
Le Taurillon : Pouvez-vous nous présenter ce que fait l’AFEV ?
Nicolas Delesque - AFEV : On organise, à la demande des collectivités ou des services de l’Etat, principalement les écoles, l’intervention d’étudiants dans des actions éducatives et de solidarités en directions d’enfants et de jeunes. Ce sont des actions d’accompagnement scolaire, d’aide à l’insertion professionnelle, de promotion de la santé qui se déroulent dans ce que nous appelons « les quartiers délaissés ».
Cette année ce sont plus de 6 OOO bénévoles qui interviennent 2 heures par semaine dans plus de 200 quartiers.
Le Taurillon : Pourquoi lancez-vous votre campagne « Pas de quartier pour les inégalités » ?
Nicolas Delesque - AFEV : Cela fait plus de quinze ans que nous organisons très concrètement ce type d’actions. Ce sont plus de 60 000 étudiants qui sont intervenus avec l’AFEV, qui ont pu mesurer la situation de ces quartiers. Ce sont 150 000 familles qui ont accueillis ces étudiants bénévoles et qui les ont remercié du temps qu’ils passaient avec leurs enfants. Les évènements de novembre 2005 ont été l’élément déclencheur pour que l’on dise stop à ce gâchis. Nous avons voulu faire connaître la situation que les bénévoles découvrent toutes les semaines et interpeller la société tout entière pour arrêter le scandale de l’échec scolaire.
Le Taurillon : Sur votre site, en une, vous appelez également à la création d’un service civique. Pourquoi ?
Nicolas Delesque - AFEV : Parce que nous avons fait la démonstration que les jeunes sont, bien entendu, prêt à s’engager mai en plus sont en demande d’être acteur de la société, d’être utile pour reprendre notre slogan. La société a évolué, elle a permis à de plus en plus de jeunes d’accéder au savoir, à la connaissance, au progrès, ils nous sommes logique que ces jeunes participent à la cohésion de notre société en aidant ceux qui restent sur le bord du chemin. De plus, la montée de l’individualisation des parcours et la disparition des moments collectifs que ce soit le service militaire ou les colonies de vacances, nous obligent à inventer de nouvelles formes de prise en compte de l’envie des jeunes. Alors pourquoi pas un service civique.
Le service civile européen peut contribuer à constituer une citoyenneté européenneLe Taurillon : Les Jeunes Européens-France appelent quant à eux à la création d’un service civil… européen. Qu’en pensez-vous ?
Nicolas Delesque - AFEV : Nous signons tout de suite et sans aucune réserve. A titre personnel, j’ai participé en Allemagne, il a déjà 6 ans à un colloque organisé par AWO dont le thème était : L’engagement des jeunes, ciment de la construction européenne. Nos deux organisations connaissent l’urgence de la constitution de cette citoyenneté européenne. Le service civile européen peut y contribuer grandement.
(Pas de quartier pour les inégalités !





