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Derniers commentaires

  • Détruire les nations, c’est annihiler l’Union

    18 novembre 2014 19:48, par Ferghane Azihari

    Il est vrai que j’aurais du souligner plus tôt les nombreux anachronismes et autres inexactitudes sur des nations qui selon l’article aurait une dimension millénaire alors qu’elles n’ont que deux siècles. Mais là aussi, le nationalisme a toujours eu le don de prétendre à une soi-disante ancienneté :)

  • Détruire les nations, c’est annihiler l’Union

    18 novembre 2014  15:03, par Guillaume Bucherer

    Les nations en tant que telles n’ont pas toujours existé, c’est vrai. Mais les peuples qui les composent ont toujours eu une dimension identitaire. Il n’est donc ni illogique ni hors de propos que de se pencher sur une telle question pour la construction de l’UE.

    Nous ne faisons, avec l’UE, que bâtir politiquement des institutions rassemblant les nations appartenant à une même civilisation. Qu’y a-t-il de plus grand comme projet politique ? A mon avis, pas grand-chose. Nous rassemblons ici ce qui est épars. La civilisation européenne préexiste aux nations qui la composent. C’est l’Europe institutionnelle que nous bâtissons, pas l’Europe tout court. Il me semble que déconnecter la construction politico-institutionnelle de la civilisation qui la sous-tend (et donc par ricochet, des nations), c’est prendre le risque de signer le divorce entre l’Europe et ses citoyens.

    Et justement, je fais appel à Rome parce que l’édit de Caracalla permet à tous les habitants de l’Empire d’être citoyens romains, et que les peuples fédérés (dans l’Empire tardif) sont toujours rattachés au monde romain par l’intermédiaire des rois qui utilisent l’administration et le droit romain pour leur peuple, qui lui se trouve parfois au-delà du limes.

    Bien sûr que l’Union européenne est un empire. Elle a une politique de voisinage, elle a une souveraineté différée suivant qu’on appartienne ou non à l’UE (accord d’association, statut candidat, utilisation de l’Euro en dehors de l’Eurozone...). La vraie différence tient à ce que l’élargissement se fait de manière volontaire et pacifique (pas toujours, visiblement : cf Ukraine) par les nations qui souhaitent y être associées. Preuve de la vraie victoire du smart power européen.

    Qu’on ne s’y trompe pas : ce smart power n’est efficace qu’avec le gage absolu de paix et donc de sécurité (hard power), le gage indispensable de prospérité, et le gage que les identités (des nations) et les valeurs (de l’UE) soient respectées de part et d’autre. C’est cela, le vrai contrat.

  • Détruire les nations, c’est annihiler l’Union

    18 novembre 2014  14:04, par Fabien

    Les nations n’ont pas toujours existé, contrairement à ce qui est dit ici. Et pour info, à Rome, il y avait des citoyens de première classe et les autres qui n’avaient pas les mêmes droits. Ce que nous faisons avec l’Europe est beaucoup mieux, non ? Les nations n’ont pas de vocation éternelle, pas plus que les Etats, empires ou autres.

  • Détruire les nations, c’est annihiler l’Union

    18 novembre 2014 12:51, par Ferghane Azihari

    L’UE est n’est qu’une organisation internationale composée d’Etats souverains. Indépendamment de l’article 50 (qui est parfaitement clair), n’importe quel Etat peut se défaire de ses traités et quitter une organisation internationale comme bon lui semble.

    Concernant les référendums, là aussi, ce sont les Etats qui ont ratifié le traité, l’UE n’a pas le pouvoir de faire avaler des traités aux Etats qui n’en veulent pas. Si vous contestez la légitimité de la démocratie représentative à l’échelle nationale, c’est une autre affaire.

    Le fait est que l’UE a une nature beaucoup plus contractuelle que l’Etat français. En ce sens, parce que la révocabilité de l’autorité européenne est beaucoup plus aisée que celle de l’Etat français, la première est structurellement plus démocratique que la seconde.

  • De l’importance de commémorer le centenaire de la Première Guerre mondiale dans une dimension européenne et pacifique

    18 novembre 2014  12:23, par Jean-Luc Lefèvre

    « Faire ses petites affaires entre eux », telle serait à vos yeux est la tare de l’Europe de l’ouest ! Mais que font les U.S.A., que fait la Russie, que fait la Chin e...que font tous les états - nations, sinon « faire leurs petites affaires » pour eux et, surtout, contre tous les autres peuples !!! Comme si leur petite popote était plus morale que celle de l’Union ? comme si, réduite à l’Hexagone, la France pouvait les en empêcher ? comme si la France elle-même ne faisait pas « sa » popote en Afrique où elle a tant d’intérêts via Areva et d’autres ?

    A force de regarder dans le rétro - viseur de l’Histoire, Shaft ne crache peut-être pas dans une soupe trop amère pour lui, mais il prépare, c’est certain, un brouet pire encore pour ses enfants. Ils seront français, fiers de l’être, mais n’occuperont plus aucune place sur l’échiquier international. Ils seront à la merci des investisseurs venus d’ailleurs, qatari, chinois...et, peut-être acculés, comme d’aucuns l’ont déjà suggéré, à s’expatrier de leur paradis retourné à la jachère.

  • Détruire les nations, c’est annihiler l’Union

    18 novembre 2014  12:02, par shaft

    Ferghane

    L article 50 du traité sur l Union Européenne est volontairement flou car à mon sens tout est fait pour empêcher le retrait effectif de l Union

    Je faisais allusion aux gens qui ne veulent pas de l Europe mais qui doivent faire avec

    1 Le traité de Lisbonne pale copie de la constitution giscardienne que les Français et les Néerlandais ont rejeté

    2 Le pacte de stabilité europeen préparé par Berlin qui organise une future tutelle budgetaire

    3 La troika FMI Commission Europeenne BCE tristement celebre qui tournoie dans le ciel europeen

    Vous allez certainement me dire que les peuples sont pour lEurope et que ce sont les chefs d Etat qui decident. Rappelez vous que la Commission Barroso a fait pression pour faire revoter les Irlandais en 2008 ou sur les Grecs pour empecher un referundum sur le MMemorndum Grec

    De plus je suis convaincu que ccette meme commission est responsable de la déstabilisation de l Ukraine apres le refus de Ianoukovitch de signer l accord de coopération

  • Détruire les nations, c’est annihiler l’Union

    18 novembre 2014 10:58, par Ferghane Azihari

    Shaft : Les Etats sont libres de quitter l’UE indépendamment de la volonté de celle-ci.

    Est-ce le cas des régions françaises ? :)

  • Détruire les nations, c’est annihiler l’Union

    18 novembre 2014  10:47, par shaft

    Je suis d accord avec cet article. Il s agit d un constat lucide. A travers l actualité , nous voyons que l Europe suit une logique impériale comme la Russie ou la Chine

    Ferghane

    Vous dites que l Europe est un contrat. Quid de ceux qui ne veulent pas signer ce contrat ou de ceux qui ne veulent pas qu on signe ce contrat en leur nom et pour eux ?

  • Détruire les nations, c’est annihiler l’Union

    18 novembre 2014  10:33, par Juliette

    Très bon article !! Merci

  • Détruire les nations, c’est annihiler l’Union

    18 novembre 2014 10:25, par Ferghane Azihari

    Merci pour cet article Guillaume. Je me permets de réagir très vite. D’abord, attention à ne pas confondre la nation et la culture. Cette confusion est volontairement entretenue par le nationalisme. La culture d’un peuple c’est une chose, le phénomène national (qui n’est que l’idéologie qui fait de la culture le fondement de la souveraineté de l’Etat), c’en est une autre.Evidemment que je suis attaché au respect de la diversité culturel des Etats. Sinon je ne serai pas euro-fédéraliste mais euro-jacobin.

    Ce n’est pas à la destruction des nations qu’il faut appeler mais à leur déconstruction lente et progressive en s’attaquant à tous les aspects institutionnels qui entretiennent le nationalisme qui n’est, quoi qu’on en dise, un vulgaire artifice entretenu par l’Etat afin de conforter sa domination là où l’auteur semble en faire une idéologie consubstantielle à l’être humain.

    Ensuite, non, Monsieur, l’Europe n’est pas un Empire.. C’est un contrat. Et le jour où l’Europe commencera à se comporter comme un Empire, je peux vous dire que beaucoup de fédéralistes militeront contre elle et à raison. L’auteur semble développer une philosophie résolument euro-nationaliste et espère l’inculquer à 500 millions de citoyens aux traditions diverses et variées. Quand on connait la violence avec laquelle les identités nationales se sont construites à leurs échelles respectives, on est en droit de penser que le refus du nationalisme continental n’est pas si irrationnel que cela.

  • De l’importance de commémorer le centenaire de la Première Guerre mondiale dans une dimension européenne et pacifique

    17 novembre 2014  23:11, par Shaft

    Jean-Luc

    Quand je parle de la paix en Europe, je pense à celle qui fait que les pays d’Europe de l’Ouest font leurs petites affaires entre eux. Votre paix inter-Etats n’empêche pas la guerre contre les peuples en tant qu’entités, en tant qu’acteurs de leur destin. LEurope, c’est la paix donc abandonnez votre protection sociale. Je crache dans la soupe selon vous ? Mais je n’en veux pas de cette soupe !Mais comme tous ceux qui vivent en Europe, on m’oblige à en manger parce qu’on n veut rien mettre d’autre sur la table.

    Valéry-Xavier

    Votre paix n’est qu’une illusion aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Union. Si il y a vraiment paix, pourquoi désigne t-on des enenmis de l’Europe comme les Grecs dépensiers ou les Français ignorants et nationalisme ?Pourquoi assimiler un élan patriotique en réaction nationaliste ?Pourquoi destabiliser un pays parce que son président refuse un accord de coopération ? Pourquoi faire pression sur des pays non membres pour qu’ils acceptent des accords billatéraux ?

    Je persiste à penser que l’Europe bâtie sur l’économie plus que sur la politique ne peut représenter la paix parce qu’elle défend la concurrence libre et non faussée

  • Pour une renaissance diplomatique européenne

    17 novembre 2014  20:47, par tnemessiacne

    @ Darrigo

    Oui ça me fait penser aux relations entre Etats. L’Union européenne fait beaucoup dans ce sens pour rapprocher les citoyens, qu’ils échangent entre eux, qu’ils aient une identité commune par des référents culturels commun comme l’évenenemnt EBBA (European Border Breakers Awards), les awards de casseurs de frontières.

    http://www.europeanborderbreakersawards.eu/fr/

    Mais ce qui serait intéressant de savoir c’est comment les régions ou les communes françaises échangent entre elles ou comment les Etats américains échangent entre eux.

    Quelqu’un a une idée ?

    Ce serait un chouette article pour le Taurillon.

  • Crise du gaz, l’Europe prise en otage ?

    17 novembre 2014  17:39, par James

    Great article.

  • Pour une renaissance diplomatique européenne

    17 novembre 2014  13:06, par Darrigo

    Avant de discuter l’avenir diplomatique de l’Europe ,il faut se pencher sur la question de savoir ce qu’est l’Europe dans son essence.Il me paraît necessaire qu’elle aborde tous les problèmes non résolus:harmonisation fiscale ,dumping social monnaie unique ...Pour cela ,il faut formuler des propositions concrètes et trouver les moyens pour y parvenir afin de créer un socle européen solide.La position diplomatique ne pourra intervenir que dans un second temps ,les divergences diplomatiques dépendent des connections économiques sociales et culturelles inter-états qui se sont établies au cours des temps et qui ont forgées l’histoire de chacun de nos pays

  • Pour que l’Europe investisse l’Ecole

    17 novembre 2014 10:56, par Ferghane Azihari

    Vu la violence avec laquelle les identités nationales se sont construites, j’espère que l’Europe n’empruntera pas ce chemin...Il est sans doute plus sain de fonder notre projet politique sur des valeurs rationnelles (et donc libérales) que sur un patrimoine culturel aux contours arbitrairement définis.

  • Pour que l’Europe investisse l’Ecole

    17 novembre 2014  10:14, par Jean-Luc Lefèvre

    Des évidences, mais des évidences qu’il convient de rappeler ! Parce qu’elles dérangent ! L’état - nation s’est en effet construit sur l’alignement des corps et la conscription ( on sait avec quel succès et quelles coulées de sang !), sur l’alignement des curiosités et la presse ( à l’heure des subventions publiques aux quotidiens en difficulté financière, comme en Belgique, que reste-t-il de la liberté de presse et de sa nécessaire fonction critique ?) et sur l’alignement des esprits par l’école. Chaque pays avait ses hussards, républicains ou monarchiques, qui avaient pour mission d’éradiquer les cultures locales et de leur substituer un passé mythique de nature à susciter l’adhésion de tous. On a ainsi vu les Carolingiens, ces mosans, récupérés par la doxa nationaliste et ces étymologies malmenées dans de grands dictionnaires comme le Larousse ( « francophile = ami de la France, »anglophile« ou »germanophile" = partisan ou favorable à la France.

    Investir l’école, certes, mais comment ? Comment dans le respect de la subsidiarité érigée en dogme ? « Stap voor stap », « Pas à pas » ! En confiant à la dimension fédérale le soin de définir les finalités de l’éducation de l’adulte de demain en Europe, à partir de nos valeurs communes. Le socle en quelque sorte de notre commune identité : en termes de savoir, de savoir - faire et de savoir-être ? Aux instances nationales de définir les modalités pour y parvenir, les cursus scolaires et les séquences d’apprentissage.

    L’unité dans la diversité, donc, quand, aujourd’hui, nous n’avons dans nos écoles que la diversité dans une prétendu unité.

    Et l’on s’étonne encore de nos performances si hétérogènes dans les enquêtes internationales !!! Mauvaise foi !!!

  • De l’importance de commémorer le centenaire de la Première Guerre mondiale dans une dimension européenne et pacifique

    17 novembre 2014  07:56, par Valéry-Xavier Lentz

    @Shaft : ce que vous dites procède d’une mauvaise compréhension des enjeux. La paix c’est l’impossibilité de la guerre ce n’est pas l’absence de guerre. Les guerres qui ont déchirées l’Europe ai sièclme dernier ont été les fruits du nationalisme, idéologie qui dresse des barrières étatiques entre les peuples et les dresse fatalement les uns contre les autres dès lors qu’elle implique pour promouvoir l’allégeance des individus à l’État de de les différencier des autres individus et de les rejetter. Cette vision idéologique et artificielle d’une humanité divisée en États-nations mène à la confrontation. En s’unissant dans la perspective à terme d’une fédération européenne on affirme au contraire que les peuples européens n’ont pas vocation à s’affronter mais qu’un vivre ensemble en partageant des lois communes. En intégrant certaines politiques qui relevaient exclusivement des appareils étatiques et en construisant progressivement un ordre politique démocratique autonome des État on construit la paix.

  • L’Europe est un projet de dénationalisation et tant mieux !

    15 novembre 2014  21:12, par thomas

    Peut-être qu’il serait bon un jour d’arrêter de penser en dehors des réalités et faire de la politique pour de vrai, en s’intéressant à la vie des gens au lieu de les assommer avec des concepts compris uniquement par ceux qui les formulent. Preuve de l’imposture intellectuelle que cela représente, les fédéralistes européens, champions autoproclamés de l’universalisme, défendent une conception de la nation similaire à celle des racistes « décomplexés »... Les pères fondateurs Schumann et Hallstein s’inscrivaient bien dans cette logique d’ailleurs. Le premier ayant été un ardent munichois, partisan de la capitulation devant l’armée allemande en 1939-40 et votant des pleins pouvoirs à Pétain. Le second ayant été un nazi convaincu, avant d’être un grand artisan de la construction européenne...

    Si les citoyens français sont attachés à leur nation et à leur République, c’est sans doute parce que l’Etat républicain est encore un peu porteur de démocratie, de vivre-ensemble et de solidarité malgré les défauts du système politique français et la liquidation du modèle social français par l’Europe à l’heure de Berlin. Voila le sens du patriotisme républicain, bien loin du « patriotisme constitutionnel », concept bidon inventé par des juristes intellos pour avoir l’air plus malins que tout le monde.

  • De l’importance de commémorer le centenaire de la Première Guerre mondiale dans une dimension européenne et pacifique

    15 novembre 2014  20:55, par Jean-Luc Lefèvre

    L’Europe, fille de la paix ? Elle s’est construite, patiemment, c’est vrai, en période de paix. Une période de paix dont seuls bénéficiaient les Européens de l’Ouest ! Vivaient-ils en « paix » les autres Européens, ceux de l’est, confrontés aux agressions de l’URSS ? Du seul fait qu’elle se soit construite en période de paix pour une partie du continent n’autorise pas d’affirmer qu’elle soit fille de la paix retrouvée. Elle est fille de la guerre honnie, la guerre chaude, mais aussi la guerre froide que les plus jeunes ont tendance à oublier. Autre chose : si l’Europe n’a pas permis la paix ( à Chypre, en Irlande du nord), elle a empêché la guerre sur le continent. Pour la première fois depuis toujours. Shaft me fait penser à ceux qui apprécient cracher dans la soupe qui les nourrit : par snobisme ? pour se fondre dans l’air du temps ? J’en cherche les raisons !

  • De l’importance de commémorer le centenaire de la Première Guerre mondiale dans une dimension européenne et pacifique

    14 novembre 2014  17:33, par Shaft

    Monsieur Moritz

    Je tiens à vous rappeler un fait que la plupart des pro-Européens ignorent ou , pour certains, font semblant d’ignorer. C’est la paix qui a permis de faire l’Europe.Ce n’est pas l’Europe qui a permis la paix,elle l’a simplement circoncis au continent tandis que le reste du monde s’embrase

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