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Sous l’Européisme feint : un national-souverainisme des plus discrets...

Carton rouge à François Fillon, eurosceptique honteux

Avec de tels amis, l’Europe n’a pas besoin des nonistes pour se planter.

, par Valéry-Xavier Lentz

Le camps du « oui » au traité constitutionnel européen cachait aussi quelques archéo-nationalistes honteux. Après avoir dénoncé dans nos colonnes les écrits récents de l’ancien ministre Hubert Védrine et de son acolyte Henri Nallet, le gaulliste François Fillon nous donne aujourd’hui une occasion de rappeler cet euroscepticisme qu’il a tant de mal à cacher sous de faux-airs de modernité.

Auteurs

  • Secrétaire fédéral adjoint de l’Union des fédéralistes européens (UEF-France). Ancien vice-président des Jeunes Européens-France.

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L’Affaire de la TVA, ou quand Fillon se met à table...

Alors que la triste affaire de la TVA sur la restauration semble arriver à sa conclusion attendue, François Fillon (UMP, ex-RPR) accuse Bruxelles de déboires que le Président de la République ne doit qu’à lui-même.

Rappelons que, sur cette affaire, Jacques Chirac avait - pendant la campagne présidentielle de 2002 - promis une réduction de la taxe applicable à la restauration.

Peu importe que cette taxe soit de la compétence européenne et que cette décision n’appartienne pas au seul Président de la République française, mais qu’elle fasse partie des compétences exercées en commun au niveau européen (selon une règle librement consentie par notre pays).

Or, puisque tous ignorent comment l’Europe fonctionne, le candidat en a profité pour faire des promesses inconsidérées sachant pourtant qu’il ne maîtrisait pourtant rien dans cette prise de décision.

S’il est légitime de débattre de l’opportunité de la mesure - très largement contestée par de nombreux commentateurs soit dit en passant - il l’est visiblement moins de tromper l’électorat en s’attribuant ainsi un pouvoir que l’on n’a pas.

Les choses étant ce qu’elles sont le président de la République se retrouve aujourd’hui dans l’embarras puisque les ministres des finances de l’Union (tout comme la Commission européenne...), semblent aujourd’hui estimer que la mesure n’est pas la décision qu’il convient de prendre.

Ce qui met le gouvernement français dans l’embarras, comme on le découvre à la lecture des récentes déclarations de François Fillon, conseiller politique du candidat présidentiable Nicolas Sarkozy.

Le retour du refoulé

Fillon poursuit son travail de discrédit envers l’Union européenne en déclarant que « rien ne serais pire que de capituler ». Il insiste en indiquant qu’un refus européen serait une « brimade ».

« Capituler », ce langage militaire laisse entendre que notre pays serait victime d’un diktat et que le débat qui se conclue en ce moment au désavantage du gouvernement français ne serait pas légitime alors que le processus institutionnel légitime a été suivi dans cette affaire. À compétence commune, décision commune, quoi de plus normal ?

Or ce vocabulaire outrancier contribue au désamour des citoyens français envers la construction européenne.

Il vient s’ajouter au cumul constant de mythes et d’affirmations abracadabrantesques que certains de nos politiques se plaisent à colporter aux dépens de l’entreprise européenne pourtant encore fragile comme l’ont montré les déboires référendaires du chef de l’État.

Ce dernier contribue également à ce processus en faisant comme d’autres, dès que ça l’arrange, de l’Europe un bouc émissaire et en s’en attribuant les mérites le reste du temps comme ce fut le cas de manière caricaturale lors de ses vœux aux Français où il aura attribué à la seule France les projets - tous peu ou prou européens - d’Ariane, d’Iter, d’Airbus, de Galileo...

L’on pourrait donc attribuer l’écart de langage de François Fillon à la seule propension d’une partie de la classe politique à se défausser de ses responsabilités envers « Bruxelles » (figure mythique, lointaine et anonyme qui n’aurait pour vocation que de soumettre la France au « parti de l’étranger »...).

Mais le sénateur de la Sarthe n’en est en fait pas à son coup d’essai et reste l’un des plus constants et l’un des plus discrets eurosceptiques encore à l’œuvre au sein de la droite française.

L’eurosceptique Fillon, fidèle à lui-même

François Fillon fut pendant longtemps proche de Philippe Séguin, le leader du camps anti-européen lors de la campagne du référendum de 1992 au sujet du traité sur l’Union européenne dit « traité de Maastricht ».

Au cours de la campagne référendaire de 2005, il fait mine de renvoyer dos à dos fédéralistes « une triste utopie puisqu’elle part du principe que la France n’a plus les ressorts nécessaires pour exister par elle-même et pour elle-même » et souverainistes tout en réaffirmant son attachement à une vision gaulliste de « l’Europe des Nations ».

Il rassure même les souverainistes : «  je veux leur dire que l’Europe élargie édulcore une partie de leurs craintes » et indique que, selon lui, le traité de Maastrich menait à « une Europe bureaucratique à vocation fédérale ». Le traité constitutionnel devait en revanche même empêcher toute évolution future vers le fédéralisme !

Or il n’en est rien puisque le traité constitutionnel ne tranche ni dans un sens ni dans l’autre. Si Fillon avait eu raison, les pro-européens authentiques l’auraient combattu. Or, ils l’ont au contraire soutenu avec enthousiasme.

Fillon précise, pour les éventuels malcomprenants : « Je veux vous dire que j’étais contre Maastricht parce j’étais et suis défavorable à une Europe fédérale (...). Voilà les raisons pour lesquelles j’ai dit « non » autrefois et pourquoi je dis « oui » aujourd’hui  ».

L’on ne se trompe pas en effet en lisant ses discours sur l’Europe qu’il souhaite : la même - au fond - que Dupont-Aignan, Chevénement et autres personnages peu recommandables...

Ainsi, ses propos sont parsemés d’hymnes lyriques à une Nation mythifiée à l’histoire « millénaire » et autres clichés gaullistes : « il faut hisser au cœur de l’Europe élargie (...) le drapeau de la France. ». Et, dans le même temps, il dénonce - sans rire - un « Fabius qui aspire à une Europe fédérale » (ce qui nous laisse douter du sérieux avec lequel il s’est penché sur la question...).

Et pourtant cet homme là a fait la campagne du « Oui » aux côtés de vrais Européens...

Une volonté explicite de mettre l’idée européenne au service de la seule France

Le gaulliste non-repenti mérite donc un carton rouge pour son travail de sape contre l’idée européenne en la drapant dans les habits miteux du nationalisme cocoricotant qui ne voit dans l’Europe qu’un outil au service de la France et qui n’en fait l’apologie que pour mieux la saboter.

Une Europe sans politique, sans démocratie, sans pouvoir, qui ne serait qu’une somme de compromis diplomatiques boiteux entre États souverains et égoïstes, voici ce que M. Fillon nous promet.

Sous un discours formellement européiste se cache le spectre d’un nationalisme honteux, qui considère l’État-national comme la forme ultime d’organisation politique de l’humanité, comme l’alpha et l’omega de la politique.

C’est une telle idéologie qui a conduit l’Europe à la catastrophe à plusieurs reprises, et qui aujourd’hui sous la forme policée de politiciens conservateurs de droite ou de gauche s’efforce de l’empêcher de se concrétiser en tant que projet politique ambitieux et innovant.

Avec de tels « amis », l’Europe n’a décidément pas besoin des nonistes pour se planter.

Méfions-nous donc des étiquettes et ne nous contentons pas des discours européistes de surface : sans volonté de doter l’Europe des moyens d’exister il ne sert à rien d’agiter un drapeau bleu étoilé qui, dans de telles conditions, ne pourra jamais produire que du vent.

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P.-S.

Photo : Service photographique du Premier ministre - (c) David Mendiboure - Service photo de Matignon.

Vos commentaires

  • Le 25 janvier 2006 à 15:08, par Ronan Blaise En réponse à : Carton rouge à François Fillon, eurosceptique honteux

    Je suis entièrement d’accord avec ce qui est dit dans cet article : la dernière campagne référendaire nous a ainsi amené à ’’partager notre gamelle’’ avec des gens dont on s’aperçoit vite, lorsque l’on creuse un peu, qu’ils ne partagent en fait ni nos valeurs, ni notre projet européen... quand ils n’y sont pas carrément complètement hostiles ! (Fillon, entre autres...).

    Par ailleurs, les discours de gens comme Fillon, nous ont très probablement aliénés ainsi bien de ces électeurs égarés qui se disent effectivement fédéralistes mais qui ont considéré que l’adoption du TCE risquait effectivement de ’’figer’’ et de ’’verrouiller’’ la construction européenne (et de rendre désormais impossible toute évolution des structures européennes dans la direction fédérale que -nous aussi- souhaitons).

    Ainsi on se souviendra que certains collaborateurs du journal « Marianne » (et ce n’est là qu’un exemple parmi tant d’autres...) ont axé une partie de la campagne de cet hebdomadaire sur des slogans excessifs et radicaux du type ’’Non à ce Traité frileux et crypto-antifédéraliste qui tourne le dos au rêve des Pères fondateurs !’’, contribuant ainsi, eux aussi (comme Fillon...), à l’évidente confusion des débats. Et on a vu les résultats...

    (Ronan)

  • Le 25 janvier 2006 à 15:21, par Valéry-Xavier Lentz En réponse à : Carton rouge à François Fillon, eurosceptique honteux

    bah s’il y a aujourd’hui des crypto-antifédéralistes et plus besoin de cryptofédéralistes ça veut dire qu’on progresse :-)

  • Le 9 février 2006 à 15:03, par LECHEVALIER En réponse à : Carton rouge à François Fillon, eurosceptique honteux

    Cette réponse sera sans doute « modérée » a priori !

    Reste que je désapprouve totalement l’article, trant sur le fond du TCE que sur la forme -secondaire- de l’attaque ad hominem contre FILLON.

    Encore heureux qu’il puisse y avoir des nuances dans un « camps », fût-ce celui du OUI au TCE. « Pire » encore, encore heureux qu’il se trouve des citoyens qui s’y opposent, dans la mesure où cela illustre un reste de démocratie !

    A dire vrai, peut-être que la plus exécrable des analyses de l’après-référendum est d’en récuser le résultat : cela déconsidère l’Europe (de l’ex-TCE) comme idée issue du peuple !

  • Le 9 février 2006 à 15:47, par Valéry-Xavier Lentz En réponse à : Carton rouge à François Fillon, eurosceptique honteux

    Je vous invite à relire l’article : nous ne critiquons pas Fillon - l’homme - mais ses idées archéo-gaullistes et l’escroquerie intellectuelle grossière qui consiste à bondir en criant « Europe, Europe, Europe » tout en refusant les solutions pour que celle-ci ait une réalité concrète - et ne reste pas dans l’ordre du discours.

    Quant aux « nuances » dans les différents camps il est clair qu’elles ont bel et bien existé : on ne peut pas mettre dans le même sac extrême droite et extrême gauche qui représentaient le gros des troupes du « non ». Quoi que... ces deux tendances représentent bel et bien des formes du nationalisme - comme le gaullisme désuet de Fillon - c’est à dire la croyance (qu’il faut bien sûr respecter comme toutes les croyances mais que l’on est libre de critiquer) que l’État-national est la panacée pour résoudre tout nos problèmes.

    Enfin, l’Europe n’a - malheureusment - jamais été une idée issue du peuple - ce sont des avant-gardistes éclairés qui ont convaincus les gouvernements de s’engager dans cette voie. Il nous appartient aujourd’hui - et c’est justement la raison de ce processus constitutionnel - de permettre aux citoyens de se l’approprier et de l’orienter, ce que seule des institutions de type fédérale permettent de faire. L’Europe de Fillon, c’est une Europe gouvernée par les technocrates du Quai d’Orsay, et non pas par nos élus.

  • Le 10 février 2006 à 11:16, par ? En réponse à : Carton rouge à François Fillon, eurosceptique honteux

    Je m’étonne de votre agressivité systématique envers tout ce qui ose s’écarter un peu de vos idées. Une approche moins hautaine et plus ouverte, une vraie écoute, aurait peut-être donné ses chances au OUI au referendum. Regarder chez soi avant de fustiger ceux d’en face, un principe de base d’humilité et de respect des autres, choses qu’il ne suffit pas de décréter pour les incarner.

  • Le 10 février 2006 à 11:30, par Valéry-Xavier Lentz En réponse à : Carton rouge à François Fillon, eurosceptique honteux

    Ne confondez pas agressivité et combativité :-) Quant au référendum vous constaterez que l’on ne fustige pas ici « ceux d’en face » mais bel et bien un autre partisan du « oui »... Enfin, en politique, comme partout où il faut faire des choix, il est des personnes qui ont raison et d’autres qui ont tord. Le modèle statonationalistes prôné par Fillon est aujourd’hui une illusion largement dépassée et il faut en prendre conscience afin de pouvoir avancer - avec des partisans du oui comme du non - pour construire enfin une véritable Europe politique et démocratique avec tous ceux qui souhaitent aller de l’avant.

  • Le 6 mai 2007 à 20:51, par valéry En réponse à : Un nationaliste à Matignon ?

    Du point de vue pro-européen, la victoire de Nicolas Sarkozy sur Ségolène Royal est un non-évènement tant les programmes des deux candidats étaient équivalents dans la médiocrité. En revanche, elle risque de conduire un nationaliste à Matignon.

    Avoir au poste de premier ministre de ce pays un François Fillon, si les rumeurs persistantes se confirme, est extrêmement inquiétant tant cet individu a démontré tout au long de sa carrière une hostilité au projet européen et son attachement au nationalisme dans sa version gaulliste.

    Il importera donc de faire preuve d’une vigilance encore accrue : alors que l’élection de ce président de la République s’est faite en partie sur les thèmes du Front national, placer un anti-européen à la tête du gouvernement serait un mauvais signal pour ce début de mandat.

  • Le 7 mai 2007 à 19:23, par Till En réponse à : Un nationaliste à Matignon ?

    La thématique européenne a été relativement absente dans le débat présidentiel. C’est vrai. Est-ce regrettable ? Pas nécessairement.

    Si l’on accepte le principe de subsidiarité, il est évident qu’une élection nationale doit porter principalement sur des enjeux nationaux. Et il me semble qu’en bon fédéralistes on devrait plutôt se réjouir que l’ambition d’un président de la république est celle de résoudre les problèmes français par des solutions françaises plutôt que de citer « Bruxelles » comme bouc émissaire. Bien entendu, même dans le cadre d’une hypothétique fédération européenne, la France restrait souveraine dans ses domaines de compétence. C’est le principe même du fédéralisme.

    Les candidats ont eu le mérite de rendre à la France ce qui est à la France. Ils ont démontré aux électeurs que tout en étant membre de l’Union, la nation reste souveraine dans ses domaines de compétences. En somme, ils ont déconstruit le mythe d’une France ligotée et soumise par la technocratie bruxelloise.

    Pour ce qui concerne les propos de Monsieur Fillon, juste deux remarques : une vision divergeante de la sienne n’est pas nécessairement dangereuse. Et je ne vois pas en quoi - en matière européenne - ses positions pourraient être qualifiées de dangereuses. Personnellement, je ne partage ni ses idées sur l’Europe, ni sa position politique et j’aurais certainement préféré Dominique Strauss-Kahn comme premier ministre. Pourtant il me semble qu’il serait l’une des personnes les plus qualifiées pour réaliser le projet politique que les Français ont choisi dimanche dernier. Et le fait qu’il ait ratifié le traité constitutionnel indique qu’il adhère à l’idée que le statu quo n’est pas une situation idéale.

  • Le 7 mai 2007 à 20:29, par Valéry-Xavier Lentz En réponse à : Un nationaliste à Matignon ?

    Si l’on accepte le principe de subsidiarité, il est évident qu’une élection nationale doit porter principalement sur des enjeux nationaux.

    Sauf que le président de la République est notre représentant au Conseil européen et qu’il signe les traités et que le gouvernement qu’il va nommer a un pouvoir législatif au sein du Conseil des ministres : la moindre des choses serait de connaître ses projets sur ces points.

    Par ailleurs plusieurs thèmes de la campagne, y compris des thèmes importants, (l’immigration, la monnaie, l’environnement, etc.) concernent des e,jeux qui sont soit de compétence européenne soit qui seraient plus efficacement traités en le devennant. Les aborder en cachant l’impuissance d’une politique nationale sur ces points et en n’abordant pas la manière de les traiter au niveau européen relève de l’escroquerie.

    Et il me semble qu’en bon fédéralistes on devrait plutôt se réjouir que l’ambition d’un président de la république est celle de résoudre les problèmes français par des solutions françaises plutôt que de citer « Bruxelles » comme bouc émissaire.

    Sauf que Sarko a largement abusé du thème du bouc-émissaire, sur l’euro, surla TVA, il a eu des propos irresponsable (je ne parle que de Sarko puisqu’il a gagné, sur Royal il y aurait à dire aussi mais avec un peu de chance elle retombera dans l’anonymat dont elle n’aurait jamais du sortir)... sans parler de ses sorties anti-allemandes absolument scandaleuses.

    Pour ce qui concerne les propos de Monsieur Fillon, juste deux remarques : une vision divergeante de la sienne n’est pas nécessairement dangereuse. Et je ne vois pas en quoi - en matière européenne - ses positions pourraient être qualifiées de dangereuses.

    Ce qui est dangereux c’est le nationalisme dont Fillon est l’un des représentants, c’est à dire l’idée que l’Etat-national est un cadre légitime et suffisant pour diviser le genre humain et pour gouverner. On sait aujourd’hui que c’est faux - puisque nombre d’enjeux nécessitent des politiques publiques au niveau européen et au niveau mondial - et qui dit politique dit démocratie. Vouloir sous prétexte de souveraineté nationale renoncer à agir sur ces questions ou confisquer le pouvoir décisionnaire au profit des seuls exécutifs ou des chancelleries est dangereux. En outre les arguments avancés pour défendre le nationalisme sont souvent d’ordre identitaires ce qui est réducteur car l’identité d’une personne ne se réduit pas à l’identité nationale et également dangereux car une telle approche implique aussi de se définir contre autrui. Or c’est justement par nationalisme que Fillon s’est opposé au traité de Maastricht et il n’y a pas renoncé comme le démontre l’article-ci dessus.

    Personnellement, je ne partage ni ses idées sur l’Europe, ni sa position politique et j’aurais certainement préféré Dominique Strauss-Kahn comme premier ministre.

    Pareil

    Pourtant il me semble qu’il serait l’une des personnes les plus qualifiées pour réaliser le projet politique que les Français ont choisi dimanche dernier. Et le fait qu’il ait ratifié le traité constitutionnel indique qu’il adhère à l’idée que le statu quo n’est pas une situation idéale.

    Le fait qu’il ait été dans le camps du oui signifie surtout qu’il peut mettre son nationalisme dans la poche quand la perspective d’obtenir un gros portefeuille est à l’horizon. Il est vrai aussi que les avancées du traité constitutionnel sont très faibles et marginales en comparaison de celles du traité de Maastricht.

    Il ne faut pas s’illusionner : même si le projet européen compte des points positifs (essentiellement le retour à un mécanisme de ratification parlementaire et le refus de la Turquie) il est très minimaliste dans son ambition et nationaliste dans son esprit. La nomination potentielle d’un eurosceptique notoire à Matignon n’est donc pas un incident anodin.

  • Le 8 mai 2007 à 11:53, par Ronan En réponse à : Carton rouge à François Fillon, eurosceptique honteux

    Bon et bien voilà, c’est fait. Le prochain président de la république pour les cinq ans à venir sera donc bien Nicolas Sarkozy dont la victoire électorale (avec plus de 53% des votes exprimés et un taux d’abstention record à la baisse) est absolument incontestable. Et comme premier ministre on avance aujourd’hui les noms de Jean-Louis Borloo, de Michèle Alliot-Marie et de... François Fillon. Et, aux affaires européennes, peut-être quelqu’un comme Michel Barnier (?!). Qu’attendre de ce nouvel attelage sur les questions européennes ? Au moins deux ou trois choses forcément ambivalentes :

    (1) Peut-être l’abandon définitif du projet constitutionnel (réduit, au grand dam de certains de nos partenaires, à un ’’mini-traité’’ institutionnel). Il est vrai que la priorité européenne du moment devrait être la réforme des institutions (et que régler ce premier problème serait, déjà, une chose très importante en soi...). Mais la réduction du projet constitutionnel européen à une seule modeste réforme des institutions risque décidément de faire grincer bien des dents chez certains de nos partenaires. Cela dit, cela fait des mois que nos partenaires communautaires (pdce allemande en tête) essaient de revitaliser le projet TCE à coups de réunions au sommet et de déclarations officielles. Et à cette heure, on ne peut pas franchement dire que c’est un franc succès...

    (2) Projet de ’’mini-traité’’ institutionnel qui devrait être adopté au Parlement, par l’Assemblée nationale (et par la majorité présidentielle ?!) sorties des urnes de juin prochain et mandatées notamment pour ce faire : sorte d’assurance tout risque contre un échec politique de plus sur les questions européennes (tant mieux...) mais énième risque de plus d’éloigner les citoyens de l’Europe : cette chose lointaine dont on parle, entre spécialistes, au Parlement (et dont les citoyens se sentent, décidément, dessaisis...).

    (3) Enfin : un risque de blocage de plus des négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE. Lesquelles négociations ne vont pas bien. De même que la Turquie, aujourd’hui d’ailleurs. Turquie actuellement sujette à de nombreuses turbulences politiques liées à l’identité nationale, à la démocratie, à la Laïcité kémaliste, au poids (ou au rejet) de la religion dans la vie sociale, au rôle para-institutionnel de l’armée, etc.

    Sous le quinquennat présidentiel de Nicolas Sarkozy, peut-être que les négociations d’adhésion de la Turquie seront-elles définitivement suspendues (ce qui ne plaira guère aux premiers interressés ainsi qu’à certains de nos partenaires...). Peut-être proposera-t-on à nouveau aux Turcs un partenariait renforcé dont ils ont déjà dit à de très nombreuses reprises, par avance, qu’ils - de toute façon - ne veulent pas.

    Ce que l’UE gagnera alors sans doute en cohérence, elle le perdra très certainement en ouverture d’esprit. Et nos relations avec notre ’’étranger proche’’ en seront affectées d’autant. A moins que le projet d’ « Union méditerranéenne » récemment proposé par Nicolas Sarkozy (mais au contenu encore quelque peu nébuleux...) ne serve d’heureux palliatif...

    Très décevants, les arguments qui nous seront alors sans doute servi pour justifier ce choix : il y aura sans doute quelques larmes de crocodiles à nouveau versées sur les mânes des pères fondateurs de l’Europe et sur la cohérence du projet européen ; très probablement il y aura aussi quelques petits ’’dérapages’’ autour de l’idée sommaire et décidément bien mal digérée d’ « Europe puissance ».

    Enfin, certains ne pourront sans doute pas s’empêcher de parler d’identité européenne (au sens ’’ethno-culturel’’ du terme...) et - au besoin, pour appuyer la démonstration et ’’faire savant’’ - on nous ressortira de la naphtaline des expressions aussi désuettes qu’ « Asie mineure » et des concepts aussi contradictoires et aussi anti-scientifiques que les fameuses (conventionnelles) ’’frontières de l’Europe’’. Triste.

    (Cela dit, il faut tout de même dire que nos amis turcs actuellement ne nous aident pas...).

  • Le 28 juillet 2007 à 05:47, par gaby En réponse à : Carton rouge à François Fillon, eurosceptique honteux

    un navigateur comme l`Europe a fait ses pas depuis sa naissance lentement mais surement....en traversant l`ocean de notre quotidien, il a eu et il aura encore a subir des turbulences pour cause d`impatience de certains ...impatience ou incompetence qui les l`incintent a cracher sur l`Europe en la designant comme le bouc emissaire qui serait a l`origine des malheurs des citoyens....cette pratique est tres prisee pendant les periodes electorales... ce n`est pas en enfoncant l`Europe que les choses iront mieux... il faut juste rappeler a certains qu`un demi siecle auparavant le continent etait en ruine a cause d`un certain etat d`esprit nationaliste dangereux..

    dsl pour les accents , faute de clavier adequat

  • Le 21 janvier 2008 à 14:42, par Gaulliste En réponse à : Un nationaliste à Matignon ?

    Devrais-je tout de même rappeller qu’on était bien content d’avoir un « nationalisme gaulliste » pendant la seconde guerre mondiale ? Sans cela, qui sait quel aurait été l’avenir de la France ! Colonie américaine ? Sovietique ? Le minimum serait d’avoir un peu plus de respect pour un courant qui a été le principal meneur de la résistance à l’armée nazie en France...

  • Le 21 janvier 2008 à 14:45, par Fabien Cazenave En réponse à : Un nationaliste à Matignon ?

    Cher Gaulliste, le respect pour l’action du Général n’empêche pas d’avoir un point de vue critique ?

    Vous savez d’ailleurs que celui qui a porté la France Libre a pu s’appuyer sur d’autres visions de l’Europe que la sienne, notamment celle des fédéralistes. Je vous invite à lire « La saga des Fédéralistes » qui traite notamment de cette période.

  • Le 21 janvier 2008 à 16:02, par Ronan En réponse à : Un nationaliste à Matignon ?

    Personne ne conteste que De Gaulle fut effectivement le ’’principal meneur de la résistance’’ (sic). Le minimum serait néanmoins de reconnaître qu’il fut également le ’’catalyseur’’ de sensibilités diverses mais très différentes de la sienne, voire ponctuellement opposées à la sienne (chrétiens-démocrates, socialistes, fédéralistes, communistes, nationalistes, royalistes...) et que De Gaulle - qui n’avait pas le monopole de la résistance - tout seul, n’aurait pas pû faire grand chose...

    Et quel est donc le point de convergence le plus essentiel entre toutes ces diverses sensibilités ? : le ’’patriotismo-nationalisme’’ (contre l’Allemand), la défense de la Démocratie (face au fascisme) ou celle de la République (face à Vichy) ?!

    Maintenant, admettre également que dans l’action de tout homme politique, il y a des zones d’ombre (et, pour examiner son action : devoir d’esprit critique et droit d’inventaire...). Et que l’esprit nationaliste maurrasien (et la pratique plébiscitaire) dont le Général De Gaulle fit la preuve font précisément partie des points les plus négatifs de l’héritage qu’il nous a laissé. (Non pas que tout soit négatif, bien au contraire, mais tout de même...).

    Et s’il ya bien quelque chose qui hérisse au plus au point nos partenaires pourtant les plus amicaux à notre égard, ce sont les ’’coups de menton en avant’’ et les discours grandiloquents (gaulliens ?) sur la ’’graaaaaaandeur de la France éternelle’’ : un discours qu’ils interprêtent (vraiment à tort ?!) comme rien d’autre que de la logorrhée verbale nationaliste, arrogante et suffisante. Alors, à quoi bon s’obstiner dans cette voie (?), sinon au risque (et par malin plaisir ?!) de les braquer davantage encore...

    D’autant plus qu’en seuls termes de résistance au nazisme, si le général De Gaulle n’en n’a certes pas le monopole à l’échelle française, à l’échelle européenne c’est plus vrai encore...

    Cf. (liste non exhaustive, bien entendu) : le PM Churchill et le courageux peuple britannique (résistants sous le blitz...), le roi de Norvège Haakon VII et les résistants norvégiens (sans lesquels les allemands auraient sans doute eu l’arme nucléaire...) le gouvernement polonais en exil, les résistants polonais (ou grecs) et les maquisards ’’yougoslaves’’ du communiste Tito (qui désorganisèrent l’approvisionnement des forces allemandes du front de l’Est...), les jeune ’’martyrs’’ allemands de la « Rose blanche », ou encore le ’’petit’’ Congo belge (sans lequel il n’y aurait pas eu de matière fissile pour les armes nucléaires américaines du juillet-août 1945...), etc.

  • Le 21 janvier 2008 à 16:18, par Gaulliste En réponse à : Un nationaliste à Matignon ?

    Chacun est libre de penser ce qu’il veut de De Gaulle ou d’un autre homme politique, j’estime juste qu’on n’a pas à parler du « nationalisme gaulliste » comme si cela avait été une chose néfaste à la France, d’ailleurs De Gaulle n’était pas nationaliste mais patriote, et d’ailleurs pour la construction européenne, il a juste mis en garde contre les dérives que ceci pourrait entrainer, notamment une perte progressive de souverrainetés des peuples (on sait ce que cette restriction de souverraineté à donné au cours des siècles, que ce soit sous Napoléon, ou en URSS : un rejet final par les peuples d’une union qui partait d’une idée tout à fait bonne...)

  • Le 21 janvier 2008 à 20:26, par Gaulliste En réponse à : Un nationaliste à Matignon ?

    Oui enfin le peuple français a été bien plus touché que le peuple anglais, les morts en Angleterre n’ont pas été considérables tout de même, surtout que vous me semblez oublier le principal vainqueur de cette guerre : l’URSS qui a été totalement dévastée et qui a perdu une population gigantesque (jme rappelle plus bien les chiffres...)

    Mais oui, la France a une histoire dont on peut être globalement fier, et pourquoi ne la mettrions nous pas en avant ? Après tout chaque pays profite de ses atouts, profitons des notres.

  • Le 21 janvier 2008 à 20:27, par Gaulliste En réponse à : Carton rouge à François Fillon, eurosceptique honteux

    Oulaaa grave erreur ! :O Il n’y a pas ceux qui ont torts et ceux qui ont raison, ce serait bien trop manichéen et réducteurs, il y a ceux dont on approuve globalement les discouurs et ceux avec lesquels ont n’est globalement pas d’accord, mais personne ne détient la vérité absolue, et tout est toujours subjectif...

  • Le 21 janvier 2008 à 21:02, par valery En réponse à : Un nationaliste à Matignon ?

    Je ne connais aucun pays en Europe ni ailleurs qui soit devenu colonie américaine après la seconde guerre mondiale. Il me semble que vous surestimez largement le rôle de De Gaulle pendant la seconde guerre mondiale. Par ailleurs De Gaulle n’a pas mené la résistance « en France » mais en dehors.

    Comme le souligne Ronan, les motivations de ceux qui se sont engagés contre l’occupant étaient diverses et ce n’est pas manquer de respect à qui que ce soit de reconnaître que les motivations d’un De Gaulle relevaient de la tradition politique du nationalisme à laquelle il appartenait. La différence entre De Gaulle et Pétain n’est pas essentiellement idéologique : ils partagaient la même culture politique, elle relève avant tout de l’anlyse qu’ils ont fait respectivement des intérêts de leur pays et de choix qui contrairement à ce que vous écrivez plus bas, étaient bon pour l’un et mauvais pour l’autre.

    Pour le reste toute l’action politique de De Gaulle relève du nationalisme, notamment son mépris pour les organisations internationales et sa tendance au cavalier seul sans se soucier de ses partenaires. Le gaullisme est bel et bien le dernier grand courant politique en France a voir mis le nationalisme au coeur de son identité politique. Il est heureusement aujourd’hui éteint à part quelques farfelus comme Dupont-gnagnan.

  • Le 21 janvier 2008 à 21:34, par Ronan En réponse à : Un nationaliste à Matignon ?

    Je ne veux pas chipoter sur des comptabilités macabres mais les chiffres de pertes humaines entre France (près de 550 000 morts) et Royaume-Uni (près de 390 000 morts) pendant la seconde guerre mondiale ne sont finalement pas si éloignés que cela l’un de l’autre. Surtout si on les compare aux chiffres qui suivent...

    Vu qu’il s’agit - pour ces deux là - de chiffres, il est vrai, beaucoup moins colosaux que pour bon nombre de pays d’Europe centrale et orientale (là dessus, vous avez parfaitement raison...) : soit 21.5 milions de soviétiques divers, 06 millions de polonais, 01.7 millions de yougoslaves divers, près d’01 million de roumains, 750 000 Hongrois, 400 000 tchèques et slovaques, etc (et surtout encore si on ramène tout ça à des pourcentages...).

    Mais la question n’est absolument pas là : je crois que la France aura décidément bien du mal à construire l’Europe si elle persiste à essayer de la construire contre ses partenaires. Et, pour ce faire, en instrumentalisant une histoire nationale dont nos partenaires n’ont souvent que faire, pour rester poli (voire ont gardé de très mauvais souvenirs).

    Il serait peut-être temps qu’on comprenne enfin en France qu’aujourd’hui, en Europe (surtout depuis le référendum de 2005...), l’arrogance et l’éternel complexe de supériorité de la « Grande Nation France » qui la ramène tout le temps et à tout propos (et prétend ’’montrer le chemin’’ en toute occasion (tout en flinguant elle-même un Traité qu’elle a pourtant elle-même demandé à corps et à cris...), y’en a marre (prodigieusement marre).

    Ce que nos partenaires attendent aujourd’hui de nous, c’est moins de frime tape à l’oeil (ou de coups de menton...), un peu moins de systématiques références appuyées - à tout propos - à Louis XIV, Versailles, la Révolution, la Déclaration de Droits de l’Homme, Napoléon, De Gaulle (et je sais pas quoi encore...) et un peu plus de modestie, un peu plus de sérieux et - surtout, surtout, surtout - un petit peu plus de travail. Dont acte...

  • Le 22 janvier 2008 à 11:05, par Gaulliste En réponse à : Un nationaliste à Matignon ?

    Je ne suis pas spécialiste, mais personnellement il me semble que la France bloque beaucoup moins l’Europe et la construction européenne, que, par exemple, l’Angleterre. Je rappelle que la France a accepté de perdre son indépendance et sa souverraineté pour le mini trité européen, quand dans le même temps l’Angleterre a obtenu pas mal de concessions -ou la Pologne. Donc je ne pense pas que nous soyons les « mauvais élèves » de l’Europe, quand à ce qu’on appelle l’arrogance de la France, il m’a plutot semblé au cours des dernières années entendre plus un discours de repentance qu’autre chose (notamment de Chirac...)

  • Le 22 janvier 2008 à 11:09, par Gaulliste En réponse à : Un nationaliste à Matignon ?

    Le mépris des institutions internationales n’est pas l’oeuvre de De Gaulle, on peut faire le même reproche aux américains, aux anglais, etc. à toutes les grandes puissances dans l’ensemble. Que De Gaulle ait eu pas mal de défaut, c’est évident, mais c’est tout de même gràace à lui si nous avons aujourd’hui un pays libre et indépendant, et non inféodés aux USA comme le sont l’Angleterre, la Pologne, ou encore le Danemark. Sans cette relative indépendance que la France a acquise, je suis prèt à vous parier que nous aurions engagé nous aussi nos troupes en irak en 2003-2004 (avec le brillant résultat que l’on connait...)

  • Le 22 janvier 2008 à 18:56, par Ronan En réponse à : Un nationaliste à Matignon ?

    En août 1954, la France a dit non à la CED, plantant là l’Europe de la défense pour longtemps. (Et jusqu’à aujourd’hui encore...).

    Dans les années 1960, l’attitude gaullienne dîte de la ’’chaise vide’’ paralyse la CEE naissante (jusqu’à l’adoption du ’’compromis de Luxembourg’’, cette fameuse règle de l’unanimité dont - sur un autre fil - vous déplorez l’existence...).

    En décembre 2000, c’est la France qui chapôte les négociations finales qui vont accoucher de ce fameux calamiteux traité de Nice dont on a aujourd’hui tant de mal à sortir.

    En mai 2005, la France a dit non au TCE (qu’elle réclamait, pourtant...), nous laissant donc là avec un choix cornélien à faire entre l’aplication actuelle dudit Traité de Nice ou l’adoption de l’actuel « mini-traité » ’’que-vous-dîtes’’.

    Bref : la différence entre la France et le Royaume-Uni, c’est que la France se prétend continuellement ’’européenne’’ avec de grands trémolos dans la voie (mais, par manque de sérieux et par inconséquence, sabote régulièrement la construction européenne...). Alors que les Britanniques (qui n’ont pourtant jamais vraiment prétendus vraiment être de vrais européens) enquiquinent tout le monde lors des négociations mais - une fois qu’ils ont obtenu tout ce qu’ils voulaient, ils honorent et respectent au moins leur signature, eux.

    Quant à la repentance de Chirac ?! Quand, par exemple, il crache sur nos partenaires d’Europe centrale en leur disant brutalement là qu’ils ’’auraient mieux fait de se taire’’, démontrant là une rare ignorance du regard de ces populations centrales-européennes à l’égard de la France... (et - surtout - quel manque de psychologie...).

    Décidément - entre France, Royaume-Uni et Pologne - la ’’concurrence’’ est aujourd’hui bien rude chez les ’’cancres’’ (en fait, une vraie bousculade...) pour savoir qui sera assis le plus près possible du poëlle...

  • Le 22 janvier 2008 à 21:15, par Gaulliste En réponse à : Un nationaliste à Matignon ?

    Je n’aime pas Chirac et la formule etait maladroite, mais quand on a vu à quel point les pays d’europe centrale se sont comportés en caniches des americains lors de la guerre en Irak, on se dit en effet qu’ils auraient mieux fait de rester dans leur coin.

    Quand à la France, cette attitude à l’égard de l’Europe n’est guère etonnante, sachant que ses dirigeants lui imposent des traités qu’elle n’a pas voulu (pas le peuple) et que quand le peuple les refuse, on les fait repasser par voie parlementaire. Comment voulez vous que le peuple français reste européiste après cela ?

  • Le 23 janvier 2008 à 13:50, par valery En réponse à : Un nationaliste à Matignon ?

    Il est très disrespecteurx de traiter de « caniche » des gouvernements élus tout simplement parce que vous n’en partagez pas les options. Accordez leur s’il vous plaît le droit de partager l’analyse et les objectifs politiques d’un pays allié sans les accuser pour autant de soumission. C’est en effet parfaitement leur droit.

    Pour mémoire d’autres pays très atlantistes ont refusés de participer à la coalition internationale contre le régime de Saddam Hussein sans pour autant se voir qualifiés de traitres. Allemagne et Turquie par exemple ne se sont pas impliqués. Tout ceci démontre bien soit dit en passant que les discours sur l’Otan comme soumission aux américains est sans le moindre fondement puisque cette organisation fonctionne selon le principe de l’unanimité.

  • Le 21 septembre 2009 à 08:02, par Valéry-Xavier Lentz En réponse à : Un nationaliste à Matignon ?

    Les néo-conservateurs américains, dans leur mépris du droit international et leur nationalisme sont en effet très proches idéologiquement de nos « souverainistes ». Voir à ce sujet l’article que j’ai consacré au livre de Zaki Laidi « La Norme sans la force ».

    Le reste de votre commentaire relève des incantations et de la mythologie habituelle. Nous y avons répondus plus haut.

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