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Être « pro-européen » n’est plus suffisant

, par Nordine Latreche

Alors que l’Europe travers une crise d’identité sans précédent, quelles solutions proposent notre classe politique ? Quelles alternatives pour les défis futurs ? Le citoyen que je suis voudrait y voir plus clair.

Drapeau européen - Karim-Pierre Photographe - FlickR - Tous droits réservés

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L’actualité est foisonnante : crise de la zone euro, prix Nobel, fusion -avortée- EADS/BEA… Le constat est sans appel. L’Europe est un sujet trop souvent négligé dans le débat public. L’élément marquant étant l’absence de visibilité des projets européens des différents partis.

Dépasser les déclarations d’intention sur l’Europe

Cette situation devient d’autant plus paradoxale que les « principaux partis » - de gauche comme de droite - reprennent à l’unisson le leitmotiv « nous sommes pro-européens ». Mais que recouvre cette expression ? Se limite-elle à une simple déclaration d’intention ou s’accompagne-t-elle d’une vision claire d’un projet « d’union sans cesse plus étroite entre les peuples européens  » ?

Ces interrogations sont importantes à plusieurs égards. Non seulement au regard des enjeux du monde contemporain ; mais aussi de l’importance pour les citoyens que nous sommes d’exercer nos devoirs civiques. L’utilisation systématique de telle formule en vient à galvauder le terme « pro-européen ».

L’Europe de la défense, notre politique énergétique, industrielle, le développement des régions et la défense de la culture au sein de l’Union sont autant de défis qui se posent à nous et à nos dirigeants. Force est de constater que sur ces questions, le point de vue de nos « politiques » est quelque peu flou.

Les partis d’extrême droite comme d’extrême gauche ont le mérite de la clarté sur ces sujets. On peut déplorer l’absence de vision globale des partis « traditionnels » sur des thématiques essentiels de sorte que pour les citoyens, c’est bonnet blanc ou blanc bonnet.

Un choix de société : souverainisme ou fédéralisme

L’alternative doit donc être posée clairement entre souverainisme et fédéralisme. Il s’agit d’un choix de société mais aussi et surtout d’un choix d’avenir. Les citoyens ont le droit de savoir dans quelle direction va l’Europe !

Alors pourquoi un tel vide sur un sujet aussi central ? Est-ce le fait d’un manque de courage de notre classe politique ? Pas seulement. C’est aussi à nous, citoyens, de nous emparer de ces sujets et d’interpeller nos représentants.

Et puisque « gouverner c’est choisir », c’est à nous d’imposer à nos « hommes politiques » de faire un choix clair et franc. C’est la seule solution pour nous permettre de savoir et de choisir librement notre projet de société, quel qu’il soit.

La question européenne mérite mieux qu’un simple slogan « nous sommes pro-européens ». Il nous faut des actes !

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