, et celui-ci accorde plusieurs avantages aux journalistes.
Combien de scandales ont éclaté en-dehors de la France ? Alors que les journalistes du pays savaient ? Rien que l’affaire Woerth, mais il y en a d’autres.