
Tous ces militants sont des jeunes issues de nombreuses organisations de toute l’Europe. Hier, un grand nombre d’entre eux a été arrêté par la police d’Etat de Lukashenko et par le « KGB ».
Parmi les personnes arrêtées se trouve l’un des co-organisateurs et ancien président de JEF Danemark, Jens-Kristian Lytken, 24 ans. Jens-Kristian a été arrêté hier pendant quatre heures et demi, et n’a été libéré qu’à la condition de quitter le pays dans les quarante-huit heures. D’autres militants se sont vu donner un délai de vingt-quatre heures. La police d’Etat et le KGB ont pris des copies de données personnelles contenues sur leurs ordinateurs portables et leurs clés USB. La télévision d’Etat filmait les interrogatoires des militants et nous ne savons pas encore si les prises ont été diffusées sur les chaînes publiques.
Les quelques cinquante sondeurs répartis dans toute la Biélorussie ont tous subi des interrogatoires similaires et des arrestations par les services de Lukashenko. Ils ne peuvent plus se déplacer librement.
Jens-Kristian Lytken a expliqué :"L’opposition est complètement mise sur la touche par les forces de sécurité du gouvernement. Les rassemblements de l’opposition, pour ceux qui en ont le courage, ne sont autorisés que dehors, alors qu’il fait un froid glacial. La plupart des militants de l’opposition sont suivis de près par le KGB. De plus certains observateurs électoraux de l’OSCE ainsi que les sondeurs de SILBA ont été harcelés et incités à quitter le pays.« Face à ces développements, Jan Seifert, le président de JEF Europe a estimé que »les méthodes d’oppresseur de Lukashenko sont totalement inacceptables pour une société européenne fondée sur des valeurs comme les nôtres. Un grand nombre de nos militants (anciens comme actuels) se sont battu pour la démocratie et contre les régimes nationalistes (comme en ex-Yougoslavie) et l’oppression soviétique, mais ce à quoi nous assistons ces derniers jours en Biélorussie nous rappelle les pires heures de l’Union soviétique.« »Nous exigeons, a-t-il poursuivi, que les sondeurs et les observateurs aient un accès libre à tous les bureaux de vote et citoyens biélorusses, sans surveillance ni harcèlement des services secrets.« »Il faut maintenant que les dirigeants européens accentuent la pression sur le régime Biélorusse, mais également sur le Président Poutine pour qu’il cesse de soutenir Lukashenko. Par ailleurs, les entreprises de fourniture d’énergie de l’Union européenne devraient revoir leur participation avec les fournisseurs d’énergie russe qui fournissent une source de revenus majeure à Lukashenko en lui fournissant du pétrole et du gaz à des prix inférieurs à ceux du marché."
Les militants de JEF afficheront leur solidarité avec le peuple biélorusse lors d’actions et de manifestations dans toute l’Europe, cette nuit et demain.
(Document traduit de l’anglais par Emmanuel Vallens, membre du bureau national des « Jeunes Européens - France »).




