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Derniers commentaires

  • Virginie Rozière : « Il faut aller vers des États-Unis d’Europe ! »

    31 mars 2014 13:30, par Ferghane Azihari

    @Xavier Chambolle

    Les plans de relance peuvent-être utiles pour palier aux insuffisances du marché pourvu qu’ils sont bien ciblés. Comment nier le fait que l’Europe a besoin d’investissements pour sortir de la crise ? La recherche, le développement et la rénovation des infrastructures font parties de ces domaines qui peuvent légitimement accepter l’intervention du secteur public sans que cela se fasse au détriment du secteur privé, mais au contraire en coopération avec celui-ci d’autant plus que l’on connait l’impact de la qualité des infrastructures et de l’innovation sur les potentiels de croissance...

    Il faut aussi énoncer que nos économies ne peuvent plus continuer à fonctionner selon le même paradigme. Il faut refonder celui-ci dans une perspective plus écologique et plus soutenable. Le marché seul ne peut pas se préoccuper de cela. Il faut arrêter d’assimiler toute approche néo-keynésienne à du colbertisme liberticide quand l’État ne fait que ce que le marché ne fait pas sans se substituer à celui-ci mais en employant les entreprises qui sont bien contentes d’avoir un carnet de commandes rempli.

    C’est pareil pour le SMIC, tu peux toujours énoncer qu’il n’est pas conforme à l’esthétique libérale (économie) mais dire que tous ceux qui l’utilisent sont en proie à l’échec est de la mauvaise foi. Je pense aux Pays-Bas, au Luxembourg et à plein d’autres pays européens.

  • Renforcer les aspects pratiques de la citoyenneté européenne, c’est renforcer le sentiment d’appartenance

    30 mars 2014 22:35, par Ferghane Azihari

    @Schaft Pouvez-vous me citer une seule phrase dans cet article qui prône un renforcement des institutions européennes ? Etant fédéraliste je soutiens naturellement l’idée qu’il faut plus d’Europe là où on en a besoin et moins là où l’Europe est inutile.

    Mais il n’est pas question de parler de cela dans cet article qui cherche simplement à permettre un rapprochement de l’UE et de ses citoyens conformément à l’idéal démocratique.

    Votre remarque est donc malheureusement hors-sujet. En revanche si vous avez des propositions pour rapprocher les citoyens de l’UE, je suis preneur ;)

  • Renforcer les aspects pratiques de la citoyenneté européenne, c’est renforcer le sentiment d’appartenance

    30 mars 2014  22:21, par shaft

    C est triste de voir un tel deni de la realite. Les gens ne reclament pas plus d europe ils veulent de meilleures conditions de vie ce que l europe refuse

    Regardez les sondages ils disent tous que le gens se tournent vers les extremes. Pourquoi ? Parce que l europe ecrase les classes moyennes et populaire avec son fanatisme ideologique et son mepris

    Retirez vos oeuilleres un instant et considerez ceci. La machine europeenne s emballe et pour la sauver il faut l arreter pour la reparer et la faire redémarre

    Ameliorez la vie des gens au lieu de leur farcir le crâne avec des idees creuse

  • Renforcer les aspects pratiques de la citoyenneté européenne, c’est renforcer le sentiment d’appartenance

    30 mars 2014  19:11, par Bernard Giroud

    On ne cessera pas de répéter que pour avoir le sentiment d’appartenir au même ensemble, il faut que celui-ci ressemble un peu à une maison ;

    Dans cette grande maison européenne, il faut une cohérence de groupe, une cohérence solidaire, un lien obligataire, pour l’habitant du même toit

    Une telle construction avait cet idéal.

    Sans ce sentiment bien concret , il sera bien difficile, de donner du sens à un grand ensemble.

    C’est bien là que le bas blesse, en ce qui concerne la construction européenne. On a perdu un sentiment, une notion raisonnable, indispensable en ces temps

    Elle se résume ainsi : « Tu es fort, mais tu es fort pour le service de ton frère ».

    La logique de cette vérité positive , exprimée depuis des siècles, échappent à beaucoup d’entre nous, forts du moment .

    En effet chaque fois que l’on se sert de sa force pour subjuguer son semblable, pour en faire en quelque sorte son sujet, on manque la bonne étape ;

    On fait de ce semblable, son sujet, son subalterne ; Ce faisant, sa capacité dynamique personnelle diminue, parfois s’éteint ; Ce semblable est plus considéré comme un « répéteur » que comme un inventeur ;

    La vie, si l’on y regarde de près, ne fonctionne pas de cette manière.

    Son moteur le plus puissant,a toujours été, ce regard, cet état d’émerveillement infini devant le soleil qui se lève au matin depuis toujours, devant ce don de vie, gratuit, chaque jour, pour soi, d’abord, et vers la multitude.

    Ce moteur surpuissant, qui s’adapte, à chacun de nos « cadres » personnels,, et le seul qui permet de donner le meilleur de nous-mêmes, celui qui permet de ne pas trop regarder à la « dépense » et au temps passé. Notre vie en brulera pour la bonne cause.

    Nous devenons tous ainsi le début d’une chaine infini du possible, que la Vie généreuse, seule juge en la matière, sait reconnaitre. Quelle valeur !

    Nous sommes devenus comme les moteurs (de voitures par exemple que nous connaissons), une énorme force, (les milliards de petites, bien coordonnées, bien ajoutées dans un temps minimum), nos milliards de forces volontairement généreuses, sont le gage de la meilleure réussite du projet . La grande force individuelle compte moins que l’efficacité de la poussée collective.

    Donc le principal moteur du progrès n’est pas la peur, l’opposition, la concurrence, mais bien l’adhésion du cœur et de l’esprit au projet commun qu’on aura su exprimer,entrainer, galvaniser, dans et par le respect de nos différentes individualités.

    La grande sagesse de toujours n’est que logique ; Cette sagesse que beaucoup d’entre nous avons en nous, est la meilleure conseillère de nos lendemains.

    Soyons donc bien clairs dans la logique de notre manifestation. Il n’en sera que plus facile de construire la cité, l’ensemble, le monde ou chacun a sa place, ou chacun a une place.

  • Réjouissons nous de l’euroscepticisme !

    30 mars 2014 14:31, par Ferghane Azihari

    Je ne sais pas si l’Europe est à la solde des lobbys bancaires mais je ne vois pas en quoi les échelles inférieures seraient plus vertueuses.

    Je rappelle simplement qu’en ce moment, le projet européen de régulation bancaire est bloqué par les États européens accompagnés de leurs lobbys financiers respectifs. Voir le lien suivant :

    http://www.taurillon.org/regulation-financiere-quand-la-commission-europeenne-depasse-le

  • Virginie Rozière : « Il faut aller vers des États-Unis d’Europe ! »

    30 mars 2014  05:30, par Xavier C.

    « L’Union européenne doit pour cela mettre en œuvre un plan de relance entre États-membres » M. Obama a dépensé des sommes faramineuses pour accoucher d’une souris (et il peut remercier l’exploitation des gaz de schiste !). Tirons donc des leçons des échecs de nos voisins !

    « Je soutiens la création d’un salaire minimum européen. » Le salaire minimum est une trappe à pauvreté. Les smicards sont peut-être contents, mais les chômeurs longue-durée (les moins expérimentés et les moins formés) le sont beaucoup moins. Comment font donc tous ces pays développés SANS AUCUN salaire minimum ?

    Mais d’où sort donc cette obstination d’appliquer des politiques qui n’ont jamais fonctionné nulle part ???

  • Le libre-échange avant tout ?

    30 mars 2014  05:22, par Xavier C.

    Vous avez bien raison de vous insurger, mais il faudrait également signaler que le terme de libre-échange est une pure fiction.

    D’abord à lire la presse nous vivons déjà dans un monde ultralibéral où le libre-échange est total... mais on négocie un accord sur le libre-échange... alors peut-être que la réalité est un peu plus complexe.

    Et puis des États qui se réunissent avec de grands groupes pour discuter commerce, cela ne peut pas aboutir à un vrai libre-échange.

    SVP ne suivez pas la masse des moutons à qualifier ce projet de « libre-échange ». C’est une parodie...

  • Interview de Karine Gloanec Maurin : « Pour l’Europe des Régions ! »

    30 mars 2014  05:19, par Xavier C.

    Quelle bucolique vision de l’Europe des régions... purement clientéliste dans le cadre d’une Europe fédérale centralisée avec une protection sociale unique par exemple.

    « le cinéma européen ne vivrait pas sans aides publiques ! » Donc... le public européen ne veut pas payer pour un cinéma européen, alors piquons son pognon de force pour le subventionner ! Wahou ! Brillant, y’a pas à dire. Si le public boude ces productions subventionnées, va-t-on nous lâcher avec ces lubies ???

    À l’heure où les budgets des États sont dans le rouge, avec une dette au-delà de l’inquiétant, pensons à financer notre cinéma, c’est vraiment très urgent.

    « Si je suis élue au Parlement européen, je défendrai les aides publiques à la culture, et je me pencherai sur la défense du secteur culturel » Mais pourquoi ne pas le faire avec votre argent ? Le vôtre, pas celui du contribuable européen qui n’a manifestement pas les mêmes goûts que vous ?

    Et en plus sur sa photo elle ne sourit pas....

    N’a-t-on donc pas de projets sérieux ET solides à opposer au FN ???

  • Réjouissons nous de l’euroscepticisme !

    29 mars 2014  19:44, par Jean-Luc Lefèvre

    @ JLC et Marcopolo

    Pas de parti euro-sceptique en Belgique...francophone, peut-être, mais serait-ce la solution ? à vos problèmes, sans doute, à ceux, peut-être, d’une Union européenne confisquée par les marchés financiers, mais croyez-vous vraiment que le vote blanc soit de nature à apporter une quelconque solution ? à améliorer les choses ? à, surtout, renforcer l’ état belge sur la scène internationale ?

    La Belgique a toujours construit sa richesse sur les exportations et l’ouverture au monde. L’Union européenne a renforcé sa position internationale, en ce compris la dimension institutionnelle.

    Si le repli sur soi est contre - nature, pas seulement pour la Flandre, c’est d’abord pour la Belgique ! Croyez - vous vraiment qu’en vous abstenant, ceux qui ne vivent pas dans votre sphère changeront de cap ???

  • Réjouissons nous de l’euroscepticisme !

    29 mars 2014  15:24, par Marcopolo

    @tnemessiacne Une des raisons, en ce qui me concerne, est que cette Europe là est dirigée par des gens qui ne vivent pas dans notre sphère, donc qui ne connaissent pas nos problèmes. Souvent j’ai l’impression que ce sont les lobbies qui tirent les ficelles et que, finalement, nous sommes à la solde des marchés financiers. Donc, cette Europe là ne me concerne pas et je regrette bien l’absence de parti eurosceptique en Belgique.

  • Virginie Rozière : « Il faut aller vers des États-Unis d’Europe ! »

    29 mars 2014 13:50, par Aurélien Brouillet

    Le Taurillon a pour ambition de collecter un maximum d’interview d’un maximum de candidats différents.

    Sachez par ailleurs que la JEF Europe ainsi que l’UEF mène actuellement une action ayant pour but de faire signer aux candidats un manifeste fédéraliste. Vous trouverez notamment des informations sur le site www.moveurope.eu

  • Virginie Rozière : « Il faut aller vers des États-Unis d’Europe ! »

    29 mars 2014  12:34, par Jean-Luc Lefèvre

    Pareille franchise, pareille clarté dans les propos, cela est devenu trop rare pour ne pas être souligné. Pour ne pas être encouragé !

    Et si Taurillon invitait tous les candidats à prendre position, clairement, à propos de cette thématique d’une Europe résolument fédérale ? Pour les recommander aux citoyens, pour leur permettre de voter en connaissance de cause, pour être un authentique lobby ???

    Trop de flou dans les intentions des candidats, trop de non-dits quant à leurs motivations ne peut qu’entretenir à terme les pires désillusions ! A ne rien promettre, ni à court, ni à moyen ou long terme, on ne s’engage à rien. C’est trop facile d’encore accréditer l’idée que l’on s’engage seulement à...fonctionner quelque part entre Bruxelles et Strasbourg !

    Mais cet entre-deux n’est pas un interstice dans une carrière tout entière vouée à l’action publique. Cet entre-deux implique autre chose qu’une carrière nationale, une plus-value que l’on s’engage à apporter.

  • Lancement de l’initiative : Europe in our hands

    27 mars 2014  20:50, par Jean-Luc Lefèvre

    BRAVO !!! Le citoyen anonyme, le laissé-pour-compte des caucus et autres sommets des « chefs d’état et de gouvernement » doit se réapproprier l’idée européenne ! Elle lui a été confisquée : * par les états - nations, ces « parvenus » d’une Histoire récente, qui ont éradiqué l’homme au profit des appareils ; * par ces partis qui croient résoudre les problèmes du XXIe siècle avec les recettes héritées du XIXe siècle ; * par ces hommes politiques qui mentent à leurs électeurs en leur disant que MAGINOT est toujours d’actualité...

  • Vers l’armée européenne ?

    27 mars 2014  01:15, par TB

    Je suis surpris que l’article n’aborde pas la question de la force de dissuasion française, qui n’est pas un petit détail dans la défense nationale française. Alors, que fait-on de nos armes nucléaires ? On en partage la gâchette avec les autres Etats européens dans le cadre d’une mutualisation des moyens ? On y renonce unilatéralement ?

  • Lancement de l’initiative : Europe in our hands

    26 mars 2014  23:49, par antoine piron

    Je m’associe à cette initiative. Cette étape est importante en ce moment. Par contre, je pense qu’il faut l’emboîter dans un projet plus vaste qui va de Lisbonne à Vladisvostok.

    On peut y circuler à pied et à bicyclette, sans passer par de très hautes montagnes et sans traverser des mers. Les bâtiments modernes sont les mêmes partout. L’Europe est à placer entre les deux océans.

    Madrid-Varsovie est une oblique, ce n’est pas le nord de la Norvège face à Naples, ou L’Islande face à l’Ukraine. Au moment où quelques puissants essayent de nous séparer les uns des autres, il serait opportun de penser l’Europe de façon à ce qu’elle s’enthousiasme à sortir de ses éternelles querelles issues de préjugés. Je désigne expressément les préjugés des intellectuels. Puisse cette initiative nous permettre de penser autrement.

    Les Amériques sont très Nord-Sud. L’Afrique est un compact qui ouvrira sur des mondes qui bouillonnent. L’Europe que j’imagine est surtout horizontale. La Russie est européenne. Pourquoi ne faisons-nous pas renaître une intelligentsia qui ose et parle fort ?

    Ma pensée est très géographique. Je parle à partir de la Suisse, plus exactement de l’arc lémanique, bastion ouest d’une ancienne Europe centrale. De Gaule osait penser l’Europe jusqu’à l’Oural. Les temps ont commencé à changer.Pourquoi nous interdirait-on de penser une Europe enthousiasmante ? La vérité est que le monde doit changer en bien, et ceci ne peut se faire avec nos anciens préjugés.

    Donc bravo pour cette initiative car elle fait signe concrètement que l’on peut penser plus librement, et faire appel à chaque citoyen, plutôt qu’aux seuls « spécialistes ». C’est renouer avec une idée de démocraties plurielles qui ne peut exister que par petites, toutes petites unités. Ne touchons pas aux nations.Franchissons leurs barrières dans la légalité et joyeusement, respectueusement,créativement : oui, recommençons à créer ce paradis que tout enfant rêve d’arpenter, tout comme nous, moi âgé, nous sommes toujours prêts à quand même réaliser ; enfin.

    Antoine Piron

  • L’indépendance de la Catalogne, un danger pour l’Espagne ?

    26 mars 2014  21:23, par perico chicano

    Pour les identitaires catalanistes, promenés par la propagande de leurs gouvernants qui de fait sont en train doucement mais surement de ruiner la Catalogne (en fait c’est déjà fait la Catalogne est la région la plus corrompu et endettée d’Espagne). Usent et abusent de propos tel que « liberté » « droit des peuples » démocratie etc... Tout cela pour justifier une division des peuples en communautés ethnolinguistiques. Divisions d’un autre age.

    Implicitement, pour les identitaires catalanistes le gène catalan serait plus disposé à la démocratie que celui de leurs voisins. Le fond du nationalisme catalaniste (comme de beaucoup de nationalismes) ; un mélange de racisme et de cupidité.

  • Pourquoi une Nation européenne est indésirable

    26 mars 2014 03:19, par Ferghane Azihari

    Encore une fois, on s’encombre de considérations totalement futiles.

    Parler de la civilisation européenne en employant des termes métaphysiques comme « l’essence » est une profonde erreur. La civilisation européenne est tout aussi artificielle que les Nations qui la composent.

    Elle n’est dotée d’aucune immanence.

    On rappellera que le Christianisme est né au Proche-Orient

    Que l’écriture est née au Proche-Orient

    Que les techniques d’agriculture qui ont permis la sédentarisation des Hommes sont aussi nées au Proche Orient

    Que la Renaissance européenne fut permise grâce à l’aide de la civilisation arabo-musulmane

    Que les civilisations greco-latines ont noué d’intenses liens d’interdépendances avec la Perse ou l’Egypte antique

    Je pourrais multiplier les exemples par centaines.

    Toutes les civilisations ont ceci en commun : elles ont toujours structuré des liens d’interdépendances avec d’autres cultures.

    En ce sens, dans une large mesure, on a suffisamment d’outils pour ériger une histoire de la Civilisation Humaine car le concept de « patrimoine historique commun » est totalement élastique. Et c’est pour ça qu’il est futile. Il ne peut pas faire consensus en ce qu’il est forcément imprégné de considérations idéologiques totalement malléables. Construire un patrimoine culturel commun qui aiderait à s’affirmer pour mieux se distinguer des autres individus est aussi futile que faire un débat sur l’existence de Dieu.

    Des pays comme Malte ont plus de points communs culturels avec le monde Arabo-Musulman qu’avec le monde scandinave. L’Union européenne, de par son passé colonial et un espace poly-continental et par conséquent multi-civilisationnel.

    Alors arrêtons d’embêter les individus avec ces futilités irrédentistes et permettons simplement à ces derniers de vivre plus libres en les faisant coexister ensemble dans un espace démocratique commun qui leur donnerait plus d’emprise sur leur destin indépendamment des considérations identitaires.

    C’est tout.

  • Pourquoi une Nation européenne est indésirable

    25 mars 2014  23:11, par Alexandre Marin

    Aussi, la civilisation européenne est-elle une constante dans l’Histoire et l’évolution des valeurs et des mentalités européennes. Elle témoigne de cette évolution en ce qu’elle lie l’Europe actuelle aux différentes époques de l’Histoire du continent. C’est pourquoi, la civilisation européenne est l’héritage et le bien commun de tous les Européens, et constitue ainsi l’essence de l’Europe.

  • Pourquoi une Nation européenne est indésirable

    25 mars 2014  23:10, par Alexandre Marin

    Les derniers commentaires montrent le côté très relatif du sens que l’on donne au terme « nation ». Ferghane en a une conception assez stricte qu’il oppose à l’universalisme alors qu’Ivan Serge Keller lui porpose une vision plus large au vu de certains des personnages qu’il invoque et qui, tout en ayant conditionné le mode de pensée européen, ont eu une portée mondiale, bien que leurs héritages respectifs soient distincts en Europe et dans les autres endroits du monde.

    Si la nation se définit par la culture, la nation européenne développerait des valeurs portée universelle, car l’Europe s’est d’abord construite de manière consciente autour du christianisme que nos anciens désiraient répandre dans le monde. Or si le nationalisme signifie xénophobie, il y a une contradiction. Si l’Europe se fonde sur des valeurs à portée universelle, alors, elle se détermine par une certaine culture qui conditionne ces valeurs, donc aussi une certaine forme de xénophobie envers qui n’a pas la culture qui permet d’admettre ces valeurs, xénophobie qui n’exclue pas forcément le dialogue et l’échange. C’est cet esprit de dialogue et d’échanges qui pourrait concilier la contradiction entre culture singulière et valeurs universelles. La question qui se pose est moins le fait de décorer l’Europe d’un nom que de choisir entre l’utilisation de l’héritage culturel européen pour défendre les valeurs universelles, et la négation du caractère universaliste de cet héritage pour justifier un repli sur soi.

    Bien-sûr, la culture et les valeurs européennes évoluent, et même si on baptise l’Europe du terme de « nation » ou d’« Etat-Nation », les fondements et l’uniformité imposé par les vieux Etats-Nations sont beaucoup trop rigides et ne pourront jamais s’appliquer à un continent uni. Si, comme semble le présenter Ferghane, et comme ce fut le cas dans nos vieux pays, nation implique qu’unité = uniformité dans la vie publique, alors une nation européenne est indésirable.

    Comme qualificatif pour l’Europe, je propose celui de « civilisation », même s’il peut être tout aussi relatif que celui de « nation ». Doit-on parler de civilisation latine, germanique, ou slave, de civilisation européenne, ou de civilisation occidentale ? Le terme de « civilisation européenne » ou d’« Etat-civilisation européen » est inspiré de l’idée d’« Etat-civilisation indien ». La civilisation européenne, c’est la structure de l’ensemble des apports des différentes entités qui constituent l’Europe. L’Etat-civilisation désigne la forme étatique que prend cette structure. A l’heure actuelle, cette forme étatique est nécessairement fédérale.

    Cette idée d’Etat-civilisation européen vient du constat qu’il n’y a rien d’européen qui ne soit d’un Etat européen ou d’une région de celui-ci. Comme il n’y a rien de régional ou de national qui ne soit européen.

  • Vers l’armée européenne ?

    25 mars 2014  21:43, par Lame

    En tant que fédéraliste européen, je suis partisan d’une armée fédérale européenne, conçue pour renforcer la puissance militaire de l’UE, pas pour justifier le démantèlement de tout ou une partie des forces militaires nationales. A cette condition, une armée fédérale peut remplir de nombreuses missions :éfense continentale et outremer de l’UE, force d’interposition aux fins de maintien de la paix, lutte anti-piraterie, contribution aux opération humanitaire, contribution à la défense spatiale, etc...

    La mise en oeuvre efficiente d’un système militaire Armée fédérale/armées nationales suppose le développement d’équipements militaires européens productibles par les Etats membres sans frais de licence. Ces équipements comporteraient de châssis permettant le création de gamme d’engins ; chaque Etat pourrait les remplir avec les équipements de son choix. Parallèlement, ces équipements comporteraient également des composants (moteurs, ordinateurs, armes, etc...) susceptibles d’être installés sur des châssis d’origine fédérale ou nationale.

    Compte tenu de la maritimisation des relations internationales, la marine fédérale pourrait mettre en oeuvre des îles artificielles pour conférer à l’UE une capacité de sea basing. Une telle capacité, difficile à développer au niveau national, peut renforcer l’UE aussi bien dans la défense continentale (action en Meditérranée et dans la Baltique), la défense outremer ou le secours humanitaire.

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