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Top 10 des présidents de la Commission européenne auxquels nous avons échappé
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L’Europe selon François Hollande
@Yvon
Si on parle de la monnaie, oui, ce qui compte par-dessus tout, c’est sa stabilité. Si on parle d’économie, la stabilité monétaire est un sacré plus, voire est indispensable. Ce n’est pas la monnaie qui va créer de la richesse, créer des emplois, ni réduire les inégalités.Listez-donc ces précieux moments où l’économie fût prospère avec une monnaie instable ou ne forte inflation… Vous constaterez alors que cette prospérité était artificielle (on exclura cependant les périodes de reconstruction), essentiellement gonflée par la création monétaire. Ensuite il y a de grosses bulles qui éclatent. La monnaie n’est pas un outil magique. Nous ne pouvons que nous réjouir de la perte de cet outil par les États européens qui ont plus de difficultés à vider les poches des citoyens (l’inflation ruine l’épargnant et allège les dettes de l’endettés, c’est un impôt qui ne dit pas son nom).
Quant à la « finance » que vous mentionnez, une banque centrale indépendante vouée à la stabilité monétaire ne fait clairement pas ses affaires. Regardez comme Wall Street et la City demandent à ce que la fed et la BCE fassent fonctionner la planche à billets pour renflouer les banques ! Toute cette masse monétaire ne produira rien de bon sur le long terme.
@Fabien
J’entends bien la critique. J’aurai effectivement dû prendre plus appui sur ses discours. Europe fédérale ou intergouvernementale, la tendance n’est pas au respect du principe de subsidiarité.Les prises de position de Hollande par rapport au fonctionnement institutionnel me semblaient anecdotiques comparées à l’importance des volontés françaises relatives à l’euro, les euro-bonds, etc.
Top 10 des présidents de la Commission européenne auxquels nous avons échappé
L’Europe selon François Hollande
Suis un peu déçu que l’auteur n’apporte pas d’exemples issus des discours de François Hollande pour étayer son affirmation sur la vision européenne de François Hollande. Pour moi, vu son interview dans Le Monde d’il y a quelques mois, il est très français en ce qu’il privilégie le Conseil européen pour résoudre la crise actuelle. Il ne m’a pas semblé qu’il ait expliqué qu’il voulait une Europe centralisée… mais plutôt qu’il était favorable à une Europe intergouvernementale en faisant la promotion d’un Conseil des Ministres de la zone euro en parallèle des institutions communautaires existantes, non ?
L’Europe selon François Hollande
« La monnaie n’est pas un outil magique à instrumentaliser pour, soit disant, créer de la richesse, créer de la valeur ajoutée, créer des emplois, réduire les inégalités. Ce qui compte par-dessus tout, c’est que la monnaie soit stable. » dîtes-vous.
La sacralisation de la monnaie et de ses temples (banques centrales) n’est que l’un des aspects d’un culte primaire et brutal : celui de la finance.
« Ce qui compte par-dessus tout » ce n’est pas que la monnaie soit stable (il y a eu des périodes où elle ne l’était pas et où l’économie était prospère), c’est de « créer de la richesse, de la valeur ajoutée, des emplois, réduire les inégalités » … en utilisant tous les leviers économiques dont la puissance publique n’aurait jamais du se déssaisir, parmi lesquels la politique monétaire et la politique de change.
Quant aux allemands dont « le souci est de ne pas s’appauvrir », vous ne parlez pas, je suppose, de ceux, en nombre croissant, qui souffrent de pauvreté et de précarité ?
Enfin, pour ce qui est des grands principes, souvenez-vous que l’Allemagne, lorsqu’elle était, il n’y a pas 10 ans, "l"homme malade de l’Europe" était la première à réclamer un assouplissement des critères de Maastricht. Autres temps, autres discours !
www.citoyensunisdeurope.euL’État d’Israël dans l’Union européenne ?
Israël est déjà dans l’Union européenne, voir le livre de David Cronin http://assolaguillotine.wordpress.c…
Replacer le citoyen au cœur de l’Union
Une Europe du Citoyen doit commencer par la démocratie.
Or ce que voient les citoyens :
Référendum sur la constitution européenne, les Français ont dit non, et pourtant le même texte (à quelques virgules près) a été réintroduit par le traité de Lisbonne ! Déni de démocratie.
à un moment de la crise de la dette Dette, avant d’engager son pays dans une austérité approfondie, le premier ministre veut l’accord du peuple et propose un référendum, les dirigeants des autres pays, mais aussi les autorités européennes ont contesté cette idée au point de pousser M.Papandréou à la démission. Où est le respect de la démocratie, entre nous, peuples de l’UE… ?
Le premier ministre D.Cameron propose aux britanniques, un référendum sur leur poursuite ou non dans l’UE : tollé chez les dirigeants européens, pourquoi ? Sortir de l’Union est tabou ??? cela rappelle ce qui s’est passé lors de la sécession des états du Sud aux états Unis, les états du Nord l’avaient très mal pris à l’époque. C’est ça la démocratie ?
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L’Europe est t’elle compatible avec la démocratie ?
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En ces temps de crise de la dette, où chaque peuple a des intérêts différents des autres, la solidarité entre les peuples des états de l’UE semble inexistante… Nous n’arrivons pas à aider les Chypriotes ou les Grecs, pourtant Chypre et la Grèce ne sont pas de très grands pays….
L’Europe est t’elle solidaire ?
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Parler aux citoyens des peuples européens, en leur montrant les droits qu’ils ont acquis c’est bien, mais… on triche si on ne parle pas des devoirs !
Et parmi ces devoirs, il y a la solidarité, la défense de la démocratie.
Et l’une et l’autre manquent cruellement actuellement dans l’Union…
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La citoyenneté c’est ce lien entre citoyens qui justifient et les droits et les devoirs.
La Nation européenne n’existe pas encore, on peut en rêver, mais c’est un fait.L’exaspérante procession d’Echternach vers la supervision bancaire européenne
C’est un non-sens, les états ne veulent pas d’une EU fédérale, de peur d’abandonner une partie de leurs prérogatives, mais par contre dès qu’il s’agit de corriger leurs défaillances on se tourne vers l’Europe, celle même qu’ils tiennent à distance, cet exemple de La procession d’Echternach et l’article décrivent bien cette réalité politique, nos élus n’ont pas de vision Européenne tout juste une ambition d’élu qui est aux affaires, et c’est là le drame.
Pour 2014 je crains que les élections ne se transforment en section et si c’est le cas nos élus nationaux devront en répondre…
Pour une lutte efficace contre la pauvreté en Europe !
L’Europe est organisée autour de ses principes fondateurs :
- un plus grand marché possible de Libre-échange
- la Libre circulation des capitaux.
- une concurrence non faussée.
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Au vu de l’expérience, il est clair qu’un tel capitalisme le plus libre possible, nous mène vers un système où les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. Les richesses s’accumulent.
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Dans ce cadre les mécanismes de solidarité et de redistribution sont précieux, or ces mécanismes de solidarité coûtent aux Etats, surtout en ces périodes de rigueur budgétaire.
On limite autant que l’on peut tous ces mécanismes de solidarité, plutôt que de revoir l’origine du problème : le manque de solidarité.
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Ainsi c’est quand on a le plus besoin de ces mécanismes de solidarité, aide aux chomeurs lutte contre la pauvreté, qu’on cherche à les diminuer ! à contre-temps.
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Illustration :
Le budget du Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD) va subir une baisse drastique à partir de l’an prochain. Alors que son budget ne représente en gros qu’un euro pour habitant par an ! Et on le réduit pour faire des économies.
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Tant que l’Europe se fera pas sur de tels principes de capitalisme financier. Il sera illusoire, voire trompeur, de parler lutte contre la pauvreté.
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Il est nécessaire de revoir les structures qui poussent à toujours plus d’inégalités.La Suisse règlemente les très hautes rémunérations, un exemple à suivre ?
Réflexions autour du concept de Nation européenne
Merci pour votre commentaire. J’avais déjà lu l’article que vous citez et il semble que (si je l’ai bien compris) nous nous rejoignons autour de quelques points :
En effet si j’énonce que les critères subjectifs sont plus décisifs que les critères objectifs, alors a fortiori je m’oppose à une conception naturelle de la Nation et favorise au contraire une conception culturelle de celle-ci.
Pareillement, les critères subjectifs, selon moi, indispensables à la constitution de la nation proviennent nécessairement d’un sentiment d’appartenance, de citoyenneté, sine qua non à l’envie de vivre ensemble. La Nation devient dans ce cas indissociable de la citoyenneté d’où le fait que le concept de fédération d’États-nation (qui suppose en effet une Nation de nations selon moi) ne peut se passer d’un sentiment d’adhésion des différentes nations elles-mêmes le fruit d’un sentiment d’appartenance des citoyens. Le citoyen ne peut dans ces conditions être dissocié de la construction européenne.C’est en sens que je conçois l’État fédéral, « une union d’États par dessus laquelle existe un État » (selon Georges Scelle), comme une union de Nations par dessus laquelle existe une Nation. Il y a donc bien là le refus d’une substitution mais l’acceptation d’une superposition.
Par contre, j’ai de sérieux doutes quand on me dit que c’est l’État qui créé la Nation. L’article cite le cas de l’Italie mais je pense que c’est un mauvais exemple quand on sait à quel point le pouvoir central est remis en cause par les régionalismes qui tendent à transformer l’Italie, en État fédéral (qui lorsqu’il apparaît par ségrégation illustre une certaine crise de l’État-nation) qui ne dirait pas son nom.
Le principe tacle en effet toutes les théories contractualistes avec lesquelles je suis plutôt d’accord (puisque selon le contrat social, c’est la société qui créé l’État et non l’inverse).Un autre exemple qui met en doute la véracité de ces énonciations est le cas de l’Afrique. S’il existe une grande instabilité institutionnelle dans cette région, c’est principalement parce que le substrat qu’est la Nation n’est pas plat mais plein de reliefs instables à cause d’une décolonisation ratée qui a « uni » des groupes n’aspirant pas à vivre ensemble. Or un édifice, en l’espèce l’édifice étatique, a plus de mal à tenir debout lorsque le support qui lui permet de tenir est fragile.
Cela ne veut pas dire que l’État ne conditionne pas la reproduction de la société ! C’est effectivement le cas. Mais en ce qui concerne la CRÉATION d’un État s’il n’est pas impossible que l’État façonne en premier la nation, il est selon moi très dangereux que le droit aille beaucoup plus vite que les mentalités car après tout, une fois l’Europe fédérale construite, nous ne sommes pas à l’abri de fortes tentions sécessionnistes.
Pour résumer, selon moi :
_non la nation n’est pas un processus naturel mais en effet un processus politique ;
_non l’État ne créé pas la Nation,c’est l’inverse. D’abord la Nation, puis l’État ;
_non un État-fédéral européen ne sera pas possible sans une Nation européenne et si par chance c’est le cas, sa stabilité et sa pérennité ne sont pas garanties ;
_oui une Nation européenne est possible, sa construction sera le fruit d’un processus politique mais qui se fera D’ABORD en passant par les sociétés avant de passer par le droit (en prenant en compte le fait que le droit peut (et doit ?) aider à rapprocher les sociétés).
Réflexions autour du concept de Nation européenne
Merci pour cet article qui aborde des questions importantes mais me semble j’en ai peur souffrir de son présupposé selon lequel le concept de nation correspondrait à une réalité objective que l’on pourrait mesure ou observer de manière distincte de l’État qu’elle serait supposer fonder. Parler d’une approche juridique et sociologique c’est oublier que la nation est d’abord une construction idéologique tentant de substituer à la personne physique du monarque comme fondement de l’État une idée abstraite dont la mission est d’en légitimer l’existence.
Je vous invite à lire l’article “L’État national” de Mario Albertini car sans la déconstruction du discours idéologique sur la nation il est difficile d’envisager l’Europe comme autre chose qu’une union d’États alors qu’elle a vocation à devenir, c’est ce que nous souhaitons ici une union d’États ET de citoyens c’est à dire une fédération.
À partir de là idée nationale et fédéralisme ne sont en rien incompatibles : la plupart des grands États fédéraux sont aussi des États issus d’un discours nationaliste. Une fois la déconstruction de l’idée d’État national entreprise et la nation redéfinie comme étant fondamentalement l’idéologie de l’État national, le discours visant à le légitimer ; redéfinition qui explique soit dit en passant la diversité des définitions que l’on rencontre sur ce qu’est une nation ; alors on peut se demander — et c’est là où votre conclusion est intéressante — si un État fédéral européen peut se passer d’un discours idéologique à vocation national, fut-il celui d’une « nation de nations » ou bien s’il peut se construire sur la base du seul « patriotisme constitutionnel » où identité et citoyenneté deviennent distincts.
« Pour une réforme politique de l’Union européenne, tous derrière le Parlement ! »
Vous avez raison : l’Union européenne a besoin d’un budget beaucoup plus étoffé, qui permettrait d’ailleurs aux Etats membres de faire des économies grâce à une mutualisation intelligente des moyens.
Mais ne boudons pas notre plaisir : la résistance du Parlement européen en ce début mars 2013 n’est qu’une première étape !Bien joué le Parlement européen !
Le Parlement européen vient de mettre à exécution (13 mars 2013) la « menace » qu’il avait agitée au lendemain du Sommet européen de février 2013 : il a rejeté par 506 voix contre 161 le projet de budget (en fait surtout le cadre financier 2014-2020) élaboré par le Conseil.
Cette large majorité confirme que le Parlement a su développer une personnalité et une cohérence propres, ainsi qu’une forte autonomie, vis-à-vis des partis nationaux mais aussi des autres institutions européennes. Notons au passage la belle vertu politique de certains députés qui prennent ainsi le risque de ne plus figurer parmi les candidats de leur parti pour les prochaines élections européennes.Certains auraient souhaité une position encore plus radicale, mais cette contestation marque une première étape, qui fera date dans la construction européenne et qui tranche très heureusement avec le rase-mottes politico-budgétaire pratiqué par le Conseil sur le même sujet.
Contestation fort habile au surplus puisque, ne mettant pas en cause le montant global du cadre financier pluriannuel - pourtant largement réduit par rapport aux demandes initiales du Parlement et de la Commission - elle évite de placer le débat sur un terrain qui aurait permis aux chantres de la rigueur de stigmatiser une prétendue irresponsabilité des députés.
Au lieu de cela, le Parlement a formulé des demandes frappées au coin du bon sens, qu’il sera d’autant plus difficile de critiquer et de refuser : possibilité de transférer des crédits inutilisés d’un exercice sur l’autre et d’une affectation à une autre ; retour aux principes fondateurs, c’est-à-dire à des ressources financières propres à l’Union européenne, par opposition aux contributions directes des Etats, très propices aux tractations électoralistes et à courte vue ; possibilité de réviser à mi-parcours le cadre financier 2014-2020.
Voila qui promet de beaux débats avec le Conseil. Comment notamment nier qu’il pourrait être opportun, en 2016/2017, de réexaminer le cadre financier à 7 ans, pour tenir compte des évolutions de tous ordres susceptibles d’intervenir d’ici-là et permettre au Parlement élu en 2014 de faire valoir son opinion ?Le Parlement, dont le Conseil et la Présidence européenne n’ont guère écouté les avis, pourtant mesurés, au cours de la longue période de préparation budgétaire, sera d’autant plus enclin à tenir ferme qu’un échec de la codécision aurait pour premier effet de reconduire en 2014 le budget de 2013, majoré de l’inflation (en vertu du point 30 de l’Accord interinstitutionnel de 2006 entre le Parlement européen, le Conseil et la Commission, sur la discipline budgétaire et la bonne gestion financière), c’est-à-dire à un montant sensiblement plus élevé que celui arrêté par le Sommet de février.
C’est donc désormais le Parlement qui tient le Conseil par la barbichette.
Bien joué !Le Taurillon se lance sur iPhone
La Suisse règlemente les très hautes rémunérations, un exemple à suivre ?
1) Les peuples européens ont tort d’attendre que d’autres qu’eux-mêmes règlent leurs soucis.
2) Il n’est pas nécessaire d’être gros.Le peuple suisse nous montre qu’il n’est pas nécessaire d’être un grand pays pour prendre les mesures que l’on souhaite pour assurer la justice sociale à laquelle on aspire, au contraire.
Il faut être de la bonne taille.A avoir fait une Europe sur un modèle d’organisation (l’idée que « plus nous serons nombreux, plus nous serons forts ») au point que les intérêts des uns se heurtent aux intérêts des autres, nous ne pouvons plus nous mettre d’accord que sur des principes minimalistes.
Et les différents peuples européens ne sont plus maîtres de leurs destins propres.
L’Europe n’est donc plus perçue au mieux que comme une « zone de libre échange et de concurrence non faussée » (un libéralisme où la seule valeur qui compte est l’argent, voir les méfaits de la concurrence fiscale entre les états européens…), au pire comme une technocratie inefficace.Il vaut mieux être de la bonne taille. La taille qui correspond à conscience qu’a le peuple d’être UN, d’appartenir à un même corps, d’être lié dans une même communauté de vie. Aujourd’hui ce n’est pas le niveau Européen, c’est encore la nation, la patrie, « la terre de nos pères ».
Il est difficile parfois de faire adhérer le peuple aux décisions prises au niveau national, mais si nous les acceptons c’est en vertu de cette conscience d’être une même communauté (l’idée que l’effort que l’on nous demande aujourd’hui servira à tous, et que demain l’effort que l’on demandera à d’autres me servira), C’est cette Citoyenneté qui fonde la République.Rien de tel (hélas peut-être) au niveau Européen. Cet esprit de corps d’un hypothétique peuple européen reste dans l’esprit de beaucoup un objectif, une cible, un chemin, mais ce n’est pas une réalité sur laquelle on peut bâtir des organes de gouvernement.
On peut le regretter, mais c’est ainsi, et l’on ne fait de politique que sur des réalités.C’est peut-être pour cela que l’on assiste à un divorce des peuples d’Europe avec la construction européenne. Elle ne permet pas de bâtir, en conséquence elle n’offre pas de perspective aux peuples européens.
Sans compter que l’on continue toujours à agrandir cette Europe-là à y intégrant toujours de nouveaux états (à croire qu’on le fait exprès !).Il faut rendre aux peuples la liberté de disposer d’eux-mêmes et de décider des moyens d’assurer leurs solidarités nationales, éventuellement en limitant les rémunérations excessives.
La Suisse règlemente les très hautes rémunérations, un exemple à suivre ?
@ Leos
On ne peut pas se contenter de vouloir, à tout prix, et à tout moment, adopter des positions maximalistes. Si la votation ayant eu lieu en Suisse n’est pas parfaite, si elle n’est pas ewempte de défaut, elle n’est à mon avis pas pire qu’une loi qui serait voté par des « représentants » qui partageraient en réalité les mêmes visions de l’économie que les actionnaires. Si on était sur que les représentants du peuple votent en fonction des intérêts de celui ci, alors dans ce cas une loi serait souhaitable, mais est-ce vraiment le cas ? Un tel espoir n’est-il pas naïf ?
L’idéal serait que les salariés des entreprises aient tous leur mot à dire dans la fixation de la rémunération de leur dirigeant. Cela pourrait passé par le fait que tous les salariés deviennent automatiquement actionnaires de leur entreprise.
La Suisse règlemente les très hautes rémunérations, un exemple à suivre ?
C’est pas tant la limitation sur les salaires dont il s’agit avec cette votation, mais la plus grande place qu’elle donne à l’actionnaire dans le processus de rémunération du PDG.
Or l’actionnaire, c’est le propriétaire de l’entreprise !
Cette votation est donc essentiellement capitaliste et libérale (malgré ses quelques aspects liberticides) : elle vise à défendre le droit de propriété. ;)
Ce serait un signal disant : L’Union européenne n’est plus ce parangon et défenseur du néo-libéralisme et de la concurrence déréglementée, l’Union européenne aujourd’hui a pour vocation de devenir une institution limitant les injustices et défendant la société civile.
L’Union européenne n’a jamais été ni le parangon ni le défenseur du « néo-libéralisme », ni de la concurrence déréglementée. Suffit de voir tous les textes qu’elle pond. IL n’y a que Schengen et, dans une moindre mesure, l’indépendance de la BCE, qui peuvent être qualifiés de libéraux. Pour s’en convaincre il suffit de lire un minimum les cercles libéraux-classiques qui sont éminemment opposés à l’Union Européenne !
Si les actionnaires d’une entreprise votent un salaire extrêmement élevé au PDG du groupe et lui accordent un parachute doré du fait de ses excellents résultats, en quoi cela constitue-t-il une injustice ou une atteinte à la société civile ? Cette votation, malgré ses aspects liberticides, corrigent précisément la seule injustice : les propriétaires de l’entreprise (les actionnaires) n’avaient pas toujours leur mot à dire concernant la rémunération de la haute direction.
Certes, lorsqu’on mentionne le néo-libéralisme (dont personne ne se réclame !), il s’agit d’un éventail pour faire peur et acclamer le rôle de l’État dans les sphères économique et sociale.Or on sait tout que le désamour envers l’Union européenne aujourd’hui est du au fait qu’elle semble menacer les populations plutôt que les protéger, cette mesure serait donc un premier pas vers un changement de perception de l’action de l’Union européenne.
Logique, les politiciens nationaux ne cessent d’accuser l’UE et la BCE de leur propre incompétence et insouciance.
Les Européens ont tort d’attendre que l’État règle tous leurs soucis, qu’il soit local, national ou européen. Ceux qui attendent de l’État qu’il intervienne feraient mieux d’espérer qu’il se désengage de tout pour se concentrer sur ses missions régaliennes.
Les pays qui ont appliqué cette conception du rôle de l’État, avec plus ou moins d’intensité (Nouvelle-Zélande, Suisse, Canada) et plus ou moins largement (Danemark pour le marché du travail) s’en sortent bien mieux que ceux qui font l’inverse (des USA - avec leur énorme budget de relance - au Venezuela en passant évidemment par la France).La Suisse règlemente les très hautes rémunérations, un exemple à suivre ?
« Les rémunérations excessives seront fortement limitées ou du moins devront être votées par l’assemblée générale des actionnaires. »
S’il faut s’en remettre à la vertu des actionnaires pour voir les rémunérations des dirigeants maîtrisées, on est soit très patient, soit naïf.
Les actionnaires seront toujours enclins à payer très cher les dirigeants qui leur assurent une forte rentabilité de leurs investissements. C’est à dire diminution du « coût » du travail, licenciements, fermeture de sites pas assez rentables , augmentation de la pression sur les salariés…
C’est tout sauf une bonne nouvelle pour les salariés cette histoire. Le fait que Désir et Ayrault trouvent l’idée géniale doit nous alerter sur cette arnaque.
Il n’y a que la loi qui puisse fixer un seuil maximal de rémunération, arrêtons de s’en remettre à la vertu des capitalistes.
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L’humour est toujours quelque chose de difficile car il ne fait pas l’unanimité. L’article a plutôt été bien reçu par ailleurs ;-)