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Derniers commentaires

  • Elections présidentielles en Roumanie : le peuple plus fort que les manœuvres antidémocratiques

    24 novembre 2014  10:21, par Alexandra Thomé

    Les expatriés sont avant tout des citoyens et à ce titre il serait impensable de les priver du droit de vote simplement parce qu’ils résident dans un autre pays. C’est encore plus vrai au sein de l’Union Européenne où les citoyens peuvent librement circuler et résider dans un autre Etat membre que leur Etat d’origine que ce soit pour faire leurs études, travailler ou même rejoindre des membres de leur famille déjà installés ailleurs.

    La question du droit de vote des immigrés est très différente selon moi. Le droit de vote est associé (à tort ou à raison) à la citoyenneté. Reprenons votre argument selon lequel les immigrés sont concernés par la politique menée dans leur pays de résidence - pourquoi pas, mais dans ce cas et je grossis le trait volontairement, même les touristes de passage sur un territoire sont concernés par les lois du pays qu’ils visitent et il ne serait pas sérieux de leur accorder un droit de vote. La question est de savoir où placer la barre de légitimité entre des résidents de courte durée et des résidents de longue durée. Prenons l’exemple d’un ingénieur allemand, employé par une entreprise allemande qui est envoyé en Italie pour travailler sur un projet d’une durée de 10 ans. Il va résider en Italie et se conformer aux lois italiennes pendant des années. Peut-on lui accorder un droit de vote en sachant qu’à la fin du projet, il pourra retourner en Allemagne ? La question n’est pas simple et à mon sens, accorder le droit de vote aux seuls citoyens n’a rien d’antidémocratique puisqu’un immigré conserve son droit de vote dans son pays d’origine, et rien ne l’empêche de briguer la nationalité de son pays de résidence.

  • Union eurasiatique : intégration économique ou deuxième guerre froide ?

    23 novembre 2014  13:13, par Guillaume Bucherer

    Merci pour cet intéressant article.

    Ce que je comprends, c’est que le modèle européen tant fustigé en Russie inspire en réalité son dirigeant dans sa structure institutionnelle. La vraie différence vient du déséquilibre géographique et économique entre la Russie d’une part et les autres pays membres d’autre part.

    N’oublions pas que la majeure partie de la vie de Poutine s’est faite sous l’URSS, et dans son cas, pour l’URSS (colonel du KGB, il ne fallait pas être étouffé par l’humanisme). L’objectif, même symbolique, de reconstituer une zone d’influence à défaut d’une domination semble limpide.

    Enfin, je pense qu’une grande erreur de la Russie c’est la façon dont elle s’oppose elle-même à l’Occident. C’est très bien dit dans la phrase « Dans la mesure où elle voit tout gain pour l’Occident comme une perte pour elle-même, la Russie... ». Si la Russie se voyait comme partie intégrante de l’Occident (ce qu’en réalité elle est bien), l’imaginaire lié à ce faux conflit Occident-Russie" prendrait fin.

  • Elections présidentielles en Roumanie : le peuple plus fort que les manœuvres antidémocratiques

    22 novembre 2014 16:37, par Hervé Moritz

    Je suis d’accord sur la question des immigrés. Mais les expatriés ont le droit de vote et c’est essentiel, les mesures qui sont adoptées dans le pays les concernent tout autant que les ressortissants sur place (pour le développement de leur entreprise, pour leurs études à l’étranger, pour la politique générale de la Roumanie en interne et à l’étranger, pour leur famille restée dans le pays, etc.).

  • Elections présidentielles en Roumanie : le peuple plus fort que les manœuvres antidémocratiques

    22 novembre 2014  08:55, par Alain

    Il faudrait quand même se poser la question si - dans tous les pays - il est démocratique que les expatriés votent et non les immigrés. Après tous les lois et taxes votées par les exécutifs s’appliquent aux résidents uniquement, donc aux immigrés mais pas aux expatriés. Que des gens puissent voter pour une politique qui ne s’appliquera pas à eux tandis que d’autres n’ont pas le droit de voter pour la même politique qu’ils subiront m’interpelle

  • Réforme Delrio : L’Italie parvient à une réorganisation de son territoire

    20 novembre 2014  22:31, par Guillaume Bucherer

    Merci pour cet article clair.

    En effet, j’espère que l’exemple montrera à la France la nécessité de supprimer le département.

    J’ai plus de mal avec la réforme sénatoriale : outre le fait que le Sénat romain soit une institution chargée d’histoire et représentant le symbole-même du pouvoir, la fin du bicamérisme n’est pas toujours gage de stabilité.

    Dans les pays démocratique, une certaine sécurité juridique est permise par le régime bicaméral. J’espère que cela ne déstabilisera pas la démocratie italienne.

    Dans tous les cas, cette réforme est la preuve du courage politique de M. Renzi, mais aussi l’illustration de la maxime de « qui veut peut ».

  • Détruire les nations, c’est annihiler l’Union

    19 novembre 2014  18:53, par tnemessiacne

    @ Guillaume Bucherer

    « Bien sur que l’Europe est un empire. »

    Il me semble qu’un Empire est quelque chose de très puissant, les Etats-unis en sont un, au niveau médiatique, ils ont des forces militaires importantes, et une culture... Il faut l’Europe politique, médiatique et culturelle.

    Sinon j’ai bien aimé le passage sur le droit romain et les barbares. En Histoire on peut lire qu’il y a eu un syncrétisme romano-barbare mais à savoir quel héritage juridique barbare..., il est nécessaire d’ouvrir un livre.

  • L’intégration de l’Albanie dans l’Union européenne : de la candidature contestée à une démarche conquérante

    19 novembre 2014  15:03, par zelectron

    Et si l’Albanie reconnaissait l’invasion subreptice du Kosovo ?

  • Détruire les nations, c’est annihiler l’Union

    18 novembre 2014  23:11, par Guillaume Bucherer

    Chers amis, chers amis,

    Avant toute méprise : je suis bien fédéraliste. :)

    Ensuite, un sentiment national n’est pas un nationalisme, auquel je m’oppose radicalement pour toutes les raisons qu’on connaît. Je dis simplement : attention lorsqu’on parle de nations. On touche quelque chose d’extrêmement sensible. Quand nous bâtissons l’UE, nous jouons avec le feu. Soyons prudents, c’est le gage d’une construction solide et durable : je pense qu’inciter à déconstruire les nations pour bâtir l’UE, c’est sûrement vrai sur le long terme (100/200 ans), mais c’est risquer maintenant de s’aliéner l’adhésion populaire, qui, parce que nous sommes démocrates, est indispensable à la légitimité d’un tel projet.

    Sur les anarchronismes des nations, les Etats-nations sont relativement récents, c’est un fait que je reconnais volontiers. Mais les noms des nations, des peuples (les Bavarois existaient avant Charlemagne !), se perdent dans la nuit des temps. Or ils sont constitutif du sentiment national, qui est légitime.

    N’ayons pas peur des nations pour construire l’Union. La peur européenne des nations, c’est le même sentiment que la peur nationale de l’Europe. Or nous sommes entre gentlemen. La peur est un sentiment que nous ne connaissons pas ;)

  • Détruire les nations, c’est annihiler l’Union

    18 novembre 2014  23:00, par Chamaillé Thomas

    M. Azihari, je crois que vous confondez plusieurs choses. Si l’idée nationale s’institutionnalise au XIXe en Europe de l’Ouest et se renforce, en particulier en France, par le biais de l’éducation élargie à une grande partie de la population, bref, que ses contours sont reconstruits (adjonction des Gaulois) et renforcés, l’idée nationale remonte à bien plus loin (XIVe environ ; cf. les travaux de Jacques le Goff).

    On pourrait d’ailleurs préciser que c’est le cas également pour les « européens », terme qu’on retrouve à la même période. Or l’Europe n’est pas l’Union européenne et les Européens ne sont pas ces « citoyens » d’une union qui s’est construite sur les Etats-Nation (en reniant ce qu’ils avaient eux-mêmes accepté et qui les a rassemblé à l’époque : l’humanisme.)

    Rien est éternel en ce bas monde mais vouloir nier les nations est dangereux pour le rapprochement des peuples européens (qui y sont attachés, bien plus qu’au patriotisme constitutionnel, fort abstrait, d’Habermas) mais c’est aussi prendre le risque de voir le besoin identitaire se reconstituer autour d’autres structures qui pourraient menacer les valeurs soi-disant rationnelles que vous défendez.

    A vous lire.

    Cordialement

  • Pour que l’Europe investisse l’Ecole

    18 novembre 2014  20:26, par Jean-Luc Lefèvre

    @ Ferghane

    La récurrence de votre argument m’intrigue. Sous prétexte que les états- nations se sont construits sur l’hémoglobine de la valetaille, et ainsi construit une « identité meurtrière », tous quels qu’ils soient,, vous refusez à l’Union européenne le droit de s’ériger en une communauté de destin spirituel au sens large fondé sur une même appartenance culturelle.

    Mais dites - moi...Qui cette Union pourrait-elle opprimer et asservir ?

    A l’intérieur, personne en ses « régions » dès l’instant où elle se veut et est démocratique.

    A l’extérieur, qui ? Nous n’avons pas en Europe la prétention de dominer le monde, comme l’ont fait les états - nations que vous et moi dénonçons, et moins encore les moyens, ni linguistiques ( comme nos Etats en leurs états), ni militaires ( malgré de Gaulle), ni économiques.

    Pourquoi et de qui, Ferghane, avez-vous peur à ce point pour faire d’une Europe culturelle un repoussoir absolu ???

  • Détruire les nations, c’est annihiler l’Union

    18 novembre 2014 19:48, par Ferghane Azihari

    Il est vrai que j’aurais du souligner plus tôt les nombreux anachronismes et autres inexactitudes sur des nations qui selon l’article aurait une dimension millénaire alors qu’elles n’ont que deux siècles. Mais là aussi, le nationalisme a toujours eu le don de prétendre à une soi-disante ancienneté :)

  • Détruire les nations, c’est annihiler l’Union

    18 novembre 2014  15:03, par Guillaume Bucherer

    Les nations en tant que telles n’ont pas toujours existé, c’est vrai. Mais les peuples qui les composent ont toujours eu une dimension identitaire. Il n’est donc ni illogique ni hors de propos que de se pencher sur une telle question pour la construction de l’UE.

    Nous ne faisons, avec l’UE, que bâtir politiquement des institutions rassemblant les nations appartenant à une même civilisation. Qu’y a-t-il de plus grand comme projet politique ? A mon avis, pas grand-chose. Nous rassemblons ici ce qui est épars. La civilisation européenne préexiste aux nations qui la composent. C’est l’Europe institutionnelle que nous bâtissons, pas l’Europe tout court. Il me semble que déconnecter la construction politico-institutionnelle de la civilisation qui la sous-tend (et donc par ricochet, des nations), c’est prendre le risque de signer le divorce entre l’Europe et ses citoyens.

    Et justement, je fais appel à Rome parce que l’édit de Caracalla permet à tous les habitants de l’Empire d’être citoyens romains, et que les peuples fédérés (dans l’Empire tardif) sont toujours rattachés au monde romain par l’intermédiaire des rois qui utilisent l’administration et le droit romain pour leur peuple, qui lui se trouve parfois au-delà du limes.

    Bien sûr que l’Union européenne est un empire. Elle a une politique de voisinage, elle a une souveraineté différée suivant qu’on appartienne ou non à l’UE (accord d’association, statut candidat, utilisation de l’Euro en dehors de l’Eurozone...). La vraie différence tient à ce que l’élargissement se fait de manière volontaire et pacifique (pas toujours, visiblement : cf Ukraine) par les nations qui souhaitent y être associées. Preuve de la vraie victoire du smart power européen.

    Qu’on ne s’y trompe pas : ce smart power n’est efficace qu’avec le gage absolu de paix et donc de sécurité (hard power), le gage indispensable de prospérité, et le gage que les identités (des nations) et les valeurs (de l’UE) soient respectées de part et d’autre. C’est cela, le vrai contrat.

  • Détruire les nations, c’est annihiler l’Union

    18 novembre 2014  14:04, par Fabien

    Les nations n’ont pas toujours existé, contrairement à ce qui est dit ici. Et pour info, à Rome, il y avait des citoyens de première classe et les autres qui n’avaient pas les mêmes droits. Ce que nous faisons avec l’Europe est beaucoup mieux, non ? Les nations n’ont pas de vocation éternelle, pas plus que les Etats, empires ou autres.

  • Détruire les nations, c’est annihiler l’Union

    18 novembre 2014 12:51, par Ferghane Azihari

    L’UE est n’est qu’une organisation internationale composée d’Etats souverains. Indépendamment de l’article 50 (qui est parfaitement clair), n’importe quel Etat peut se défaire de ses traités et quitter une organisation internationale comme bon lui semble.

    Concernant les référendums, là aussi, ce sont les Etats qui ont ratifié le traité, l’UE n’a pas le pouvoir de faire avaler des traités aux Etats qui n’en veulent pas. Si vous contestez la légitimité de la démocratie représentative à l’échelle nationale, c’est une autre affaire.

    Le fait est que l’UE a une nature beaucoup plus contractuelle que l’Etat français. En ce sens, parce que la révocabilité de l’autorité européenne est beaucoup plus aisée que celle de l’Etat français, la première est structurellement plus démocratique que la seconde.

  • De l’importance de commémorer le centenaire de la Première Guerre mondiale dans une dimension européenne et pacifique

    18 novembre 2014  12:23, par Jean-Luc Lefèvre

    « Faire ses petites affaires entre eux », telle serait à vos yeux est la tare de l’Europe de l’ouest ! Mais que font les U.S.A., que fait la Russie, que fait la Chin e...que font tous les états - nations, sinon « faire leurs petites affaires » pour eux et, surtout, contre tous les autres peuples !!! Comme si leur petite popote était plus morale que celle de l’Union ? comme si, réduite à l’Hexagone, la France pouvait les en empêcher ? comme si la France elle-même ne faisait pas « sa » popote en Afrique où elle a tant d’intérêts via Areva et d’autres ?

    A force de regarder dans le rétro - viseur de l’Histoire, Shaft ne crache peut-être pas dans une soupe trop amère pour lui, mais il prépare, c’est certain, un brouet pire encore pour ses enfants. Ils seront français, fiers de l’être, mais n’occuperont plus aucune place sur l’échiquier international. Ils seront à la merci des investisseurs venus d’ailleurs, qatari, chinois...et, peut-être acculés, comme d’aucuns l’ont déjà suggéré, à s’expatrier de leur paradis retourné à la jachère.

  • Détruire les nations, c’est annihiler l’Union

    18 novembre 2014  12:02, par shaft

    Ferghane

    L article 50 du traité sur l Union Européenne est volontairement flou car à mon sens tout est fait pour empêcher le retrait effectif de l Union

    Je faisais allusion aux gens qui ne veulent pas de l Europe mais qui doivent faire avec

    1 Le traité de Lisbonne pale copie de la constitution giscardienne que les Français et les Néerlandais ont rejeté

    2 Le pacte de stabilité europeen préparé par Berlin qui organise une future tutelle budgetaire

    3 La troika FMI Commission Europeenne BCE tristement celebre qui tournoie dans le ciel europeen

    Vous allez certainement me dire que les peuples sont pour lEurope et que ce sont les chefs d Etat qui decident. Rappelez vous que la Commission Barroso a fait pression pour faire revoter les Irlandais en 2008 ou sur les Grecs pour empecher un referundum sur le MMemorndum Grec

    De plus je suis convaincu que ccette meme commission est responsable de la déstabilisation de l Ukraine apres le refus de Ianoukovitch de signer l accord de coopération

  • Détruire les nations, c’est annihiler l’Union

    18 novembre 2014 10:58, par Ferghane Azihari

    Shaft : Les Etats sont libres de quitter l’UE indépendamment de la volonté de celle-ci.

    Est-ce le cas des régions françaises ? :)

  • Détruire les nations, c’est annihiler l’Union

    18 novembre 2014  10:47, par shaft

    Je suis d accord avec cet article. Il s agit d un constat lucide. A travers l actualité , nous voyons que l Europe suit une logique impériale comme la Russie ou la Chine

    Ferghane

    Vous dites que l Europe est un contrat. Quid de ceux qui ne veulent pas signer ce contrat ou de ceux qui ne veulent pas qu on signe ce contrat en leur nom et pour eux ?

  • Détruire les nations, c’est annihiler l’Union

    18 novembre 2014  10:33, par Juliette

    Très bon article !! Merci

  • Détruire les nations, c’est annihiler l’Union

    18 novembre 2014 10:25, par Ferghane Azihari

    Merci pour cet article Guillaume. Je me permets de réagir très vite. D’abord, attention à ne pas confondre la nation et la culture. Cette confusion est volontairement entretenue par le nationalisme. La culture d’un peuple c’est une chose, le phénomène national (qui n’est que l’idéologie qui fait de la culture le fondement de la souveraineté de l’Etat), c’en est une autre.Evidemment que je suis attaché au respect de la diversité culturel des Etats. Sinon je ne serai pas euro-fédéraliste mais euro-jacobin.

    Ce n’est pas à la destruction des nations qu’il faut appeler mais à leur déconstruction lente et progressive en s’attaquant à tous les aspects institutionnels qui entretiennent le nationalisme qui n’est, quoi qu’on en dise, un vulgaire artifice entretenu par l’Etat afin de conforter sa domination là où l’auteur semble en faire une idéologie consubstantielle à l’être humain.

    Ensuite, non, Monsieur, l’Europe n’est pas un Empire.. C’est un contrat. Et le jour où l’Europe commencera à se comporter comme un Empire, je peux vous dire que beaucoup de fédéralistes militeront contre elle et à raison. L’auteur semble développer une philosophie résolument euro-nationaliste et espère l’inculquer à 500 millions de citoyens aux traditions diverses et variées. Quand on connait la violence avec laquelle les identités nationales se sont construites à leurs échelles respectives, on est en droit de penser que le refus du nationalisme continental n’est pas si irrationnel que cela.

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