
Les Verts européens se sont réunis dans la ville de Dominique Voynet pour parler d’Europe et interpeller sur les sujets qui leurs sont chers, notamment l’écologie. La crise financière est aussi analysée sous ce prisme.
Une table-ronde s’intitule ainsi « La première crise socio-écologique du capitalisme »… Deux ministres sont venus débattre avec ce parti européen : Jean-Pierre Jouyet et Nathalie Kosciusko-Morizet, cette dernière intervenant sur la question du paquet énergie / climat.
Lors de la conférence de presse, ce seront les élections européennes qui seront le centre du débat, enfin presque.
Les élections de 2009 : programme commun et personnalités
Que cela soit Monica Frassoni, Philippe Lamberts, Dominique Voynet ou Daniel Cohn-Bendit, il est clair pour eux que les élections européennes doivent se jouer dans une dimension européenne. Les Verts préparent dont pour eux une plateforme commune que défendront tous leurs partis affiliés.
Pour donner cette dimension européenne, il y aura donc des personnalités qui interviendront dans un autre pays européen que le leur. Cette idée serait peut-être même pousser plus loin avec carrément une tête de liste « étrangère » dans un petit pays de l’Union européenne… mais les négociations sont en cours et devraient aboutir (ou non) d’ici 2-3 semaines. En France, on se souvient qu’Ari Vatanen, le champion automobile finlandais, avait été présents sur l’une des listes UMP-PPE lors des élections européennes de 2004 et avait été élu. Là, un cran serait poussé encore plus loin.
Les Verts pas assez gros pour porter un candidat
Daniel Cohn-Bendit le reconnaît : les Verts n’auront pas « la majorité parlementaire aux élections européennes ». Monica Frassoni le rejoint pour dire cependant que ce serait souhaitable que tous les partis présentent un candidat pour « personnaliser cette élection ».
Elle poursuit l’idée jusqu’à pousser le parallélisme parlementaire au niveau européen en évoquant une coalition des Verts avec d’autres partenaires. Elle semble penser clairement au PSE, mais sait que cette idée ne fait pas consensus chez les socialistes européens. Il s’agirait en fait d’une coalition anti-Barroso (candidat probable du parti de droite, le PPE) à l’image de ce qui s’était passé lors des élections face à Silvio Berlusconi en Italie.
Les Médias français et Cohn-Bendit
Petite scène de la conférence de presse : une journaliste pose une question sur le possible rassemblement écologiste en France. Cohn-Bendit commence à répondre et Philippe Lamberts voudrait enchainer… mais la journaliste explique timidement alors qu’elle souhaiterait plutôt les réponses de Daniel Cohn-Bendit et de Dominique Voynet.
Certes, en l’espèce, cela n’était pas dénuer de sens de privilégier les réponses de ces deux acteurs connus de la politique française, mais on a bien senti que ce qui intéressait les journalistes français étaient les réponses des représentants « français »…
Cela est allé encore plus loin : une fois la conférence de presse terminée, on vit quatre journalistes se diriger vers Daniel Cohn-Bendit pour avoir des réponses plus personnalisée. On se demande pourquoi ils ne les lui ont pas posé lors de la conférence de presse ? Libération va carrément publier un portrait dans son édition de lundi.
In fine, ils ont tous suivi « Dany le rouge » dans la grande salle d’à côté pour une mini-conférence. Peut-être avaient-ils des questions purement « françaises » à poser ? Plus personnelles ?
On ne peut cependant éviter d’être gêné de se dire que même pour une conférence de presse des Verts européens, les journalistes français ne s’intéressent qu’aux personnalités françaises…






