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Derniers commentaires

  • Deux hirondelles vont-elles faire un printemps ?

    5 juin 2015  06:23, par Alain

    Ce n’est pas comme cela que l’on réconciliera les Européen avec le projet européen : il sait très bien que chaque étape de l’intégration s’est concrétisée par une uniformisation vers le bas du social et le passage de l’économie au service du citoyen au citoyen au service de l’économie

  • Deux hirondelles vont-elles faire un printemps ?

    5 juin 2015  05:45, par Jacques FAYETTE

    Nos deux ministres seraient plus convaincants s’ils n’avaient pas rejeté dès sa présentation le rapport Pisani-Ferry Enderlein. Votre rappel des différentes propositions allemandes rejetées par la France est bienvenu, il aurait été bien d’ajouter par exemple à la conférence de Jochska Fisher le niet de Hubert Védrine, le lendemain même dans Le Monde ! Les réactions de Balladur...

  • Dix ans après

    4 juin 2015 23:52, par Hervé Moritz

    La communauté nationale sur laquelle se fonde la constitution n’est pas plus légitime qu’une communauté d’un autre niveau : une communauté locale, régionale, européenne, mondiale. Seuls les aléas de l’histoire ont délimité ainsi des « peuples » et des « nations ». Elles naissent, elles évoluent, elles meurent. De plus, la notion de « peuple » est largement controversée, qu’est-ce que le peuple. Sans remettre en cause le professionnalisme du Larousse. Cette définition est loin d’être satisfaisante. Qui appartient à la nation, qui appartient au peuple ? Comment le définir ? C’est ce qui interroge encore aujourd’hui les Etats-nations et leur population nationale.

  • Dix ans après

    4 juin 2015  17:27, par El gaucho francés

    @Jean-Luc Lefèvre : Pour le Parlement, je m’explique : Le parlement est, dans une démocratie, l’assemblée représentative du peuple souverain et ayant le pouvoir législatif. Or comme le souligne la Cour Constitutionnelle Allemande : "le Parlement européen « n’est pas un organe de représentation du peuple souverain, ni un corps de représentation des citoyens de l’Union »" CQFD J’ajoute que le parlement n’a pas le pouvoir d’initiative législative (article 17.2 du TFUE), il n’a donc pas tout le pouvoir législatif. "Deux démocraties donc !" Non, aucune, car : _En France, l’Etat représentant le peuple n’a plus le pouvoir dans les domaines stratégiques (http://ec.europa.eu/citizens-initiative/public/competences/faq?lg=fr) _En UE, il n’y a pas de peuple donc pas de démocratie possible

    "Indigne peut-être d’exercer le pouvoir à un niveau SUPRAnational ?" supranationale veut dire que c’est une autorité au dessus des nations. Ça viole donc l’article 3 de la DDHC. Si l’on est démocrate, on ne peut donc que trouver ce pouyvoir indigne.

    "Parce que trop inculte ? trop impur peut-être ?" Je comprends pas le rapport

    Je remplace, dans votre phrase suivante, les termes "national" par "individuel" et "mondialisation" par "sens de l’histoire" (certaines personnes, dont vous semblez faire partie, pensent en effet que la "mondialisation" est dans le sens de l’histoire"). Cela donne "Quant aux minables intérêts individuels, je ne peux les qualifier autrement dans la mesure où, en se révélant incapables d’assumer le sens de l’histoire, ils préparent notre enterrement de première classe. " Cela donne un slogan typique de la propagande soviétique, voulant culpabiliser les gens sur leurs intérêts individuels. On sait comment cela se finit : la réalité toujours niée créé de telles contradictions que ça finit par exploser. Il arrivera donc la même chose à ceux qui nient les intérêts nationaux.

    Pour le reste, je ne dis pas que si un Etat dispose librement de lui-même alors il est démocratique. Mais je dis que si un Etat ne dispose pas de lui-même alors il ne peut pas être démocratique. Pour résumer, la condition est nécessaire mais pas suffisante (il y a implication mais pas équivalence)

  • Dix ans après

    4 juin 2015  17:01, par El gaucho francés

    Pour répondre à ta dernière question, voici la définition du Larousse : Ensemble des êtres humains vivant dans un même territoire, ayant une communauté d’origine, d’histoire, de culture, de traditions, parfois de langue, et constituant une communauté politique.

    Je n’aime pas trop cette définition car : _les expatriés sont français (donc pour le territoire, ça ne marche pas) _Pour la communauté d’origine : si l’on parle de l’origine du peuple, je suis d’accord et ça rejoins la partie sur l’histoire. Si l’on parle des individus, ça ne marche pas. _le terme de communauté politique est ambiguë. Je dirais plutôt qu’ils se conçoivent comme une seule entité avec un sentiment de destin commun et de solidarité commune.

    Ainsi, aucun francilien ne s’offusque jamais du fait que l’île-de-france soit tout le temps déficitaire par rapport aux autres régions et même personne n’en parle jamais car on voit le pays comme une seule entité qui se donne à elle-même. De même, quand les députés d’une régions votent contre une loi et que celle-ci passe grâce au vote des autres députés, personne de cette région ne s’offusque et dit que l’Etat français impose des lois contraire à la volonté des gens de la régions. Par contre, quand l’Allemagne doit verser un centime à la Grèce alors là, c’est un scandale et elle essaie de l’empêcher autant que possible car il n’y a pas ce sentiment d’appartenance commune. De même, quand une disposition est prise au niveau communautaire et qui va à l’encontre de l’opinion française, les gens proteste et ont le sentiment que « Bruxelles » les a forcé.

  • Dix ans après

    4 juin 2015  16:59, par El gaucho francés

    @Hervé Moritz : "Vous semblez fonder l’ensemble de VOTRE argumentaire sur la légitimité de la « nation » et d’un « peuple » face à l’illégitimité d’une « communauté de citoyens européens ». Qu’est-ce qui diffère ? Quelle est votre définition de la nation ?" Une raison simple, l’ensemble de notre bloc de constitution : _article 3 de la DDHC : "Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément" _L’article 2 de la constitution de la Ve République, sous laquelle nous vivons," Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple." _L’article3 :"La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la VOIE du référendum" _L’article 4 : "Les partis [...] doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie." _L’article 5 : "[Le président de la République] est le garant de l’indépendance nationale" _etc Cela dit bien que la seule forme de légitimité d’une institution démocratique vient du peuple souverain.

    Je rappelle même qu’étymologiquement, démocratie veut dire le pouvoir du peuple. Il ne peut donc y avoir de démocratie s’il n’y a pas de peuple. L’élection n’est ni nécessaire ni suffisante car je rappelle enfin que la démocratie athénienne ne fonctionnait pas par suffrage mais par tirage au sort.

  • Plus facile de changer de banque : encore une bataille de perdue pour l’Europe dans les médias

    4 juin 2015  16:19, par Emmanuel

    Et ça continue...

    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/comment-le-gouvernement-compte-booster-l-usage-des-cartes-bancaires-480621.html

    Encore un exemple de nationalisme journalistique. A moins que, encore une fois, la France ait juste eu la bonne idée de mettre en oeuvre, par un hasard incroyable, une mesure prévue dans un règlement européen qui vient d’être adopté...

    http://europa.eu/rapid/press-release_IP-15-4585_fr.htm

  • Dix ans après

    2 juin 2015  21:23, par Jean-Luc Lefèvre

    @ El gaucho francès - Ainsi donc, il y aurait parlement et...parlement ! Parlement authentique parce que national, parlement fantoche parce que européen ! Deux démocraties donc ! Faudra m’expliquer que le peuple a la souveraineté ici et pas là !!! Indigne peut-être d’exercer le pouvoir à un niveau supra national ? Parce que trop inculte ? trop impur peut-être ? Quant aux minables intérêts nationaux, je ne peux les qualifier autrement dans la mesure où, en se révélant incapables d’assumer la mondialisation, ils préparent notre enterrement de première classe. Il ne s’agit pas seulement d’un problème de légitimité comme vous le prétendez ! Qu’enfin vous croyiez encore en une administration démocratique dès l’instant où elle émane de la « nation » me paraît relever d’une autre utopie : croyez-vous vraiment que la fusion des régions en France fasse le bonheur de la ...nation ??? A en juger par certaines aigreurs des élus locaux de Toulouse et de Montpellier, j’ai quelque difficulté à la croire. Le point de vue du Sirius, sans doute, plus distant, mais plus ...objectif !

  • Dix ans après

    2 juin 2015 19:30, par Hervé Moritz

    Vous semblez fonder l’ensemble de votre argumentaire sur la légitimité de la « nation » et d’un « peuple » face à l’illégitimité d’une « communauté de citoyens européens ». Qu’est-ce qui diffère ? Quelle est votre définition de la nation ?

  • Constance Le Grip : « Construire la citoyenneté européenne »

    1er juin 2015  13:01, par El gaucho francés

    En ce qui concerne la mobilité, j’en ai moi-même effectué une et je pense que c’est une expérience enrichissante. Cependant : _les étudiants d’école d’ingénieurs ou de commerce ont déjà du mal à trouver une expérience à l’étranger. Alors le demander à tous les jeunes, même ceux sans qualification, me paraît utopique. _Pourquoi vouloir se limiter à l’UE ? Le monde est vaste et la plupart de mes camarades en Ecole sont sortie de l’UE (Etats-Unis, Argentine, Maroc, Chine, Vietnam, Indonésie,...) pour leur expérience internationale. Une expérience internationale doit permettre aux jeunes de s’ouvrir au monde, il est donc incohérent de vouloir se replier sur l’UE. Surtout, si vous voulez que chaque jeune trouve une expérience, il va falloir ratisser large pour trouver des opportunités.

    Quant aux langues, encore une fois, pourquoi vouloir se limiter à l’Europe ? Apprendre l’arabe, le mandarin ou le russe me paraît objectivement tout aussi important que de connaître l’anglais, l’espagnol ou l’allemand et bien plus que de connaître le letton, le grec ou le slovaque (avec tout le respect que je dois à ces peuples). Pour s’ouvrir au monde, il faut apprendre les grandes langues du monde.

    Ensuite, il me semble qu’il faut que le primaire soit consacré à apprendre les savoirs primaires tels que les mathématiques, le français, l’histoire,... Apprendre des langues étrangères me paraît secondaire. En plus, je ne vois pas l’intérêt : le secondaire me paraît suffisant pour apprendre les bases et, pour le reste, ça s’apprend dans un pays qui parle la langue

  • Dix ans après

    1er juin 2015  01:48, par El gaucho francés

    @Jean-Luc Lefèvre : "Qui c’est, Bruxelles ? L’Europe des ETATS" je t’invite à lire ce document (http://ec.europa.eu/citizens-initiative/public/competences/faq?lg=fr), qui montre que les pouvoirs fondamentaux ont été transférés au niveau communautaire.

    " au gré de leurs minables intérêts nationaux !" Voir plus haut : les intérêts nationaux sont aussi légitimes que les intérêts individuels et continuer à le nier nous mène dans le mur

    "qui refuse obstinément que le Parlement européen devienne un authentique parlement" Comme le dit la Cour Constitutionnel allemande : "le Parlement européen « n’est pas un organe de représentation du peuple souverain, ni un corps de représentation des citoyens de l’Union » en dépit de la rédaction de l’article 14§2 TUE (§280)" C’est pour cela que le "Parlement" Européen ne sera jamais un vrai parlement.

    "L’hypocrisie est totale" Je te rejoins sur ce point : On ne peut pas à la fois préserver la souveraineté populaire, donc la démocratie, et vouloir approfondir l’UE. C’est ça qui créé la contradiction.

    "Nos administrations nationales sont-elles davantage démocratiques" Oui car elles obéissent à un pouvoir émanant de la nation, seul gage de démocratie (article 3 de la DDHC (http://www.legifrance.gouv.fr/Droit-francais/Constitution/Declaration-des-Droits-de-l-Homme-et-du-Citoyen-de-1789))

  • Dix ans après

    1er juin 2015  01:47, par El gaucho francés

    « Nous avons besoin d’hommes et de femmes politiques qui acceptent l’Europe comme un autre niveau de gouvernance : les référendums sont un bon exemple du fait que les politiciens renversent souvent la faute sur l’Union européenne quand il y a des problèmes, mais s’attribuent les succès au niveau national quand il y en a, nourrissant ainsi des positions mal informées, populistes et extrémistes » 1) je ne comprends pas le lien logique : en quoi les référendums seraient-ils un signe du comportement des politiques ? 2) Parfois c’est le contraire
    - Sur l’affaire de Philae, tout le monde a prétendu que c’était un succès de l’UE (https://youtu.be/7KlLeR0IoiE ; https://youtu.be/0eU09sUA8r8 entre 13:38 à 16:30) alors que l’ASE n’a rien à voir avec l’UE.
    - A chaque fois qu’il y a un problème, on répète : « ce sont les égoïsme nationaux ». J’ajouterai que ce ne sont pas des égoïsmes nationaux mais des intérêts nationaux. l’URSS essayait en permanence de culpabiliser les gens sur le fait d’avoir des intérêts particulier en disant que c’était de l’égoïsme. Cependant, on ne peut pas s’affranchir de la réalité et l’URSS a explosé car les intérêts particuliers contredisait la propagande. Il en est de même pour les intérêts nationaux et les seuls dans l’erreur sont ceux qui nient leur existence.

    « une génération qui ne voit pas son FUTUR dans l’intégration européenne est un signal d’alarme » Prenez ça comme une occasion de vous remettre en cause.

    « Elles sont convaincues que seule une Europe fédérale permettra d’aboutir à une structure démocratique » le terme « europe fédérale démocratique » est un oxymoron puisque pour qu’il y ait démocratie, il faut qu’il y ait un peuple qui ait le pouvoir. Or il n’y a pas de peuple européen (http://www.sciencespo.fr/ceri/sites/sciencespo.fr.ceri/files/art_mbg.pdf)

  • Dix ans après

    1er juin 2015  01:47, par El gaucho francés

    « les résultats ont été davantage liés à des considérations de politique nationale qu’à la véritable question posée aux citoyens concernant le traité constitutionnel » Je trouve cette affirmation, qui n’est pas prouvée et dont je doute, méprisante pour les français et les néerlandais. J’étais moi aussi très jeune à l’époque mais je pense que les gens ont voté en connaissance de cause. De plus, Je rappelle d’ailleurs que ce non est allé à l’encontre de toute la classe médiatique, qui a à l’époque soutenu unanimement ce traité, ce qui montre un effort intellectuel des français pour s’informer.

    « Pour nous, cela signifie que nous avons besoin d’un débat public mieux informé sur les sujets relatifs à l’Union européenne, et de médias qui expliquent ce qui se passe au niveau européen. » Je suis d’accord, il faudrait que l’on débatte plus de cette question, qui est fondamentale. Je vous annonce donc la création du comité Orwell qui va dans ce sens : https://www.facebook.com/ComiteOrwell?ref=hl

    « Nous voulons sensibiliser et informer les gens pour rendre les politiques européennes plus compréhensibles » Certes, je rejoins là encore votre souhait. Mais je pense que c’est justement parce que les gens s’étaient informé sur cette question qu’ils ont voté non.

  • Moyen-Orient : La coalition en déroute

    30 mai 2015  12:56, par Bernard Giroud

    « Au cœur de ce cercle infernal, il y a l’obscurantisme », « il faut relancer un chantier d’ampleur ».

    Le glaive et le goupillon ont toujours réussi à stabiliser une région .

    Ici, l’Arabie Saoudite et son goupillon, La Mecque, n’a pas encore pris la mesure de ses moyens réels, faute d’envergure spirituelle suffisante, à la dimension du 21 siècle.

    Ensuite le glaive, l’alliance de la technologie, représentée par l’Europe, et des moyens financiers, représentés par tous ces puits de pétrole, peut sortir de l’obscurantisme, un monde tout entier, et cela au bénéfice des trois partis : L’Europe, l’Arabie Saoudite and Co°"et toutes ces immenses régions Africaines d’obédience musulmanes.

    Tous les éléments existent pour entrer dans une ère nouvelle.

    Il y faut simplement un peu plus de cervelle qu’il y en a aux sanctuaires de Wall Sreet, ou de la City...

  • Elections locales en Espagne : De l’art du compromis

    30 mai 2015  12:01, par perico chicano

    (suite et fin) Pour le reste, économiquement, ils oscillent entre la sociale démocratie et le libéralisme, donc très appréciés entre Bruxelles et Francfort. Nonobstant Ciutadan’s est partisan d’une libéralisation sérieuse du cannabis, et de la reprise des fouilles à la charge de l’état central, des fosses communes du franquisme.

  • Elections locales en Espagne : De l’art du compromis

    30 mai 2015  12:00, par perico chicano

    Bonjour, votre résumé est très exact, néanmoins, une précision me semble nècessaire pour comprendre ce qu’est Ciudadanos, en fait parti catalan, au départ appelé ciutadan’s On le classe un peu trop rapidement à droite,et roue de secours du PP Ce parti « Ciudadanos » .Ciutadan’s n’est pas une création de la droite espagnole, comme certains commentateurs l’affirment sans preuves. Il s’agit au départ d’un groupe d’intellectuels catalans, principalement de gauche, anciens de Parti Socialiste Catalan, et beaucoup, anti-franquistes historiques engagés, comme l’essayiste Francesc Carreras ou le dramaturge Albert Boadella,icônes de l’anti-franquisme en Catalogne, Ceux-ci écoeurés tant par la dérive nationaliste en Catalogne, que par l’attitude électoraliste, et la corruption endémique des deux principaux partis espagnols PP et PSOE. Ces deux partis pour obtenir des majorités au parlement, s’alliaient avec les nationalistes régionaux,concédant de plus en plus d’autonomie aux régions. Et les politiciens nationalistes catalans, livrant le contrôle de l’éducation aux plus radicaux des séparatistes, en échange de ce soutien, les gouvernements nationaux, fermaient les yeux sur toutes les affaires de corruption des dirigeants. Surtout le plus important, le célebre Jordi Pujol.

    Ces intellectuels fondent le forum citoyen (foro ciutadan’s) en 1997, nom en hommage à Josep Taradellas, le premier président de la « generalitat » (gouvernement autonome catalan) qui revenu d’exil prononça cette phrase lors de son premier discours à Barcelone, le 23 octobre 1977 ; « Ciutadan’s de Catalunya ja soc aqui »(Citoyens de Catalogne me voilà ici)

    En employant le terme ciutadan’s (citoyens) il entendait sortir la Catalogne et l’Espagne des dérives du chauvinisme régional, et promouvoir la notion de citoyenneté au delà des régions,des tribus. Défendre la convivialité inter-territoriale, l’égalité et l’équilibre des droits et des devoirs au sein de toutes les régions espagnoles, et surtout parmi tous les citoyens espagnols.

    Les régions n’ont pas de droits, seuls les individus en ont.

    Le forum citoyen se transforme en parti à partir de 2005, et doucement s’implante comme une force alternative à la dérive nationaliste, comme à l’hypocrisie du PPSOE. Ils subissent un nombre incalculable d’agressions physiques de la part des nationalistes déchaînés contre eux, Albert Rivera son dirigeant, reçoit des menaces de mort.

    Son courage à défendre les valeurs de la citoyenneté au delà des nationalités, leur respect des formes, sans se poser comme parti nationaliste espagnol ni centraliste, comme leur humilité, imposent le respect au delà des limites de la Catalogne.

  • Un « processus Charles Quint » pour l’enseignement des langues en Europe

    29 mai 2015  11:59, par Jean-Luc Lefèvre

    « L’Union européenne n’a pas les compétences pour influer sur l’éducation »nationale« des Etats membres ». Ce dogme est celui de la subsidiarité. Est-elle pour autant coulée dans le bronze éternel ? Pour toutes les matières qui relèvent de l’appartenance communautaire ? Pour la formation des adultes européens de demain ? Pour cet apprentissage linguistique devenu, effectivement, la priorités des priorités ? Si M. CAMERON s’arroge le droit de renégocier les traités, pourquoi d’autres, par frilosité coupable, se priveraient-ils du même droit ? Il est devenu évident qu’il appartient aussi à l’Union européenne de définir (Bildung) la figure du citoyen européen de demain parce qu’il est devenu tout aussi évident qu’à tout confier au frigidaire national, aucune politique intégrée, et donc harmonieuse, ne verra le jour. Tant pis pour nos adolescents ? Après eux, le déluge ? Un peu facile, sauf à considérer qu’en ce troisième millénaire les horizons sont toujours ceux du XIXe siècle ! En quoi le dogme serait-il ainsi menacé, dès l’instant où il s’agit que d’un CADRE dans lequel s’inscrivent les politiques nationales ? Qui dit intégration dit aussi détermination de principes qui orientent les actions de chacun, que cela plaise ou non à M. CAMERON et ses coréligionaires, tous héritiers des traités de 1957.

  • Dix ans après

    29 mai 2015  11:25, par Jean-Luc Lefèvre

    « Rejeter la faute sur Bruxelles » ? S’il ne s’agissait que de cela ! Mais il s’agit aussi d’un mensonge éhonté ! Qui c’est, Bruxelles ? L’Europe des ETATS qui, au sein du Conseil, bloque les procédures fédérales au gré de leurs minables intérêts nationaux ! Le déficit démocratique ? sans doute, mais, ne fois encore, une fois encore, qui refuse obstinément que le Parlement européen devienne un authentique parlement, qui décide aussi de ses voies et moyens ? Les états, au nom de leurs minables intérêts nationaux ! Au prix d’une lamentable pirouette dans la mesure où, investis de la mission d’approfondir les solidarités post nationales, ils les court circuitent dans le même temps. L’hypocrisie est totale, dans les faits et dans les discours auprès des opinions nationales. Des états, enfin, seuls garants de la démocratie dans leurs procédures internes ? Allons, donc ! Cherchez bien ! En Région wallonne, un ministre du Budget n’a pas même été élu au terme du processus électoral ! Aucune légitimité démocratique, donc ! Une administration européenne anti-démocratique ? Nos administrations nationales sont-elles davantage démocratiques avec les quota partisans de la loi Dhondt en Belgique, où les structures sont loties par les partis...En France, que s’empresse de faire le nouveau pouvoir, qui ne soit une épuration partisane ? L’Union européenne, effectivement, doit enfin faire l’objet d’un DISCOURS VRAI dénué d’arrière-pensées d’arrière-boutiques nationalistes. Elle n’a aucune leçon de transparence et d’inefficacité à recevoir de classes politiques nationales qui la sabotent consciemment parce que leur destin est national, sans autre démocratie européenne qu’un parlement croupion devenu bâton de maréchal pour déçus des scrutins nationaux.

  • Un « processus Charles Quint » pour l’enseignement des langues en Europe

    27 mai 2015  12:05, par Alexandre Marin

    Quand c’est possible, à la place d’une langue étrangère, il faudrait plutôt, dès la maternelle, un enseignement bilingue français/langue régionale. On gagnerait, à la fois sur le terrain de la découverte de soi (les langues régionales ne sont pas les langues étrangères), et sur celui de la découverte de l’autre (l’apprentissage précoce des langues régionales aide beaucoup, par la suite, à mieux parler, et à moins « baragouiner » les langues étrangères).

    Qui plus est, certaines langues régionales sont transfrontalières, comme le Basque, le Catalan, ou le Francoprovençal ( traditionnellement parlé dans la région lyonnaise, dans le Dauphiné, en Savoie, dans le val d’Aôste en Italie, ainsi que dans la quasi-totalité de la Suisse francophone). Ces langues n’en sont que d’autant plus une ouverture sur l’autre qui contribue à forger l’unité des peuples européens, dans la consécration de leur diversité.

  • Elisabeth Morin-Chartier : « Inspirons nous des bonnes pratiques de nos voisins ! »

    24 mai 2015  16:43, par Jean-Luc Lefèvre

    Un article lucide, qui complète heureusement l’article intitulé « La mobilité, assurance d’une ouverture sur le monde », trop discret à ce propos. Dont je partage aussi, bien que belge - ou parce que belge, allez savoir - le contenu. Il convient aussi d’admettre que si, au XIXe siècle, l’illettré ne maîtrisait aucune langue, aujourd’hui, l’illettré est celui qui n’en maîtrise pas deux, voire trois. On est dès lors en droit de s’interroger, en tant que belge et donc européen, sur l’ambition européenne de la récente réforme du collège en France

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