
Portée conjointement par la Mairie de Bordeaux, la Communauté urbaine de Bordeaux, le Conseil général de la Gironde et le Conseil régional d’Aquitaine, la candidature de Bordeaux au titre de Capitale européenne de la Culture en 2013 est née de l’envie commune de proposer un projet culturel novateur et fédérateur qui partira de Bordeaux et de l’Aquitaine pour aller à la rencontre de tous les européens.
Fruit de la mobilisation des forces vives des villes et départements de sa région mais aussi plus largement de la façade atlantique (jusqu’à San Sébastian et Bilbao), Bordeaux 2013 s’engage sur des valeurs liées à son histoire et à son désir d’Europe : l’humanisme, la diversité culturelle, la citoyenneté, la mobilité artistique, la créativité, l’innovation, le développement durable, la ville…
En déclinant ces questions au travers de multiples événements et de créations innovantes, en lançant les chantiers des équipements culturels de demain, en rêvant les métamorphoses de son territoire, en inventant un grand projet régional, le projet Bordeaux 2013 contribuera à faire de l’agglomération bordelaise une métropole en mouvement, le terrain d’une culture vivante ouverte sur l’Europe d’aujourd’hui.
A Bordeaux et en Aquitaine, pour 2013 : nous sommes tous candidats !
Cette synergie des collectivités territoriales se retrouve dans l’élan porté par la population, les artistes, les associations et institutions du monde culturel, touristique, social, universitaire ou éducatif, mais aussi par le monde économique à travers les commerçants et entreprises du territoire.
Bordeaux 2013 se construit sur la base d’une large consultation qui fait appel à l’adhésion, à la mobilisation, à l’imagination, à la réflexion, à l’engagement de tous. Pour convaincre le jury européen que c’est Bordeaux qui mérite le plus ce titre, il nous faut partager nos idées, rassembler nos envies, inventer ensemble une capitale généreuse, ouverte sur le monde et sur l’avenir.
Mais que se passera t’il en 2013, si Bordeaux est élue Capitale ?
Dans cinq ans, la vie artistique aura considérablement évolué. Au point probablement de rendre caduques certaines des propositions qui pourraient être faites d’aujourd’hui. Il s’agit donc de rêver, de donner la couleur d’une envie, de nommer une ambition laquelle, pour Bordeaux 2013, est clairement marquée par la volonté d’une triple projection vers le monde, l’autre et le futur.
Pour cela,
« Bordeaux va essayer de raconter une histoire singulière qui parle à toute l’Europe »
Richard Coconnier, chef de projet de Bordeaux 2013.
Car c’est bien « un récit » autour de la ville que l’équipe en charge du projet et les habitants de Bordeaux se propose de bâtir en inventant leur dossier de candidature pour 2013. Ce récit, il a pris dans un premier temps la forme d’un un slogan : « Bordeaux ville ouverte ». Un slogan en forme de pied de nez à tous ceux qui considèrent encore la ville comme hautaine, bourgeoise et repliée sur elle-même. Il a ensuite été décliné en quarante-deux projets regroupés en sept chapitres : la ville humaniste, la ville des commencements, la ville-monde, la ville participative, la ville en fête, la ville créative, la ville en mutation.
Quant au programme… Il fera la part belle au débat, à la réflexion, à l’expression de toutes les cultures ; il encouragera la créativité, la pratique artistique et la rencontre de tous ! Et parce que vivre ou venir à Bordeaux c’est aussi partager son art de vivre, son vin, sa gastronomie… Fêtes et banquets, bals et guinguettes feront de ce coin d’Europe une « région capitale » qui contribuera à valoriser l’exception culturelle européenne que nous défendons.
Pour une Europe citoyenne, solidaire et unie dans sa diversité, Pour une Europe ouverte sur le monde.
« Au Midi la ville-chai a pris son savoir-vivre et au Nord son savoir-faire.
Sang chaud et tête froide. Quel modèle pour l’Europe de demain ! »
Jean-Pierre Péroncel-Hugoz
Grand port sur l’Atlantique, Bordeaux a, pendant des siècles, été un point de passage privilégié entre la France et le reste du monde. À l’instar d’autres cités portuaires telles que Venise ou Anvers, l’identité bordelaise s’est ainsi façonnée au gré de ses échanges avec le monde. Bordeaux a gardé de cet héritage un important réseau d’échanges et de coopération : la ville compte 19 jumelages et accords de coopération avec des villes du monde entier (Bristol, Porto, Riga, Saint-Pétersbourg, Québec, Lima, Bamako…) et comme la plupart des grandes villes européennes, Bordeaux - terre d’accueil - est aujourd’hui riche de la mixité de ses populations.
Bordeaux reste aussi marquée par la présence de Montaigne, Montesquieu ou Mauriac, trois personnalités qui symbolisent à leur manière et à des époques différentes, un engagement humaniste et politique. Elle l’est aussi par son esprit girondin qui n’a rien perdu de son sens du compromis (Bordeaux garde l’idéal d’une révolution modérée).
Sur la base de sa géographie et de son histoire singulière, en 2013, Bordeaux souhaite donc interroger l’idéal européen et ses valeurs, l’histoire aussi bien que l’actualité, la manière de chacun d’appréhender l’Europe et de participer à sa construction… Par ses allers-retours incessants avec le monde, elle souhaite également les nourrir, les confronter.
Ainsi, à un moment ou la ville est en pleine mutation, avec un patrimoine architectural rénové (le centre historique de Bordeaux a été classé fin 2007 au patrimoine mondial de l’UNESCO), des quais en cours de réhabilitation, un tramway qui facilite la circulation de ses habitants, Bordeaux entend saisir, par ce titre de Capitale Européenne de la Culture, l’opportunité de se révéler à elle-même et de se révéler à l’Europe.





