Accueil > Fédéralisme > La déesse Europe et le taureau : signification du mythe dans l’Europe (...)

La déesse Europe et le taureau : signification du mythe dans l’Europe moderne

1ère partie : les origines du mythe

, par Sarah Dejaegher, Traduit par Vincent Carriou

Toutes les versions de cet article : [English] [français]

Avez vous déjà observé la statue d’une femme montant un taureau quelque part a proximité d’une institution européenne ? Peut-être sur une pièce grecque de 2 euros ? A moins que ce ne soit sur le site Web de JEF Europe ! Avez vous déjà scruté la gigantesque mosaïque au sein du bâtiment Paul Henri Spaak du Parlement européen ? Ou vu le tatouage de l’une des plus importantes figures des JEF France ? Mais à quoi cela fait-il référence ?

Felix Vallotton, The Rape of Europa, 1908

Auteurs

Mots-clés

Le mythe d’Europe a inspiré beaucoup d’artistes, d’écrivains, d’historiens et d’hommes politiques à travers les siècles : ils donnèrent son nom a un continent et offrirent des œuvres d’art présentant Zeus et Europe faisant l’amour.

Europe et Zeus : une histoire d’amour pas vraiment shakespearienne

Mais commençons par nous remémorer la version la plus commune de cette vieille légende. Selon la mythologie grecque, une jeune Phénicienne nommée « Europe » attira un jour l’intérêt de Zeus, chef de l’Olympe. Dés la vue d’Europe, Zeus se serait épris de sa beauté et de sa grâce, et aurait immédiatement mis en œuvre un plan très habile. Pour éviter de déclencher la haine de sa jalouse femme Hera et pouvoir frayer son chemin jusqu’à la jeune fille, Zeus décida de se métamorphoser en un ravissant taureau blanc.

Fernando Botero, The Rape of Europa, 1998

Alors que la jeune fille cueillait des fleurs, elle aperçut le taureau et, fascinée par ses flancs charmants et son tendre comportement, le caressa avant de monter sur son dos. Zeus saisit cette opportunité pour enlever Europe et nager jusqu’en Crète, où il lui révéla sa véritable identité avant de la violer, celle-ci tombant enceinte. Europe mit ainsi au monde Minos, qui allait devenir roi de Crète.

Les valeurs cardinales de l’Europe et le comportement de Zeus : peu compatibles

Le mythe n’est pas un symbole officiel de l’UE, au contraire du drapeau, de l’hymne ou de la devise. Cependant, le mythe fondateur d’Europe et du taureau a fait l’objet de nombreuses références, et peut être considéré comme un symbole quasi-officiel voire une personnification supranationale de la région européenne.

Une fois rappelée la réalité du mythe, son importance dans le cadre de l’UE semble quelque peu illogique. On pourrait penser Certains que le seul nom d’Europe a fait son succès. Le terme « Europe » fut utilisé par les anciens Grecs pour définir l’aire géographique à l’ouest et au nord de la Grèce, et plus tard pour l’intégralité du territoire qui séparait l’Afrique, alors connu comme la Libye, et l’Asie, du détroit de Gibraltar à celui du Bosphore.

Mais on ignore pourquoi les Grecs ont donné ce nom au continent tout entier, en mémoire de l’une des conquêtes de Zeus. De nombreuses versions circulent, proposées par les chercheurs, parfois aussi peu convaincante que celle-ci : Zeus et Europe nagèrent de l’actuel Liban et de la Syrie jusqu’à l’île qui se trouve la plus à l’Est de la Crète, traçant le contour du continent européen. Quoi qu’il en soit, la coïncidence initiale entre le nom d’Europe et une région de la Grèce ne suffit pas pour expliquer ce succès.

Madame Yevonde, Baroness Gagern as Europa, 1935

Une raison plus profonde permet d’expliquer l’omniprésence du mythe au sein de l’UE, même si sa signification l’UE relève encore un peu plus du mystère : le viol d’Europe ne fait-il pas figure d’histoire étrange pour symboliser l’UE ? Comment l’histoire d’une Phénicienne enlevée contre son gré et sexuellement abusée par un dieu sans scrupules peut-elle faire être le symbole d’un projet de paix, de prospérité et de liberté tel celui de l’intégration volontaire de différentes nations au sein de l’UE ? Pour tenter de répondre, il s’agit de prendre en compte une certaine marge laissée à l’interprétation.

La quête d’un mythe fondateur

Pour saisir la valeur du mythe du taureau, il faut d’abord comprendre ce qu’est un mythe : une allégorie, un mode de représentation figuré qui contenant un sens différent de celui que l’on peut lire de prime abord. Le mythe communique son message par différents degrés de symbolisme. De plus, un mythe doit avoir la capacité de survivre aux siècles, prendre de l’importance et évoluer ainsi qu’agir comme vecteur d’inspiration. Lorsqu’il est lié à un paysage, comme c’est souvent le cas, il doit pouvoir transmettre plusieurs aperçus et degrés de connaissances de ce même paysage.

Le mythe d’Europe et du taureau épouse ces critères concernant l’Europe : il s’agit d’une figure à la fois importante et attirante de l’Europe qui se réinvente en tant qu’UE. Il semble avoir fonctionné lors des siècles et avec les cultures précédentes de la même manière qu’il est actuellement redécouvert et réactualisé à notre époque actuelle. C’est d’ailleurs ce que les Grecs firent avec leur monnaie : le kidnapping mythique est là pour symboliser l’Europe contemporaine. Les images figurant sur les pièces de monnaie ne sont pas choisies au hasard, mais font figure d’emblèmes pour le pays qui décide d’en frapper la monnaie.

Il Riccio, the rape of europa il riccio, 1520

L’euro a été introduit en 2002 et marque la transition qui s’est opérée vers une nouvelle Europe. En cette période de changement, l’image se trouvant sur la monnaie grecque est là pour apporter l’assurance de la continuité : la nouvelle Europe est aussi l’ancienne Europe, avec sa très ancienne tradition qui remonte à la Grèce ancienne. Observant ces pièces il semble difficile de ne pas s’étonner quant aux similarités des iconographies. Sa fonction non plus n’a pas changé : elle est toujours utilisée, telle qu’à l’époque, afin de symboliser une région.

Le mythe a été mis en avant non seulement par la Grèce, mais aussi au sein de l’UE en des moments importants de l’histoire européenne. Il faut constater, à cet égard, que l’image est bien plus répandue que le mythe lui-même, et semble avoir plus d’importance que l’histoire de ce mythe. Ceci pour de bonnes raisons, puisque dès lors que l’on se remémore l’histoire la même question reste en suspend : quelle importance et quel symbole pour l’UE ? Dans le cadre de la mythologie, un message est davantage construit par ceux qui le reçoivent que par ceux qui l’envoient. Le dieu taureau ferait-il figure de Président de l’UE, arrachant la déesse Europe afin de l’amener vers l’unification à la fois économique et culturelle (non désirée) ? Europe est-elle une victime naïve et passive ou bien une aventurière qui prend le taureau par les cornes et suit sa destiné en direction de l’horizon ? Le taureau est-il le symbole d’un monde désespérément amoureux de la merveilleuse Europe ? Peut-être. Cela dépend simplement de qui lit le mythe et de son attitude à l’égard de l’UE.

Partagez cet article

P.-S.

Europa and the Bull - Red-Figure Stamnos, circa 480 BC

The Abduction of Europa, mosaic, Byblos, 3rd century A.D

Il Riccio, The rape of Europa, 1520

Jean Cousin, The Rape of Europa, 1550

Martin de Voos, Le rapt d'Europe, 1590

Rubens, The Rape of Europa, 1630

The Abduction of Europa, Rembrandt, 1632

Noel Nicolas Coypel, The rape of Europa, 1727

François Boucher, El rapto de Europa, 1747

Gustave Moreau – Europa enlevée par Zeus métamorphosé en Taureau blanc, 1869

Felix Vallotton, The Rape of Europa, 1908

Valentin Serov, Europa, 1910

The Abduction of Europa, Belle époque

Henri Matisse, L'Enlevement d'Europe, 1929

Europa carried away by a bull, Hannes Grobe, 1930

Max Beckmann, The Rape of Europa, 1933

Madame Yevonde, Baroness Gagern as Europa, 1935

Jacques Lipchitz, The Rape of Europa IV, 1941

Europe Stamp HR

Fernando Botero, The Rape of Europa, 1998

El rapto de Europa. Pablo Picasso

Jelena Stojkovic, Zeus and Europa, 2007

Diane Victor, The Rape of Europa – Africa, 2010

Europa, European Council, Brussels

Europa, Parlement européen, Strasbourg

Vos commentaires

  • Le 26 juillet 2011 à 06:51, par Martina Latina En réponse à : La déesse Europe et le taureau : signification du mythe dans l’Europe moderne

    Merci d’avoir tenté une approche nouvelle et actuelle, synthétique et jeune, de surcroît brillamment illustrée, du mythe d’Europe dans l’Europe des crises et des remous. Précisément et comme j’ai souvent eu l’occasion de le dire au TAURILLON qui a choisi de s’inscrire par son nom dans le sillage de cette légende à la fois invraisemblable et fondatrice, non seulement EUROPE a dessiné par son itinéraire et surtout par la quête qu’elle aurait suscitée dans son entourage familial en Phénicie, « le contour du continent européen », mais de plus son enlèvement résume et préfigure la trajectoire révolutionnaire des inventions phéniciennes ; car la première civilisation européenne, appelée minoenne a posteriori, est bien née en Crète, donc à l’avant-poste de la future Europe, des échanges méditerranéens dont les Phéniciens demeurent les moteurs et les promoteurs, avec le génie qui leur a permis de mettre au point les deux moyens de communication toujours en action depuis trois millénaires : les techniques nautiques et l’art alphabétique.

    C’est ainsi qu’un mythe donne forme et force à l’évolution historique, surtout quand on sait que le taureau peut figurer le spectaculaire essor des premières embarcations hauturières et se rattache en tout cas au premier signe de l’alphabet, dont l’origine, graphique autant que sémantique, est entièrement sémitique, puisque en égyptien comme en hébreu le taureau se dit aleph, que des mineurs phéniciens du XVe siècle avant notre ère ont fait éclore l’archaïque tracé de l’alphabet au contact des hiéroglyphes égyptiens, sur des tables de pierre déchiffrées voilà cent ans à peine dans le Sinaï, et que les Grecs ont adopté ce code d’écriture, en l’ancrant sur alpha qui allait donner notre a - et même notre @, en même temps que la figure d’Europe : or ces prototypes ont été mis au point et à notre disposition ultérieure par les mêmes Phéniciens, pour qui le nom d’Europe signifiait, selon un culte solaire modulé dans tout le monde alors connu, le point où s’évanouit le jour, donc CREPUSCULE, avant de basculer lors de son entrée en terre hellénique et d’être interprété par les Grecs comme VASTE-VUE. Ce mythe se conforme donc à la vocation des légendes tutélaires et pourrait être selon votre article « la personnification supranationale de la région Europe » ; mais l’enlèvement qu’il retrace garde sa force dynamique dans l’apprivoisement trois fois millénaire et réciproque, tour à tour fécond et passionné, entre les forces tantôt monstrueuses, tantôt célestes, et la douceur humaine, entre la peur et l’audace, entre le désir et la générosité, entre l’aventure et la création, entre la rencontre et la paix, entre l’union et la diversité, entre la jeunesse et la tradition, entre l’art et le dialogue, entre l’énergie et la fédération, entre la liberté et la solidarité, entre la culture et la nature - bref, entre l’intelligence et la démocratie...

  • Le 19 mars 2012 à 19:08, par Pr Stéphane Feye En réponse à : La déesse Europe et le taureau : signification du mythe dans l’Europe moderne

    Tout en félicitant l’auteur, je tiens à signaler l’existence d’un des plus grands mythologues du monde, trop peu connu aujourd’hui : Michael Maier, auteur de « Les Arcanes très secrets » 1614, édité récemment en traduction française chez Beya Éditions (Belgique). Toute la symbolique de la mythologie y est magistralement évoquée, avec preuves à l’appui et une quantité incroyable de citations d’auteurs anciens.

  • Le 30 octobre 2012 à 16:02, par une élève qui a travaillé sur ce sujet En réponse à : La déesse Europe et le taureau : signification du mythe dans l’Europe moderne

    Europe comme vous le dite n’a pas été violée, elle a simplement été enlevée et avec Zeus se sont uni et ont eus 3 enfants : Rhadamanthe, Cadmos et Phenix. Ensuite, Zeus à « offert » Europe au roi de Crete, il se sont tous deux unis et ont eus une fille Crété. Ce roi de Crete (je ne me souviens plus de son nom) à accepté d’adopter ses trois enfants et à fait de Minos sont successeur.

  • Le 1er novembre 2012 à 13:05, par Ronan En réponse à : La déesse Europe et le taureau : signification du mythe dans l’Europe moderne

    Euh,

    1. Les trois fils d’Europe et Zeus : Minos, Radamanthe et Sarpédon.

    Par la suite respectivement devenus rois des royaumes crétois (et cités-Etats crétoises) de Knossos (près de la côte Nord, dans le centre-Nord de la Crète : près de l’actuelle Héraklion, qui en était alors l’un des « avant-ports »...) et Cydonia (sur la côte nord, dans le Nord-Ouest de la Crète : bref, l’actuelle Chania-La Canée) pour le premier des trois ; royaume et cité-état de Phaistos (près de la côte Sud, dans le centre-Sud de la Crète) pour le second ; royaume et cité-Etat de Malia-Milatos (sur la côte Nord, dans le centre-Est de la Crète) pour le troisième (Cf. Opus cit. ci-dessous, page 38).

    2. D’après la tradition, l’union (quel que soit la manière dont ça se soit déroulé...) entre Zeus et la princesse phénicienne Europe se serait déroulée dans le sud de l’île de Crète.

    Soit dans un antre - spécialement « aménagé » - du Mont Dikté - Dikteon Andron / Oros Dikti - soit sous un platane (depuis lors, à feuilles persistantes...) se trouvant sur le site de la future cité-Etat de Gortys (l’actuelle Gortyne, dans la plaine de la Messara : plaine des actuels fleuves Géropotamos et Anapodaris, les antiques Malonitis et Katarraktis) (Cf. Opus cit. ci-dessous, page 25 et page 37).

    Ce qui paraît logique dans la mesure où les découvertes archéologiques tendent à démontrer que les premiers « crétois » semblent effectivement être venus dans l’île, soit par le golfe de Mirambellou, dans le Nord-Est de l’île (depuis l’Asie mineure, via la Dodécanèse), soit par le golfe de la Messara, dans le centre-Sud de l’île (depuis la Libye, via la méditerranée).

    Quoi qu’il en soit, l’antre du Mont Dikté et le platane de Gortyne, les touristes qui viennent aujourd’hui en Crète peuvent voir (à grand renfort de panneaux signalant les lieux) et l’un, et l’autre...

    3. Cadmos et Phoenix (et Cilix) sont - eux - les (trois) frères d’Europe : héros éponymes de Thèbes-Cadmia (en Béotie, Grèce continentale), de la Phénicie (qui s’appelait alors sans doute autrement, avant même ces événements) et de la Cilicie (Cf. Opus cit. ci-dessous, page 37) :

    Tous trois fils du roi « phénicien » Agénor-Phoenix (héros éponyme du pays ?!) et de son épouse, la reine Téléphassa. Téléphassa, alias « celle qui brille de loin’’. Soit là encore une autre représentation ’’mythologico-maritime’’ de la... lune (astre qui était d’une aide précieuse pour les navigateurs anciens), tout comme de nombreuses autres »femmes" de la même famille :

    Puisque Europe (mère du fameux Minos), Pasiphaé (épouse du fameux Minos), Phèdre et Aéropé (respectivement fille et petite-fille du fameux Minos), etc ... alias, en vrac : « celle au large front lumineux », « celle qui brille partout », « celle qui brille », « celle qui brille dans l’air » (sic) sont en fait toutes des personnifications différentes de la même chose : la lune, astre « guidant » les navigateurs anciens (Cf. Opus cit. ci-dessous, page 37).

    4. Le roi de Crète (en fait, roi du seul royaume de la cité-Etat de Cnossos, même s’il est peut-être suzerain et juge de paix pour l’ensemble des royaumes indépendants de l’île...) qui « récupère » Europe après qu’elle eut finalement été ’’abandonnée’’ par Zeus, et auquel Zeus « maria » Europe avant de s’en retourner à son foyer de l’Olympe (et/ou avant de s’en aller vers d’autres conquêtes féminines...), il s’appelle Astérios (ou Astérion), (Cf. Opus cit. ci-dessous, page 37).

    Astérion : un nom dynastique qu’on retrouvera par la suite dans la ligné du fameux roi Minos qui lui succédera. Vu que c’est également le « petit nom », entre autres personnages ainsi dénommés, du célèbre ... Minotaure, enfant adultérin de la reine Pasiphaé (l’une des nombreuses épouses du roi Minos) (Cf. Opus cit. ci-dessous, pp. 45-46).

    En revanche, l’ouvrage mentionné ci-dessous (Cf.) ne mentionne pas d’union charnelle - et pas davantage de descendance (et pas de fille dénommée Krété) - de la nymphe Europe, alors « abandonnée » par Zeus, avec le prince crétois à laquelle ce dernier l’aurait alors « confiée » : Astérion, roi du royaume de la cité-Etat de Cnossos et, peut-être, « Haut prince » de Crète.

    5. Krété, au tout départ, dans les mythes grec de la ’’Théogonie’’ (et de l’enfance du Dieu suprême Zeus) c’est l’une des déesses mineures ou nymphes de l’île qui - outre le fait qu’elle ait donné son nom à l’île entière - aient participé à l’éducation de Zeus enfant, puis adolescent ... (Cf. Opus cit. ci-dessous, page 34).

    ... aux côtés de Gaïa et Rhéa (grand-mère et mère du Dieu enfant) et aux côtés de ses consoeurs nymphes du frêne, dite nymphe « Méliades », de l’île de Crète (nées du sang et des organes génitaux du Dieu Ouranos, mutilé par son fils Kronos...) : Ida, Karmé, etc (puis leurs suivantes Britomartis, Dictynna, Aphaea, Artémis l’aînée, etc) ... et autres personnifications mineures de la Terre mère (Gaïa) et de la fertilité au niveau local, représentations des cultes voués aux forces de la nature et autres cultes chtoniens.

    Krété qui aura donc si bien « éduqué » le jeune Dieu - adolescent - (éducation sexuelle, de plus...) qu’elle lui aura donné pour enfant Kar, Krès, Krétas ou encore Kritas : chef de file des « Courètes-Dactyles-Corybantes » et autres « Telchines » (divinités masculines mineures et premiers habitants de l’île) et ancêtre éponyme des Crétois (Cf. Opus cit. ci-dessous, page 15 et page 34).

    Nom de Krété qu’on retrouve également dans d’autres circonstances : puisqu’il y a encore une autre Krété, fille d’Astérion (roi de Cnossos) et toute première femme du roi Minos, qu’Astérion avait adopté et dont il avait fait son héritier (Cf. Opus cit. ci-dessous, page 15).

    - Sources : « La Crète minoenne, du mythe à l’histoire / Guide archéologique » :

    Ouvrage du Professeur universitaire d’Histoire ancienne et archéologue grec - spécialiste de la question - Andonis Vassilakis ; livre qui refaisait alors le point sur la question, trente-cinq ans après la publication de la « Civilisation minoenne », l’ouvrage fondateur du Professeur Styliannos Alexiou ; document publié aux éditions « Adam », à Athènes et Héraklion, en 1999 ; 255 pages ; ici, pour le seul aspect « mythologique » de la question, on consultera les pages 30 à 65 ; et, en tout particulier, les pages 33-34-35-36-37-38).

  • Le 5 février à 17:28, par romane En réponse à : La déesse Europe et le taureau : signification du mythe dans l’Europe moderne

    merci pour cet article car j’en avais besoin pour mon cours d’histoire-géo ! :-)

  • Le 28 juin à 12:22, par ESTHER En réponse à : La déesse Europe et le taureau : signification du mythe dans l’Europe moderne

    Je passe par cette case « message », car ne sais pas comment vous contacter. J’écris un livre, et je souhaite en savoir plus par rapport au copyright de 2 de vos photos : la sculpture du taureau devant le parlement européen à Strasbourg et devant le Conseil européen à Bruxelles. Je suppose que c’est tiré du site Europa. Merci bien Esther

Répondre à cet article

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom