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A Carhaix, les vieilles charrues et les jeunes bœufs avancent sur la même ligne

, par Geoffrey Lopes

Cet été, la rédaction du Taurillon vous propose un tour d’Europe des grands festivals musicaux européens. Cette semaine, retour sur la 24e édition des Vieilles Charrues de Carhaix-Plouguer où la musique y a brillé de tous ses éclats. Devant près de 250 000 festivaliers en délire, le plus grand festival de France a su conjuguer la folie furieuse de stars avec de savoureuses découvertes.

Les Vieilles Charrues, 1er festival de France, accueillent près de 250 000 festivaliers. - Arthourr

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  • Étudiant à l’ESJ - Lille. Diplômé d’un master d’Affaires européennes. Rédacteur en chef adjoint du Taurillon.

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Au beau milieu des champs finistériens, du 16 au 19 juillet, soixante concerts ont transformé la prairie de Kerampuilh en un gigantesque laboratoire musical. Autour de quatre scènes (la grande Glenmor, les intermédiaires Kerouac et Grall et la petite Gwernig), la programmation éclectique a offert aux spectateurs une pluie de notes que les différents genres ont agrémentée. Calogero a incarné la variété française, Archive le pop rock, Soprano le Rap et David Guetta a conclu le show dans un exubérant feu d’artifice électro.

C’est Muse, fameux groupe britannique originaire du Devon, qui a allumé la mèche. Présent pour la première fois à Carhaix en 2000 alors qu’ils étaient inconnus, les trois musiciens ont présenté Drone, leur 7e album, devant 65 000 fans déchaînés. Pour sa quatrième participation, le groupe a électrisé la foule en alternant des tubes et d’anciens morceaux repris en chœur avant d’envoyer au public en symbiose des milliers de serpentins colorés.

Si cette grosse tête d’affiche a pris beaucoup de place, elle n’en a pas pour autant éclipsés d’autres pépites. A l’instar de Caravan Palace, le lendemain, qui sur un air de « Joli coquine » a fait danser des festivaliers survoltés sur un étonnant alliage de jazz manouche et d’électro. Plus tard, l’artiste féminine de l’année, l’érudite sortie tout droit de l’ENS Christine & the Queens, ne s’est pas tenue debout et a fini par commencer son concert par la fin devant un public conquis. La chaudes voix du séducteur septuagénaire Tom Jones a ensuite discrètement loué à la foule les mérites de sa bombe sexuelle. Le groupe the Do a enfin raconté ses craintes et posé ses questions dans de voluptueuses mélodies.

Au gré des rencontres humaines, toutes les générations ont joyeusement déambulé entre les spectacles en y trouvant son compte. Chacun a ainsi pu percevoir la jolie voix de George Ezra clamer son amour pour Budapest, les curieuses sonorités de Brigitte, les textes engagés d’Oxmo Puccino, les envolées lyriques de Lionel Richie ou encore les balades bavardes du Canadien Pierre Lapointe.

Si les stars trustent le pavé de Carhaix, les artistes méconnus ne sont pas oubliés pour autant. Plus loin, sous un petit chapiteau, de jeunes charrues bretonnes se sont fait les dents sur un public curieux mais non moins averti. En hommage à la Bretagne, la soirée de samedi a même été consacrée au fest Noz local. La charrue des secrets musicaux aura décidément délivré cette année un formidable fourmillement de ses facettes.

Et les artistes en redemandent. « Le public des Vieilles charrues est le meilleur que j’ai jamais eu », a déclaré le guitariste du groupe irlandais the Strypes. Bien que fêtards et parfois fortement alcoolisés, les festivaliers restent respectueux, attentifs et surtout de véritables mélomanes maîtrisant tout les archétypes de la musique. Et cette année, pour la première fois à grande échelle en France, les spectateurs étaient priés de garder leurs pièces et billets au placard. Le festival a en effet décidé de dématérialiser les achats via le portefeuille virtuel « Moneiz » à recharger à l’entrée du site.

Comme le déplorerait si bien Muse, « The time is running out ». Les festivaliers n’ont pas vu passer ces quatre jours qualifiés de « Merveilleux » par Jean-Luc Martin. Le président des vieilles charrues nous promet une 25e édition dors et déjà sensationnelle. Les noms des Rolling Stones, de Paul McCartney ou de Daft Punk résonnent à travers champs. By Starlight, en somme !

Voir en ligne : Photo : CC

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