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multilinguisme

La situation des langues étrangères dans l’éducation finlandaise

Un cas d’espèce exemplaire

, par Muusa Korhonen

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Les résultats de divers sondages nous expliquent qu’une proportion significative d’Européens apprend les langues uniquement à l’école. Cette constatation met en lumière le rôle des systèmes scolaires (et de l’enseignement des langues en tout particulier...), dans la promotion du multilinguisme.

Auteurs

Déjà en tête du classement de l’enquête PISA 2000 - qui a essentiellement porté sur la maîtrise de la lecture, et des langues - la Finlande a confirmé, lors de l’édition PISA 2003, ses bons résultats en la matière (tout en améliorant ses performances en mathématiques et en sciences...).

Selon Mme Tuula Haatainen, ministre de l’éducation nationale finlandaise, les raisons de la bonne performance des finlandais est le résultat de plusieurs facteurs : le système scolaire finlandais assurant des conditions égales d’enseignement pour tous les enfants et pour les jeunes, la formation des professeurs étant de haut niveau et les communes - et non l’Etat - ayant la responsabilité de l’aménagement de l’enseignement (lien).

Cet article se propose de présenter la situation des langues étrangères dans l’éducation finlandaise en comparaison de ce qui se fait dans le reste de l’Europe. A l’occasion de la présidence finlandaise de l’UE, il est intéressant de se renseigner sur les connaissances linguistiques de la Finlande, un pays dont la langue n’est certes pas comme les autres...

La connaissance des langues étrangères en Finlande

Il se trouve que les finlandais sont assez doués en langues étrangères (77%) contre une moyenne européenne de seulement 44%. Mais est-il là seulement question d’être doué, ou est-ce là seulement une question d’habitudes ?

L’analyse montre que les sous-titres (télévisuels) peuvent encourager et faciliter l’apprentissage des langues. Et les sondés des pays nordiques sont en tête du classement de ceux qui apprécient les sous-titres. Et pour cause : ils y ont habitués ! Ainsi quatre-vingts treize pourcent des Finlandais aiment entendre la langue originale du film, avec, en plus, des sous-titres dans leur langue.

Après tout, il est vrai que les finlandais sont doués en langues étrangères, car il s’avère qu’en Finlande 69% des gens parlent au moins une langue étrangère, 47% au moins deux langues (et 23% au moins trois langues étrangères...). En Finlande les connaissances linguistiques sont donc au-dessus de la moyenne de l’UE. Le fait que la Finlande ait deux langues officielles, a certainement influencé ce ’’climat luinguistique’’ et les attitudes vis-à-vis des langues étrangères. Même si la langue maternelle de la plupart de la population (92%) est le finnois : une situation qui est bien plus homogène que dans nombre de pays d’Europe.

Quelles sont donc les langues étrangères les plus parlées en Finlande ? Cela ne surprendra pas que l’anglais y ait un statut privilégié en tant que langue étrangère la plus répandue (avec 63%), suivie du suédois (avec 41%) (laquelle est l’une des deux langues officielles de la Finlande...) puis de l’l’allemand (avec 18 %) qui est traditionnellement la langue la plus choisie dans le système scolaire.

Bien que la Finlande soit un pays voisin de la Russie, l’apprentissage du russe n’est pas très répandu. Pourtant, ces derniers temps, l’apprentissage du russe, de l’espagnol et de l’italien comme deuxième langue étrangère a nettement augmenté. Et le pourcentage de l’allemand comme première langue étrangère a augmenté également. Pour ceux qui choisissent différemment, on pourrait constater que le fait que la Finlande fasse partie de l’UE est de première importance. Et ce, au moins quant au choix du français comme langue optionnelle (car le français est toujours une langue importante dans le cadre de l’UE...).

Bien qu’aujourd’hui, on puisse commencer l’apprentissage d’une langue étrangère dès l’âge de 7 ans, on a l’habitude de commencer son apprentissage à 9 ans. Ainsi, en 2002, seulement 6,2% des élèves ont commencé l’apprentissage d’une langue étrangère à l’âge de 7 ans. Contrairement aux autres pays nordiques, l’école primaire en Finlande a, depuis le début, offert aux élèves une possibilité de s’adonner à l’apprentissage d’une autre langue étrangère que l’anglais. Alors, à la place de l’anglais on pouvait donc choisir le français, l’allemand ou bien le russe. Et c’est le cas depuis les années soixante-dix.

En Finlande on a toujours souligné l’importance qu’il y avait à proposer à l’apprentissage un vaste éventail de langues. Et les finlandais ont toujours été plutôt motivés pour l’apprentissage des langues. Les actuelles finalités de l’apprentissage des langues en Europe ne sont donc - en rien - quelque chose de nouveau pour les finlandais. Et c’est donc tout naturellement qu’on constate qu’en Europe, les élèves les plus actifs dans les disciplines linguistiques - tout du moins, pendant ces deux dernières années - se trouvent en Suède (32%), en Lettonie (28%) et en Finlande (28%).

Quelques points problématiques

En ce qui concerne les facteurs décourageant l’étude d’une langue, il est donc étonnant que la Finlande fasse partie des pays qui sont les moins enthousiastes pour tout ce qui relève des ’’débuts’’ dans l’étude d’une langue. Puisque en Europe, c’est surtout le manque de motivation (ou de temps...) qui sont les principales raisons pour ne pas étudier les langues.

Bien qu’en Finlande l’apprentissage du suédois soit important, c’est effectivement le cas surtout parce que c’est là une langue étrangère obligatoire dans les écoles. Il semble pourtant que les Finlandais ne soient n’est pas très motivés par l’apprentissage de cette langue. En plus l’apprentissage obligatoire du suédois semble défavoriser l’apprentissage des autres langues (lesquelles ne sont qu’optionnelles). En effet, ce n’est très certainement pas tout le monde qui va choisir d’apprendre une troisième (voire une quatrième...) langue étrangère... Bien qu’on ait jusque là souligné l’éventail important des langues proposées jusqu’ici à l’apprentissage en Finlande, force est de constater que cette tendance est actuellement en train de se perdre, car de plus en plus d’étudiants n’apprennent désormais plus que l’anglais et le suédois.

Dans les pays européens en général, l’anglais est le plus souvent la première langue étrangère dans les écoles. Et la Finlande ne diffère pas de cet ensemble. Ainsi, il n’est pas dans les habitudes de commencer comme première langue par autre chose que l’anglais . Pourtant, en Finlande, on pense très largement qu’il est important (surtout pour les finlandais...) d’apprendre des langues étrangères afin de mieux pouvoir communiquer avec les autres nationalités.

En 2000, pendant la présidence française de l’UE, il a beaucoup été discuté sur le fait que de nombreux documents envoyés de France n’étaient rédigés qu’en français. Le problème étant qu’en Scandinavie on avait jusque là l’habitude de ne lire ce genre de documents qu’en anglais.

Cependant, alors même que le statut de l’anglais se renforçait un peu partout dans le monde, on a pu remarquer que le français et l’allemand ont néanmoins gardé un rôle important en Europe. C’est pourquoi on peut considérer comme normal - tout du moins pour ceux dont la langue maternelle est le français ou l’allemand - que ces langues soient largement utilisées dans la coopération internationale (alors que les finlandais seraient censés connaître plus qu’une seule langue étrangère...).

Un aperçu historique

Une Commission travaillant sur les programmes d’apprentissage des langues - en 1976-1978 - a alors fait des propositions de réforme s’appuyant sur la politique culturelle et sur l’actuel besoin en connaissances linguistiques. Il est clair que ses propositions étaient parfois excessives mais cette Commission a également étudié de nombreuses questions importantes telles que :

Combien de langues doit on apprendre ? Quand est-ce qu’on doit commencer l’apprentissage d’une nouvelle langue ? Quelle langue serait la plus facile pour les finlandais ? Combien d’heures par semaine doit-on consacrer à l’apprentissage des langues ? Est-ce qu’on doit étudier en langue étrangère plutôt qu’en finnois ? Etc.

Ces questionnements ont été à la base de l’enseignement des langues en Finlande et certaines de ces questions reviennent actuellement en considération. Ces questions sur les programmes d’apprentissage des langues sont surtout revenues en considération dans les années 1990, lorsque l’on s’est mis à préparer en Finlande des formations spéciales comme par exemple l’ IB (International Baccalauréat : IB).

Il semblerait tout de même que la Finlande ait été l’un des premiers pays en Europe à poser des questions comme celles-ci. Ainsi certains objectifs éducatifs n’intéressant visiblement toute l’UE que depuis les années 1990 semblent avoir déjà été réalisés en Finlande il y a vingt ans, vingt ans plus tôt.

Dans les années 1980, l’objectif en Collège était qu’au minimum 35% des élèves choisissent une langue optionnelle. Le Conseil d’État espérant ainsi que cette langue optionnelle serait plus souvent le français ou le russe. Par la suite (tout au long des années 1990), 80% des élèves de Lycée étudiaient une langue optionnelle, le problème étant les déséquilibres constatés dans les choix effectués.

Pour améliorer cela, le ministère de l’Éducation nationale s’est donc fixé de de nouveaux objectifs : il fallait surtout augmenter l’enseignement de l’allemand, du français, de l’espagnol et du russe dans tous les niveaux scolaires. On trouvait que nos relations culturelles à cultiver exigeaient donc qu’on connaisse des langues, afin que les attitudes envers les pays européens soient plus positives grâce à la connaissance de celles ci.

On a donc encouragé les étudiants à choisir une langue autre que l’anglais pour leur première langue étrangère. Mais on s’est vite aperçu que l’anglais était toujours la langue que les étudiants trouvaient la plus importante comme première langue étrangère. Ainsi, au milieu des années 1990, les étudiants apprenaient au lycée en moyenne 2,7 langues étrangères. Et on s’est même apperçu que, lors de l’examen du baccalauréat, les filles passaient jusqu’à 3/4 de leurs épreuves en langue optionnelle.

Les projets linguistiques en Finlande

Il existe aujourd’hui des projets en Finlande qui essayent de développer et de diversifier l’enseignement par le perfectionnement de la connaissance des langues étrangères. Et ce, pour les professeurs de lycées, par l’amélioration des méthodes d’enseignement (dont le projet « Kimmoke » : réalisé en 1996 - 2000).

Le russe est souvent considéré en Finlande comme très utile pour des motifs régionaux : les intérêts commerciaux de la Finlande avec la Russie, voisin oriental immédiat, étant très importants. Aujourd’hui le statut du suédois varie beaucoup en Finlande, selon les régions : largement parlé sur le long de la côte ouest (où son apprentissage est même répandu en tant que première langue étrangère...).

En 2001 on a remarqué que tous les objectifs du projet « Kimmoke » n’avaient pas été atteints. Il n’y avait toujours pas de possibilité de commencer l’apprentissage d’une deuxième langue étrangère dans toutes les communes. C’est pourquoi a alors été lancé un autre projet (intitulé « Kieltenopetuksen kehittämishanke 2002-2004 ») se basant sur une évaluation nationale.

Cette fois-ci l’objectif était de rendre possible l’apprentissage d’une deuxième langue dès l’école primaire et de faire en sorte que les élèves aient la possibilité de continuer l’apprentissage de cette même langue en collège et en lycée. De même, on a voulu augmenter le nombre d’étudiants apprenant une langue optionnelle. Pour ce qui est des résultats obtenus grâce à ce programme, on peut dire que l’apprentissage d’une seconde langue étrangère a augmenté et qu’on a ainsi pu avancer l’âge du début des apprentissages.

Mais le problème, c’est que la situation n’est pas la même dans toutes les communes. Le fait qu’on ait exigé qu’un nombre important d’étudiants étudient dans une autre langue que l’anglais, a mené dans une situation où les ’’groupes-classes’’ ne se forment somme toute que rarement, car les communes ne sont pas prêtes à payer l’enseignement de telle ou telle langue si les groupes-classes ne sont pas numériquement assez importants.

En conclusion :

Actuellement, il s’avère que - même si les Finlandais sont motivés pour l’apprentissage des langues - et même s’ils sont relativement forts dans ce domaine, il existe néanmoins également des lacunes dans ce domaine.

Ainsi, on n’apprend pas toujours très bien à bien parler les langues, c’est-à-dire à les utiliser efficacement pour communiquer. Dans les écoles on ne souligne pas assez les connaissances orales. Et on n’apprend vraiment à parler les langues que lorsque l’on va à l’étranger, en étant obligé de vraiment utiliser la langue dans des situations réelles.

C’est pourquoi, il vient d’être décidé que dans les lycées un cours de langue orale serait désormais nécessaire. Car, jusqu’ici, le baccalauréat finlandais n’assurait que la maitrise de la langue écrite...

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P.-S.

- Illustration :

Le visuel d’ouverture de cet article est la reproduction d’un timbre finlandais, document tiré du site http://stamps.lgg.ru/eng2/europa2.html.

- Liens :

- Une étude comparative des systèmes scolaires français et finlandais : « L’éducation en France et en Finlande : Bons points et bonnet d’âne ».

- Le système éducatif finlandais

- La langue finnoise, le finnois

- Le suédois en Finlande

Vos commentaires

  • Le 25 octobre 2006 à 14:35, par krokodilo En réponse à : La situation des langues étrangères dans l’éducation finlandaise

    Mme, votre article est fondé sur la supposition que le multilinguisme est l’avenir de l’Europe. Or, avec 25 langues plus de nombreuses langues régionales, même en connaissant trois langues étrangères à un niveau utile, un Européen ne sera pas sûr de pouvoir discuter avec un autre Européen, vu le nombre de combinaisons de langues possible. On utilisera toujours l’anglais, ce que reconnaît votre article (63%). On oublie ausis de rappeler que l’étude d’une langue étrangère jusqu’à un niveau « fluent » est un monstrueux travail ; que dans notre langue natale, nous avons accompli petit à petit en immersion linguisitque complète douze heures pas jour, pendant dix-huit ans. Comment serait-il possible que nous y arrivions tous dans quatre langues ? Et pourquoi ? Notre temps est limité, notre cerveau est limité, il y a énormément de choses à apprendre - des sciences, des techniques, musique, plus de connaissances qu’il est possible d’apprendre, aussi pourquoi vouloir faire de chacun un interprète quasi-professionnel, un diplomate, un journaliste européen, un traducteur, bref un des métiers ou des circonstances particulières qui font les polyglottes ? Alors qu’il serait si simple de disposer d’une langue auxiliaire facile et neutre, la moins difficile de toutes les langues - l’espéranto - dont en plus le vocabulaire est européen, une chance pour nous. Ce qui n’empêcherait nullement d’étudier également d’autres langues, sur la base du volontariat.

  • Le 21 novembre 2006 à 14:09, par ? En réponse à : La situation des langues étrangères dans l’éducation finlandaise

    Je suis en partie d’accord. Maîtriser plusieurs langues étrangères est très difficile. De toute façon, l’Europe et notamment ses institutions doivent apprendre à respecter la diversité des langues est des cultures. Les institutions européennes sont loin de montrer le bon exemple.

    Pour ce qui est de l’enseignement des langues, se précipiter sur l’anglais comme première, voire unique, langue vivante est une aberration. Il est prouvé que ceux qui font allemand première langue et anglais deuxième langue réussissent mieux, et ont même un meilleur niveau en anglais au Bac que ceux qui ont pris anglais première langue.

    Quant à l’espéranto, il n’a pas vocation à remplacer les autres langues. Il pourrait servir de base à une initiation à la diversité linguistique à la fin de l’école élémentaire et venir en complément comme on étudiait jadis le latin. Il a l’avantage d’être beaucoup plus facile à apprendre tout en offrant les mêmes qualités propédeutiques. Des expériences ont montré que les enfants qui avait suivi des cours d’initiation à l’espéranto à l’école élémentaire réussissent mieux en français et en langues vivantes que les autres dans la suite de leurs études.

  • Le 4 décembre 2006 à 23:28, par Jacme En réponse à : La situation des langues étrangères dans l’éducation finlandaise

    Bon Dia, Adishatz, Agur, Bom Dia, Spaciba, Guten Tag, Buenos Dias,

    Quand j’ai lu votre article, j’ai pas pu l’empêcher de penser à ces pauvres français qui pensent que savoir des langues est un don, un don -oui- que la nature vous accorde... peu souvent si vous êtes citoyen français ! Ils ont beaucoup d’humour ces français !

    Per astre, soi occitan e europèu,

    Jacme

  • Le 13 février 2009 à 11:27, par Anne Scheffler En réponse à : La situation des langues étrangères dans l’éducation finlandaise

    Si l’espereto ou l’anglais aurait un grand intérèt pratique pour des relations materielles il faut un peu plus que cela pour des relations humaines:Nous n’avons pas besoin d’être tous des interprètes mais pour comprendre les opinions, les sentiments ou les réactions des autres, l’apprentissage des langues etrangères, même de façon superficielle permet d’aborder la façon de penser, de s’exprimer de l’autre. J’ai été « élevée » en patois germanique alors qu’à l’école j’ai appris le français : Deux cultures très différentes au travers de phonèmes tout aussi différents ; donc deux façons très différentes d’exprimer ce que l’on ressent.Si une bonne partie de la population de chaque pays était sensibilisée a l’apprentissage des langue étrangères, on pourrait éspérer mieux se comprendre au sein de la cee qui est de plus en plus diverse.

    Il ne s’agit pas d’en faire un outil économique même si ça a son importence mais simplement une faculté de communication et une façon de développer sa curiosité, pour mieux vivre ensemble.

    Ce n’est cependant pas qu’une question d’apprentissage à l’école : si on a la chance d’apprendre deux langues maternelles le tour est joué, on est« ouvert » au langues étrangères. Le problème de l’école est que l’apprentissage y est trop artificiel : Il devrait y avoir beaucoup plus de profs qui parlent vraiment la langues et des mises en situations plus sistématiques.Utiliser des films en V.O et la télé en générale me parrait une solution très simple et peu chère. Mais l’important reste de succiter la curiosité et c’est ce qui manque de plus en plus à nos enfants, Mais c’est un aure débat !

    La question que je me pose à présent est : Est ce que les finlandais sont plus ouverts aux autres ou plus aptes à communiquer avec les aures que, par exemple, les jeunes français ?

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