Qu’est-ce qui n’est pas sérieux ? De parler de la forme ou du fond ?
Voici les dépêches de l’Agence Europe qui précise bien que ce sont les Verts et le PPE qui lancent ces idées :
(EU) PE/PPE-DE : le PPE ambitionne de faire campagne pour les élections de 2009 sur le même programme législatif dans les 27 pays de l’UE Paris, 02/07/2008 (Agence Europe) - Le groupe du PPE-DE a lancé ses journées d’études, mercredi 2 juillet à Paris, en dévoilant une partie de sa stratégie pour gagner les prochaines élections européennes, en juin 2009. La force politique la plus importante du PE (288 députés européens issus des 27 pays de l’UE) souligne la nécessité de répondre aux défis majeurs que sont le climat et l’énergie, les migrations, la sécurité des personnes, ou encore la nouvelle donne alimentaire. Les ministres français Hervé Morin (Défense) et Michèle Alliot-Marie (Intérieur) avaient été conviés à cette première journée des travaux du PPE. Retenue par d’autres obligations, la ministre de l’Intérieur n’a pas pu y assister. Patrick Devedjian, le secrétaire général de l’UMP, a souligné que le Parlement européen est « le gardien du feu sacré de l’Europe ». Les députés européens ont fait la preuve qu’ils n’étaient pas les rouages d’une machine, « mais les personnages d’une véritable aventure ». Il a appelé à « penser européen » pour préparer les élections de 2009 au PE. L’UMP, en tant que membre du bureau politique du PPE-DE (avec ses 18 parlementaires inscrits au groupe PPE-DE), appelle à une meilleure coordination des actions politiques des deux entités (le parti PPE et le groupe PPE-DE). M. Devedjian pense aussi à l’union des différents partis nationaux représentés au sein du PPE. « Élaborons ensemble notre programme pour les prochaines élections européennes. Je suis convaincu que plus la concertation sera large, plus les idées seront fortes ». Il préconise donc, avant de se présenter devant les électeurs, un programme européen élaboré au niveau européen et représenté par un parti européen. « Nous aurons réussi notre campagne si nos électeurs ont le sentiment de voter non pas pour l’UMP, un parti national, mais pour le PPE, un parti européen visible, dynamique et puissant », a conclu le secrétaire général de l’UMP. « Quand nos partis s’unissent, nous gagnons les élections, quand ils sont désunis, nos électeurs restent à la maison », a renchéri Joseph Daul, le président du groupe PPE-DE. « Nos peuples nous envoient des signaux d’inquiétude, de colère, d’incompréhension face aux problèmes qui surgissent », a noté M. Daul. Selon lui, « notre famille politique, nos gouvernements, nos groupes parlementaires » répondent à ces préoccupations avec « un langage de conviction et de raison » qui n’est pas toujours compris. Or, selon M. Daul, « il est plus facile, comme le font trop souvent nos adversaires politiques, de lancer des slogans plutôt que de mener comme nous le faisons (…) des réformes profondes qui renforcent la cohésion sociale ». Et M. Daul d’ajouter : « Nous avons 21 gouvernements de droite en Europe ». Alain Lamassoure, le secrétaire national de l’UMP chargé de l’Europe, a donné des précisions sur les travaux communs entre l’UMP et le PPE pour préparer les élections de 2009 : - dans l’hypothèse où le Traité de Lisbonne s’appliquerait le plus rapidement possible (idéalement avant juin 2009, à défaut immédiatement après), « nous serons en mesure de dire à nos électeurs votez pour le PPE, et si le PPE a la majorité au Parlement européen, voilà ce que le PPE fera » ; - « nous nous sommes donné le défi d’être capable de faire campagne sur le même programme législatif dans les 27 pays, avec les mêmes priorités » ; - le PPE s’est fixé comme objectif d’être en mesure de dire (lors d’un congrès qui aura lieu en avril 2009) « si nous sommes majoritaires au PE, notre candidat pour présider la Commission européenne sera M. ou Mme… ». Cette personne sera élue par le PPE selon des modes démocratiques, « et c’est ce qui change tout » ; - « nous appellerons » ce candidat au poste de président de la Commission à faire campagne dans les 27 pays ; - les autres forces politiques (socialistes, libéraux, Verts…) seront obligées de faire la même chose (sinon ils ne seront pas crédibles) et les télévisions nationales seront amenées à organiser des débats entre les candidats des différents partis et, pour la première fois, il va y avoir un débat politique à l’échelle européenne. Le PPE est très en avance sur les autres partis politiques d’Europe, « profitons-en ! », a conclu M. Lamassoure. Margie Sudre, la présidente de la délégation française du groupe du PPE-DE au PE, a souhaité que le processus de ratification du Traité de Lisbonne se poursuive dans les États membres qui ne se sont pas encore prononcés, afin « d’établir le rapport de force qui existe dans l’UE à propos de ce texte ». Parallèlement, la Présidence française aura pour tâche de négocier avec l’Irlande « des voies acceptables pour un heureux dénouement, après plus de 15 ans d’efforts pour réformer le fonctionnement de l’Europe élargie ». (L.C.)
(EU) PE/ÉLECTIONS EUROPÉENNES : les Verts proposent que les têtes de liste des partis européens puissent être candidats dans tous les états membres Bruxelles, 03/07/2008 (Agence Europe) - Le coprésident du groupe des Verts/ALE au Parlement européen, Daniel Cohn-Bendit, propose que lors des élections européennes de juin 2009, les têtes de liste des partis politiques européens (Parti populaire européen, Parti socialiste européen, Parti vert européen, Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs, etc.) puissent être candidats, en même temps, dans tous les pays membres. A cette fin, il suffirait d’amender la directive 93/109/CE du Conseil du 6 décembre 1993 fixant les modalités de l’exercice du droit de vote et d’éligibilité aux élections au Parlement européen pour les citoyens de l’Union résidant dans un État membre dont ils ne sont pas ressortissants, a dit M. Cohn-Bendit mardi 1er juillet devant des journalistes à Bruxelles. L’article 4 de cette directive dispose que l’électeur communautaire exerce son droit de vote soit dans l’État membre de résidence, soit dans l’État membre d’origine et que « nul ne peut être candidat dans plus d’un État membre lors d’une même élection ». L’objectif serait d’« européaniser », de personnaliser la campagne électorale et de susciter un véritable « débat public européen » à l’aide de candidats visibles et présents dans tous les 27 pays membres, explique l’eurodéputé allemand. Sur base d’une simple proposition de la Commission européenne, la directive de 1993 pourrait être modifiée « en deux à trois mois », c’est-à-dire encore sous présidence française de l’UE, estime-t-il. « Je l’ai proposé au président Sarkozy et (au secrétaire d’État français aux Affaires européennes) Jean-Pierre Jouyet. Tout le monde me dit que c’est une bonne idée. Mais y aura-t-il suffisamment de volonté politique pour la réaliser ? », se demande M. Cohn-Bendit. Université d’été. Les Verts travaillent actuellement sur un « manifeste commun » des partis verts européens en vue des élections européennes de l’an prochain. Il devrait être approuvé lors d’un congrès en octobre à Paris. Les listes électorales seront présentées en mars 2009. La préparation du scrutin européen sera aussi l’un des sujets phare de la première « Université d’été » que les Verts européens organiseront du 28 au 31 août à la frontière germano-polonaise, à Francfort-sur-l’Oder (Allemagne) et Slubice (Pologne). Différents groupes de travail débattront de l’avenir de l’Europe, du changement climatique, de l’Europe sociale dans le contexte de la mondialisation. Le programme détaillé de cette université d’été est disponible sur : www.green-summer-university.eu. (H.B.)
Après faut-il à chaque fois dire ce que font l’ADLE ou le PSE ? Franchement, on parle de 2 camps opposés qui prennent des initiatives qui vont dans le bon sens. C’est ça le plus important. Cela ne nous empêchera pas de dire du bien du PSE ou de l’ADLE en fonction de leurs intiatives. Il s’agit d’un CP, pas d’un article léché pour le Taurillon.
Pour le coup de citer le nom du Président, c’est un changement par rapport à ce qu’on faisait avant du fait de conseils… d’un spécialiste de la presse et des ministères. On ne satisfera jamais tout le monde.
Répondre à ce message