
Ce Traité comprend certaines avancées importantes :
- La personnalité juridique reconnue à l’Union européenne ;
- La suppression de la Présidence semestrielle tournante et l’instauration d’une présidence de 2,5 ans assurée par une personnalité européenne ;
- L’extension du vote à la majorité qualifiée et de la procédure de codécision ;
- L’instauration d’un Haut représentant pour la politique étrangère et la politique de sécurité commune, qui sera vice-président de la Commission européenne ;
- L’élection du Président de la Commission européenne par le Parlement européen ;
- La valeur juridique donnée à la Charte des droits fondamentaux ;
- La reconnaissance d’un droit de pétition pour les citoyens européens ;
- La protection des services publics et de leur mode de financement qui est renforcée par un protocole.
Ces améliorations étaient nécessaires pour faire fonctionner l’Union européenne et sortir de la crise institutionnelle qui secouait l’Europe depuis l’échec des référendums français et néerlandais en 2005. En ce sens, l’adoption du Traité de Lisbonne est une bonne nouvelle.
Les Jeunes Européens – France dénoncent néanmoins la disparition des symboles de l’Union européenne dans le texte et appellent tous les Européens à utiliser fièrement ces symboles. Ils déplorent également que l’Europe piétine au rythme des seuls intérêts nationaux : le renforcement du mécanisme de Ioannina, l’incorporation d’opting-out (notamment sur la Charte des droits fondamentaux pour le Royaume-Uni et la Pologne) et le report en 2017 de l’entrée en vigueur pleine et entière du système de vote à la double majorité ne sont pas acceptables.
C’est pourquoi, les Jeunes Européens – France soulignent que ce sommet montre une nouvelle fois les limites de la méthode intergouvernementale qui fait prévaloir les intérêts particuliers des Etats au détriment de l’intérêt général des citoyens européens. Ils rappellent également qu’une Constitution européenne reste nécessaire et devra être élaborée par une assemblée constituante et ratifiée par référendum paneuropéen, permettant à tous les citoyens de l’Union de se prononcer en même temps sur le même texte dans toute l’Union.
Avec la fin de ce cycle institutionnel, les élections européennes de 2009 prennent une dimension primordiale. Les Jeunes Européens - France appellent les partis politiques européens à définir un vrai programme dans le cadre de listes transnationales et à annoncer d’entrée une « tête d’affiche » pour le poste de Président de la Commission.
Créée en 1991, l’association Les Jeunes Européens - France est une association Loi 1901. Affiliée au Mouvement Européen France (3 000 membres en France) et aux Jeunes Européens Fédéralistes (25 000 adhérents dans 35 pays européens), l’association les Jeunes Européens - France est une association indépendante de tout parti politique, dont l’objet est la promotion de la construction européenne et la construction d’une union politique fédérale européenne.
Contact : Pauline GESSANT Présidente des Jeunes Européens - France Tél. : (+33) (0)1 45 49 81 66 / Fax. : (33) 01 45 49 96 65 Email : mediateur jeunes-europeens.org




