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Derniers commentaires

  • L’incroyable court-termisme du Royaume-Uni

    Hier  19:01, par Laurent Bonsang

    à titre personnel si le Royaume-Uni venait à quitter la CEDH la question de la poursuite de la présence de ce pays au Conseil de l’Europe se posera inévitablement et je ne vois pas comment de fait le Royaume-Uni continuerait d’être membre du Conseil de l’Europe.. ce qui en passant ferait de ce pays le seul pays européen à ne pas être membre du Conseil de l’Europe tout comme le Belarus, belle référence non !

    d’autre part, cette attitude des actuelles autorités britanniques ne doit elle pas être regardée par rapport à la question de la poursuite de la présence du Royaume-Uni parmi les Etats membres de l’Union européenne et alors que les négociations pour l’adhésion de l’UE à la CEDH (merci au Traité de Lisbonne !) sont en court

  • Le fédéralisme ne signifie pas plus d’Europe !

    Dimanche dernier  12:30, par Alexandre Marin

    « Rappelons que la seconde caractéristique du fédéralisme, c’est son opposition à la centralisation. »

    A ce titre, le fédéralisme n’empêche nullement l’intergouvernementalisme mais se substitue à lui dans les domaines où c’est nécessaire (ex : diplomatie). Le fédéralisme peut parfaitement souffrir l’intergouvernementalisme pour des projets concrets du type Airbus ou Ariane (pour reprendre les exemples des euro-sceptiques).

    L’Union européenne a également besoin d’un certain degré de violence légitime. En effet, sur les questions de criminalité transnationale politique et/ou économique, les Etats-Membres sont impuissants. Face à cette impuissance, une police européenne sur le modèle du FBI américain est indispensable. Le juge antimafia italien Roberto Scarpinato a plaidé en ce sens en 2010, au cours d’une interview accordée au journal munichois Süddeutsche Zeitung. La violence légitime appartient à l’Union là où les Etats-Membres seuls ne peuvent pas l’assumer. C’est le principe du fédéralisme.

    Pour ce qui est de l’identité, je rejoins Ferghane. L’Histoire ne peut en aucun cas servir à justifier l’identité européenne ou toute autre propagande politique. L’Histoire sert à comprendre le présent pas à le justifier ou à l’invalider. L’Histoire appartient à l’historien, pas au législateur. Ce qui n’empêche pas que le drapeau européen soit une référence à la vierge Marie, pour des raisons historiques.

    En revanche, je suis moins à l’aise avec son idée de « concurrence ». Le terme appartient au registre du secteur privé ; dans les droits des Etats-Membres, la finalité de la Société est d’enrichir ses associés. Pour éviter la loi de la jungle et que les grosses sociétés écrasent les petites de manière déloyale, des règles sont établies pour faire respecter la concurrence.

    A l’inverse, le secteur public, fiscal, social, éducatif, sanitaire, etc. a pour objectif la satisfaction de l’intérêt général. Il n’y a aucun sens à ce que se fassent concurrence des organismes dont l’objectif est la satisfaction de l’intérêt général.

  • Montée du Front national : « Notre maison commune brûle et nous regardons ailleurs ! »

    Dimanche dernier  01:58, par Passager occasionel

    Les résultats ont été là : le FN premier parti national ! Mais souhaitez-vous vraiment lutter contre le FN ? Ou plutôt vraiment défendre l’Europe ? Je vois bien que vous souhaitez préserver l’Europe. Mais dans ce cas-là, pourquoi cet article, pour le moins déplacé, et voire « débile », qui affirme que la lutte contre le FN passe par le soutien de l’Europe ? Si vous souhaitez vraiment éradiquer le FN, le seul moyen est de promouvoir l’extrême gauche ! Mais surement pas l’Europe ...

  • Le fédéralisme ne signifie pas plus d’Europe !

    Jeudi dernier 22:02, par Ferghane Azihari

    Merci pour votre remarque Monsieur Lefèvre. Je vais vous répondre point par point.

    « L’intégration européenne n’a jamais eu la prétention de s’approprier le monopole de la violence légitime » Vous faites très bien de le préciser. Parce que beaucoup de fédéralistes, y compris parmi mes collègues, sont convaincus de l’utilité de l’établissement d’un Etat supranational, ce que je trouve personnellement irrationnel.

    Vous avez tort de dire que je méprise le terme « identité ». En tant que libéral, je pense simplement que la question identitaire ne doit pas être politisée. Tout simplement. Mais je ne nie pas l’existence d’un héritage historique européen. Je pense l’avoir répété à plusieurs reprises lors de nos échanges. Si l’Europe veut revendiquer un héritage judéo-chrétien, alors soit, c’est son droit. Mais cette revendication, parce qu’elle est seulement idéologique, n’a pas a s’immiscer dans les fondements du contrat social, qui lui, ne sollicite que la raison humaine. Cela ne fait pas obstacle à une conscience politique européenne si celle-ci est rationnellement fondée.

    Enfin je ne pense pas avoir une conception étriquée de la subsidiarité en ce que j’admets dans l’article la nécessité de centraliser les compétences diplomatiques voire militaires. J’ai seulement borné ma réflexion en la matière aux exemples les plus évidents pour essayer d’être le plus consensuel possible.

  • Le fédéralisme ne signifie pas plus d’Europe !

    Jeudi dernier  18:32, par Jean-Luc Lefèvre

    Les considérations de Ferghane Azihari, aussi élaborées soient-elles, dans tous les sens d’ailleurs, ne peuvent laisser indifférent.

    Des considérations très élaborées ? L’intégration européenne n’a jamais eu la prétention de s’approprier le monopole de la violence légitime et n’a jamais, même dans les rêves les plus fous des europhiles, imaginé des CRS ! Bruxelles n’a pas à s’occuper de la TVA, sauf si celle-ci est instrumentalisée par l’un ou l’autre...Quelle candeur ! Mais c’est le cas aujourd’hui, Ferghane, de la France qui n’s’accommode difficilement des effluves du houblon belge ! Personne, c’est vrai, ne veut se voir imposer une quelconque identité nationale, mais qui a dit que l’intégration européenne visait à une telle construction ? Pas besoin de cette identité artificielle, Ferghane, tout simplement parce qu’elle existe déjà, bien réelle. Cette identité européenne est celle de nos métissages, tantôt imposés par les états- nations, tantôt spontanés parce que librement acceptés.

    J’en arrive à ce qui constitue l’essentiel de l’argumentation : la double condamnation du fédéralisme conçu en termes de « plus d’Europe » et d’un euro-nationalisme assimilé aux nationalismes étatiques.

    Si fédéraliser, c’est encourager les décentralisations (et donc aussi les autonomies juridiques, organiques et techniques, à la différence des déconcentrations administratives) au nom de la démocratie, c’est aussi, Ferghane, la lucidité de confier les compétences au niveau les plus adéquat pour les exercer dans les meilleures conditions d’efficacité et d’efficience, au plus grand profit de tous, et sans concurrence. Votre conception de la subsidiarité, Ferghane, me paraît étriquée parce que muette à ce sujet.

    Assimiler les nationalismes traditionnels à l’émergence d’une conscience commune pré-existante, je le rappelle, me paraît aussi prendre beaucoup de liberté avec l’Histoire. Tous les nationalismes traditionnels ont été bellicistes, ce que n’est pas ce sentiment de reliance ( je n’emploie pas le mot « identité » pour ne pas vous heurter car vous le détestez). Admettez que votre opinion à ce sujet relève du procès d’intention !

    Dans un récent dossier du Monde consacré à « L’histoire de l’Occident », un professeur libanais invitait les Européens à taire leur identité judéo-chrétienne et leurs spécificités pour ne pas heurter l’Orient. Vous êtes sur la même longueur d’onde...

    Mais alors expliquez-moi ! Pourquoi devrions-nous être seuls à devoir nous taire, à nous contraindre au silence quand d’autres sont devenus assourdissants ?

  • Commentaire critique du programme de Jean-Claude Juncker

    11 août 2014  14:10, par Jean-Luc Lefèvre

    Un mot sur le postulat de M. ROTH. Il n’accepte pas l’idée que notre société « souffre principalement des barrières nationales...et du manque d’accès aux marchés », une idée selon lui labellisée « Droite européenne », sans plus de nuances...Mais il oublie que la libre circulation des biens, des services, des hommes et des capitaux constitue le socle de l’intégration européenne ! Mais il oublie, ou feint d’oublier, que des gens marqués à gauche, comme SPAAK en belge, MITTERAND, le français...ont adhéré à ces idées ! De quelle « gauche » dès lors se revendique-t-il et, plus fondamentalement, de quelle gauche « européenne » ??? On ne peut, au gré des circonstances du moment, sans cesse revisiter les textes fondateurs sans être la risée du monde, tantôt cynique (POUTINE), tantôt irénique (OBAMA).

  • Les fantômes de Transylvanie

    10 août 2014  18:50, par François Hublet

    ERRATUM. Le nom correct est ENGENTHAL (litt. vallée étroite) d’après ce texte de loi roumain (lien trouvé sur la Wikipedia allemande)

  • Les fantômes de Transylvanie

    10 août 2014  18:43, par François Hublet

    Il me semble qu’il s’agisse plutôt du village d’Engelnthal (litt. la vallée des anges), et non d’*Engenlthal... Article intéressant du reste ; le cas de la communauté allemande de Roumanie est une réalité très peu connue en Europe de l’Ouest. Les « Siebenbürger Sachsen » sont aujourd’hui au nombre d’environ 15000 et les Allemands de Roumainie possèdent leur propre quotidien, la Allgemeine Deutsche Zeitung für Rumänien (www.adz.ro). Un bon site pour comprendre la situation des Allemands de Roumanie, mais aussi pour ceux qui, germanophones mais non roumanophones, souhaiteraient obtenir des informations régulières en provenance de l’Est de l’Union !

  • Citoyenneté bulgare, une particularité en Europe

    9 août 2014  18:17, par Sylvestre Gateau

    Chers messieurs Jai deux(2) questions a vous poser : 1ere question : Jai entendus parler de la « conversion des nationalités de l’UE », par exemple : un « britannique peut s’il le désire, »CONVERTIR" sa nationalité a celle d’un autre pays de l’UE (Bulgarie par exemple)..est-ce-que cela est possible ? si oui quelle est la procédure a suivre ?. [Vous pouvez toutefois me répondre en prive, par le truchement de mon email ]

    2eme question : il s’agit de la nationalité « Bulgare », je veux savoir si une personne naturalisée « Bulgare » peut aussi facilement transférer cette nationalité a ses « enfants majeurs » ?

    Merci de me répondre dans les délais raisonnables

    Salutations SG

  • Le Service européen d’action extérieure existe-t-il ?

    8 août 2014  21:50, par Volpi Rémy

    Je ne saisis pas bien ce « malheureusement pour vous, etc », de Julien. Nous avons sans doute dû mal nous exprimer. Car hormis Alain, nous sommes tous en faveur de ce SEAE, que nous jugeons nécessaire mais insuffisant, et à dire vrai totalement inefficace dans la configuration actuelle - inter-gouvernementale - de l’UE. C’est pourquoi nous en appelons à la fédéralisation de l’UE. Sachant qu’il y a urgence. L’actualité nous en apporte hélas chaque jour la preuve. Européens, de grâce, réveillez-vous !!!!!

  • Commentaire critique du programme de Jean-Claude Juncker

    8 août 2014  11:52, par Bernard Giroud

    Est-il un militant de gauche qui ait jamais apprit à mettre en place un outil, ou se soit contraint à conduire un ensemble ou une équipe de travail ? La possible diversité du choix, ce plaisir, cette chance d’avoir sur un plateau un morceau du sens ou des couleurs du monde ! C’est aussi cela qu’apporte entreprendre ou découvrir.

    Ceci pour dire qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, et que ne peut être entendu en ces matières de développement d’équipes ou fournisseurs de produits, que celui qui a mouillé la chemise en donnant l’exemple.

    Nous avons la faiblesse, dans notre pays, d’être les champions des discours à n’en plus finir. C’est moins fatiguant, je vous le concède, que de se contraindre à prendre le risque de faire mieux qu’un voisin, qui lui, notons-le bien pourtant, n’est pas toujours plus malin que vous.

    Cette pollution, cet acide intellectuel, est une bien dangereuse faiblesse française, ç’a n’est souvent, ni plus ni moins, que le masque de la paresse.

    Il faut revoir nos copies, s’extraire des discours faciles. Il vaut mieux poser des projets étayés « sur le marché », voir pourquoi on les discute, pourquoi on n’en choisi qu’un morceau, ou rien. Il faut avoir la modestie de les laisser amender et parfois accepter la part que l’on connait moins de l’autre, et comprendre que le groupe peut rendre meilleur.

    Peut-être ainsi, le sel reprendra-t-il son gout, le ferment, son travail de bâtisseurs, et notre balance commerciale pencher du bon coté.

  • Le Service européen d’action extérieure existe-t-il ?

    7 août 2014  12:08, par Julien-e

    @Alain

    Malheureusement pour vous, même si on le voulait, on ne pourrait pas supprimer le SEAE sauf à supprimer l’UE. Parce qu’il faut bien un service qui :
    - gère l’aide au développement européenne, communautarisée depuis les origines, et qu’aucun Etat ne conçoit de renationaliser au risque d’accroître le coût administratif de l’aide et la concurrence entre Européens pour courtiser les pays en développement ;
    - gère l’aide humanitaire européenne, dont la gestion commune fait l’objet d’un consensus européen ;
    - négocie les accords commerciaux européens et les accords extérieurs de l’UE dans les domaines communautarisés (transport, justice et affaires intérieures, climat, énergie) ;
    - gère les processus d’adhésion et la politique de voisinage ;
    - fasse de la diplomatie dans les domaines dans lesquels les Etats veulent intervenir sans apparaître en première ligne.

    Et puisque l’on ne peut pas gérer l’ensemble de ces outils au niveau européen sans faire de politique, le SEAE doit bien être politique.

    Donc les choses sont simples, l’UE telle qu’elle est aujourd’hui, même intergouvernementale, ne peut pas se passer d’un service extérieur !

  • Le Service européen d’action extérieure existe-t-il ?

    7 août 2014  11:47, par Volpi Rémy

    Je crois que nous disons - chacun avec ses mots - la même chose. Car par définition une « dynamique fédérale » suppose, par opposition à une « dynamique inter-gouvernementale », la création d’un gouvernement supranational. Ce qui fait de l’entité concernée - en l’occurrence l’UE - un Etat. Bien évidemment, la souveraineté d’un Etat n’est pas absolue, mais relative. Et ce de tout temps. En Europe, les royaumes ont commencé par exister sous l’égide d’un ordre supérieur, le Saint Empire Romain Germanique, entité théoriquement gouvernée par le pape et son bras armé, l’ « empereur » (non pas « d’Allemagne » comme le disent les historiens, mais de la chrétienté d’Occident). Progressivement, certains royaumes se sont employés à s’émanciper de cette tutelle ( « le roi est empereur en son royaume » diront les conseillers de Philippe Auguste après Bouvines). Le mouvement d’émancipation (tant vis-à-vis de l’empereur que du pape) ayant pris au fil du second millénaire de l’ampleur, on aboutit avec la Révolution française et sa suite napoléonienne à l’idée qu’un Etat - ici la France - peut être hégémonique. Concept combattu par le Congrès de Vienne en 1815 qui réinstaure un ordre international auquel les nations européennes se conforment. Jusqu’à ce que la montée en puissance des nationalismes fasse voler en éclat le travail de la diplomatie, manière civilisée de régler les conflits entre Etats. Ceci pour aboutir à la fin du XIXème siècle à la Realpolitik, mot pompeux pour dire politique internationale du panier de crabes. Question réglée à l’issue de la Première guerre mondiale par l’Américain Wilson, avec la recréation d’une instance supérieure, la SDN, dont l’actuelle ONU et autre FMI sont des versions bonifiées. Cela dit, chaque Etat, s’il a peu ou prou à tenir compte de ces instances supérieures, n’en reste pas moins souverain dans une bonne mesure. De sorte que si la diplomatie européenne est faible, c’est bien parce que l’UE n’est pas un Etat souverain, mais un assemblage d’Etats qui agissent pour ce qui est de leur politique extérieure de façon autonome au nom de leurs intérêts particuliers. Eu égard à la montée en puissance des Etats-continents que sont les BRICS, cette situation n’est plus tenable. Et les BRICS ne manquent pas de profiter de cette situation, selon l’adage politique bien connu : diviser pour mieux régner. Mais si les Européens ne veulent pas comprendre, et se cantonnent dans le contre-productif, et bien tant pis. Avoir fait la Grande Guerre et fait de l’Europe « le continent des ténèbres »( parfaite trahison du siècle des Lumières) aura été vain. Un tantinet ballot, non ?

  • Le Service européen d’action extérieure existe-t-il ?

    6 août 2014 18:37, par Ferghane Azihari

    Si la diplomatie européenne est faible, ce n’est pas parce que l’Europe n’est pas un Etat. Les Etats ont de moins en moins le monopole des relations internationales. En témoigne l’influence croissante des organisations internationales (FMI etc.) ou des organismes issus de la société civile.

    Non, si la diplomatie européenne est faible, c’est qu’elle fonctionne selon une dynamique inter-gouvernementale et non fédérale.

  • Le Service européen d’action extérieure existe-t-il ?

    6 août 2014  10:06, par Volpi Rémy

    En effet, dans sa configuration actuelle, l’UE n’est pas un Etat. C’est précisément là où le bât blesse. N’étant pas un Etat, l’UE fonctionne politiquement parlant en troupeau de chats : chaque Etat membre fait à peu près ce que bon lui semble. Autant dire que la cacophonie est totale. Dans un tel contexte, le « Haut Représentant pour les Affaires Etrangères et la Sécurité » ne peut être qu’un ectoplasme dont l’existence ne fait que souligner - si besoin était - que l’UE, géant économique, n’est qu’un foutriquet politique. La broutille de Sarajevo (au cours de l’histoire, des palanquées de princes ont été assassinés sans conséquences) a mis le feu aux poudres parce que la diplomatie a été mise progressivement hors jeu durant le XIXème siècle, du fait de la montée des nationalismes. Les acteurs essentiels sont alors devenus les militaires qui tous avaient « la gâchette nerveuse ». Désastre assuré !!! Ma conclusion est exactement l’inverse de celle de mon prédécesseur. Il ne faut en aucun cas supprimer ce « service ». Il faut tout au contraire lui conférer une vraie dimension européenne. Ce qui suppose la transformation de l’UE en fédération. C’est-à-dire qu’elle devienne un Etat fédéral doté, comme dit plus haut, de pouvoirs souverains supranationaux (au premier rang desquels la politique extérieure et la défense) limités et démocratiquement contrôlés par des instances nationales et populaires ad hoc. C’est à l’évidence la condition sine qua non de la survie de l’Europe. A défaut, nous entrerions inexorablement dans une phase de suicide collectif non sans analogie, en effet, avec la Grande Guerre, qui a fait de l’Europe jusqu’au milieu du XXème siècle « le continent des ténèbres » selon l’expression de l’historien Mark Mazower. Mais la pierre d’achoppement du fédéralisme c’est que l’abandon apparent de souveraineté est ressenti par l’opinion publique comme une émasculation identitaire. C’est la mission des promoteurs de l’Europe d’inventer un discours persuasif apte à trancher le noeud gordien.

  • Le Service européen d’action extérieure existe-t-il ?

    6 août 2014  07:09, par Alain

    Service à supprimer, l’UE n’est pas un état et n’a donc aucune légitimité de ce point de vue, comment prétendre à une politique étrangère quand on est pas représenté au sein d’aucun organisme international (qui justement n’acceptent que les états) ? Comment autoriser cette entité sans aucun contrôle démocratique de jouer aux boute-feus comme elle le fait en Ukraine et vis-à-vis de la Russie ? Va-t-on devoir constater que cette entité sans légitimité aura été la cause de la 3ème guerre mondiale à l’instar de l’assassinat de Sarajevo parce qu’elle suit la politique d’un « parrain » qui a en plus dit d’elle « fuck the EU » ? Ce service est un danger pour les peuples européens !

  • Pourquoi avoir voté Juncker ?

    2 août 2014  18:27, par Pierre-Antoine Klethi

    L’ADLE ne soutient pas la signature du TTIP avec les USA ? Il me semblais que Guy Verhofstadt, comme JCJ et Martin Schulz, soutenait un tel accord avec les mêmes conditions que les 2 autres principaux candidats... C’est peut-être plutôt les Français, toute tendance politique confondue, qui traînent encore une fois des pieds en la matière...

  • Le programme de Jean-Claude Juncker : soyons véritablement « unis dans la diversité »

    2 août 2014  18:19, par Pierre-Antoine Klethi

    Pour ce qui est des OGM dans la partie « démocratisation », c’est sans doute pour insister sur le vote à la majorité plutôt qu’au principe de l’unanimité, qui permet à un seul Etat de bloquer toute l’UE...

  • Le programme de Jean-Claude Juncker : soyons véritablement « unis dans la diversité »

    1er août 2014  20:33, par tnemessiacne

    D’accord autant pour moi.

    Je croyais à une réponse des 22 propositions.

    Par contre les OGM dans la partie démocratisation ce serait pour faire en sorte que les Européens puissent décider directement sur une question précise qui concerne chacun, les organismes génétiquement modifiés, que nous achetons et qui peuvent avoir une utilité économique.

  • Le programme de Jean-Claude Juncker : soyons véritablement « unis dans la diversité »

    31 juillet 2014  20:24, par Pierre-Antoine Klethi

    A titre d’information, l’article était rédigé avant notre échange de la semaine dernière. C’était mon commentaire la semaine dernière qui était inspiré de cet article, que j’ai rédigé sur la simple base du discours de Jean-Claude Juncker... Ce qui explique aussi pourquoi il n’y a pas vraiment de réponse à vos remarques.

    Pour ce qui est des 300 milliards d’euros, c’est un chiffre élevé dont j’attends également de voir comment il sera financé. Je pense qu’il n’est pas exclu d’y réaffecter des fonds non utilisés, mais cela ne suffira pas, et il sera intéressant de voir si les Etats acceptent de constituer un « pot commun » servant à financer des « grands projets » européens.

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