• L’ère Juncker

    La désignation de Jean-Claude Juncker, citoyen grand-ducal, comme Président de la Commission européenne est, sous réserve de la confirmation des eurodéputés votant à bulletin secret le 16 juillet, lourde de signification pour l’avenir de l’Union. Le Parti populaire européen dont, en la circonstance, le Luxembourgeois se présente (...)

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Sur le Web

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Derniers commentaires

  • Le Front national ne fait qu’exacerber un nationalisme soigneusement entretenu par l’élite française et l’Union européenne

    10 juin 2014  14:01, par Alexandre Marin

    Comme la quasi-totalité des référendums, le vote alsacien était un plébiscite pour ou contre telle personnalité politique. Le référendum de 2005 était un plébiscite pour ou contre Chirac. Le référendum en France a été conçu par De Gaulle comme un plébiscite.

    D’ailleurs, on ne sait jamais quelles idées se cachent derrière un référendum. En 2005, certains fédéralistes ont appelé à voter contre le traité constitutionnel, comme l’économiste Maurice Allais, et certains euro-sceptiques ont appelé à voter pour. Comme quoi, ce référendum ne se limitait pas à une question « pour ou contre l’Europe ? ».

  • Le Front national ne fait qu’exacerber un nationalisme soigneusement entretenu par l’élite française et l’Union européenne

    10 juin 2014  05:29, par Thomas

    Je tiens à ajouter que ton affirmations sur les régions françaises est bien péremptoire. Quand l’Alsace (territoire ou il existe pourtant une culture locale et une conscience régionale forte) a été invitée à se prononcer par référendum sur la CTA, s’inscrivant dans un projet de régionalisation de l’Europe, elle a été majoritairement patriote et républicaine et non régionaliste et fédéraliste.

  • L’identité européenne ? Inutile !

    8 juin 2014  17:40, par tnemessiacne

    « De plus le manque d’identification avec l’Europe, lié à l’absence d’une politique de développement d’un sentiment européen, ne cause t-il pas le replis nationaliste ? »

    La recherche de l’audience et de la réaction au prix par exemple d’une critique acerbe du modèle français ne peut il pas avoir des conséquences électorales ?

  • L’identité européenne ? Inutile !

    8 juin 2014  15:09, par Anne-Fleur

    Vous dites que l’identité européenne est inutile. Mais pourquoi dans ce cas vous revendiquez-vous fédéraliste européen ? Pourquoi européen si au final le terme européen n’a aucun sens, qu’il est vidé de toute substance ? Pourquoi dans ce cas ne pas se dire plus simplement fédéraliste universel ? Selon votre définition n’importe quel Etat dans le monde, à partir du moment où il respecte les critères de Copenhague, pourrait intégrer l’Union européenne. Donc l’Europe est-elle réellement l’objet de votre fédéralisme ? De plus le manque d’identification avec l’Europe, lié à l’absence d’une politique de développement d’un sentiment européen, ne cause t-il pas le replis nationaliste ?

  • Nicolas Sarkozy, futur président du conseil européen ?

    7 juin 2014  14:55, par Jeanmi934

    Il apparaît de plus en plus vraisemblable qu’à la fin de cette année 2014, Nicolas Sarkozy ait des chances d’être nommé Président du Conseil Européen à la « majorité des 2/3 » !!! Il a toutes les qualités requises pour le poste et pourrait relancer la machine Europe avec ses relations internationales (qu’il entretient régulièrement), notamment avec Angela Merkel... Dans ce cas, le candidat de la droite en 2017 sera, à l’évidence, François Fillon ....

  • Le Front national ne fait qu’exacerber un nationalisme soigneusement entretenu par l’élite française et l’Union européenne

    7 juin 2014  14:39, par tnemessiacne

    @ Ferghane Azihari

    « l’on peut dissocier le rejet des politiques européennes et le rejet de l’idée européenne. »

    Vous faites ici allusion à l’idée selon laquelle il vaut mieux envisager les choses selon un angle bipartisan ou pluri partisan. On est pas pour contre l’Europe mais on veut des politiques et et une commission de gauche de droite, écolo etc.

    Et avec l’idée des régions que vous ressassez, ceci va devenir la deuxième idée qui va devenir un cliché (au sens d’évidence).

    Bravo à vous (enfin c’est ironique)

  • Le Front national ne fait qu’exacerber un nationalisme soigneusement entretenu par l’élite française et l’Union européenne

    6 juin 2014  21:47, par Thomas

    C’est peut-être aussi que les gens veulent avant tout du pain et du travail, et pas de discours ronflants.

  • Le Front national ne fait qu’exacerber un nationalisme soigneusement entretenu par l’élite française et l’Union européenne

    6 juin 2014 13:15, par Ferghane Azihari

    C’est votre réponse qui montre que vous (et la plupart des individus) êtes toujours dans l’incapacité de comprendre que l’on peut dissocier le rejet des politiques européennes et le rejet de l’idée européenne.

    Si la peur que vous évoquiez était la principale, les régions demanderaient à faire sécession de l’Etat français. Elles s’en sortiraient beaucoup mieux sans lui tout en étant dans l’UE.

  • Le Front national ne fait qu’exacerber un nationalisme soigneusement entretenu par l’élite française et l’Union européenne

    6 juin 2014  06:13, par Thomas

    Ta réponse n’est pas très intéressante, surtout lorsque je te parle de réalités concrètes. A mes affirmations, qui s’appuient sur une observation et une analyse des réalités passées et présentes, tu me réponds par des affirmations qui s’appuient sur des arguments vaguement moraux, philosophiques si ce n’est métapolitiques. Les honnêtes gens se fichent de tous ça, ce qui les intéresse c’est le réel, c’est leur vie, leur famille et leur avenir.

    Les longues dissertations intellectualistes sur la positivité de l’idée européenne, qui s’opposerait à la négativité de l’Etat national, sur la distinction entre l’idée européenne et les politiques européennes... les gens s’en foutent, surtout lorsqu’ils sont tétanisés à l’idée de devoir subir la même saignée à blanc que les peuples grecs, espagnols, italiens, portugais et irlandais.

  • L’énergie : l’enjeu du 21e siècle pour les relations entre Europe et Russie

    6 juin 2014  02:59, par alexandre

    Je partage votre conseils du sujet, et je vous suis vraiment reconnaissant d’avoir donnée autant de renseignement sur votre blog.

  • Le Front national ne fait qu’exacerber un nationalisme soigneusement entretenu par l’élite française et l’Union européenne

    5 juin 2014 02:53, par Ferghane Azihari

    Je ne reviendrai pas sur les considérations trans-partisanes et partisanes que vous n’avez pas pu saisir. En revanche, pour revenir au sujet de l’article :

    La démocratie n’est que le corollaire de la liberté.

    La liberté est universelle.

    L’Etat-nation est un concept exclusif, xénophobe et donc aux antipodes de la notion d’universel.

    Donc l’Etat-nation bride l’universalité de la liberté, ce qui la dénature.

    Donc Etat-nation et démocratie sont mutuellement exclusifs.

    La construction européenne, contrairement à l’Etat-nation, ne fait plus de l’identité nationale un critère de division entre les êtres humains. La fraternité humaine qui la fonde n’a jamais tué, elle, contrairement au nationalisme qui fonde le pacte « républicain »

    Entre Etat-nation xénophobe et construction européenne universaliste, mon choix est fait.

  • Le Front national ne fait qu’exacerber un nationalisme soigneusement entretenu par l’élite française et l’Union européenne

    5 juin 2014  00:39, par Thomas

    Non le pacte républicain n’est pas en-soi gage de service public. C’est le peuple français qui a fait en sorte qu’il le devienne. C’est un processus d’un terme un peu plus long que celui des alternances politiques : le service public ne disparaît pas totalement lorsque la droite au pouvoir et la gauche ne vient pas le faire renaître de ses cendres quand elle arrive au pouvoir.

    La Commission a adopté une position sur la régulation financière un peu plus à gauche que celle du gouvernement, et ça serait supposé démontrer que l’Europe n’est pas néolibérale ? Il va me falloir d’autres faits d’armes, parce que pour le moment, la Commission, je la vois plus comme le chef d’orchestre du démantèlement du pacte républicain, avec l’accord de l’actuel gouvernement il est vrai. Je ne suis pas du genre à tout le temps accuser la Commission de tous nos maux, je sais bien quelle y est la place et le rôle des gouvernements la-bas.

    Je dois reconnaître que ton passage sur l’anticapitalisme d’une supposée Europe fédérale m’a beaucoup fait rire tant il est éloigné de la réalité. Comment oublier que toutes nos conquêtes sociales (1936, 1945, 1968, pour ne citer que les plus célèbres) se sont faites dans le cadre national ?

    « Et puisqu’on en parle, vous pensez vraiment que la Nation française est née de l’accord de la grande majorité de la population ? Ne me faites pas rire s’il vous plaît. »

    Alors ça c’est assez intéressant, parce qu’en fait la construction nationale a commencé à l’époque de la monarchie et était donc le fait d’un roi qui n’avait que faire de l’avis de ses sujets. Le royaume unissait donc des gens qui effectivement, étaient bien différents les uns des autres. La première République, en s’inscrivant dans la continuité de ce processus, l’a associé à la souveraineté du peuple, la démocratie et au progrès, rendant ces gens si différents égaux en droits. La nation devenait ainsi la force qui lutte contre la réaction monarchique et aristocratique. Comme le dira Goethe, une ère nouvelle s’est alors ouverte. En privilégiant une analyse intellectualiste, essentialiste et an-historique de la nation, tu passes à côté de l’essentiel : la lutte pour l’unité et l’indépendance nationale a été hautement progressiste et républicaine, de la bataille de Valmy à la libération de la France du joug nazi.

    Ton nationalisme que tu me sers à toutes les sauces n’a aucun sens. D’une certaine manière, tu en viens à banaliser le vrai nationalisme, réactionnaire et agressif, en rendant sa reconnaissance plus difficile. Puisque que tu rejettes en bloc et en détail l’héritage de la nation française, pourquoi t’exprimes tu dans sa langue, symbole de son unité politique et non dans une langue régionale quelconque, puisse que tu admires les régionalismes ou dans la langue la plus parlée d’Europe ?

  • Le Front national ne fait qu’exacerber un nationalisme soigneusement entretenu par l’élite française et l’Union européenne

    4 juin 2014 23:23, par Ferghane Azihari

    Bon. C’est la dernière fois que j’évoque l’argument trans-partisan de l’idée européenne car apparemment vous avez vraiment du mal à le concevoir.

    De même que votre pacte nationaliste n’est pas un gage de « service public » ou je ne sais quel autre fantasme. Tout est une question de majorité politique.

    D’ailleurs, essayez de vous informer sur le « néo-libéralisme » européen, sa provenance :

    http://www.taurillon.org/regulation-financiere-quand-la-commission-europeenne-depasse-le

    Et oui ! L’Europe peut se montrer beaucoup plus progressiste que la France. Tout est une question de majorité politique.

    J’aime également rappeler le fait que ceux qui se plaignent d’un capitalisme insuffisamment régulé tout en étant nationaliste sont des imposteurs : http://www.taurillon.org/le-national-souverainisme-anticapitaliste-est-une-imposture

    La consolidation du capitalisme s’est nourrit de la consolidation du nationalisme et réciproquement.

    Et puisqu’on en parle, vous pensez vraiment que la Nation française est née de l’accord de la grande majorité de la population ? Ne me faites pas rire s’il vous plaît.

    La nation française n’est qu’un vulgaire artifice construit de toute pièce par une élite intellectuelle et politique et qui l’ont imposé de force à des individus qui n’avaient absolument rien en commun via l’uniformisation.

    L’Europe quant à elle n’a pas vocation à être une « super-nation » et à uniformiser qui que ce soit. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si tous les régionalismes en France sont très europhiles, en Alsace, en Corse ou en Bretagne. C’est qu’ils savent très bien que l’Europe est dans son ADN beaucoup plus respectueuse de la diversité culturelle que ne l’est la France jacobine.

    L’Europe est née de la volonté de gouvernements élus par les citoyens de construire un nouvel espace de démocratie qui pacifierait un continent maintes fois détruit par les nationalismes, les mêmes qui veulent aujourd’hui à travers leur xénophobie rompre avec l’idée européenne.

    Cependant force est de constater que ce virus est plus difficile à inculquer et que les citoyens, s’ils sont insatisfaits (à raison) de l’Europe telle qu’elle est aujourd’hui, n’envisagent pas de rompre avec l’idée de fraternité et de liberté qui fondent la construction progressive d’une démocratie européenne...Fraternité et Liberté qui sont incompatibles avec l’Etat-nation que vous chérissez tant.

  • Le Front national ne fait qu’exacerber un nationalisme soigneusement entretenu par l’élite française et l’Union européenne

    4 juin 2014  18:33, par Thomas

    Les communautés européennes, elles ne sont pas nées de la volonté des citoyens, mais de celles de riches hommes d’affaires, associés à des technocrates naviguant avec beaucoup d’habilité entre monde politique et monde des affaires. Citons l’exemple de P.-H. Spaak, qui fut premier ministre de la Belgique, président de l’assemblée commune européenne, secrétaire général de l’OTAN puis enfin, administrateur du groupe ITT.

    Le pacte républicain, c’est le triptyque républicain, la démocratie, l’unité et l’indivisibilité de l’Etat, l’école publique, la laïcité, l’Etat social et stratège, les services publics, la décentralisation... Liquider cela, c’est liquider toutes les constructions et les conquêtes du peuple français depuis 1789. C’est liquider le patrimoine de ceux qui n’en n’ont pas ou pas beaucoup. C’est détruire une organisation politique et sociale qui protège et aide les classes populaires et les classes moyennes, les jeunes, les familles. Comment s’étonner alors, que le peuple français rejette l’Europe néolibérale ? Vouloir liquider le pacte républicain, ce n’est pas neutre comme projet. Il y a des intérêts derrière...

  • Le Front national ne fait qu’exacerber un nationalisme soigneusement entretenu par l’élite française et l’Union européenne

    4 juin 2014 13:28, par Ferghane Azihari

    Vous confondez « peuples » et nationalismes.

    Oui la construction européenne s’est construite contre les nationalismes et tant mieux. Elle attaque de front l’idée stato-nationale fortement imprégnée de xénophobie qui entache les divisions humaines nationales de fatalité organique. En ce sens, elle constitue un véritable progrès.

    Aucun peuple n’envisage de rompre avec l’idée européenne comme aucun peuple n’envisageait qu’elle soit concrétisée plus tôt (sauf les Britanniques qui n’ont jamais vraiment voulu en faire partie mais personne ne les force à rester à ce que je sache).

    De quoi parlez-vous avec votre pacte républicain ? De l’hyper-centralisme qui a détruit les identités locales à quelques exceptions près ? Du nationalisme qui le fonde ?

    Parce que si la construction européenne se construit aussi contre cela, et bien qu’il en soit ainsi.

    Le plus petit dénominateur commun à tous les fédéralistes (organisation politique qui découle d’une idéologie au même titre que la démocratie), c’est une Europe aux antipodes de l’hyper-centralisation (subsidiarité) qui puiserait sa légitimité directement dans la volonté des individus au-delà de leurs appartenances nationales.

    Si l’universalisation de la démocratie à l’échelle du continent est incompatible avec le pacte « républicain » français (le mot « républicain » à hélas été récupéré par les stato-nationalistes...), alors cela en dit long sur l’universalisme à la française.

    La construction du parlementarisme européen est en marche, ce qui est un pas vers l’union de citoyens que nous appelons de nos voeux. La France devrait d’ailleurs s’inspirer du régime politique européen, cela grandirait sa propre démocratie.

  • Le Front national ne fait qu’exacerber un nationalisme soigneusement entretenu par l’élite française et l’Union européenne

    4 juin 2014  06:48, par Thomas

    En tout cas, l’Union des citoyens que vous appelez de vos voeux c’est du beau pipeau, lorsque l’on sait que des ses origines, la construction européenne s’est faite sans les peuples et qu’à certain moment de son histoire elle s’est même faite contre les peuples...

    La démocratie n’est pas une idéologie, c’est une organisation politique. Il en est de même du fédéralisme. On peut conceptualiser à outrance les formes d’organisation politique, il n’empêche que leur pratique précède souvent leur théorisation. En procédant ainsi, tu sépares les théories politiques de leur pratique réelle, les intellectualisant excessivement. Tu privilégies l’abstrait au concret. En te lisant, j’ai la forte impression que, pour reprendre la belle formule de Marx, le fédéralisme est pour toi « un état de choses qu’il convient d’établir, un idéal auquel la réalité devra se conformer ».

    Sinon, j’ai une question à te poser. Si le fédéralisme est si neutre que cela, on peut donc en déduire qu’il est étranger aux réalités nationales, et donc que les cultures politiques le voient d’un même oeil. Comment expliquer alors qu’il soit difficilement compatible avec le pacte républicain français alors que le projet républicain espagnol, plutôt proche intellectuellement parlant, l’accepte et l’encourage ?

  • L’identité européenne ? Inutile !

    3 juin 2014 13:53, par Ferghane Azihari

    En Europe, la citoyenneté est encore essentiellement confondue avec la nationalité (identité nationale). Il n’y a que la citoyenneté européenne qui a amorcé cette dissociation bien qu’elle ne soit pas absolue car celle-ci reste encore attachée à la nationalité des Etats-membres.

    Ce n’est donc pas le cas. À partir du moment où l’État oblige l’individu à prêter allégeance à une identité nationale pour pouvoir s’appartenir, la collectivité a un comportement liberticide.

    Je n’occulte pas la question de l’appartenance à une communauté. Cette appartenance doit être matérialisée par la citoyenneté. En revanche cette appartenance (citoyenneté) doit être dissociée de la nationalité sans quoi on dénature l’universalité de la liberté qui fonde le contrat social.

  • L’identité européenne ? Inutile !

    3 juin 2014  09:41, par Jean-Luc Lefèvre

    Il ne s’agit pas d’attribuer à la collectivité un quelconque pouvoir de régenter l’identité des individus, là n’est pas la question. La question, que vous occultez pour des raisons qui m’échappent, est celle de la reconnaissance par l’individu, même implicite, d’une appartenance à une communauté : l’acceptation tacite de ses valeurs, la soumission à ses lois, la volonté de lui apporter quelque chose...Car l’identité, qui est multiple, se partage toujours, comme le manteau nué d’Arlequin, à la différence de la citoyenneté, davantage possessive !

    Dissocier identité et citoyenneté ? Mais c’est déjà le cas ! Combien de nos concitoyens, qui ont récemment acquis la nationalité du pays, ont conservé l’identité que leur confèrent leurs racines, en ont acquis une seconde en devenant citoyens d’un autre pays, puis une autre encore en devenant polyglottes...? C’est de cela dont parle Amin MAALOUF, comme Michel SERRES...

  • L’identité européenne ? Inutile !

    3 juin 2014  02:36, par Alexandre Marin

    Quand on y pense, il y a deux définitions de la Nation.

    La plus ancienne voit la nation comme une entité collective abstraite qui s’oppose à la somme des individus. La nation représente le « général » qui s’oppose à la somme des particuliers.

    Contrairement à une idée largement répandue, l’intérêt général n’est pas l’intérêt du plus grand nombre, c’est un intérêt dont l’objet est de nature générale, objet de nature collective ne pouvant être assumé que par la collectivité dans son ensemble, et non par la somme des individus, ou de certains d’entre eux. La volonté générale n’est pas non plus la volonté du plus grand nombre, mais si elle y est assimilée par les règles de la démocratie.

    Par exemple, si tous les individus sont propriétaires indivis d’un bien, ce bien sera la propriété privée de la somme des individus, ce qui est différent de la propriété publique qui appartient à la collectivité dans son ensemble.

    Cette communauté, cet ensemble collectif est appelé « nation » par les philosophes du XVIII° siècle. Ainsi, les députés de l’assemblée nationale sont les représentants, non pas du peuple, la somme des individus, mais de la nation, l’ensemble collectif. Si on considère une telle définition, la démocratie est consubstantielle à la nation, et le parlement européen, représentant la collectivité des peuples européens, fait déjà émerger une nation européenne avant même que l’Europe ne soit réellement fédérale.

    Une deuxième définition de la nation, apparue à la fin du XIX° siècle, et issue de la bouche de nos politiciens dit « nationalistes » correspond à la définition de Ferghane Azihari, c’est à dire, le fait de fonder une communauté sur une identité culturelle et historique commune. Ce n’est certainement pas ce genre de modèle dépassé que l’Europe a vocation à reproduire, bien au contraire. Si on considère cette deuxième définition, la démocratie n’est évidemment pas consubstantielle à la nation, et l’identité nationale européenne est inutile et indésirable.

  • Comment améliorer l’UE : les propositions de la jeunesse étudiante pour le prochain Parlement européen

    3 juin 2014  02:07, par Alexandre Marin

    « Fonder le sentiment d’appartenance sur les musées,l’histoire et la culture, cela me rappelle la construction des États-nations ».

    Sans vouloir t’accuser de voir le mal un peu partout, personne n’a parlé de fonder le sentiment d’appartenance sur les musées, l’Histoire et la culture. Il s’agit juste d’enseigner aux élèves l’Histoire et la culture, il ne s’agit pas d’éducation civique.

    Ensuite, pour connaître et apprécier la culture des autres, il faut bien connaître la sienne. Par exemple, sur une plate-forme comme Youtube, spécialement renommée pour la bêtise de ses commentaires, les gens qui accusent l’Europe et l’immigration de vouloir écraser la langue française s’expriment souvent dans un Français, pour le moins rudimentaire.

    On a peur de perdre ce que l’on n’a pas, et la peur de l’autre vient d’abord de l’ignorance de soi-même.

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