
« The EU Olympic Team »
« Les Jeunes Européens Fédéralistes » (JEF) rêve d’une équipe olympique européenne pour répandre le sentiment d’appartenance à l’Union Européenne. Leur but consiste aussi à créer une fierté européenne à côté de la fierté nationale qui apparaît lors d’un événement sportif important.i Ils ont ainsi établi un site Internet pour pouvoir poursuivre les exploits et les médailles gagnées des participants européens à l’occasion des Jeux Olympiques de Pékin.
En juillet 2008 les JEF ont fait parvenir une lettre au Président de République, Nicolas Sarkozy, lui exprimant leurs félicitations pour son initiative de rassembler les médaillés européens à Paris et lui priant d’apporter son patronage au projet « The EU Olympic Team » qu’ils ont lancé pour renforcer le sentiment de communauté parmi les peuples européens.
Étant à la présidence du Conseil de l’Union Européenne, Nicolas Sarkozy, le Président de la République française, a félicité, dans son communiqué du 24 août, les athlètes européens ayant participé aux Jeux olympiques de Pékin. Les sportifs des États membres de l’UE ont accumulé 280 médailles, dont 87 d’or, 101 d’argent et 92 de bronze. Si on comptait les médailles par continent ou par communautés d’États, l’Union Européenne se placerait en tête du classement. Nicolas Sarkozy voit dans le succès des sportifs de la communauté européenne « la victoire du sport et de ses valeurs essentielles et communes aux peuples de l’Union ».
Réactions et opinions
Cette idée de créer une équipe sportive européenne a suscité des discussions et points de vue différents.
Plusieurs articles et forum sur l’Internet soulignent le fait que ce mode de calcul est faussé car les États membres proposent 27 fois plus de candidats que les autres nations. Toutefois, d’autres précisent que dans chaque pays, seuls les meilleurs décrochent des médailles et s’il existait une sélection européenne->], il est donc probable qu’elle terminerait aujourd’hui première également (on peut citer ici les exemple de Rafael Nadal en tennis ou d’Alain Bernard en natation).
Dans un article du Parlement européen, quatre députés du parlement expriment leur avis envers une seule équipe pour l’UE lors des événements sportifs. D’un côte ils sont en faveur d’une telle équipe pour renforcer les « messages d’unité » de l’Union. De l’autre côte les députés voient offensée la devise de l’UE « unis dans la diversité » et ils insistent sur la contribution de chaque état membre à l’Union dans tous les domaines, y inclus le sport.
[Selon un article de Touteleurope.fr, l’idée de regrouper tous les athlètes européens n’est pas si nouvelle, car l’UE aurait été à la tête du classement général aussi lors des Jeux Olympiques d’Athènes et de Sydney.
En outre, ils soulignent qu’un regroupement sous le drapeau européen restera une hypothèse, car chaque état a son propre Comité national olympique (CNO) qui dirige l’organisation des Jeux Olympiques dans la zone de responsabilité. Ainsi il devrait y avoir un seul comité pour toute l’Union qui entraînerait des restrictions pour les comités des États membres. Quant à une seule équipe européenne, le Comité international olympique poserait des limites à la participation des athlètes, surtout concernant le nombre d’athlètes.
Mais selon l’article, la Commission Européenne a composé un Livre blanc sur le sport. Donc, si le Traité de Lisbonne est adopté, le domaine du sport figurera parmi les responsabilités de l’Union Européenne.
Les réactions directes à cet article sont généralement assez positives. Mais il y a quand même quelques réactions mitigées. Selon un lecteur, il faudrait alors compter les médailles en relation avec leur démographie, c’est-à-dire combien de médailles par nombre d’habitants pour voir l’efficacité. D’autres y ajoutent qu’il vaudrait mieux une candidature pour accueillir les Jeux Olympiques soutenue par tous les États membres, ce qui montrerait mieux la solidarité européenne.
Autant d’idées qui, elles aussi, permettraient de développer l’identité européenne et le sentiment d’appartenance à l’Union.
Cet article a été préparé grâce à la collaboration de Olivier Beddelem, président des Jeunes Européens - Lille, Enseignant-chercheur à l’ISEG.





