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Derniers commentaires

  • 70e anniversaire du DDay : une défaite pour les fédéralistes

    10 juin 2014  16:37, par RP

    Présent en Normandie, et notamment à Arromanches, j’y ai vu le lancement d’un projet européen lié à la mémoire de la Seconde Guerre mondiale. Il s’appelle Route de la Libération, relie les territoires européens concernés par la libération de l’Europe en 1944 et 1945, et regroupe pour l’instant (le projet est en construction) six pays (Grande-Bretagne, France, Belgique, Pays-Bas, Allemagne et Pologne).

    Certes cet évènement n’a pas été largement médiatisé (mis à part aux Pays-Bas car il se tenait en marge de la commémoration binationale franco-néerlandaise) mais il porte en lui un caractère profondément européen, en disant que les récits nationaux existants doivent avoir en écho un récit européen de la guerre et de la libération. C’est bien sur ces bases que l’Europe s’est construite, bien que certains l’oublient parfois.

    Voici le lien du site de cette initiative : www.liberationroute.com

  • Le Front national ne fait qu’exacerber un nationalisme soigneusement entretenu par l’élite française et l’Union européenne

    10 juin 2014  15:39, par Alexandre Marin

    C’est ce que je dis, le débat ne portait pas de savoir si on était pour ou contre l’Europe. Il s’agissait de questions sur des enjeux économiques, politiques, et de société comme le fait, par exemple, que la libre concurrence était constitutionnalisée et pas l’idée de service public.

    C’est pourquoi, certains fédéralistes se sont opposés au projet et que des euro-sceptiques l’ont soutenu.

    Tout cela n’a pas empêché que le vote exprime surtout une désapprobation de la politique de Chirac.

  • 70e anniversaire du DDay : une défaite pour les fédéralistes

    10 juin 2014  14:49, par Alexandre Marin

    Le problème avec le 6 juin 1944, c’est qu’on célèbre une victoire de manière quasi-religieuse. On s’intéresse au fait lui-même, et on n’en tire aucune leçon autre que « c’est nous les meilleurs ». Quand on parle du 6 juin 1944, les gens sont intéressés, mais quand on parle de ses conséquences six ans après, on perd presque tout le public. Comme il est fait mention dans l’article, on parle beaucoup de l’horreur de la seconde guerre mondiale, et beaucoup moins de la construction européenne qui en est pourtant la conséquence, voire l’héritage.

    On ne devrait d’ailleurs pas commémorer la victoire du 6 juin, mais le sacrifice de dizaines de milliers de jeunes hommes, que ce soit du côté « allié » ou du côté « ennemi ». La commémoration de la victoire de la liberté et de la démocratie sur la haine et le totalitarisme a pris une tournure manichéenne ; les gentils alliés et résistants contre les méchants nazis, fascistes et collabos. On met complètement sous silence les centaines de femmes tondues lors de la libération, et les dizaines d’innocents exécutés sommairement.

    Ca ne veut pas dire qu’il faut jouer à l’éternel repenti. Il faut commémorer les victimes de la guerre, militaires et civils, plutôt que les victoires ou les défaites. Ceci permettrait de tirer des leçons du passé, si c’est possible, mais surtout de faire une commémoration collective du sang dont la terre s’est nourrie pour faire pousser l’unité européenne.

    Pour rejoindre l’auteur, le 11 novembre et le 8 mai, on célèbre la reddition allemande, chaque pays rend hommage à ses morts, dans son coin. Il faudrait un jour commun pour que tous les pays européens rendent hommage à tous les morts en même temps. Reconnaître ensemble que ces jeunes gens sont morts pour l’Europe serait un symbole d’unité important, et qui aurait un impact sur le public.

    Pour prendre un exemple, dans les années qui ont suivies la guerre de sécession américaine, seuls les morts nordistes étaient honorés, alors que les sudistes étaient considérés, au mieux comme des rebelles, au pire comme des traîtres. Il a fallu attendre 1898, pour que certains généraux américains fassent pression sur le gouvernement fédéral pour qu’on reconnaisse que les sudistes, eux aussi, étaient morts pour leur patrie. Cela a été une étape décisive dans la réconciliation américaine, alors que la guerre avait laissé des séquelles tellement profondes.

  • Le Front national ne fait qu’exacerber un nationalisme soigneusement entretenu par l’élite française et l’Union européenne

    10 juin 2014  14:27, par Thomas

    Le référendum que j’évoque se limitait à l’Alsace et a eu lieu l’année dernière...

    Sinon, sur le référendum de 2005, tu fais un peu ton mauvais joueur. L’objet du vote était très clair, il s’agissait d’approuver ou de rejeter le projet de constitution européenne. Le débat démocratique qui a précédé le vote fut très vif, à ma grande satisfaction d’ailleurs, puisqu’il a permis aux citoyens et citoyennes de s’approprier le débat et ses enjeux. L’opposition à ce projet s’est fait sur des bases politiques et pas personnelles : par exemple, sur le fait que la laïcité et le droit à l’IVG ne soient pas protégés par le nouveau texte, sur le fait qu’il constitutionnalisait la concurrence « libre et non faussée » et que dans le même temps il ne constitutionnalisait pas l’idée de service public pour ne citer que ses exemples.

  • Le Front national ne fait qu’exacerber un nationalisme soigneusement entretenu par l’élite française et l’Union européenne

    10 juin 2014  14:01, par Alexandre Marin

    Comme la quasi-totalité des référendums, le vote alsacien était un plébiscite pour ou contre telle personnalité politique. Le référendum de 2005 était un plébiscite pour ou contre Chirac. Le référendum en France a été conçu par De Gaulle comme un plébiscite.

    D’ailleurs, on ne sait jamais quelles idées se cachent derrière un référendum. En 2005, certains fédéralistes ont appelé à voter contre le traité constitutionnel, comme l’économiste Maurice Allais, et certains euro-sceptiques ont appelé à voter pour. Comme quoi, ce référendum ne se limitait pas à une question « pour ou contre l’Europe ? ».

  • Le Front national ne fait qu’exacerber un nationalisme soigneusement entretenu par l’élite française et l’Union européenne

    10 juin 2014  05:29, par Thomas

    Je tiens à ajouter que ton affirmations sur les régions françaises est bien péremptoire. Quand l’Alsace (territoire ou il existe pourtant une culture locale et une conscience régionale forte) a été invitée à se prononcer par référendum sur la CTA, s’inscrivant dans un projet de régionalisation de l’Europe, elle a été majoritairement patriote et républicaine et non régionaliste et fédéraliste.

  • L’identité européenne ? Inutile !

    8 juin 2014  17:40, par tnemessiacne

    « De plus le manque d’identification avec l’Europe, lié à l’absence d’une politique de développement d’un sentiment européen, ne cause t-il pas le replis nationaliste ? »

    La recherche de l’audience et de la réaction au prix par exemple d’une critique acerbe du modèle français ne peut il pas avoir des conséquences électorales ?

  • L’identité européenne ? Inutile !

    8 juin 2014  15:09, par Anne-Fleur

    Vous dites que l’identité européenne est inutile. Mais pourquoi dans ce cas vous revendiquez-vous fédéraliste européen ? Pourquoi européen si au final le terme européen n’a aucun sens, qu’il est vidé de toute substance ? Pourquoi dans ce cas ne pas se dire plus simplement fédéraliste universel ? Selon votre définition n’importe quel Etat dans le monde, à partir du moment où il respecte les critères de Copenhague, pourrait intégrer l’Union européenne. Donc l’Europe est-elle réellement l’objet de votre fédéralisme ? De plus le manque d’identification avec l’Europe, lié à l’absence d’une politique de développement d’un sentiment européen, ne cause t-il pas le replis nationaliste ?

  • Nicolas Sarkozy, futur président du conseil européen ?

    7 juin 2014  14:55, par Jeanmi934

    Il apparaît de plus en plus vraisemblable qu’à la fin de cette année 2014, Nicolas Sarkozy ait des chances d’être nommé Président du Conseil Européen à la « majorité des 2/3 » !!! Il a toutes les qualités requises pour le poste et pourrait relancer la machine Europe avec ses relations internationales (qu’il entretient régulièrement), notamment avec Angela Merkel... Dans ce cas, le candidat de la droite en 2017 sera, à l’évidence, François Fillon ....

  • Le Front national ne fait qu’exacerber un nationalisme soigneusement entretenu par l’élite française et l’Union européenne

    7 juin 2014  14:39, par tnemessiacne

    @ Ferghane Azihari

    « l’on peut dissocier le rejet des politiques européennes et le rejet de l’idée européenne. »

    Vous faites ici allusion à l’idée selon laquelle il vaut mieux envisager les choses selon un angle bipartisan ou pluri partisan. On est pas pour contre l’Europe mais on veut des politiques et et une commission de gauche de droite, écolo etc.

    Et avec l’idée des régions que vous ressassez, ceci va devenir la deuxième idée qui va devenir un cliché (au sens d’évidence).

    Bravo à vous (enfin c’est ironique)

  • Le Front national ne fait qu’exacerber un nationalisme soigneusement entretenu par l’élite française et l’Union européenne

    6 juin 2014  21:47, par Thomas

    C’est peut-être aussi que les gens veulent avant tout du pain et du travail, et pas de discours ronflants.

  • Le Front national ne fait qu’exacerber un nationalisme soigneusement entretenu par l’élite française et l’Union européenne

    6 juin 2014 13:15, par Ferghane Azihari

    C’est votre réponse qui montre que vous (et la plupart des individus) êtes toujours dans l’incapacité de comprendre que l’on peut dissocier le rejet des politiques européennes et le rejet de l’idée européenne.

    Si la peur que vous évoquiez était la principale, les régions demanderaient à faire sécession de l’Etat français. Elles s’en sortiraient beaucoup mieux sans lui tout en étant dans l’UE.

  • Le Front national ne fait qu’exacerber un nationalisme soigneusement entretenu par l’élite française et l’Union européenne

    6 juin 2014  06:13, par Thomas

    Ta réponse n’est pas très intéressante, surtout lorsque je te parle de réalités concrètes. A mes affirmations, qui s’appuient sur une observation et une analyse des réalités passées et présentes, tu me réponds par des affirmations qui s’appuient sur des arguments vaguement moraux, philosophiques si ce n’est métapolitiques. Les honnêtes gens se fichent de tous ça, ce qui les intéresse c’est le réel, c’est leur vie, leur famille et leur avenir.

    Les longues dissertations intellectualistes sur la positivité de l’idée européenne, qui s’opposerait à la négativité de l’Etat national, sur la distinction entre l’idée européenne et les politiques européennes... les gens s’en foutent, surtout lorsqu’ils sont tétanisés à l’idée de devoir subir la même saignée à blanc que les peuples grecs, espagnols, italiens, portugais et irlandais.

  • L’énergie : l’enjeu du 21e siècle pour les relations entre Europe et Russie

    6 juin 2014  02:59, par alexandre

    Je partage votre conseils du sujet, et je vous suis vraiment reconnaissant d’avoir donnée autant de renseignement sur votre blog.

  • Le Front national ne fait qu’exacerber un nationalisme soigneusement entretenu par l’élite française et l’Union européenne

    5 juin 2014 02:53, par Ferghane Azihari

    Je ne reviendrai pas sur les considérations trans-partisanes et partisanes que vous n’avez pas pu saisir. En revanche, pour revenir au sujet de l’article :

    La démocratie n’est que le corollaire de la liberté.

    La liberté est universelle.

    L’Etat-nation est un concept exclusif, xénophobe et donc aux antipodes de la notion d’universel.

    Donc l’Etat-nation bride l’universalité de la liberté, ce qui la dénature.

    Donc Etat-nation et démocratie sont mutuellement exclusifs.

    La construction européenne, contrairement à l’Etat-nation, ne fait plus de l’identité nationale un critère de division entre les êtres humains. La fraternité humaine qui la fonde n’a jamais tué, elle, contrairement au nationalisme qui fonde le pacte « républicain »

    Entre Etat-nation xénophobe et construction européenne universaliste, mon choix est fait.

  • Le Front national ne fait qu’exacerber un nationalisme soigneusement entretenu par l’élite française et l’Union européenne

    5 juin 2014  00:39, par Thomas

    Non le pacte républicain n’est pas en-soi gage de service public. C’est le peuple français qui a fait en sorte qu’il le devienne. C’est un processus d’un terme un peu plus long que celui des alternances politiques : le service public ne disparaît pas totalement lorsque la droite au pouvoir et la gauche ne vient pas le faire renaître de ses cendres quand elle arrive au pouvoir.

    La Commission a adopté une position sur la régulation financière un peu plus à gauche que celle du gouvernement, et ça serait supposé démontrer que l’Europe n’est pas néolibérale ? Il va me falloir d’autres faits d’armes, parce que pour le moment, la Commission, je la vois plus comme le chef d’orchestre du démantèlement du pacte républicain, avec l’accord de l’actuel gouvernement il est vrai. Je ne suis pas du genre à tout le temps accuser la Commission de tous nos maux, je sais bien quelle y est la place et le rôle des gouvernements la-bas.

    Je dois reconnaître que ton passage sur l’anticapitalisme d’une supposée Europe fédérale m’a beaucoup fait rire tant il est éloigné de la réalité. Comment oublier que toutes nos conquêtes sociales (1936, 1945, 1968, pour ne citer que les plus célèbres) se sont faites dans le cadre national ?

    « Et puisqu’on en parle, vous pensez vraiment que la Nation française est née de l’accord de la grande majorité de la population ? Ne me faites pas rire s’il vous plaît. »

    Alors ça c’est assez intéressant, parce qu’en fait la construction nationale a commencé à l’époque de la monarchie et était donc le fait d’un roi qui n’avait que faire de l’avis de ses sujets. Le royaume unissait donc des gens qui effectivement, étaient bien différents les uns des autres. La première République, en s’inscrivant dans la continuité de ce processus, l’a associé à la souveraineté du peuple, la démocratie et au progrès, rendant ces gens si différents égaux en droits. La nation devenait ainsi la force qui lutte contre la réaction monarchique et aristocratique. Comme le dira Goethe, une ère nouvelle s’est alors ouverte. En privilégiant une analyse intellectualiste, essentialiste et an-historique de la nation, tu passes à côté de l’essentiel : la lutte pour l’unité et l’indépendance nationale a été hautement progressiste et républicaine, de la bataille de Valmy à la libération de la France du joug nazi.

    Ton nationalisme que tu me sers à toutes les sauces n’a aucun sens. D’une certaine manière, tu en viens à banaliser le vrai nationalisme, réactionnaire et agressif, en rendant sa reconnaissance plus difficile. Puisque que tu rejettes en bloc et en détail l’héritage de la nation française, pourquoi t’exprimes tu dans sa langue, symbole de son unité politique et non dans une langue régionale quelconque, puisse que tu admires les régionalismes ou dans la langue la plus parlée d’Europe ?

  • Le Front national ne fait qu’exacerber un nationalisme soigneusement entretenu par l’élite française et l’Union européenne

    4 juin 2014 23:23, par Ferghane Azihari

    Bon. C’est la dernière fois que j’évoque l’argument trans-partisan de l’idée européenne car apparemment vous avez vraiment du mal à le concevoir.

    De même que votre pacte nationaliste n’est pas un gage de « service public » ou je ne sais quel autre fantasme. Tout est une question de majorité politique.

    D’ailleurs, essayez de vous informer sur le « néo-libéralisme » européen, sa provenance :

    http://www.taurillon.org/regulation-financiere-quand-la-commission-europeenne-depasse-le

    Et oui ! L’Europe peut se montrer beaucoup plus progressiste que la France. Tout est une question de majorité politique.

    J’aime également rappeler le fait que ceux qui se plaignent d’un capitalisme insuffisamment régulé tout en étant nationaliste sont des imposteurs : http://www.taurillon.org/le-national-souverainisme-anticapitaliste-est-une-imposture

    La consolidation du capitalisme s’est nourrit de la consolidation du nationalisme et réciproquement.

    Et puisqu’on en parle, vous pensez vraiment que la Nation française est née de l’accord de la grande majorité de la population ? Ne me faites pas rire s’il vous plaît.

    La nation française n’est qu’un vulgaire artifice construit de toute pièce par une élite intellectuelle et politique et qui l’ont imposé de force à des individus qui n’avaient absolument rien en commun via l’uniformisation.

    L’Europe quant à elle n’a pas vocation à être une « super-nation » et à uniformiser qui que ce soit. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si tous les régionalismes en France sont très europhiles, en Alsace, en Corse ou en Bretagne. C’est qu’ils savent très bien que l’Europe est dans son ADN beaucoup plus respectueuse de la diversité culturelle que ne l’est la France jacobine.

    L’Europe est née de la volonté de gouvernements élus par les citoyens de construire un nouvel espace de démocratie qui pacifierait un continent maintes fois détruit par les nationalismes, les mêmes qui veulent aujourd’hui à travers leur xénophobie rompre avec l’idée européenne.

    Cependant force est de constater que ce virus est plus difficile à inculquer et que les citoyens, s’ils sont insatisfaits (à raison) de l’Europe telle qu’elle est aujourd’hui, n’envisagent pas de rompre avec l’idée de fraternité et de liberté qui fondent la construction progressive d’une démocratie européenne...Fraternité et Liberté qui sont incompatibles avec l’Etat-nation que vous chérissez tant.

  • Le Front national ne fait qu’exacerber un nationalisme soigneusement entretenu par l’élite française et l’Union européenne

    4 juin 2014  18:33, par Thomas

    Les communautés européennes, elles ne sont pas nées de la volonté des citoyens, mais de celles de riches hommes d’affaires, associés à des technocrates naviguant avec beaucoup d’habilité entre monde politique et monde des affaires. Citons l’exemple de P.-H. Spaak, qui fut premier ministre de la Belgique, président de l’assemblée commune européenne, secrétaire général de l’OTAN puis enfin, administrateur du groupe ITT.

    Le pacte républicain, c’est le triptyque républicain, la démocratie, l’unité et l’indivisibilité de l’Etat, l’école publique, la laïcité, l’Etat social et stratège, les services publics, la décentralisation... Liquider cela, c’est liquider toutes les constructions et les conquêtes du peuple français depuis 1789. C’est liquider le patrimoine de ceux qui n’en n’ont pas ou pas beaucoup. C’est détruire une organisation politique et sociale qui protège et aide les classes populaires et les classes moyennes, les jeunes, les familles. Comment s’étonner alors, que le peuple français rejette l’Europe néolibérale ? Vouloir liquider le pacte républicain, ce n’est pas neutre comme projet. Il y a des intérêts derrière...

  • Le Front national ne fait qu’exacerber un nationalisme soigneusement entretenu par l’élite française et l’Union européenne

    4 juin 2014 13:28, par Ferghane Azihari

    Vous confondez « peuples » et nationalismes.

    Oui la construction européenne s’est construite contre les nationalismes et tant mieux. Elle attaque de front l’idée stato-nationale fortement imprégnée de xénophobie qui entache les divisions humaines nationales de fatalité organique. En ce sens, elle constitue un véritable progrès.

    Aucun peuple n’envisage de rompre avec l’idée européenne comme aucun peuple n’envisageait qu’elle soit concrétisée plus tôt (sauf les Britanniques qui n’ont jamais vraiment voulu en faire partie mais personne ne les force à rester à ce que je sache).

    De quoi parlez-vous avec votre pacte républicain ? De l’hyper-centralisme qui a détruit les identités locales à quelques exceptions près ? Du nationalisme qui le fonde ?

    Parce que si la construction européenne se construit aussi contre cela, et bien qu’il en soit ainsi.

    Le plus petit dénominateur commun à tous les fédéralistes (organisation politique qui découle d’une idéologie au même titre que la démocratie), c’est une Europe aux antipodes de l’hyper-centralisation (subsidiarité) qui puiserait sa légitimité directement dans la volonté des individus au-delà de leurs appartenances nationales.

    Si l’universalisation de la démocratie à l’échelle du continent est incompatible avec le pacte « républicain » français (le mot « républicain » à hélas été récupéré par les stato-nationalistes...), alors cela en dit long sur l’universalisme à la française.

    La construction du parlementarisme européen est en marche, ce qui est un pas vers l’union de citoyens que nous appelons de nos voeux. La France devrait d’ailleurs s’inspirer du régime politique européen, cela grandirait sa propre démocratie.

  • Le Front national ne fait qu’exacerber un nationalisme soigneusement entretenu par l’élite française et l’Union européenne

    4 juin 2014  06:48, par Thomas

    En tout cas, l’Union des citoyens que vous appelez de vos voeux c’est du beau pipeau, lorsque l’on sait que des ses origines, la construction européenne s’est faite sans les peuples et qu’à certain moment de son histoire elle s’est même faite contre les peuples...

    La démocratie n’est pas une idéologie, c’est une organisation politique. Il en est de même du fédéralisme. On peut conceptualiser à outrance les formes d’organisation politique, il n’empêche que leur pratique précède souvent leur théorisation. En procédant ainsi, tu sépares les théories politiques de leur pratique réelle, les intellectualisant excessivement. Tu privilégies l’abstrait au concret. En te lisant, j’ai la forte impression que, pour reprendre la belle formule de Marx, le fédéralisme est pour toi « un état de choses qu’il convient d’établir, un idéal auquel la réalité devra se conformer ».

    Sinon, j’ai une question à te poser. Si le fédéralisme est si neutre que cela, on peut donc en déduire qu’il est étranger aux réalités nationales, et donc que les cultures politiques le voient d’un même oeil. Comment expliquer alors qu’il soit difficilement compatible avec le pacte républicain français alors que le projet républicain espagnol, plutôt proche intellectuellement parlant, l’accepte et l’encourage ?

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