
« En ce moment critique dans la région des Balkans, la JEF Europe invite la jeunesse de Belgrade et Pristina d’agir comme exemples pour les gouvernements et les acteurs politiques. La jeunesse du Kosovo et de la Serbie appartient à la même génération européenne et la JEF Europe va créer des opportunités pour les projets communs et pour la coopération mutuelle » a affirmé Samuele Pii, Président de la JEF Europe (Jeunes Européens Fédéralistes).
Vu de la Serbie
« La déclaration unilatérale de l’indépendance du Kosovo va provoquer une instabilité dans les Balkans, ainsi que dans tous les pays du monde où les minorités nationales réclament leur droit à l’autodétermination. L’Union européenne (UE) a échoué sur cette tâche difficile de la prise d’une position commune, et ses États membres se sont prononcés séparément et différemment sur cette question » s’est exprimée Andjelija Arandjelovic, Vice–Présidente de la JEF Serbie.
Vu du Kosovo
« L’indépendance est le premier pas vers l’UE, ainsi qu’une opportunité pour toutes les minorités du Kosovo de bénéficier de l’intégration européenne. En choisissant un drapeau moderne plutôt qu’un drapeau ethnique, nous avons montré comment résoudre les problèmes ethniques dans la région. Nous aspirons de devenir membres de l’Union européenne, ensemble avec autres nations de la région des Balkans »- a affirmé Fehmi Hajra, Président de la JEF Kosovo.
Malgré les différences dans les opinions et les tensions, le Kosovo et la Serbie vont dans la même direction - l’entrée dans l’Union européenne. La JEF pense que dans le contexte de la mondialisation il est impossible d’assurer la sécurité, l’économie prospère et les droits de l’homme aux citoyens européens sans le soutien de la communauté internationale et de l’Union européenne.
« La question qui se pose c’est quel type d’Union européenne les Balkans vont-ils intégrer : une UE avec un vrai gouvernement politique capable d’agir ou une UE qui va plutôt évoluer d’une manière ambiguë ? La JEF salue l’adoption du nouveau traité de Lisbonne, mais nous sommes persuadé que ce nouveau traité ne pourra résoudre ce dilemme. Nos représentants élus sont responsables de trouver des solutions aux défis mondiaux et de l’unité de l’Union européenne. Les défis sont là, et il est grand temps de les relever » a continué Samuele Pii.
Le traité de Lisbonne ne suffira pas pour une Europe à 35
L’indépendance du Kosovo met en évidence les faiblesses et les divergences de la politique étrangère de l’UE – encore incapable de prendre une position commune décisive. Le traité de Lisbonne, une fois ratifié, pourrait bien offrir une solution institutionnelle à une Europe à 27, mais ne suffira pas pour une Europe à 35. Avec l’infrastructure de Lisbonne, l’UE manquera de moyens pour ouvrir ses portes aux autre Etats européens. C’est au Parlement européen de décider sur l’élaboration des propositions institutionnelles dans l’avenir, et la JEF Europe est prête à collaborer avec les MEP qui veulent préserver les valeurs et les objectifs de l’intégration européenne sans construire la « forteresse Europe ».
« Après la ratification du traité de Lisbonne, on doit être prêt aux différents scénarios. Sommes nous prêts d’accepter les nouvelles règles dans l’EP, les pays de l’ex Yougoslavie – la Croatie, le Kosovo, le Monténégro, la Serbie, etc. – auront au total plus de représentants de MEP qu’on pays européen de taille moyenne ? Ce n’est qu’un seul exemple qui démontre qu’après Lisbonne, l’UE et ses institutions auront besoin de réforme radicale. Le moment est venu pour parler de l’avenir de l’UE, en toute honnêteté ! » a conclu Samuele Pii.





