Cette semaine en Europe : un challenger pour Erdogan, une banque de Visegrad, mesures contre les discours de haine...

, par Radu Dumitrescu, Traduit par Lorène Weber

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Cette semaine en Europe : un challenger pour Erdogan, une banque de Visegrad, mesures contre les discours de haine...

Chaque semaine, l’équipe de The New Federalist, notre édition anglophone, passe en revue les principaux évènements européens et met en avant ceux qui ont pu être occultés par la presse. Quelque chose a été oublié ? Commentez l’article !

Projet d’une « Banque de Visegrad »

La Pologne et la Hongrie, actuellement en désaccord avec les autres Etats membres de l’UE et les fonctionnaires européens concernant leurs retours en arrière en termes de valeurs démocratiques et d’Etat de droit, projettent de mettre en place une banque de développement avec la République tchèque et la Slovaquie. Largement soutenue par les gouvernements polonais et hongrois, l’initiative doit encore convaincre Bratislava et Prague. Mercredi dernier, le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a effectué sa première visite bilatérale à Budapest depuis sa prise de fonctions.

Des règles renforcées contre les discours de haine sur internet

Mercredi dernier, le président français Emmanuel Macron a déclaré que les démocraties libérales avaient besoin de développer leur capacité à se protéger de la propagande russe. Cela se ferait en donnant aux autorités le pouvoir de supprimer ou de bloquer certains contenus des réseaux sociaux pendant les périodes électorales. Macron a promis une transparence accrue, la publication de l’identité de ceux qui placent des publicités politiques, et une limitation du nombre de publicités. Les chaînes de télévision étrangères seraient également placées sous l’autorité du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), l’autorité française de régulation de l’audiovisuel.

La semaine dernière également, Beatrix von Storch, la vice-présidente de l’AfD (Alternative pour l’Allemagne), parti d’extrême-droite allemand, a été bloquée de Twitter après avoir critiqué la police de Cologne pour avoir posté un tweet du Nouvel An en arabe. Ce blocage fait suite à l’adoption d’une nouvelle loi contre les discours de haine. Jeudi dernier, le parti néonazi grec Aube Dorée a également été exclu de Twitter après que la plateforme a décidé de sévir à l’encontre des groupes d’incitation à la haine en ligne.

Le président bulgare met son veto sur un projet de loi anticorruption

Alors que son pays débute sa période de 6 mois de présidence tournante du Conseil de l’UE, le président bulgare Rumen Radev a utilisé son veto mardi dernier sur un projet de loi anticorruption, déclarant qu’il contenait des failles qui le sapaient complètement. Le projet de loi avait pour but de mettre en place une unité anticorruption, gardée sous le contrôle du Parlement. Le veto a été interprété comme un signe que la Bulgarie souffrirait encore davantage sous la pression de la corruption endémique.

20 000 migrants renvoyés dans leur pays d’origine, l’Autriche veut un couvre-feu

L’Organisation internationale pour les migrations a déclaré que d’ici la fin janvier 2018, 20 000 migrants coincés en Libye seraient renvoyés dans leurs pays d’origine. Ce processus est financé par l’UE dans un effort d’empêcher les migrants et les réfugiés de traverser la Méditerranée pour se rendre en Italie. Dans le même temps, Heinz-Christian Strache, leader d’extrême-droite et vice-Chancelier autrichien, a proposé que les réfugiés et migrants se trouvant en Autriche soient soumis à un couvre-feu et détenus dans des casernes.

Un nouveau challenger pour Erdogan

Meral Aksener, ancienne ministre de l’Intérieur de Turquie, a été désigné comme la personne ayant rassemblé le plus de soutiens pour la campagne du « non » au référendum d’avril dernier concernant l’augmentation des pouvoirs présidentiels. Actuellement en campagne pour les élections présidentielles anticipées avec le Iyi Parti (« le bon parti »), son parti récemment créé, cette politicienne de 61 ans située à droite de l’échiquier politique a l’intention de former la base d’une opposition à la présidence de Recep Tayyip Erdogan. Elle prédit que M. Erdogan appellera des élections présidentielles anticipées pour le 15 juillet. La semaine dernière, le président turc était en France, pour tenter de renouer les liens avec l’UE après avoir emprisonné 150 journalistes.

Optimisme en France, satisfaction en Allemangne

Selon une récente étude, les Français sont devenus plus optimistes quant à l’avenir pour la première fois depuis 8 ans. 59% des citoyens du pays sont optimistes pour 2018, soit 15% de plus qu’en 2012. Les sympathisants d’Emmanuel Macron sont les plus optimistes, alors que ceux du Front National sont les plus pessimistes.

En Allemagne, selon un sondage de Die Welt, 65% de la population pense qu’Angela Merkel est encore une bonne Chancelière, bien que 67% pense également que ses meilleurs jours sont derrière elle. La même semaine, la Chancelière allemande a déclaré que les « 27 pays de l’UE doivent plus que jamais être convaincus qu’ils forment une communauté unie ».

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