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Derniers commentaires

  • L’espéranto et l’Union européenne : une relation conflictuelle

    20 février 2015  00:10, par Bernard Maurice

    Quelles sont les six qualités principales de l’espéranto qui expliquent sa rapide progression ?

    1- C’est une langue internationale.

    2- C’est une langue auxiliaire, neutre et équitable.

    3- C’est une langue facile qui allie simplicité du vocabulaire, régularité de la grammaire, clarté de l’expression et de la phonétique (prononciation, orthographe), stabilité relative particulièrement de la structure de la langue appelée fondamento.

    4- C’est une langue pont qui par sa construction logique est la mieux placée pour servir de langue pivot dans la traduction semi-automatique entre différentes langues. Son adoption en Europe ou à l’ONU à côté des grandes langues permettrait une amélioration du système.

    5- C’est une langue tremplin qui en déconstruisant les blocages accélère l’apprentissage des autres langues.

    6- C’est enfin une langue démocratique qui pourrait être apprise par tous, en moyenne sept fois plus vite que l’anglais.

  • L’espéranto et l’Union européenne : une relation conflictuelle

    20 février 2015  00:07, par Bernard Maurice

    Les Européens les plus conscients se posent le problème d’une langue commune facile à apprendre. Un sondage d’Eurostat nous apprend qu’environ 74 % des Européens parlent mal ou pas du tout l’anglais. Cette langue instaure des rapports accrus de dépendance dits néo-coloniaux pour cette grande majorité des non « fluently ».

    Les qualités principales de l’espéranto peuvent être symbolisées par les branches de son symbole l’étoile verte. Elles se cumulent et expliquent sa progression ultra-rapide depuis un peu plus d’un siècle.

    Le déclin relatif de l’empire américain, la place croissante des pays émergents et du multilinguisme, la nécessité d’une meilleure compréhension internationale vont rendre cette langue de plus en plus importante.

  • Pour une gouvernance démocratique de l’Eurozone

    19 février 2015  19:17, par Bernard Giroud

    "la seule planche de salut de l’euro serait le statut de monnaie commune et non unique"

    Non , non, Monsieur Alain, ce n’est pas tout a fait la »seule » planche de salut.

    En l’absence d’une politique générale de solidarité géographique, il en est une autre qui dans les deux cas, c’est-à-dire avec, ou sans solidarité géographique, reste vraie, c’est celle du contrôle personnel de ses propres capacités régionales ou locales d’importations ou d’exportations, (ou plus simplement l’adéquation des moyens d’achats que permettent les ventes locales ou régionales.)

    Cela demande un peu de jugeote et de discipline, en un mot un peu de maitrise de soi et son environnement :

    C’est bien le b à ba du commencement d’une saine vie sociale, n’est-ce pas ? Et c’est probablement à recouvrer, n’est-il pas, comme disent certains ?

  • De quelques mesquineries récentes commises par Jeroen Djisselbaum et Wolfgang Schäuble

    19 février 2015  18:48, par Bernard Giroud

    Vu, David, tu n’es pas content !

    Dis-nous, en premier lieu ou se trouve la croissance que l’on ne trouve pas ;

    Ensuite, comment tu mets en route le projet capable de générer de la valeur au moins à hauteur des investissements qu’il réclame ;

    Enfin, comment tu crées la valeur ajoutée qui nous permette de recouvrer une liberté de manœuvre et d’emploi en résorbant peu à peu la charge de la dette.

    Tu peux compter sur ma modeste volonté.

  • L’espéranto et l’Union européenne : une relation conflictuelle

    19 février 2015  11:25, par Lucien Bresler

    Je voudrais juste reprendre un point évoqué dans l’article, le manque de soutien des Etats. Au commencement de la SDN, l’ONU de l’entre-deux guerres mondiales, plusieurs Etats, dont notamment le Japon et la Chine avaient proposé la langue espéranto comme l’une des langues de travail de cette nouvelle organisation internationale. A l’époque la France, et son représentant, futur ambassadeur vichyste refusa. Et ce sont les Etats totalitaires, celui d’Hitler en premier lieu, qui interdirent cette langue là où ils le pouvaient. La question de la langue utilisée est bien entendu politique. Dans les empires coloniaux, c’était bien la langue du colonisateur qui était imposée. Aujourd’hui, il n’est pas anodin que ce soit l’anglais. La langue espéranto reste une solution politique tout à fait d’actualité, au sein de l’Union européenne. Il existe même un parti politique européen, c’est même historiquement le premier parti politique européen, Europe Démocratie Espéranto (Europo Demokratio Esperanto, en espéranto) pour défendre et soutenir cette proposition.

  • L’espéranto et l’Union européenne : une relation conflictuelle

    19 février 2015  08:57, par Henri Masson

    Lors d’une intervention au Parlement Européen, où il avait été invité à l’occasion de la Journée de l’Europe, le 9 mai 2007, le professeur Reinhard Selten, Prix Nobel de sciences économiques 1996, avait dit : « Une langue facile à apprendre comme l’espéranto permet une solution neutre du problème linguistique. On apprend plus facilement une seconde langue étrangère que la première. L’effet d’une seconde langue est si fort, et l’espéranto est si facile, qu’il est plus favorable d’apprendre l’espéranto en premier, et ensuite une langue nationale, plutôt que cette langue étrangère seule. C’est scientifiquement prouvé par des tests scolaires. Quelques pays pourraient d’abord faire un traité sur l’enseignement scolaire de l’espéranto. On pourrait ensuite étendre ce traité aux autres pays. »

    Il avait en outre ajouté « Il est nécessaire de stimuler l’apparition d’une identité européenne plus forte. Les Européens doivent apprendre à se sentir en premier lieu comme Européens. Un obstacle important sur la voie d’une identité européenne plus forte est la barrière des langues au sein de l’Europe. Ce problème linguistique exige une solution. La domination d’une seule langue nationale ne peut pas être la solution. A longue échéance, seule une solution neutre est acceptable. Nous n’avons le droit de désavantager aucune nation. » (texte original en allemand : http://www.liberafolio.org/2007/seltendeutsch )

    En conclusion, j’encourage Maxime Retailleau à poursuivre et à approfondir ses recherches sur un sujet bien plus vaste qu’on ne le suppose, trop souvent tabou, autour duquel les médias entretiennent une culture de l’ignorance.

  • L’espéranto et l’Union européenne : une relation conflictuelle

    19 février 2015  08:42, par Henri Masson

    Une rectification et quelques précisions semblent utiles pour ce qui est du professeur François Grin. C’est un économiste suisse de l’Université de Genève, et il a enseigné les sciences économiques dans divers pays. Pour plus de détails, voir dans Wikipédia ou faire une recherche avec « françois grin cv ».

    Son rapport de 105 pages, publié en 2005 sous le titre « L’enseignement des langues étrangères comme politique publique », peut être téléchargé sur le site de La Documentation française : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054000678/

    En ce qui concerne l’anglais, il existe un ouvrage publié en 1992 sous le titre « Linguistic Imperialism » suivi en 2010 par un autre intitulé « Linguistic Imperialism Continued ». Son auteur a occupé diverses fonctions au sein du British Council : faire une recherche avec « robert phillipson cv ». Il est bien placé pour savoir que l’expansion de l’anglais n’a pas été aussi naturelle et spontanée que certains voudraient le faire croire. Il y a derrière cette langue une puissance qui n’existe pas derrière l’espéranto, mais une puissance qui n’est pas neutre, qui impose ses choix aussi bien que ses dérives économiques et politiques, son aventurisme belliciste.

    Une conférence secrète eut lieu en 1961 à Cambridge entre les États-Unis et la Grande-Bretagne. Il s’agissait pour ces deux pays de devenir les principaux centres d’influence et de décision du monde au moyen de l’anglais, de formater les cerveaux des étudiants et des citoyens des autres pays pour qu’ils entrent dans ce jeu truqué. Et ça a marché. Dans ce rapport, les États-Unis et la Grande-Bretagne étaient nommés « Le Centre » et le reste du monde « La Périphérie ». Peut-on être plus clair ? C’est un fait méconnu, et les médias français et européens n’ont rien remarqué.

    Un autre fait méconnu, bien plus ancien, devrait être étudié : à l’époque où le colonialisme français était à son apogée, où le gouvernement français avait tout fait pour humilier l’Allemagne (Traité de Versailles, Occupation de la Ruhr, etc.), où l’anglais commençait à grignoter la place privilégiée du français comme langue diplomatique (« Le recul s’amorce en 1919, quand Georges Clemenceau accepte que le traité de Versailles soit bilingue français-anglais. » — Dossier : la langue française dans le monde, Larousse), c’est le gouvernement français qui fut le plus farouchement opposé à une proposition d’enseigner l’espéranto dans toutes les écoles du monde. Cette proposition émanait de 14 pays dont 9 hors d’Europe, en particulier, la Chine,l’Afrique du Sud l’Inde, le Brésil, c’est-à-dire des pays aujourd’hui émergents. En 2015, la Chine et le Brésil sont les deux pays où il existe un effort réel de promotion de la langue. Radio Chine Internationale et le Centre Internet d’Information de Chine l’utilisent régulièrement.

  • L’Europe face à l’islam radical

    18 février 2015  23:00, par Xavier C.

    Sans entrer sur le débat de l’intégration ou non de la Turquie, ne vous leurrez pas : son intégration ne changerait strictement rien pour les radicaux ! Intégrer l’Arabie Saoudite non plus.

    L’Islam radical n’est jamais que le problème « de notre époque ». Avant c’était les marxistes. Et demain, on ne sait pas qui ce sera. C’est comme ça, à un certain âge, même avec une bonne éducation, une bonne famille, des valeurs, etc., on peut se rebeller, parfois de manière puérile, parfois de manière violente. Parfois ça dure, parfois on mûrit, on s’assagit et ça s’arrête. Et parfois on ne sort pas de cette logique parce qu’on en vit, ça devient un projet de vie.

    La Société devrait-elle être plus solidaire... ? Mais face à des ados qui se rebellent, ils ne feraient que rejeter cette solidarité. On ne propose pas « plus de culture majoritaire » à une contre-culture.

    Le problème est insoluble.

    J’ai tendance à penser que le problème de fond, c’est le respect à l’autre et le manque de responsabilité (c’est toujours la faute à l’autre, on ne se remet jamais en question).

    Donc, pour commencer, le respect, qui que nous soyons, nous n’avons pas à le demander, ni à l’exiger. On se doit d’être nous-même respectueux pour espérer être respecté ensuite. Si on commençait par marteler cela ?


    Pour ce qui est du débat sur, finalement, l’identité européenne : laissez tomber. :D Le projet européen est « spacialement flou », faut faire avec. Cependant j’aime bien le regard de l’étranger, lointain, pour prendre conscience de ce qu’est l’Europe. La Chine, pour nous, c’est quoi ? Bah.. des Chinois. Mais chez eux, il y a une sacrée diversité ethnique ! Idem en Russie... en Inde. Il y a aussi de véritables nuances culturelles au Canada, aux USA, etc. Mais nous, nous les voyons comme Chinois, Indiens, Russes, etc. Alors, comment eux nous voient-ils ? Voient-ils les Turcs comme des Européens ? Ca peut parfois aider de se définir par le regard de l’étranger naïf. ;)

  • L’espéranto et l’Union européenne : une relation conflictuelle

    18 février 2015  22:12, par Elisabeth LAMBERT

    RE à Alexandre Marin. Je vous informe qu’il y a bien un favoritisme de l’anglais : anglais imposé en 1951 dans l’aviation dont plusieurs ingénieurs aéronautiques se plaignent que cela leur cause des problèmes, entre autre étant une des causes principales d’accidents, rapport fait par un ingénieur américain : les inconvénients de l’anglais dans l’aviation. Favoritisme de la part des politiciens qui veulent imposer cette langue dès la crèche, maternelle, etc, ils ne savent déjà pas parler français, ils mettent de l’anglais partout à la place de la langue nationale. Parler de favoritisme n’est pas exagéré : c’est la vérité. Vu le bourrage de crâne que vous font la télévision, la radio et j’en passe, les parents disent à leurs enfants : il faut apprendre l’anglais, ils imposent et aussi tous les ministres de l’éducation nationale qui n’écoutent pas ce qu’on dit malgré une opposition dans ce pays. L’espéranto que je parle comme le français m’a permis de communiquer facilement avec des Chinois et bien ailleurs également, il est aussi prouvé que l’espéranto serait sécuritaire dans l’aviation et dans de nombreux domaines, ce dont les instances sont autistes. L’anglais n’est pas une langue facile mais très difficile pour ceux qui ne sont pas anglais ; si vous le voulez je vous invite à signer une pétition sur le site « www.petitions24.net » Non à l’anglais à la place du français pour ceux qui ne veulent pas perdre leur langue. On m’a imposé l’anglais, je n’ai jamais pu parler et comprendre cette langue, ma corvée a duré 6 ans et ai travaillé 39 ans dans l’aviation, c’est pour dire que je connais bien le problème. En même pas un an, je parlais très bien l’espéranto.

  • L’espéranto et l’Union européenne : une relation conflictuelle

    18 février 2015  20:52, par Demokratus

    .../...

    Le résultat de cette politique linguistique, officiellement multilingue, dans les fait « l’anglais d’abord » est que l’on a une Europe à deux vitesses avec les anglophones, citoyens privilégiés, et les non anglophones, citoyens de 2ème zone. Cette discrimination linguistique qui contribue à la création d’une élite qui dirige et des citoyens qui sont infantilisés par le système n’est certainement pas étrangère entre le rejet de cette forme d’Europe par les Européens qui s’en sentent exclus. Ne pouvant se reconnaître dans cette l’Europe, le résultat est un repli des Européens vers leur propre culture nationale, sur leurs valeurs propres, et la formation d’une ligne de fracture entre les élites qui dirigent et les citoyens.

    L’histoire enseigne, que de nombreux systèmes politiques, y compris les plus prestigieux ou les plus forts (en apparence) se sont écroulés pour ces raisons. Pensons à la chute de l’URSS dont les peuples non russophones dominés depuis des décennies ont repris leur liberté dès l’occasion s’est présentée. Regardons tous ces conflits parfois meurtriers où des peuples défendent leurs droits linguistiques qu’ils sentent, à tort ou à raison, menacés. Au rythme où vont les choses, l’UE se construit sur un mélange explosif qui ne résistera pas à une crise un peu plus grave que les autres.

    Se trouvera t-il des gens un peu plus sensés que la moyenne pour faire profiter l’Europe, de cet outil qu’est l’espéranto, langue qui par ses qualités intrinsèques a tout pour devenir un ciment entre Européens et porter une culture et une identité européenne qui fait cruellement défaut aujourd’hui ?

     

  • L’espéranto et l’Union européenne : une relation conflictuelle

    18 février 2015  20:51, par Demokratus

    L’article de Maxime Retailleau a le mérite de poser le sujet, trop souvent ignoré, de la question linguistique au sein de l’Union européenne. D’ailleurs, les relations entre l’espéranto et l’UE ne sont pas si conflictuelles que cela. Elles sont surtout inexistantes et c’est bien là le problème.

    Comme le fait remarquer Alexandre Marin, sur le sujet des économies attendues de l’introduction de l’espéranto, on peut effectivement douter. D’une part le budget qui y consacré est limité, d’autre part l’espéranto ne supprimera pas le besoin de traduction et d’apprentissage des langues en général.

    Le problème est beaucoup plus profond qu’une simple question budgétaire. La question linguistique au sein de l’Union européenne est d’abord une question d’efficacité et d’équité.

    Aujourd’hui, hormis les grandes réunions plénières, l’ensemble des institutions européennes, agences et organismes rattachés travaillent exclusivement en anglais, langue beaucoup plus difficile qu’on ne le pense et qui n’est maitrisé que par les anglophones natifs et une petite minorité de non natifs. Le résultat est que le premier critère de recrutement des institutions européennes repose sur un bon niveau d’anglais au détriment des qualités intrinsèques nécessaires pour exercer l’emploi. Ainsi l’UE se prive d’une grande partie des compétences disponibles en Europe et notamment de compétences acquises ailleurs que dans des instituts de formations anglophones ce qui pose aussi un problème de diversité des cultures et courants de pensée.

    L’autre conséquence encore plus grave est un problème d’équité. Exclure de l’Union européenne, dans les recrutements, dans les informations mises à disposition en anglais uniquement par les organes de communication de l’UE ceux dont l’anglais n’est pas la langue pose un sérieux problème démocratique. Penser comme le disent certains que l’on pourrait résoudre le problème en renforçant l’apprentissage de l’anglais aux non anglophones est aussi une grave erreur. D’une part, cette méthode a déjà fait preuve de son inefficacité, d’autre part est-il équitable d’imposer à une partie de population un apprentissage fastidieux d’une langue difficile avec laquelle les gens ne seront jamais aussi à l’aise qu’un natif, natif qui lui peut consacrer ce temps d’apprentissage à tout autre langue ou sujet de son choix ?

    .../...

  • Cazeneuve veut tuer la libre-circulation

    18 février 2015  20:01, par tnemessiacne

    @Lise T.

    « si vous accordez que les intérêts ne sont pas les mêmes entre l’Ile de France et la Guadeloupe, alors vous pouvez aussi admettre mon scepticisme quant aux pseudos-interets communs européens. »

    ceci pose la question intéressante à démontrer de ce que sont les intérêts communs européens et métropolitains et outre mer.

    Il y a déjà la question militaire. Si un pays européen se fait attaquer, tous les autres le défende. Là c’est explicite aux niveaux des intérêts communs européens. Au niveau économique, plus compliqué à démontrer mais les agents économiques européens sont extrêmement connectés, l’Europe, c’est leur domaine, et ce depuis des siècles. J’expliciterais plus tard.

    Et puis les intérêts communs européens c’est la démocratie que l’Europe, l’Union européenne défend et les droits de l’homme pouvant être remis en cause par un Etat-memnbre mais dont la Cour de Justice s’efforce de faire respecter. Il y a d’autres exemples. Après au niveau social, des symboles, des représentations, il y a un mode de vie, de liberté économique, de standard de vie mais s’accompagnant de fortes inégalités et là ça devient politique dans le sens qu’il faut par exemple lutter contre le chômage. L’Europe a un modèle social complètement différent des autres parties de la Terre, c’est des intérêts commun dont la politique essaye de les améliorer ou les changer en mieux.

    Et puis au niveau de la culture c’est plus délicat mais je trouve beau les personnes qui défendent la culture européenne en l’enseignant, en la faisant vivre.

    Encore une fois c’est des intérêts communs européens.

  • Cazeneuve veut tuer la libre-circulation

    18 février 2015  14:38, par LiseT

    (suite du commentaire précédent...)

    Mais vous reconnaissez qu’il n’y a pas d’intérêt commun, par contre, vous réussissez à fonder une diplomatie commune. Moi, j’comprends pas... En parlant de soft power, vous ne faites que jouer avec les mots. Il me semble que le soft power, c’est uniquement le pouvoir d’influence par des moyens-nn violents ; ce ne parle aucunement du contenu de ce soft power. Quel serait le contenu ? Un ensemble d’ideologies et de paradigmes qui argumenteraient qu’il y a des choses meilleures que d’autres ; ce faisant propageant une vision du monde centrée sur soi, sur sa propre échelle de valeurs... son propre intérêt ? Enfin, j’ai toujours eu de la méfiance pour les changements purement formels.

    Votre manière de considerer l’espace m’intrigue quelque peu. SI je prends votre these, il serait alors possible de resider sur un territoire, d’y voter pour avoir tel ou tel avantage ( ce qui est, reconnaissons-le, le principe du vote...). Imaginons qu’une loi supprimant la taxation proportionnelle soit votée, sous la pression des nouveaux residents riches en capitaux ; ces derniers profiteraient donc des infrastructures et des services sociaux sans réelle contribution. Vient un moment où un autre territoire propose un système de taxation encore plus avantageux, provoquant une immigration massive de ce Grand Capital. Les seules personnes qui restaient sur le premier territoire seraient celles qui n’auraient pas les moyens économmiques & sociaux de se déplacer, subissant ainsi les conséquences d’une loi qu’ils n’ont pas soutenue, sans jamais vraiment avoir bénéficié de ses avantages. tout cela pour dire que votre vision de la libre circulation m’apparait être un grand fantasme, qui exacerberait les inegalités sociales au lieu de les résorber.

    Toujours très cordialement, Lise T

  • Cazeneuve veut tuer la libre-circulation

    18 février 2015  14:37, par LiseT

    Cher Ferghane,

    « Là aussi, il vous faut être cohérent avec votre pensée et souhaiter l’abolition de la diplomatie française en ce que l’Ile de France n’a pas les mêmes intérêts stratégiques que l’Auvergne ou la Guadeloupe » ==> si vous accordez que les interets ne sont pas les mêmes entre l’Ile de France et la Guadeloupe, alors vous pouvez aussi admettre mon scepticisme quant aux pseudos-interets communs européens. A la difference tout de même que pour ce qui concerne le territoire métropolitain, ca ne me semble pas aberrant de dire que les centres urbains français, parce qu’ils sont issus globalement du même essor d’urbanisme post WWII, ont quand meme plus à partager & sont plus proches dans leur structures que les centres urbains italiens ou grecs par exemple, qui ne relèvent pas de la même démarche urbaine.

    « Dans ce cas, je suppose que vous militez aussi pour la dislocation de l’Etat français » Pour que vous n’ayez plus à supposer ironiquement, je vous confirme que je suis tout aussi critique des Etats - merci de vous être inquiété de la coherence de mon militantisme ;) Je suis cependant d’accord pour dire que le mot dislocation est un peu fort - je souhaite juste une refonte des buts que se donne l’Union & que l’on essaie moins de trouver des arguments comme « nous avons tous le même interet », qui théoriquement est un ideal auquel nous voudrions tous souscrire mais qui dans la pratique ne veut absolument rien dire (ex. peut-on dire que le quantitative easing profite à tous ? que le sauvetage des banques coupable profite à tous ?).

  • L’Europe face à l’islam radical

    18 février 2015 12:06, par Ferghane Azihari

    « Haha bon déjà je ne veux rien imposer »

    Si. A partir du moment où l’on aspire à confondre la pratique du pouvoir politique européen avec une quelconque identité fantasmée, cela revient à se placer sur le terrain de la violence symbolique pour imposer à tous les membres de la Cité votre récit mythologico-historique aux délimitations arbitraires.

    Je suis d’avis que l’on foute la paix aux habitants du vieux continent qui n’ont pas besoin de qui que ce soit pour définir qui ils sont. Les individus doivent avoir le droit de bénéficier d’une inclusion sociale et politique égalitaire en Europe (sous réserve du respect de certains principes universels comme la liberté, l’égalité etc.) sans pour autant se réclamer d’un prétendu patrimoine identitaire qui serait exclusif au continent.

    « je devine sans peine que vous parlez des Bosniaques, des Albanais et des Kosovars »

    Ah non, pas besoin d’aller chercher si loin. Prenez la Grèce par exemple. Allez dire aux grecs que la Turquie ne fait pas partie de l’histoire de l’Europe. Je ne suis pas sûr que ces derniers auront le même avis que vous. Et c’est bien là le problème. Vous pourrez disserter sur l’identité européenne autant que vous le voudrez, vous n’aurez jamais une histoire qui fédérera 500 millions de citoyens.

    Par exemple, les Maltais, qui sont un peuple sémite, n’adhéreront jamais à votre récit occidentalo-centré qui n’a aucun véritable fondement. L’identité européenne n’est qu’une vue arbitraire de l’esprit.

  • L’Europe dans et hors de la classe

    18 février 2015  11:31, par Jean-Luc Lefèvre

    L’Europe à l’école ? Elle y a sa place, toute sa place ! Et pas seulement cognitive, dans l’enseignement de son histoire et de ses institutions. Pourquoi refuser aussi qu’elle prenne sa place en tant que projet collectif ? Parce que ce serait prendre « parti » ? Quelle hypocrisie ! Il faudrait alors refuser d’éduquer nos élèves à l’environnement, à la sauvegarde des ressources naturelles...parce que core business d’un parti politique ! Quelle place serait faite à nos valeurs qui ne vont plus de soi, pour tous, après les évènements de janvier à Paris, de février ailleurs...? Qui dit éduquer, dit aussi une certaine vision de l’homme et cela n’est en rien réducteur à un engagement partisan. Mais cela ne suffit pas. Des paroles et des actes, donc, disait HUGO. Mettre en réseau nos écoles, faire travailler ensemble nos élèves, à distance grâce au web, mais aussi in situ, par des échanges de classes. Dès le secondaire ! Des associations existent pour cela, comme l’Association Européenne des Enseignants, comme l’European Secondair Headmasters Association, comme l’Association Européenne des Directions d’Institutions Lasalliennes...De tels projets sont porteurs, pour tous, qui aident à « sentir » une autre culture, à percevoir les différences avec la mienne, à les accepter...à se former l’un avec l’autre.

    Ces échanges, je les ai vécus. Je peux témoigner de leur richesse !

  • L’espéranto et l’Union européenne : une relation conflictuelle

    18 février 2015  09:19, par Alexandre Marin

    « l’espéranto permettrait de faire de grandes économies liées aux coûts de traduction. »

    Les coûts de traduction sont de deux euros par an et par citoyen. Ce n’est pas ça qui vide les caisses.

    « l’anglais y est largement privilégié, ce qui favorise les individus d’origine anglophone »

    Je n’ai pas constaté que les personnes issues des pays anglo-saxons étaient sur-représentés dans les institutions européennes. Certes, ils ont un avantage lié à la langue, et encore, ils doivent, eux aussi, apprendre au moins une autre langue étrangère. Evidemment, ils ont un choix plus « libre » que les autres, dans la mesure où ceux qui n’ont pas l’Anglais comme langue maternelle doivent l’apprendre obligatoirement.

    De là à parler de « favoritisme », c’est quelque peu exagéré.

  • L’Europe face à l’islam radical

    17 février 2015  22:11, par Guillaume Bucherer

    Haha bon déjà je ne veux rien imposer. Ensuite, parler de « récit culturel et historique occidentalo-centré », c’est tout à fait juste. Puisque nous sommes en Occident, le mieux est encore de parler d’Occident. Enfin, les « citoyens européens » (qui n’en sont pas encore, techniquement) du Sud-Est de l’Europe (je devine sans peine que vous parlez des Bosniaques, des Albanais et des Kosovars ?) peuvent sans problème intégrer l’UE...et conserver les liens que vous évoquez avec la Turquie. Nous conservons bien des liens avec d’autres pays desquels nous sommes proches sans virer dans une quelconque schizophrénie.

  • Cazeneuve veut tuer la libre-circulation

    17 février 2015 19:03, par Ferghane Azihari

    Je ne suis pas non plus expert en question de sécurité. Mais prendre des mesures de manière hâtive simplement pour faire croire aux populations que l’on n’est pas passif ne me semble pas être une bonne idée. Ça me fait un peu penser aux politiciens qui surf sur l’émotion populaire et la vague médiatique de fais divers horribles (meurtres, viols etc.) pour faire voter de nouvelles lois qui n’ont aucun sens au regard de l’appareil répressif déjà en vigueur, occultant ainsi que le droit pénal et que les autres outils politiques de répression ne peuvent être que des dispositifs qui agissent après les faits et non avant ceux-ci.

    Avant d’envisager des mesures politiques liberticides, nous devrions d’abord nous s’assurer que ces crimes ne relèvent pas avant toute chose de facteurs sociaux et culturels au sens strict et nous demander si la puissance publique est mieux placée que la société civile pour lutter contre ces fléaux.

  • L’Europe face à l’islam radical

    17 février 2015 18:50, par Ferghane Azihari

    @Guillaume et Luc

    Evidemment que les Turques ont leur propre responsabilité. Mais dire que l’Europe a tout fait pour que ce pays adhère aux valeurs de libertés que nous, Européens et Occidentaux, proclamons haut et fort tout en les instrumentalisant et en les relativisant au gré des intérêts de quelques élites politico-économiques, c’est aussi hypocrite.

    Par ailleurs, vous n’avez pas répondu à ma question. Que dites-vous aux citoyens européens du Sud-Est de l’Europe qui revendiquent des liens historiques étroits avec la Turquie, loin du récit culturel et historique occidentalo-centré que vous voulez politiquement imposer à toutes les communautés du vieux continent ? :)

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