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Traité budgétaire, les Jeunes Européens appellent à un « Oui » sans conviction et s’inquiètent du manque d’ambition de l’ensemble de la classe politique

, par Le Bureau national des Jeunes Européens - France

Le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance doit être discuté courant octobre par les Parlementaires français. Avant même l’ouverture des discussions, le débat fait rage et divise la classe politique, non sans rappeler le vote sur la constitution européenne de 2005. Si ce traité apparaît aux Jeunes Européens France comme très largement insuffisant, il semble pertinent, en l’état actuel des choses, de le ratifier.

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Ce traité est en grande partie déjà appliqué par le « six pack », un ensemble de cinq règlements et d’une directive adoptés en 2011 visant déjà, sans grand succès, à améliorer la coordination entre les politiques économiques et à renforcer la gouvernance économique. Néanmoins, le nouveau traité devrait permettre après sa ratification la mise en œuvre effective du MES (Mécanisme Européen de Stabilité), lequel est essentiel pour imprimer une dynamique de solidarité fiscale dans l’Union. Le TSCG (traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) devrait aussi garantir une plus grande coordination des politiques économiques européennes, soit l’embryon d’une politique de croissance européenne dynamique.

Un message négatif de la France détruirait de plus le travail mis en place avec les partenaires européens et conduirait à une véritable sclérose européenne. Le refus de la ratification condamnerait enfin l’Europe sur les marchés financiers. Des sanctions immédiates ne se feront pas attendre, plongeant l’Europe dans une nouvelle spirale de crise. Malgré son extrême insuffisance et son absence d’ambition, il apparaît donc important de ne pas bloquer son adoption.

Cependant, seule la transformation de l’actuelle union intergouvernentale en Etat fédéral permettra de sortir des crises traversées actuellement. Ce traité n’est qu’un gain de temps supplémentaire reprenant en grande partie des règles déjà intégrées au droit de l’Union, il ne résoudra pas les problèmes de fond qui persistent depuis des années. Le traité ne prévoit par exemple qu’une « coordination » des politiques économiques et n’envisage en aucune façon une politique économique intégrée menée au niveau européen. De même, en ne renforçant pas le rôle du Parlement européen de manière significative, ce traité ne garantit pas de manière suffisante le nécessaire contrôle démocratique des instances européennes.

Force est de constater que dans le camp du oui comme dans celui du non au traité, aucune proposition ambitieuse et concrète n’est faite quant au futur de l’Union européenne. Et pourtant des solutions existent, clairement énoncées par le Groupe du Futur de l’Europe : la création d’un gouvernement européen responsable devant le Parlement est notamment une des garanties essentielle du bon fonctionnement de l’Euro-zone et de l’Europe tout entière. Il est clair que l’Union doit avancer vers plus d’intégration, pour former un véritable Etat fédéral disposant d’un gouvernement capable et d’un budget propre. Qu’attendent nos dirigeants pour suivre ces recommandations de bon sens ?

Les Jeunes Européens France appellent donc à ratifier le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, mais surtout à ce que la classe politique s’engage enfin sur la voie fédérale, seule voie viable pour l’Europe et ses citoyens. Le mensonge, le manque d’ambition ou pire de courage politique a assez duré !

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Vos commentaires

  • Le 9 octobre 2012 à 11:35, par Bernard Giroud En réponse à : Traité budgétaire, les Jeunes Européens appellent à un « Oui » sans conviction et s’inquiètent du manque d’ambition de l’ensemble de la classe politique

    La vérité brouillée

    Hyundai i vient de mettre en route une chaine de production de voitures entièrement robotisée en république tchèque. Cout de l’investissement : 1 milliard d’euros ; cadence de production : un véhicule toute les 30 secondes VW se propose dans construire une autre, du même type, de 1,5 milliards, toujours en république Tchèque ;


    A grand cout de milliards d’euros les grands constructeurs de voitures automobiles (Hyundai, VW) implantent de gigantesques nouvelles usines robotisées ;

    On nous explique que compte tenu de la structure de cette production robotisée, le cout de la main d’œuvre est, à terme, négligeable, dans le prix de revient, un choix déterminant dans la bataille pour le marché. On peut prévoir, qu’à terme, cette surproduction meilleure marché, fera disparaitre les plus faibles.

    Que se passe-t-il ?.

    Une bataille de géants en Europe En somme, un affrontement, une sorte de jeu, sans garde fous, sans limites, la force du premier, qui, bien loin de faire profiter l’ensemble de son avantage, jette à terre les efforts de dizaines d’années de travail et d’organisation régionale du voisin.

    C’est la loi en la matière : La facilité, la logique de combat, la concurrence entre champions régionaux, c’est une meilleure forme de progrès. En certaines sphères, on pense que c’est la bible indiscutable, infaillible.

    J’ai dit, dans "notre" Europe, car j’ai toujours pensé qu’il était plus sage de viser une communauté une sorte de famille rassemblée.

    Donc, a-t-on prévu qu’une suite prenne le relais de ce qui tombe, que l’histoire des « vaincus » ne s’arrête pas là ? Que l’on se renouvelle ?

    C’est bien là que le bat blesse ! En effet, Il y aura un progrès pour le groupe, pour un groupe ; Mais lequel ? A quel niveau va se trouver l’avantage en termes d’économie, en termes financiers, et pour combien de parts de population ou d’individus ?

    Une bonne partie de la question est là ; La robotique vient d’éliminer la main d’œuvre humaine, Quel groupe restreint, quel clan va en tirer les bénéfices ?

    Donc un petit groupe d’individus, qui élimine les autres, fait tourner une énorme machine, qui à elle seule occupe la fonction sans s’occuper des conséquences.

    Dans cette affaire de marchés, la valeur « acteur d’acier » devenu habile, l’emporte largement sur celle du potentiel humain. Les hommes sortent leurs cohortes de robots, pour en éliminer d’autres. Là ou la machine devait diminuer la peine, on pourrait dire, dans cet exemple, qu’elle est devenue une arme de guerre, une arme de conquête,

    En soit, le progrès technique est excellent. Depuis un certain nombre de décennies, c’est ce modèle que l’on applique, sauf que les proportions ont prises aujourd’hui une telle dimension dans la maison Europe, que les conséquences semblent hors de contrôle. Des solutions de « raccommodages », de bricolages, ne sont plus suffisantes, voir possibles.

    Si nous raisonnons, peut-on admettre ces batailles suicidaires entres « champions » de la même famille, sans prévoir les logiques de l’ensemble de la vie en commun ? Chacun va répondre non, A moins qu’il n’y ait pas de famille.

    Autrement dit, en l’absence de prévisions et d’arbitrages entre les indispensables moyens de développement de nos pays européens que devrait apporter le progrès de la technique, il vaut mieux y réfléchir à deux fois, là ou faire se peut, avant de permettre que les effets de ces progrès techniques viennent détruire l’existant, chez nous.

    Donc,sans pouvoir réel d’arbitrage, pouvoir tout court, pour le développement régional (ex : entre nos pays de la zone euro), notre devoir est de nous prémunir autant que faire se peut de ce danger de l’enragé dans la maison.

    Cela veut dire qu’il faut sans complexe, sans précipitation, avec réflexion, mais aussi sans peur, prendre les moyens, de se mettre à l’abri de ces assauts de la déraison ; La priorité, c’est de garder les ressources qui permettent la vie ordinaire pour le plus grand nombre, même si elles sembleront, pour certains, moins brillantes ou évoluées, qu’on nous les fait miroiter ;

    Donc tant pis pour les bonnes règles du commerce, la meilleure d’entre elles me paraissant devoir être mise en avant sans complexe, est une règle sage, celle de l’échange équilibré, gagnant –gagnant, et la faire appliquer, même si cela signifie entorses à la concurrence et aux bonnes règles commerciales en cours ;

    Ainsi , en l’absence de règles de marché plus équilibrées, et d’un rééquilibrage régional européen, financé par un budget réel, au niveau qu’il convient, il vaut mieux faire le ménage nous-mêmes, par les moyens de contrôle dont nous disposons, ou que nous mettons en place, plutôt que de laisser piller disperser ou saccager tout notre potentiel.

    Un vrai Européen sait que plus le nombre de citoyens bien informés et volontaires est grand, plus grandi l’avantage global dans le domaine de la connaissance et du progrès, à long terme. On en comprend facilement le raisonnement. Le contraire est un séparatisme de féodal, qui prône la dislocation et le retour aux erreurs du passé ; L’absence de contrôles et de règles favorise cette récession en ce moment.

    Pour avoir fuit trop longtemps la vérité, nous sommes mal engagés dans la poursuite de leurres, par d’incessants messages brouillés, primitifs, hors du bon sens, de droite comme de gauche, entrainant aussi des actes brouillons, qui pourtant de prime abord, nous paraissent amicaux.

    Ainsi, il ne peut pas y avoir trop longtemps entre groupes humains trop de disparité dans le mouvement des échanges commerciaux, que l’un ou l’autre ne peut pas rendre. Il vaut mieux dans ce cas le limiter, ou s’entendre sur d’autres règles.

    Cette exigence indispensable d’équilibre, équilibre régional, équilibre dans les échanges, le contraire des débordements incontrôlés de la surconsommation, évite les pertes d’autonomie et l’esclavage, esclavage semblable à celui du poulailler dans la maison du maitre… pour commencer… et, soyons en sur, plus dur ensuite...

    Il nous faut donc rebâtir La confiance, avec sagesse, et sans peur.

  • Le 13 octobre 2012 à 07:31, par Valéry-Xavier Lentz En réponse à : Traité budgétaire, les Jeunes Européens appellent à un « Oui » sans conviction et s’inquiètent du manque d’ambition de l’ensemble de la classe politique

    Dommage d’avoir perdu cette belle occasion de dire Non à l’Europe intergouvernementale qu’on nous impose, inefficace et illégitime, et qui dresse les peuples contre la construction européenne.

  • Le 13 octobre 2012 à 13:21, par Julien-223 En réponse à : Traité budgétaire, les Jeunes Européens appellent à un « Oui » sans conviction et s’inquiètent du manque d’ambition de l’ensemble de la classe politique

    La ratification du TSCG a fait l’objet d’une brève de 2 phrases en page 12 du 20 Minutes de vendredi.

    Ca fait beaucoup de chiffres pour confirmer que ce traité est insignifiant aussi bien pour les Fédéralistes que pour l’opinion publique. D’où l’intérêt très relatif de soutenir la ratification de ces quelques pages de litterature...

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