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Derniers commentaires

  • L’Eurocorps, un outil au service d’une défense européenne commune ?

    28 juillet 2015  17:18, par Alexandre Marin

    @Alain

    A l’heure actuelle, aucun Etat européen n’a d’armée digne de ce nom.

    L’armée européenne est un aboutissement, ça veut dire qu’elle existera lorsque le Parlement européen et la Commission seront devenus compétents pour prendre des décisions en matière de défense, et lorsqu’il y aura un budget et une industrie militaires européens.

    Donc peu de craintes d’avoir d’armée sans état européen.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    28 juillet 2015  17:09, par Alexandre Marin

    L’U.E avait énormément de défauts, mais elle permettait de voyager à des personnes et des entreprises qui, sinon, n’en auraient pas eu les moyens. De petits et moyens entrepreneurs néerlandais, italiens, ou anglais pouvaient étendre une partie de leur activité de leurs activités en France, et vice-versa. Idem pour les personnes, les outils européens, certes imparfaits, pouvaient permettre aux jeunes d’avoir une expérience loin de chez eux, alors qu’ils n’auraient pas toujours pu le faire si l’U.E n’avait pas existé. La circulation et les voyages n’ont pas pour autant disparu avec le contrôle national des frontières, mais ils sont devenus beaucoup plus onéreux, et sont devenus le privilèges des grandes fortunes et des multi-nationales, les seules pouvant investir en France, et qui contraindront notre pays à s’adapter à eux en bradant nos normes sociales, fiscales, et de protection de la santé et des consommateurs.

    Voilà les difficultés auxquelles vous nous exposez en sortant de l’U.E. Mais au moins, vous êtes sorti de l’U.E, c’est fait, et c’était très réaliste.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    28 juillet 2015  17:07, par Alexandre Marin

    « Non, la suisse est un pays extrêmement démocratique (qui a même le référendum d’initiative populaire) et qui a 4 langues. »

    Là, on est d’accord à 400% ! La démocratie n’est pas conditionnée à une langue commune, et je suis opposé à l’idée qu’il faille une langue commune pour l’U.E. L’U.E est et doit demeurer la meilleure garante de la diversité.

    « Lors des élections européennes de 2014, aucune chaîne n’a voulu retransmettre le débat entre les représentants des groupes du parlement européen., c’est parce qu’elles savaient que ça n’intéressait personne et que donc elles n’auraient aucune audience. »

    iTélé a retransmis le débat, même si c’était la seule chaîne. En revanche, dans beaucoup de pays tels que l’Italie, les chaînes publiques ont retransmis le débat, et elles ont eu un audimat important. Ce n’est donc pas que ça n’intéresse personne, c’est que les élites françaises sont incapables de remettre à jour les modèles du passé et s’imaginent que ce qui ne concerne pas le nombril de Paris n’intéresse personne. En Italie, les partis ont indiqué la tête de liste européenne qu’elles soutenaient pour la campagne des européennes, ce qui n’est pas le cas en France. En France, la campagne européenne a duré au plus un mois. Si la campagne pour l’élection présidentielle durait un mois, peu de gens iraient voter.

    On ne fait peut-être pas d’omelettes avec des oeufs durs, mais l’Italie a quand-même réussi à s’unir, et les cités et campagnes italiennes étaient des oeufs incassables. D’ailleurs, l’unité italienne a été lente et laborieuse, et le risorgimento dans les années 1860 n’en a été que l’aboutissement.

    « En France, en tout cas, les gens se considèrent comme un seul groupe national et il n’arrive jamais que des régions opposent l’intérêt local à l’intérêt national. » Excepté pour le cas des bonnets rouges bretons ou pour celui des nationalistes corses.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    28 juillet 2015  16:28, par Alexandre Marin

    « Chèr Gaucho, l’Inde n’est pas un peuple-nation mais une federation de plusiers peuples ; toutefois il y a en Inde une forte autorité centrale et un sentiment national commune et repandu ; »

    Le sentiment national en Inde es très relatif. Il existe à New Delhi ou à Calcutta, nettement moins dans les campagnes du nord et du sud du pays. La force de l’autorité centrale est, elle aussi très relative. Mais effectivement, l’Inde n’est pas une nation.

    "Elle en a énormément (http://ec.europa.eu/citizens-initiative/public/competences/faq?lg=fr#q1) On peut même considérer qu’elle a tous les choix stratégiques."

    Certes l’U.E a beaucoup compétences stratégiques, mais ces choix dépendent tous de la volonté des Etats. Par exemple, selon les traités, la politique diplomatique est une compétence communautaire, mais comme les décisions se prennent à l’unanimité, il n’y a aucune politique diplomatique européenne, seulement des politiques diplomatiques nationales. Or, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, et les autres pays européens ne sont plus de grandes puissances diplomatiques et politiques, elles ont perdu leur influence dans presque tout les domaines après la seconde guerre mondiale, la crise de Suez et la décolonisation, du fait de la puissance américaine, de l’ancienne puissance soviétique, des pays émergents, et de la mondialisation.

    Si nous voulons conserver nos spécificités linguistiques et culturelles nationales, l’Europe est la solution. L’U.E est la première puissance économique mondiale, devant les Etats-Unis, et s’il y avait une union politique, l’U.E serait la première puissance diplomatique devant les Etats-Unis, la Chine et les autres pays émergents.

    "Il faut que l’ensemble de ces personnes se considèrent comme un seul corps social. Exemple : trouverais-tu démocratique que l’on élise au suffrage universel des représentants qui gouverneraient un territoire regroupant la France et la Chine ?"

    S’il y a un intérêt qui poussait la France et la Chine à former un seul gouvernement sous peine de ne plus avoir leur mot à dire dans les affaires du monde et d’être dépendant des grandes puissances émergentes, comme c’est le cas pour les pays européen aujourd’hui, alors oui, je considérerai démocratique d’élire au suffrage universel des dirigeants qui gouverneraient la France et la Chine en même temps. Mais pourquoi le corps social se limiterait aux réalités nationales ? Quid des ouvriers qui se considèrent comme un corps social à part entière distinct de celui des chefs d’entreprise, des paysans qui se sentent appartenir à un corps distincts que les citadins, ou encore, jadis aux catholiques qui ne concevaient pas de vivre avec des protestants ?

  • L’Union européenne, force de résistance face à la Russie ?

    28 juillet 2015  11:45, par tralilou

    (suite de mon 1er commentaire qui je l’espère sera publié par honnêteté) Une remarque : vous désignez Poutine comme un autocrate. Ce terme à un sens. Poutine a été élu et mène une politique nationale (je sais, ça vous énerve ce mot). Et nous, notre belle Europe, selon vous est forcément démocratique. Je vous pose donc une question : une UE dont les instances ne sont pas démocratiques (ok un parlement mais bidon, c’est la commission qui décide de tout), une UE imposée sous cette forme alors que nous avons voté NON, des gouvernements qui ne font qu’appliquer ces règles honnies par les peuples européens malgré leur refus : ce serait-y pas réellement autocratique, bien plus qu’en Russie, puisque dissimulé derrière les oripeaux d’une pseudo démocratie ? Il n’y a qu’à voir les négociations du Tafta, qui sont faites en vas clos, sans aucune communication aux populations... Juste pour vous rappeler Mr Brunner, que l’autocratie dictatoriale puisque non démocratique est en Europe, bien plus qu’en Russie

  • Moyen-Orient : La coalition en déroute

    28 juillet 2015  10:45, par tralilou

    Article intéressant...amis excusez moi, là encore, faux. Un exmeple : vous parlez du Moyen Orient. Qui finance Daesh ? Essentiellement le Qatar, l’Arabie Saoudite, les USA. Vous n’avez visiblement pas compris, Monsieur, qu’il y a une vaste offensive contre les « démocraties » du Moyen Orient : Irak, Syrie, etc sont des pays laïcs qui redistribuent une partie des richesse pour la nation : c’est bien cela qui est attaqué détruit, avec vos applaudissements. Aujourd’hui, la Turquie entre en jeu, bombardant le PKK armé par les occidentaux contre Daesh, au moment où ces troupes kurdes du PKK remportent des victoires sur le terrain contre Daesh. Alors, qui choisissez vous, Monsieur : la France et les USA qui applaudissent la Turquie dans son attaque qui favorise Daesh, ou bien la ligne qui dit aucun soutien à Daesh ?

  • L’Union européenne, force de résistance face à la Russie ?

    28 juillet 2015  10:38, par tralilou

    Article plein de belles erreurs... D’abord, comment osez vous prétendre que l’Europe défendrait la liberté face à une Russie obscurantiste menaçant l’Europe ? C’est l’Otan qui a voulu faire entrer l’Ukraine en son sein, à l’époque refusé par Sarkozy et Merkel. C’est encore l’Otan qui est à l’origine du déclenchement d’une nouvelle guerre froide, contre un pays, la Russie, qui DOIT être le partenaire privilégié de l’Europe. Qui a pris le pouvoir en Ukraine ? Certes des mouvements sociaux, mais surtout des mouvements fascisants d’extrême droite, méprisant une partie de leur population. Les 1eres mesures issues de la place Maidan ont été anti-russophones. Oui, Monsieur Brunner, le gouvernement actuel d’Ukraine est tout, sauf un représentant de la démocratie, à moins que pour vous, les milices fascistes ukrainiennes (dont une partie vient de prendre à l’Ouest les régions frontalière pour y vivre des trafics avec l’UE) soit une démonstration de démocratie ? Triste article, qui montre que même jeune, les gens qui se targuent de faire de la politique autrement ne font que répéter sans jamais réfléchir, le blouguiboulga ambiant de nos médias. Comment pouvez vous pondre un tel article, aussi faux, sans JAMAIS évoquer la stratégie US d’enfermement de la Russie ? Pourquoi ? Mais parce que la Russie de Poutine refuse le dogme ultralibéral et maintien l’idée que l’Etat doit jouer un rôle clé dans l’économie. Vous êtes tellement conditionné par votre vision bien fermée, que vous n’avez même pas perçu cela ! Et ajoutons à cela le futur Tafta, qui va faire de l’UE une colonie des USA, l’UE servant alors a absorber la dette US, en en important le maximum de produits. Non, décidément, votre article est bien décevant par ses courtes vues, et surtout par cette admirable manière de vous coller à ce qui, pour vous, est l’avis de la majorité, mais n’est en aucun cas la réalité. Dans quel but ? Etre d’accord avec la majorité pour avoir des suffrages, c’est tout sauf de la politique : c’est de la démagogie. C’est exactement ce que montre votre article. Je me doute que ma réponse sera censurée et ne sera pas publiée, en grand démocrate que vous êtes, mais je tenais à signaler mon TOTAL désaccord.

  • L’Eurocorps, un outil au service d’une défense européenne commune ?

    28 juillet 2015  10:31, par Alain

    Une armée est avant tout un moyen d’action politique d’un état. Une armée sans état (l’UE n’en est pas un) est aussi dangereuse qu’une monnaie sans état. A nouveau on veut mettre la charrue avant les bœufs pour forcer une fédéralisation qui a de moins en moins de soutien. Il est temps d’arrêter ces boutefeux et de réfléchir à un nouveau projet européen ayant avant tout l’assentiment des citoyens et non pas pour unique ambition de voir un PIB augmenter (sans compter que le PIB valorise des comportements de gaspillage, par exemple consommer inutilement des combustibles augmente le PIB

  • Pourquoi les eurosceptiques ne sont pas les pires adversaires des fédéralistes européens

    27 juillet 2015  13:29, par Lame

    La cause du désenchantement du projet européen vient en réalité du détournement de celui-ci par les élites politiques nationales se réclamant d’un européisme de façade tout en refusant lorsqu’elles sont au pouvoir tout progrès significatif vers la démocratie fédérale européenne.

    Robert Toulemon dénonçait en novembre sur son blog « une manoeuvre redoutable » d’un haut fonctionnaire, ancien représentant du gouvernement français auprès de l’Union européenne, qui a remis une note à François Hollande hostile à tout progrès de la construction européenne.

    Je souhaite une fédération européenne indépendante dont l’autorité fédérale serait un Etat fédéral, démocratique, laïc et social et les entités fédérées les Etats nations. Je rejette l’institution d’un Etat unitaire européen, à fortiori un Etat régionaliste.

    Voilà qu’on nous sert une conte de fée manichéen : Il y aurait d’un côté des gentils eurocrates qui essayent de démocratiser l’UE et de l’autre des méchants mandataires nationaux qui les en empêchent. Et le tout servi avec une pincée de gallophobie, histoire de faire croire aux lecteurs que le gouvernement français est le principal opposant à la démocratisation de l’UE.

    En tant que fédéraliste, j’ai été confronté à une réalité bien différente :
    - Des militants européistes qui n’ont d’autres arguments que de traiter leurs opposants de demeurés/illétrés/xénophobes/fascistes.
    - Des militants européistes qui taxent mes aspirations fédéralistes de ringuardes.
    - Des fonctionnaires européens qui critiquent ouvertement la démocratie (et non uniquement les référendums) parce que tout rejet de leurs propositions ne peut être qu’une erreur.
    - Une majorité de parlementaires et fonctionnaires européens sans autre projet européen que de vendre leurs services aux lobbies.

    Symptomatiquement, l’article critique beaucoup les Etats mais ne parle pas de remplacer le Conseil des ministres par un Sénat élu d’inspiration américaine, d’instituer le référendum d’initiative populaire et procédure de recall, d’élire l’exécutif européen et les membres de la Cour européenne. Pas de réclamation d’un droit d’initiative législative pour les eurodéputés mais une critique de la représentation égalitaire des Etats au sein de la commission qui le monopolise.

    Le tort des mandataires nationaux, c’est d’être généralement complices de ce système vicié, ceux-ci étant plus soucieux de rester politiquement correct aux yeux de leur caste que de défendre les intérêts de leurs citoyens. On se rappellera des progrès réalisés par l’UA et l’UNASUR, deux "copies" de l’UE qui sont de plus en plus influentes sur la scène internationale. Dépourvues de fonction publique communautaire, ces deux organisations ont développé une force commune au lieu de s’enliser dans la persécution stérile des Etats membres.

  • Dépasser l’Union européenne : le nécessaire choc démocratique

    25 juillet 2015  13:07, par Alexandre Marin

    Enfin, les juges, européens ou nationaux doivent être impartiaux, donc indépendants du pouvoir politique. C’est une garantie de la justice, qui ne peut être satisfaite,s i les juges ont peur de leur révocation. Imaginez qu’un citoyen soit condamné à mort en Hongrie sans avoir la possibilité de se défendre au cours d’un procès. Les juges européens pourraient valider cette condamnation par crainte d’un référendum les révoquant alors que la condamnation serait illégale.

    D’ailleurs pourquoi les juges européens devraient être élus et révocables par référendum, et pas les juges nationaux ?

  • Dépasser l’Union européenne : le nécessaire choc démocratique

    25 juillet 2015  13:07, par Alexandre Marin

    Pour casser le mythe de l’Europe néo-libérale, je peux aussi vous citer le droit de la consommation. L’U.E est un des leaders mondiaux dans la protection des consommateurs grâce aux initiatives prises par la Commission et du Parlement européen.

    « Quand a-t-elle proposé la création d’une sécurité sociale européenne ou, au moins, l’équivalent des medicaid et medicare de l’Etat fédéral américain ? »

    Sur le droit du travail et la sécurité sociale, les intitutions communautaires n’ont aucun pouvoir du fait des traités signés par les Etats.

    La Commission européenne a cependant essayé à de nombreuses reprises d’adopter des initiatives dans le sens d’une Europe plus sociale, mais elle a toujours été bloquée par la France au début, puis par l’Allemagne et le Royaume-Uni. Pour les initiatives qui ont abouti, comme l’école de la seconde chance, visant à réinsérer des jeunes déscolarisés ou la garantie jeunesse, mécanisme de lutte contre le chômage des jeunes, les Etats-membres refusent d’accorder des budgets adéquats pour que ces politiques soient vraiment efficace, malgré les demandes et les protestations de plusieurs députés européens de différents courants politiques et de différentes nationalités.

    Le budget du gouvernement fédéral américain, c’est plus de 20% du budget des Etats fédérés. Le budget des institutions de l’U.E, c’est 1%. Là aussi, les parlementaires européens réclament depuis plusieurs années que les budgets communautaires destinés à la recherche, à l’innovation et au social soient augmentés.

    « Un début de solution serait la démocratisation des institutions européennes plus au plan électoral et référendaire, pour permettre aux citoyens européens de s’opposer à l’action des lobbies »

    Malheureusement, les Etats-membres demeurent très réticents à démocratiser le système européen. Les lobbies existent aussi en France, mais il n’y sont pas reconnus, ce qui fait que les pressions se font en toute opacité, ce qui les rend d’autant plus forts. A Bruxelles, on a décidé de reconnaître le phénomène pour mieux le contrôler.

    Je ne vois pas quand la Commission s’est opposée à une union politique, économique et monétaire, au contraire. Ce sont, là aussi, les Etats qui bloquent, notamment l’Allemagne. Tous les approfondissements économiques sont le résultat d’initiatives des institutions européennes et ont été très difficilement acceptés par les Etats.

  • Dépasser l’Union européenne : le nécessaire choc démocratique

    25 juillet 2015  13:05, par Alexandre Marin

    Les accords à l’OMC et le TAFTA sont faits avec l’aval des Etats-membres. Ce sont eux qui demandent à la commission de négocier. Si le TAFTA ne passe pas, ce sera en grande partie du fait du Parlement européen qui doit le valider. D’ailleurs, lors de l’accord ACTA, qui contenait des dispositions similaires à ce qui devrait figurer dans le TAFTA, les Etats-Membres ont tous validé l’ accords, qui a été ensuite massivement rejeté par le Parlement européen, et n’est donc pas entré en application. Ce qui rectifie ce stéréotype du Parlement croupion.

    Quant à l’intégration parallèle des Etats, les avancées que vous citez n’auraient jamais vu le jour sans les institutions communautaires qui ont tout fait pour que les Etats trouvent un terrain d’entente, et ce n’était pas gagné.

    Dans le dossier grec, la commission a surtout un rôle d’arbitre dans les négociations s’efforçant de concilier les deux parties. Quant à la BCE, elle a tout fait pour que la Grèce demeure dans l’euro en rachetant ses obligations.

    D’ailleurs, je ne vois pas en quoi les institutions européennes dérégulent à tour de bras. Sans doute faîtes-vous référence au droit de la concurrence. Le droit de la concurrence est tout le contraire de la dérégulation : c’est un ensemble de règles visant à protéger les consommateurs des dérives de l’économie de marché, en interdisant que les opérateurs économiques se mettent d’accord pour ne pas baisser les prix, en interdisant les pratiques déloyales de certaines entreprises visant à se constituer un monopole artificiel, ou en interdisant aux Etats de donner de l’argent à de grandes entreprises, comme le fait l’Irlande avec Apple. Google risque une amende de 6 milliards d’euros pour n’avoir pas respecté les règles de concurrence et microsoft a du payer une amende d’1 milliard d’euros pour cette même raison.

    Un autre exemple, en 2008, lors du sauvetage des banques, la France était le seul pays à accepter un sauvetage des banques sans aucune condition, l’opération de sauvetage ayant été dirigée par un banquier de la BNP (chercher le conflit d’intérêts...). La commissaire à la concurrence a donc engagé des négociations avec la France pour imposer de conditionner l’aide aux banques pour ne pas avantager les grosses banques (comme la BNP) qui s’étaient mal comportées au détriment de banques plus modestes qui avaient eu un comportement beaucoup plus prudent et nettement moins opaque. Cette commissaire a été accusée d’ultra-libéralisme et d’aveuglement idéologique.

    L’Union bancaire est d’ailleurs une création des institutions communautaires qui vise à éviter que les citoyens ne payent pour les banques. Elle a difficilement été acceptée par les Etats.

  • Dépasser l’Union européenne : le nécessaire choc démocratique

    25 juillet 2015  02:08, par thomas

    Jean-Luc Lefebvre,

    Un authentique démocrate assume la démocratie et les choix politiques de son peuple et de ses représentants, même s’il ne les partage pas. Le courage politique que tu décris, et que tu appelles de tes voeux, c’est le courage de fouler au pied la démocratie, la souveraineté et l’expression des peuples. Ni plus, ni moins. Comme quoi, fédéralisme européen et démocratie ne riment peut-être pas l’un avec l’autre... Quant à ta tirade sur le conservatisme des peuples, « frileux » et « jaloux de leurs acquis » par nature, me fait penser à ceux qui, au lendemain d’une bataille perdue, dénonçaient l’esprit de jouissance chez les français qui avait jusqu’alors prévalu et ont, en vrais hommes d’Etat qui foulent au pied les opinions publiques, fait des choix politiques qui ont couvert de honte notre peuple.

  • Dépasser l’Union européenne : le nécessaire choc démocratique

    24 juillet 2015  19:41, par Lame

    Le 14 juillet, le président de la République française annonçait souhaiter un Parlement de la zone euro, l’une des demandes des organisations fédéralistes.

    On remarquera que le projet de communauté politique de l’euro est surtout soutenu par des associations et parfois par des mandataires des Etats membres. Ce n’est pas la Commission qui militera pour promouvoir cette idée, elle qui l’a critiqué plusieurs fois par le passé au nom de l’unité de l’UE.

    Cette rupture indispensable implique d’oeuvrer, aujourd’hui, à l’instauration d’une République fédérale européenne, c’est-à-dire d’une Europe démocratique en parallèle des démocraties nationales.

    Imaginons alors que l’on batisse cette Europe des régions à laquelle les fonctionnaires européens aspirent tant. Une Europe divisée en plusieurs centaines d’Etats régionaux au lieu d’une trentaine. Une Europe centralisée où les institutions européennes sont pérennisées et ne souffrent plus aucune contestation. Qui croit que les institutions européennes seraient dès lors plus aptes à résoudre les crises qu’elles ne l’ont fait jusqu’à présent au vu de leur comportement passé et présent ?

    Au mieux évoque-t-on pour un avenir lointain la perspective d’une « fédération d’États-nations », oxymore dont la vocation est avant tout de préserver ce fameux État-nation, c’est-à-dire les privilèges des élites politiques dominantes en Europe.

    Une fédération démocratique logiquement doit remplir trois conditions : a. Avoir une autorité fédérale démocratique. b. Avoir des entités fédérées démocratiques. c. Fonctionner selon les principes du fédéralisme.

    De ce point de vue trois constats s’impose : 1° Supprimer les Etats-Nations ne crée aucune démocratie européenne. 2° Seul les Etats-Nations sont assez forts pour être les entités fédérées et non de simples préfets de la commission. 3° La tutelle budgétaire institué par le pacte budgétaire s’inscrit dans la construction d’un Etat européen unitaire, pas d’une fédération.

    La fédération d’Etats-Nations, c’est donc simplement les "Etats-Unis d’Europe" au sens où l’entendent les citoyens. Diaboliser ce projet est absurde lorsqu’on est un eurofédéraliste sincère et non un partisan d’un SuperEtat unitaire déguisé en fédéraliste.

    A ce titre, une meilleure gestion de la Zone euro passera par la réduction du pouvoir de la BCE au profit de l’électorat de la Zone euro, pas par l’affaiblissement des Etats de la Zone euro au profit des fonctionnaires européens et des lobbies.

  • Dépasser l’Union européenne : le nécessaire choc démocratique

    24 juillet 2015  19:19, par Lame

    Tout ce qui fonctionne dans la construction européenne est ce qui est basé sur un modèle fédéral.

    Il a trois intégrations européennes parallèlles :

    a. Celle des institutions communautaires. Elle produit des normes sur tout et rien et des dérégulations. Après l’adoption d’accord inégaux à l’OMC, son plus important chantier est la construction du Grand Marché Transatlantique. Encore des initiaves qui vont renforcer la popularité de « l’Europe qui protège » et qui permet aux Européens « d’être plus forts face aux grandes puissances ».

    b. Celle des Etats. Elle a produit l’ESA, Airbus, la Zone euro, l’Espace Schengen, les agences de l’UEO reprises par l’UE. Autant de réalisations dont les institutions européennes s’attribuent la paternité...tout en critiquant la mauvaise gestion des Etats membres au moindre problème.

    c. Celle des organisations subrégionales de l’UE : Benelux, Conseil nordique, Assemblée balte, Triangles de Weimar, Groupe de Visengrad, etc... Encore méconnue, cette forme d’intégration jouera certainement un rôle majeur dans le développement d’une vraie défense européenne commune.

    Fondé sur la confrontation de représentants dont la légitimité est uniquement nationale, l’intergouvernementalisme exacerbe jusqu’à la caricature les désaccords.

    Certes mais y aurait-il tellement de désaccord si les institutions européennes s’étaient attellés à développer l’esprit de corps entre les citoyens européens plutôt que la concurrence « libre et non faussée » ?

    Quand la Commission européenne a-t-elle proposé une monnaie commune adoptable par tous les Etats membres sans condition ? Quand a-t-elle proposé la création d’une sécurité sociale européenne ou, au moins, l’équivalent des medicaid et medicare de l’Etat fédéral américain ? Quand la Commission européenne a-t-elle repéré Où sont les politiques de coopération qui auraient permis aux citoyens de l’UE de développer des intérêts communs et un esprit de solidarité. L’UE fait beaucoup pour déréguler la circulation des marchandises et des capitaux. Par contre, en matière d’accès à l’emploi et de liberté d’établissement, l’UE n’est même pas au niveau de la Confédération en dépit des affirmations de sa propande. Quand les parlementaires européens lui ont-ils émis la moindre protestation sur cette situation ?

    Comme l’indique l’article, ce sont les eurocrates qui tuent l’UE dans le coeur des citoyens. Incriminer systématiquement les Etats membres n’y changera rien. Un début de solution serait la démocratisation des institutions européennes plus au plan électoral et référendaire, pour permettre aux citoyens européens de s’opposer à l’action des lobbies. Par exemple, ceux qui représentent les « fonds vautours » et autres usuriers au sein de la comitologie.

  • Dépasser l’Union européenne : le nécessaire choc démocratique

    24 juillet 2015  17:55, par Lame

    Pourtant, l’Union européenne comporte des éléments de fédéralisme : une initiative autonome des gouvernements nationaux, des lois communes, une cour suprême, un Parlement et une monnaie.

    En tant que citoyen européen et français, il me semble nécessaire de procéder à certaines rectifications :

    - Une initiative législative contrôlée par les fonctionnaires et la lobbies, le Parlement en étant dépourvu comme c’était le cas en France sous le Consulat , la République de 1852 et les deux Empires.

    - Des lois communes qui ne sont pas toutes votées par « le Parlement », y compris une partie du budget. Un Parlement qui est aussi crédible, en tant garantie démocratique, que le Reichstag de la Confédération d’Allemagne du Nord (modèle institutionnel de l’UE) ou la Douma de Nicolas II.

    - Une monnaie de prestige réservé à une élite d’Etat membre. La seule monnaie DE L’UE, c’est l’ECU, simple outil comptable. A ce sujet, je suis partisan de la transformation de l’ECU en une monnaie d’échange subsidiaire en complément (voire en remplacement) de l’euro.

    Pour ce qui est de la Cour suprême, les citoyens gagneraient beaucoup à ce que les juges européens soient élus au suffrage direct et révocables par référendum. Des juges dont le droit de veto devraient pourvoir être levé par référendum sans que les juges européens puissent exercer un contrôle de conformité au droit sur les résultats des référendums. De telles mesures nous offriraient de bien nécessaires garanties contre toute dérive krytocratique de cette institution.

    Posez-vous la question : combien de fonctionnaires et commissaires européens approuveraient l’institution d’un pouvoir judiciaire européen démocratique ?

  • Dépasser l’Union européenne : le nécessaire choc démocratique

    24 juillet 2015  17:31, par Lame

    La gestion de la crise grecque par les représentants des gouvernements des États-membres (...)

    La crise n’est pas gérée exclusivement par les Etats membres, au nom des Peuples créanciers, mais aussi par le FMI, la BCE et la Commission européenne, moteur du MESF, FESF et maintenant du MES. Ces créanciers-là ne sont ni les moins influents à la table des négociations, ni les plus charitables et ils ont été remboursés en priorité.

    Il faut aussi relever que l’activité des institutions européennes au cours des dernières décennies a consisté essentiellement à déconstruire les Etats au profit des eurocrates et plus particulièrement en restaurant le capitalisme dérégulé d’antan. Unprocessus largement encouragé par les lobbies entrepreneuriaux, plus particulièrement ceux des USA et de la Chine.

    La gestion de la dette grecque a été avant tout axée sur la préservation du secteur bancaire privé, entité qui a largement influencé le traitement de cette crise par une campagne de lobbying conduite auprès des Etats membres mais aussi de la Commission européenne dans le cadre de la comitologie.

    (...) est indéfendable par toute personne sérieuse.

    Quelles sont les solutions proposées par la Commission ? Le renforcement de son pouvoir vis à vis des Etats eurolanders.

    Comme d’habitude, face à une crise, la Commission ne sait rien faire d’autre que tenter de profiter de la situation et d’appliquer les solutions imaginées par les Etats. En l’occurence, lancer un programme d’austérité digne de 1929 et organiser la vente des actifs de l’Etat grec à l’ancan. Des solutions qui rappellent furieusement les solutions du FMI en Argentine.

    J’en profite donc pour en proposer une alternative : un fond d’investissement inspiré du fond souverain norvégien et destiné à donner un répit aux Grecs grâce à un mode de remboursement alternatif.

  • Dépasser l’Union européenne : le nécessaire choc démocratique

    24 juillet 2015 14:02, par Valéry-Xavier Lentz

    @Jean-Luc Lefèvre : en réalité les citoyens semblent largement prêts à plus d’innovation que l’establishment politique national semble prêt à l’admettre. Le fait est que les critiques envers l’Union européenne concerne beaucoup plus souvent ce qu’elle ne fait pas (mais qu’elle devrait faire) que ce qu’elle fait. L’inaction , la non-Europe contribue au désenchantement tant il est est vrai que de traité en traité les gouvernements se payent de mots et promettent monts et merveilles alors qu’ils inscrivent dans le même temps dans les règles des mécanismes de blocage, destinés à préserver leur propre pouvoir, qui assurent pourtant que rien de sérieux ne sera fait. Ce décalage entre discours et mots n’est pas pour rien dans la méfiance que suscite aujourd’hui l’Union européenne.

    Lire à ce propos : La présidence de l’Union européenne n’existe pas et Pourquoi les eurosceptiques ne sont pas les pires adversaires des fédéralistes européens

  • Dépasser l’Union européenne : le nécessaire choc démocratique

    24 juillet 2015  11:19, par Jean-Luc Lefèvre

    Des fédéralistes utopiques « qui oublieraient que les peuples ne sont pas prêts » ? Un mensonge ! Parce que vers 1950, au sortir de la guerre, aucune peuple n’était prêt à suivre les fédéralistes farfelus qui ont décidé de la C.E.C.A. : les uns rétifs à mettre en commun des ressources stratégiques avec un agresseur de longue date, les autres rendus méfiants par un possible humiliation comme celle qui avait succédé à la première guerre ! Mais les décideurs de l’époque, qui savaient que leurs opinions publiques n’étaient pas prêtes, ont pourtant osé faire le pas ! Les peuples étaient même tellement frileux que l’un d’eux, celui de France ( ou plutôt ses élites, car il n’a pas été consulté !) ont refusé la Communauté de Défense en 1952 ! Les peuples ne sont jamais prêts mentalement à un saut dans l’inconnu et le radicalement nouveau. Prétendre le contraire relève de la démagogie ! L’opinion publique française, bercée par le ronronnement de ses élites, était-elle prête à admettre la pilule d’août 1914 et celle de mai 1940 et donc aussi le discours avant-gardiste d’un obscur colonel sur l’importance des blindés ? C’est même parce que les peuples ne sont jamais préparés à la rupture toujours insécurisante qu’il existe des hommes d’état, qui, comme était intitulé un ouvrage de J.F. KENNEDY, savent ce que signifie le courage en politique et assument le risque de ne pas être réélus ! Ces gens-là, on les cherche aujourd’hui, parce que la plupart confondent démocratie et démagogie ! Quant à consulter « le peuple », c’est le slogan cache - sexe des opportunistes, qui savent que le peuple est, par nature, frileux, conservateur et jaloux de ses droits acquis.

  • Une alimentation alternative et engagée à l’origine du succès du bio ? (2)

    22 juillet 2015  10:47, par Sandrine

    Le succès de l’alimentation bio, mais aussi des bio-coopératives, des AMAP et des jardins partagés en ville n’est-il pas un exemple de plus d’un changement qui s’opère dans la société ? Du passage d’une organisation de l’économie top-down, capitaliste, de masse.... à une société plus collaborative, horizontale, basée sur le partage, le « on-demand ».

    Demain, un UberPop des potagers dans une Europe qui se remet au vert ?

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