« Ce sont les chefs d’État et de gouvernement qui ont proposé le nouveau traité de Lisbonne, dont l’objectif est prendre en compte les deux votes négatifs de 2005 mais aussi le choix des 18 pays qui avaient ratifié le texte. Il est absurde de décréter que ce texte est inacceptable puisqu’il a d’ores et déjà été accepté par les élus de 24 peuples européens. »
Ces chefs d’État et de gouvernement… prétendument démocratiques. Et puis ne prenez pas des vessies pour des lanternes… les votes négatifs de 2005 ont été tenus en compte seulement dans le besoin de trouver une stratégie pour les contourner. En 2005 on arrête en sec les ratifications après les NON français et hollandais… parce-que il-y avait encore quelques référendums potentiellement désastreux à organiser. Point besoin d’être démocratique et de laisser tout le monde s’exprimer. En 2008… ce ne sont pas les gros pays fondateurs qui commencèrent les ratifications. Aucun pays avec une histoire dans l’Europe n’a osé faire le ridicule avant que l’Irlande n’ait organisée son référendum incontournable. J’avais prédit que stratégiquement cela se ferait ainsi, sauf bien sur pour la France, qui devait donner exemple de rectification. Pourquoi cette fois-ci on laisse voter tout le monde ? Simplement parce-que aucune des votations qui manquent n’est un référendum. Et avec tout cela, on à vu que les problèmes ne sont pas à exclure. Combien de temps avant qu’un ou plusieurs gouvernements décident que la trahison aux peuples devient si évidente et connue que ce jeux de trahison à la souveraineté nationale ne vaut plus la chandelle et qu’ils craignent la réaction domestique lors des prochaines élections législatives ?
Les « élus du peuple » démontrent chaque jour qui passe qu’ils ne sont pas dignes de la confiance du peuple, que leurs poches dépendent plus du capital transnational et que c’est la qu’est leur loyauté.
« Enfin, vous admettez être minoritaire ! »
Encore un effort de votre part de tergiverser mes mots en faveur de vos thèses… j’ai dit que nous n’avons pas le pouvoir, ce qui n’est pas tout à fait la même chose ! C’est pourtant facile à comprendre… sommez les budgets des partis du OUI (avec un argent qu’on paie tous, ce sont des impôts), les salaires de tous ces ministres, parlementaires, européens et nationaux, la facilité d’accès a des mass-média qui étant propriété de multinationales sont évidemment tous pour le OUI… et vous aurez la mesure du ridicule que vous faites encore face à une opposition qui vous mets à genoux une fois après l’autre… avec quelques clous et de la volonté.
Nous n’avons pas la même force matérielle, et nous ne nous trouvons pas dans un niveau comparable d’opportunité pour que la manque de contre-proposition soit un reproche qu’on puisse nous faire légitimement. Mais oui, la légitimité cela fait déjà un bout de temps que vous vous asseyez dessus sans vergogne.
Nos forces ne sont décidément pas égales au niveau matériel, mais cela ne fait pas de nous des minoritaires. Même pas avec des tricheries type loi d’Hondt et seuils minimum chaque fois plus hauts, ni des accords des groupes majoritaires pour nous rendre la vie et le travail encore plus impossible.
« En effet vous n’avez pas le pouvoir car les citoyens européens ne votent pas majoritairement pour le PC ou pour le FN lors des élections. Et c’est tant mieux. Les anti-européens ont toujours perdus toutes les élections ce qui veut dire que au delà de votes négatifs circonstanciels les Européens sont attachés aux valeurs que porte la construction européenne. »
Njet, ami Valéry… je ne vote pas PC ni FN. Je ne vote même pas PS ni UMP… en fin, je serais encore idiot si je votais un parti quelconque avec des dettes dans une banque quelconque… parce-que ils ont plus de loyauté envers le paiement de leurs dettes qu’envers le peuple, les citoyens qui les votent. La, la globalisation à bien fonctionné : même les prétendus partis socialistes se sont laissé prendre à ce piège.
Les citoyens européens n’ont simplement aucun parti honnête à qui voter, c’est d’ailleurs pourquoi la participation à des élections européennes est toujours si basse (tiens, c’est aussi pourquoi la participation au référendum espagnol fut si basse… plutôt rester à la maison que faire le ridicule gratuitement). Si les européens étaient si attachés au valeurs que porte la construction européenne actuelle… ils voteraient en masse, encore plus que ceux de leur propre nation si ils sont encore mieux… ors, on voit tout le contraire se produire… c’est juste le jeu psychologique des partis centristes tricheurs qui font voter, pas par conviction propre, mais simplement « pour que ne gagnent pas les autres, ces coupables de touts les malheurs que nous ne pouvons résoudre ». Plutôt faire gagner « les mauvais » que « les ennemis ». Voilà donc le niveau actuel de ce que vous osez encore appeler démocratie.
Mais bien sur, la propagande à slogans courts est aujourd’hui plus effective que les longs discours avec une logique et une éthique contrastée et contrastable. Je trouve d’ailleurs que vous manquez régulièrement des deux dans vos affirmations, et tant pis si je dois écrire des « encyclopédies » pour me faire comprendre à ce niveau de détail.
« FAUX : ce webzine demande un référendum pan-européen sur le traité constitutionnel. Il n’y a aucun doute qu’une telle consultation serait remportée par les partisans de la construction européenne. »
FAUX encore… même si c’est impossible parce-que un référendum pan-européen dans la situation actuelle est juridiquement un non-lieux, vous êtes bien arrogant en insinuant qu’il serait gagné par le OUI. Si vous l’aviez fait en 2004, peut-être auriez-vous eu une chance, aujourd’hui, avec tout ce qui c’est passé, j’en doute fortement. Si c’était LA solution, Sarkozy l’aurait proposée
.
« Soyons sérieux : il a une vingtaine de candidats dans la plupart des élections qui représentent toute la variété de champs politique. Les citoyens ont parfaitement les moyens de voter pour d’autres. Ils l’ont fait au premier tour de la présidentielle de 2002 d’ailleurs, souvenez-vous. »
La logique du vote utile, vous connaissez ? C’est la même statistique-mathématique qui n’est pas trop démocrate. Ici, décidément, elle ne joue pas en notre faveur. Mais elle joue, et vous n’avez pas à la silencer quand cela vous convient comme si elle n’existait pas. Si ce n’était pas ainsi… les votes de chacun au deuxième tour seraient les mêmes qu’au premier parce-que ceux qui auraient voté un candidat qui ne passe pas le premier tour resteraient simplement à la maison. Mais il-y à déjà un vote utile au premier tour, et il est encore plus forcé au deuxième. Alors, la légitimité démocratique des élus par un tel système… permettez-moi d’en douter sincèrement.
Ce n’est pas tellement le scrutin majoritaire qui gêne la démocratie… c’est la « titularisation » de la campagne électorale (eh oui, je vous colle un terme relationné avec l’origine de la crise économique actuelle, il est populaire et je triche un peu en l’utilisant ainsi, mais je voix des parallèles dans la situation… la partitocratie va s’effondrer bientôt aussi
, tout comme l’économie). C’est quand-même drôle, cela fait combien de temps qu’il à disparu, le mur de Berlin ? L’économie de marché n’a pas su survivre beaucoup à la manque d’antagonisme. Elle s’écroule quand la peur n’affaiblit pas la volonté des peuples de faire autrement.
« …Il se trouve simplement que leurs citoyens votent majoritairement pour des partis démocratiques et non pas pour les extrêmes. »
Votre expression, voudrait-elle me faire avaler sans critique ce que vous dites, dans ce cas précis que les partis majoritaires sont démocratiques ? Elle à fait quel résultat, la votation au parlement européen dans laquelle ils ont voté leur volonté d’ignorer le résultat du référendum irlandais ? Je présume que ce ne furent précisément ces extrêmes que vous dénoncez qui votèrent majoritairement OUI ?… ils étaient minoritaires, mathématiquement ils ne pouvaient pas gagner. Voilà donc la preuve de la « démocraticité » de vos partis majoritaires.
« FAUX : ce que l’on dit c’est que voter contre le traité constitutionnel était un vote anti-européen, non pas nécessairement dans sa motivation, mais dans ses conséquences. En effet il n’était pas possible dans les circonstances politiques actuelles d’obtenir un meilleur texte. Refuser les progrès pour conserver les mauvais textes en vigueur est un vote conservateur, pas un vote réactionnaire. »
FAUX… voter contre le traité constitutionnel c’était voter contre une escroquerie et un chantage. C’est ce que nous voulons ou la barbarie… qu’ils disaient. Et bien, faut croire que les peuples on cru bon leur dire qu’ils estimaient la barbarie la moins pire des alternatives, et c’est dire combien de mauvaise est jugée ce qui est en place et ce qu’ils prétendaient instaurer.
Rome était mauvais, et Lisbonne n’était pas mieux… et si vous voulez dire que ce qu’on à n’est pas bon, on va pas se bagarrer, c’est ainsi. Toutefois, on n’a pas à le changer pour quelque-chose qui est encore pire. Je sais, on n’est pas d’accord la dessus.
Je me dis anarchiste, moi, seul, les autres je ne sais pas. N’allez pas vouloir dire maintenant avec vos généralisations propagandistiques que tout le NON est anarchiste, Le Pen & Co ne va pas être d’accord avec vous.
Puis, vos pouvoirs de déduction à partir du simple mot « anarchiste » sont redoutables… On ne vous à pas assez payé ou vous n’étiez pas assez motivé pour mettre cette redoutable capacité au service de la campagne du OUI ? C’est peut-être pour cela qu’ils perdent, ils ne paient pas assez la matière grise disponible sur le marché libre et non faussée
.
Votre logique… en se mettant au service d’une cause impure, perd de cohérence. Je n’arrive même plus à voir ou pourrait se trouver votre éthique…
La discussion peut être effectivement vaine… mais même si on n’arrivera pas à s’entendre, le silence comme réponse à vos propos revient à laisser agir impunément ce que revient à de la pure propagande.
Les institutions « démocratiques » ne sont pas démocratiques parce-que vous dites que vous le croyez ainsi, que vous êtes convaincu… elles le sont par ce qu’elles font. Et alors, ce qu’elles font dernièrement ne nous semble nous, et chaque jour qui passe plus de gens, pas du tout démocratiques. Et dans les textes proposées elles le deviennent encore beaucoup moins (sauf dans le maquillage très léger du Parlement Européen, trop insuffisant comme carotte, même pour des ânes
.
Co-législateur n’est pas assez… pour respecter la séparation des pouvoirs, base de toute démocratie digne de ce nom, le Co-, même en n’étant que deux lettres, est de trop.
L’élection au second degré de la Commission est chic. Quelle est la formule mathématique utilisée pour nous enfumer « démocratiquement » ?
L’association d’élus nationaux qui font l’exécutive chez eux dans le processus législatif européen est une collusion des pouvoirs exécutifs et législatifs indigne d’une démocratie.
La généralisation du mode de décision majoritaire… tant qu’il ne sera pas adoptée par majorité absolue informée de ces effets… est une imposition dictatoriale de ceux qui n’arrivent pas à consolider leur pouvoir totalitaire et veulent donc voir d’égal valeur leur pouvoir majoritaire.
Je vous retourne vos raisons pour rendre toute discussion vaine, elles entendent me culpabiliser alors que ce n’est pas du tout le cas.
Le référendum est une institution démocratique en vigueur, et c’est vous qui ignorez les deux résultats de 2005 et ceux de 2008, c’est donc vous qui manquez de respect pour les votes de vos concitoyens lors qu’ils s’expriment sur ces projets européens. Par contre vous voulez faire valoir coute que coute les votes des parlementaires, qui n’ont pas expressement étés mandatés pour décider sur quelque chose qui jongle avec l’intégrité des souverainetés populaires.
Même le Traité de Lisbonne n’est pas assez bon pour que les irlandais bradent pour quelques sous leur souveraineté chèrement et récemment conquise… vous êtes fous si vous croyez qu’ils ont voté non à cause de la défectuosité du maquillage
.
Votre, votre, votre… mais oui, sur… « VOTRE ». C’est la paille et la poutre, non ?
Cher Fabien,
Tout le monde est comparé, même avec l’immonde.
La différence d’approche, Fabien, c’est que vous acceptez un traité qui va bénéficier exclusivement le capital transnational, même si vous n’êtes pas d’accord, en pensant que vous pourrez peut-être l’améliorer à postériori. En faisant cela, vous êtes bien sur simpliste et naïf.
Nous, on à déjà assez d’expérience avec ce que signifie changer quelque chose de signé à postériori… allez donc voir votre banque pour qu’elle enlève quelques points d’intérêt de votre lourde hypothèque. Elle vous vend les sub-prime, et elle vous prends la maison sans vergogne quand le temps est venu. Le reste, elle s’en fiche, c’est nuisible pour son chiffre d’affaires.
Je préfère en bonne logique ne rien signer avant d’entendre l’importance de la dernière virgule dans le dernier des textes microscopiques. Si il faut s’acheter un microscope pour cela, je ferais l’effort.
Je fais… ce que je fais. Entre autres choses vous visiter de temps en temps et voir combien de commentaires vous avez sur vos billets. Je crois que je contribue assez pour que au moins quelques-uns ne restent pas avec leur compteur à zéro. Est-ce que je fais quelque chose d’utile pour ma cause en intervenant ? Seulement le futur le dira.
Vous voyez, moi j’ai pas peur des discours complexes. Diable pour diable donc, et que le bon dieu prenne les paris, si il existe. Les slogans courts et impactants de la propagande, je les laisse pour les autres. Lors que le sujet est sérieux, ils ne démontrent qu’une certaine manque de respect.
Ils ont expliquée ne soit-ce qu’une seule chose concernant le traité en profondeur, vos jolis représentants de la démocratie, Fabien ?
Ami Arturh,
La ligne éditoriale du Taurillon n’est pas un mystère, des lors que même le silence déclare ces couleurs. La seule chose qu’on puisse dire c’est que pas tout le monde chez les Jeunes Européens - France partage la même opinion et la même stratégie.
Je ne sais pas si ils sont assez démocratiques pour que cela puisse être mis à l’ordre du jour et être débattu (et pas seulement être étouffé par un vote majoritaire).
Il faut quand-même leur concéder qu’ils nous laissent expresser nos opinions à nous et à leurs dissidents internes, donc tout n’est pas encore perdu.
Mais poursuivre dans la défense du OUI alors que ces bas-fonds sont chaque jour plus publics c’est évidemment une lourde responsabilité qui ne doit pas être facile à gérer.
Cher Ronan,
Oui, qui le veut vraiment ? Ceux qui insistent que leur texte doit être approuvée avant toute autre considération certainement pas. Et quand ils commencent à tricher même au risque de faire de l’Europe le bouffon de la communauté internationale… cela devient encore plus difficile de se parler.
Il parait qu’ils ne veulent pas donner leur bras à tordre avant leur défaite aux européennes de 2009, alors on ne pourra pas faire grand chose avant le Waterloo de la Commission.
Vous vous battrez de quel coté, dans cette boucherie semblablement inévitable ?
Cher Jean-Jo,
Les européens, ils ne trouvent pas de place confortable dans cette Europe qui à été « faite ». On ne « fait » pas les européens, on les séduit… par la raison, et par le cœur. Ors, ce n’est pas en ignorant le résultat des référendums ou ils s’expriment, et en rendant impossibles d’autres référendums, que les européens vont aimer cette structure crée sans eux et ceux qui la gèrent en bénéfice d’on ne sait pas trop qui ou quoi. Et si on nous interdit de changer la structure une fois approuvée… alors on ne l’approuvera pas tant que cela sera ainsi.
On devra nous proposer une autre structure, on ne croit plus à une autre session de maquillage pour celle-ci.
D’ailleurs, on ne croit plus que ces sacrés politichiens puissent être acceptables pour un autre mandat après juin 2009, et même le maquillage propagandistique de la campagne électoral ne les sauvera pas de la botte au cul.
On y mettra de peps’… vous allez voir ce que vous allez voir !
Répondre à ce message