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Derniers commentaires

  • La guerre des mots : Comment peser dans le débat public européen ?

    Hier  13:55, par Valéry

    En ce qui concerne le terme « déficit démocratique » il est apparu pour la première fois dans le manifeste des Jeunes Européens Fédéralistes - les éditeurs de ce site - en 1977, sous la plume du président européen de l’organisation Richard Corbett, qui devint ensuite député européen. Cf. The first use of the term “democratic deficit”.

    C’est donc plutôt un titre de gloire pour les fédéralistes européens qu’il se soit imposé dans le débat public. De fait nous continuons aujourd’hui de dénoncer ce déficit démocratique dans chacune de nos prises de position car cette dénonciation est au cœur de notre engagement. Le diagnostic est partagé par exemple par Jürgen Habermas qui dénonce comme nous l’Europe intergouvernementale post-démocratique construite par les gouvernements des 28. Seuls les membres de l’establishment qui détiennent le pouvoir national estiment démocratique un système où des exécutifs nationaux se muent en législateurs dès qu’ils siègent ensemble dans la discrétion que l’indifférence des médias les fait bénéficier - indifférence dont ils sont eux même les auteurs.

    Le problème n’est pas ici le diagnostique mais la réponse à apporter. N’ayons pas peur de donner la nôtre : un gouvernement fédéral européen issu d’un processus démocratique.

  • La guerre des mots : Comment peser dans le débat public européen ?

    Hier  13:47, par Valéry

    Notons que l’auteur de l’article cède elle même au piège des nationalistes en les désignant sous le terme d’eurosceptiques. Le scepticisme « Qui a tendance à mettre en doute les croyances et les vérités couramment admises » est en soi plutôt une bonne chose quand il est pertinent. Il fait partie de la démarche scientifique et fonde le progrès intellectuel. En s’auto-désignant sous ce vocable plutôt modéré les nationalistes, partisans d’une idéologie prônant la division du genre human en tribues, l’inféodation de l’individu à une communauté et à l’État qui l’incarne et appelant à se méfier de l’étranger, avancent masqués. Tout usage du terme pour les désigner contribue à faire apparaître leur discours comme inoffensif.

    Les fédéralistes européens pourraient tout autant prétendre à ce titre puisqu’ils dénoncent, inlassablement depuis les premiers traités européens, la mise à l’écart des citoyens dans le processus de construction européenne mis en place par les gouvernements.

  • La guerre des mots : Comment peser dans le débat public européen ?

    Hier  13:40, par Valéry

    Merci pour cet excellent article qui recoupe celui de Fabien paru le même jour : La guerre des mots et l’Europe.

    Son propos est essentiel car c’est pas ce biais que les fascistes ont obtenus progressivement en France l’hégémonie culturelle (cf. le § « gramscisme de droite » dans cet http://www.slate.fr/story/92165/combat-culturelarticle).

    Les militants fédéralistes européens doivent impérativement en prendre connaissance et le diffuser dans leurs rangs, et réfléchir à la manière dont ils formulent leur message.

  • Référendum néerlandais : un « non » qui n’a aucun sens

    Mercredi dernier  15:16, par Alain

    Et quel aurait été la bonne question ?

    Ce qui n’a aucun sens c’est un accord d’association avec un état corrompu qui ne sait même pas ce que signifie la bonne gouvernance et avec une large participation au pouvoir des néo-nazis assumés. Mais l’Europe en a l’habitude quand on voit les commémoration en héros nationaux des SS dans les états baltes et en Croatie, sous le silence assourdissants des europhiles qui n’ont pas de mots trop durs contre les gouvernements hongrois et polonais

  • La guerre des mots et l’Europe

    Mardi dernier  18:03, par Apostat

    bonjour,

    si cela peut vous rassurer, d’un point de vu unionsceptique, les fédéralistes sont tous sauf mous mais au contraire une machine de guerre idéologique n’hésitant pas a utiliser les manœuvres les plus extrêmes (faire revoter, installer une véritable propagande en payant des « trolls » sur internet, bidouiller les traités pour éviter tout retour en arrière etc...)

    Donc profitez-en, vous êtes des adversaires plus que redoutables, d’autant que c’est vous qui tenez les rennes du pouvoir et des média depuis plus de 40 ans. Vous êtes donc efficaces en plus !

    Si j’espère votre défaite idéologique, je ne peux qu’admirer votre gestion idéologique des choses tout ce temps.

    A mon sens votre recul dans l’espace politique est davantage du à une réalité des faits qui contredit en grande partie les prévisions des « avancées » (tenez, un de vos mots à vous) fédéralistes. La suite dira ce qu’il en adviendra.

  • La guerre des mots : Comment peser dans le débat public européen ?

    Mardi dernier  17:54, par Apostat

    Bonjour,

    article intéressant sur le fond qu’il aborde (et qui fait écho à ma récente lecture du LTI de Klemperer) et qui soulève un certain nombre de questions tout à fait passionnantes sur le débat autour de l’Union européenne.

    Là où vous vous trompez à mon sens c’est que votre postulat de départ est erroné : l’idée selon laquelle les cadres hostiles au fédéralisme européen auraient triomphé dans nos sociétés ce qui est une perception portée davantage par votre sensibilité mise à mal que par la réalité de la langue.

    En effet, si certains exemples sont réels (« Bruxelles ») ils renvoient à une habitude bien ancienne qui n’est rien d’autre que la vieille métonymie, largement utilisée dans la vie courante. D’autant qu’elle ne porte ici aucune connotation péjorative (sauf à être anti-belge.)

    De même vous vous mélangez un peu les pinceaux sur d’autres exemples : ainsi le « déficit démocratique », non seulement renvoie à des faits (les différentes consultations populaires contournées, l’absence d’élection, légèrement corrigée, de la commission européenne ou encore l’indépendance de la banque centrale) mais est même partagé par des gens favorables au fédéralisme (notamment sur ce site) : la différence ne tient pas sur le constat mais sur les solutions : plus ou moins d’intégration.

    En revanche vous oubliez un peu vite vos propres cadres, qui en réalité, dominent largement : ainsi de « Europe », qui vise par un amalgame (assez honteux il faut le dire) à assimiler un espace géographique, donc neutre, à choix d’organisation politique en visant ainsi à en faire une réalité objective, évidente et donc non contestable dans son orientation même. Et que dire de « europhobe » ! Je rejette cette union européenne et donc suis affublé d’un nom qui vise non pas à qualifier réellement mon orientation politique (vous croyez vraiment que je veux attaquer l’Allemagne ?) mais à assimiler cette orientation, d’abord à l’évidence (« Europe » cf. au dessus) associé à la peur/rejet, qui amène une confusion terrible : je rappelle que la peur est l’outil de la survie, donc stimulant et nécessaire : ainsi on délégitime tout doute ou crainte sur un projet politique, ne laisse dès lors dans le débat (inexistant) qu’une option, la votre (cf toutes les sorties scandaleuses d’Attali, au choix). Je suis..unionsceptique.

    En somme, même si le propos est légitime, il est quand même étonnant de voir ceux qui écrase le débat de leur rhétorique se plaindre à ce sujet.

    Cordialement

  • La guerre des mots et l’Europe

    Lundi dernier  19:46, par Verdi

    Très bon article,

    Vous avez cependant oublié de préciser « commission et parlement europééens, sinon corrompus, du moins sérieusement noyautés par les lobbies, surtout les grands lobbies industriels et financiers » Pronant ostensiblement l’obscurité (négociations TAFTA par exemple), ça n’aide pas à rendre attractifs et ils sont difficilement défendables...

    - entièrement d’accord avec Bach pour la création d’un parti multi pays

    - Il faut sortir par le haut de cette crise, et compléter cette construction européenne : former un véritable pouvoir politique européen qui reste à définig, un parlement élu directement (peut être voir à supprimer la proportionnelle) et qui ne sera plus là que pour faire de la figuration (en même temps c’est ce que font déjà les parlements nationaux, de la figuration)

    Maheureusement, les pro europééns n’étant généralement pas des grandes gueules, ils auront toujours plus de mal à se faire entendre.

    La construction européenne est au milieu du gué...pendant quelques années c’est allé pas trop mal, le fleuve était calme. Il est maintenant en crue, et cette crue ne va certainement pas faiblir...soit nous trouvons le courage de passer sur l’autre rive, soit il faudra rebrousser chemin. Si rien n’est fait, nous serons emportés...

  • Nucléaire : où en est l’Union européenne ?

    21 avril 2016  12:15, par SMEDTS Jean-Jacques

    Bonjour, Je souligne certaines erreurs, affirmations hâtives ou approximations dans cet article néanmoins fort intéressant :
    - le nucléaire représente-t-il 28 % de la production d’énergie ou de la production d’électricité ?
    - oui l’uranium est importé (pas ou guère plus que le pétrole ou le gaz sans doute) mais il est facile de constituer des stocks car les tonnages sont faibles. Le Canada est un fournisseur important que vous ne mentionnez pas.
    - qui a dit que la durée d’exploitation des centrales nucléaires devait être limitée à 50 ans ? En France la situation est examinée tous les 10 ans et l’ASN décide si on peut exploiter 10 ans de plus et à quelles conditions : il n’y a donc pas de durée fixée. Aux USA la majorité des centrales ont été progressivement autorisées à fonctionner 60 ans.
    - l’investissement total de l’UE dans l’atome est certainement plus proche de 700 milliards que de 700 millions... mais à ma connaissance il ne s’agit pas de « fonds européens », il n’y a donc aps de « concurrence » avec les fonds européens (fonds structurels, etc). Tous mes encouragements au Taurillon (je suis adhérent du MEF, dans le Gard). Cordialement.

  • La guerre des mots et l’Europe

    19 avril 2016  19:05, par Bach

    Bonjour, la guerre des mots n’est, en effet, pas une simple guéguerre pour média... Derrière les mots se cachent des mentalités et diverses conceptions du monde. S’agissant de l’Europe impuissante et malmenée par les nationalistes, il y aurait bien une réponse adaptée, mais il semble que personne n’y songe ou que personne ne veuille la donner et surtout s’engager...Pour y répondre et s’engager, voilà : Les peuples européens doivent prendre le pouvoir pour restaurer une démocratie captive. Comment faire ? Il faut créer un parti fédéraliste européen commun à tous dans chaque pays (comme une confédération syndicale) avec un programme de base pour la prise du pouvoir communal, régional, national ainsi qu’au parlement européen. Compliqué ? Oui et non. Comme en amour, c’est l’envie de séduire et de gagner qui décide de l’issue. Y a-t’il un européen dans la salle ?

  • Fédéraliser les partis politiques d’Europe

    19 avril 2016  16:41, par Audric ALEXANDRE

    Bonjour, Comme vous l’expliquez très bien, il y a un gouffre entre différents partis nationaux du même groupe européen, qu’il s’agisse d’un côté de l’UMP/LR ou PP face à Viktor Orban, d’un PS français à côté du SPD, ou de nos Verts face à eux-mêmes. L’idée de créer des partis européens à partir des partis nationaux me semble plutôt impossible pour cette première raison, mais aussi parce que ces partis nationaux sont composés de personnes, d’êtres humains, dont le logiciel de pensée est souvent strictement national.

    C’est pourquoi les partis européens (les vrais partis européens, et non pas les groupes de partis nationaux dont vous parlez) comme le PFE ou PACE, le parti des citoyens européens, seront amenés à prendre de l’importance sur les scènes politiques européenne, nationales et locales. Philippe Herzog avait évoqué l’idée d’une fédéralisation des Verts européens pour créer un véritable parti européen, dans les années 80. Daniel Cohn-Bendit avait rejeté l’idée.

  • Référendum néerlandais : un « non » qui n’a aucun sens

    17 avril 2016 12:36, par Hervé Moritz

    Je pense simplement qu’on a pas posé la bonne question dans ce cas. Dans une référendum, la question est clé et détermine souvent le résultat. Si la question est un prétexte à un débat qui ne répond pas à la question, alors c’est un référendum caduque. Le courage c’est de poser la bonne question pour avoir un vrai débat.

  • Référendum néerlandais : un « non » qui n’a aucun sens

    16 avril 2016  19:32, par Apostat

    Bonjour,

    je déduis de votre article que le referendum est, par lui même problématique puisque binaire, et qu’en conséquence la réponse n’est jamais adaptée à la question, et qu’en conséquence on peut le délégitimer. Alors, tous les refendums (ou -da) le sont, y compris le « oui » à Maastrich par exemple.

    Hélas comme bien souvent ici, et d’une manière générale avec les partisans de l’intégration européenne, est qu’une seule réponse n’est acceptable en réalité. Quand on vote « oui », on est un électeur responsable, ouvert sur le monde et informé, quand on vote « non », on est partisan d’un « repli sur soi (sic) », on a pas compris car mal informé (voire « analphabète » — oui oui , je l’ai lu en 2005) etc...

    Et pourtant je vous rejoins pour dire que la réponse dépasse largement la question, mais ne serait-ce pas plutôt car les peuples ne sont jamais directement consultés, et de manière collective, sur tous ces sujets fondamentaux et profitent en conséquence de l’espace qui leur est donné ? Peut être aussi parce que tous les referendum sont perdus et alors on entre dans un cercle qui limite les referendums, donc les moments d’expression/décision et abonde les « eurosceptiques » (que j’appelle moi les vrais europhiles).

    Cordialement

  • La Syrie doit devenir un Etat fédéral et démocratique

    16 avril 2016  14:50, par Tarico

    Etat fédéral ? Ainsi on aurait une région kurde, adossée à Turquie et sans accès à la mer, pas viable. On aurait une enclave dans le nord sous le joug de la charia, où les milices s’entretueraient pour le pouvoir, les plus extrémistes finissant par l’emporter, et enfin une zone sous contrôle du régime, avec tous les réfugiés des autres régions, spoliés de leur habitat.

    Ce qui a fait l’originalité et la beauté de la Syrie, c’est l’imbrication très étroite de ses communautés, aucun endroit n’est 100% ceci ou cela, quand on parle de « réduit alaouite », c’est faux, car les réfugiés sunnites y sont désormais majoritaires, les kurdes partagent leurs villages avec turkmènes et chrétiens, les villes, toutes les villes, sont très cosmopolites. Ainsi, un partage du territoire est inenvisageable sans spolier les uns ou les autres.

    La seule solution viable, c’est la reconquête de tout le territoire par l’armée nationale, une armée de conscrits de toutes confessions, puis une évolution du gouvernement actuel vers une démocratie relative. Relative parce que les islamistes et les séparatistes en demeureraient exclus, mais bénéficieraient d’une amnistie et seraient associés à la reconstruction du pays, sur le modèle tchétchène qui a somme toute bien fonctionné : « Paix contre Business ».

    Les alliances aussi resteraient gravées dans le marbre et ne sauraient être remises en cause. Tout comme le président, qui aurait le droit de se présenter à nouveau en 2021 s’il le souhaite. Ces deux éléments constituant tout l’enjeu de cette guerre : une convergence d’intérêts opportuniste surgie en 2011 à la faveur du « printemps arabe » : destituer Bachar al Assad et casser l’axe Russie/Iran/Syrie/Hezbollah. C’est raté, il ne reste plus qu’à l’entériner et revenir au status quo. Pas si grave, on s’y fera, voilà tout.

  • Référendum néerlandais : un « non » qui n’a aucun sens

    16 avril 2016  13:54, par Alain

    La vrai question qui devrait être posée à tous les citoyens européens n’est pas celle de la sortie d’un seul pays, là où on peut faire jouer au maximum les peurs, mais bien « êtes-vous pour un approfondissement de la construction européenne ou pour une révision de son organisation dans le sens de moins d’intégration ? ».

    Cela obligerait aussi à définir un véritable projet et pas seulement des « avancées » circonstancielles en fonction de la dernière crise sans aucune cohérence d’ensemble.

    Il faut se rendre compte que l’union européenne dérive très gravement :
    - l’accord d’association avec l’Ukraine, état totalement corrompu avec des nazis au pouvoir, et celui d’accélération des négociations d’adhésion de la Turquie liberticide d’Erdogan sont de véritables hontes
    - la politique économique - au nom de la croissance et du respect de ratio n’ayant aucune base scientifique (donc uniquement idéologiques) - est aussi devenue une machine à détruire le modèle social européen au profit des élites mondialisées
    - la négociation d’accords commerciaux internationaux en toute opacité et qui vont brider la démocratie sont aussi un scandale

    Pas grand monde en Europe ne veut réellement de cette europe (et la minuscule n’est pas une faute de frappe) dont le président de la commission nie toute possibilité de décisions démocratiques à l’encontre de ses traités !!!!

  • « Jungle » de Calais : La Belgique rétablit ses frontières avec la France

    13 avril 2016  21:46, par Nathan Delbrassine

    En effet, la Belgique est dans son droit et bien entendu que le fédéralisme européen ne se confond pas avec « l’immigrationnisme ». Toutefois, nous pouvons nous interroger sur l’effectivité du principe de respect des droits et de la dignité humaine dont l’Union et particulièrement les chefs d’Etats et de gouvernement des Etats membres se prétendent être le fer de lance.

  • Quand Rembrandt sert la coopération européenne

    7 avril 2016  11:11, par Juliette Chevée

    (suite du commentaire précédent)

    Au sujet du prix de l’acquisition du portrait d’Oopjent Coopit, je ne crois pas qu’il aurait été pertinent d’exiger que la France paye moins que la moitié du prix sous prétexte qu’elle devenait techniquement acquéreuse d’un tableau de moindre valeur que celui signé par l’artiste, dans la mesure où l’accord prévoit expressément que les deux tableaux ne pourront être exposés séparément.

    Le problème du budget alloué à la culture et à la conservation des monuments historique est un vaste sujet, auquel il serait difficile de débattre au sein d’un si court article. Il est certain qu’il y a beaucoup de progrès à faire dans ce domaine, certes du côté de l’Etat, mais aussi, me semble-t-il, du côté des institutions culturelles françaises. Des modes de financement innovateurs peuvent être exploités, et à mes yeux le mécénat privé est quelque chose d’essentiel, sans pour autant remettre en cause le devoir d’implication de l’Etat.

    Pour résumer ma position au sujet de l’achat des tableaux de Rembrandt, je dirais que, certes, des critiques légitimes peuvent être formulées, et il ne s’agit sans doute pas d’une coopération aussi simple que mon article le laisse peut-être paraître, mais ces difficultés me semblent moins importantes que le symbole européen que l’on peut en tirer, l’intérêt de répartir les coûts entre deux pays, et la possibilité de rendre ces tableaux visibles par un public élargit. Sans faire de la conservation du patrimoine un outil diplomatique subordonné à la volonté des Etats, j’y vois au contraire une piste de développement intéressante dans le sens de la multiplication des liens autres que politiques et économiques entre pays de l’Union européenne.

    J’espère que ces quelques éclaircissements répondent à vos questions, et je vous prie encore une fois de m’excuser pour cette réponse tardive. En attendant, je vous invite à venir voir les tableaux dans la Grande Galerie, car il est au moins un point sur lequel on peut être certain d’être d’accord, c’est le plaisir de pouvoir les admirer enfin !

    Juliette Chevée

    PS : Je vous remercie de m’avoir fait remarquer que le Louvre avait déjà acquis conjointement une plaque d’ivoire avec le Metropolitan museum en 1972. En effet, en préparant mon article j’avais fait des recherches pour essayer de savoir si cela était déjà arrivé, je n’avais rien trouvé. Reste qu’il s’agit de quelque chose d’encore assez anecdotique pour que ce genre d’acquisition soit remarquable, surtout pour des tableaux d’une telle valeur.

  • Quand Rembrandt sert la coopération européenne

    7 avril 2016  11:10, par Juliette Chevée

    Cher Pierre Wang,

    Tout d’abord, je tiens à m’excuser pour cette réponse (très) tardive, car votre commentaire m’avais échappée. Mais mieux vaut tard que jamais, et après tout cet article retrouve un peu d’actualité à l’heure où les portraits de Rembrandt sont exposés au Louvre. Voici donc, un peu tard, mes réponses à vos remarques.

    Au sujet du statut de « trésor national » tout d’abord : je faisais référence au fait que cela assurait que les tableaux resteraient en France, donc sur le sol européen, plutôt que de les voir acheter par des pays extra-européens comme les Etats-Unis ou les pays du Golfe. Cependant, j’avouerais moi-même que cet argument est peu pertinent, car il faut prendre en compte le fait que les Pays-Bas étaient particulièrement attachés à l’idée de voir les tableaux revenir sur le sol néerlandais, et qu’ils étaient prêts à se débrouiller pour les acheter seuls, par conséquent les tableaux seraient de toute manière restés sur le sol européen.

    Et ainsi on répond à la seconde question : pourquoi ne pas répondre à l’offre de la Banque de France d’acheter les tableaux ? Justement parce que les Pays-Bas n’étaient pas non-plus prêts à lâcher si facilement l’affaire. Je n’ai pas insisté sur ce point, il est vrai, mais le retour des Rembrandt sur le sol national était expressément défendu par les autorités néerlandaises qui avaient déjà réuni les fonds nécessaires. En d’autres termes, cette coopération et aussi un compromis entre deux pays désireux d’acquérir les tableaux.

    Il convient alors d’insister sur le fait que cet article est l’expression d’une position personnelle et europhile sur la question. En effet, du point de vue strict d’un conservateur de musée français, il s’agit là d’une solution bancale puisque les tableaux ne restent pas « entièrement » en France, mais j’invite pour ma part le lecteur à replacer cet événement dans un contexte plus vaste de développement des relations intra-européennes. De plus, cela permet de répartir les coûts d’acquisition entre deux pays, et même si la Banque de France, encore une fois, était prête à acquérir les deux tableaux, il est toujours bon de réduire les coûts, quitte à pouvoir bénéficier de cette aide pour autre chose.

    L’article de Latribunedelart avance quelques critiques sur les coûts et les risques supplémentaires qu’engendreront la navette des œuvres entre le Louvre et le Rijks, mais rappelons sur ce point que cela n’aura lieu qu’une fois tous les 3 puis 5 ans, ce qui n’est sans doute pas grand-chose comparé au nombre d’œuvres déplacées sans dommage chaque année dans le cadre des expositions temporaires et aux sommes dépensées dans ce cadre (faudrait-il arrêter d’envoyer des œuvres au Louvre Lens pour cette raison ?).

  • Droit de vote des étrangers : Pour les fédéralistes, citoyenneté ne doit pas rimer avec nationalité

    6 avril 2016  06:54, par Curtis Futuremann

    Allez expliquer aux citoyens de la République française que des extra-européens auront le droit de vote en France alors que les français qui se sont expatriés en Nouvelle-Calédonie après les accords de Nouméa n’y ont pas le droit de vote.

  • Le Conseil européen, symbole du coup d’Etat des « médiocres »

    3 avril 2016  19:09, par Alexandre Marin

    « Sur la procédure de co-décision, tu parles de l’article 294 ? Il dit juste que le Conseil de l’UE a le pouvoir de dire oui ou non et de demander à ce que la commission propose des lois mais il n’a absolument pas l’initiative législative (privilège de la Commission) ».

    Ca, ça vaut pour l’ancien pilier communautaire qui régit le marché intérieur.

    Il n’y a pas de politique commune d’immigration et d’asile harmonisée, les états la refusant. Car c’est bien le conseil européen qui décide, la preuve : son refus du plan de re-localisation permanent des réfugiés.

    « cette crise des réfugiés n’est pas un problème commun » : au contraire, parce que la majorité des réfugiés veulent se rendre dans le nord. Et ils sont mieux résolus dans le cadre UE, parce que les administrations nationales sont débordées, et qu’elles n’ont pas les moyens humains et financiers de résoudre les problèmes. Si on coordonne entre les différents pays le traitement de ces demandes d’asile, la Grèce et l’Italie seront moins débordées. Voilà pourquoi une gestion de la crise au niveau européen fonctionnerait mieux.

    Quant à la coopération entre Etats-Membres de l’Union européenne, ces derniers étant des démocraties, ce ne sont plus les Léonards de Vinci et les Victor Hugo qui se réfugient dans un autre pays, mais plus les mafieux et les terroristes.

    Enfin, pour ce qui est des interventions militaires à l’autre bout du monde, ce n’est pas incompatible avec le repli sur soi, regarde l’Amérique de Bush.

  • Et si on parlait autant des élections européennes que de Trump, Hillary ou Bernie Sanders ?

    27 mars 2016  12:08, par Pierre Jouvenat

    J’ai tendance à partager l’avis de El gaucho francés. Les groupes majoritaires au Parlement européen peuvent très bien se mettre d’accord pour désigner un candidat autre que celui du parti arrivé en tête (je préféère ici parler de partis plutôt que de groupes !), de manière à ce que le Président de la Commission ne soit pas toujours un représentant du PPE.

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