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Construction européenne : Comment les intérêts économiques ont-ils dominé les idéaux politiques ?

Episode 1

, par Pauline Elie

Mais qu’est-ce que l’identité européenne ? L’établissement d’une conscience européenne s’est dérobé sous la pression des intérêts économiques souverains. Plus que jamais aujourd’hui, avec la montée du national populisme partout en Europe, elle semble hors de portée. Pourtant, si une culture européenne peine à affleurer, pouvons-nous la créer ? De nombreuses questions que nous discuterons dans ce cycle d’articles.

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Auteurs

  • Etudiante à SciencesPo en Master Affaires publiques filière culture et à la Sorbonne Paris IV en Master de philosophie en Esthétisme.

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Il n’y a pas actuellement d’identité culturelle européenne. Tous les idéaux dont ce projet européen est initialement porteur, la paix, la démocratie, la défense des Droits de l’Homme, ne sont plus associés à l’idée d’Europe que la plupart de ses citoyens s’en font aujourd’hui. L’Europe a perdu de sa substance. Le fossé entre ses décideurs et son peuple se creuse. Ce dernier n’appréhende pas l’Europe comme vecteur de ses idéaux. Ces grandes valeurs humanistes, dont plus que jamais nous avons besoin, se sont effacées dans la construction européenne au profit d’impératifs économiques. Le marché commun supplante le droit des travailleurs de ce marché. Les enjeux financiers des politiques agricoles communes priment sur la préservation de notre environnement et de notre qualité de vie.

L’Europe des intellectuels

Pourtant à l’origine, l’Europe unifiée est un rêve de paix. Et un fantasme humaniste certes. Les « Etats-Unis d’Europe » pour reprendre l’expression consacrée de Victor Hugo, sont nés de la volonté d’intellectuels européens aux XVIIIe et XIXe siècles, voyageant dans le monde, de penser un espace d’échanges de cultures, d’idées, d’individus. Voltaire visite l’empereur prussien Frédéric II et Catherine II de Russie reçoit Diderot. Les idées humanistes, sous l’influence des Lumières, fleurissent partout dans le monde occidental. En Amérique du Nord tout d’abord, les treize colonies britanniques marquent d’une pierre blanche leur indépendance face à la Grande-Bretagne, le 4 juillet 1776 et se fédèrent pour former les Etats-Unis d’Amérique. Quelques années plus tard en Europe, la Révolution française en 1789 est applaudie par bon nombre d’intellectuels du Vieux continent, malgré les représailles que les monarques en place font peser sur eux. Le philosophe allemand Immanuel Kant, lui-même, voyait en cet évènement, la marque d’un progrès de l’Humanité. Dès lors, comment ne pas nourrir l’ambition semblable d’une fédération des Etats en Europe pour mettre un terme aux conflits historiques qu’ont connu ces pays ?

Puis, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les atrocités commises pendant les deux guerres enjoignirent les décideurs politiques à tout mettre en œuvre pour qu’un tel désastre n’ait plus lieu. Les « Etats unis d’Europe » ne sont plus seulement une utopie aspirant à la paix sur le continent, mais l’instrument de celle-ci, destiné à outrepasser les conflits nationalistes.

L’Europe des technocrates : une Europe économique

Malheureusement, de la théorie à la pratique, les mesures prises pour l’établissement d’une Union européenne furent essentiellement économiques. En témoigne par exemple, l’établissement de la CECA, la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier, premier jalon de la construction européenne, qui permit aux six pays ayant ratifié le traité de Paris en 1951 de créer un marché commun desdits matériaux. Les développements suivants furent tout autant économiques. Les deux traités signés à Rome en 1957 établissent d’une part la Communauté Economique Européenne (CEE) pour la création d’un marché commun et de l’autre la Communauté Européenne de l’Energie Atomique (CEEA), dite Euratom, rendant possible la coordination de la recherche en matière d’énergie nucléaire. On remarque distinctement une succession d’intégration économique sectorielle. Il faudra attendre 1962 pour qu’apparaissent les premiers règlements portant sur une Politique Agricole Commune (PAC).

Les fondements idéologiques ont donc été très rapidement dépassés par les intérêts économiques. Une autre lecture de l’histoire permet de le comprendre. Elle ne se fonde pas sur les désastres passés des deux guerres mondiales, mais sur les perspectives économiques du Vieux continent face aux autres puissances économiques mondiales. En effet, les Etats européens avaient tout intérêt à s’unir pour remédier au morcellement économique de l’Europe. Une union à l’échelle européenne permet de peser sur la scène internationale en s’affranchissant d’un trop grand nombre de frontières et donc de taxes douanières. Dans un contexte de guerre froide latent, cette union devient impérative afin que l’Europe puisse trouver sa place entre deux bloc émergents l’URSS et les Etats-Unis. Pourtant, malmenée par des dogmes antagonistes, le libéralisme versus le communisme, l’Europe n’a pas su faire valoir sa propre idéologie.

D’autre part, mêmes les élargissements successifs des frontières européennes semblent moins soumis à la volonté de créer un espace de paix que de faire croître la puissance économique européenne. L’exemple le plus probant, et toujours polémique, est celui du Royaume-Uni. Le pays qui ne souhaitait pas être mis à l’écart du marché commun, dépose sa première candidature en 1961, observant avec envie la croissance des Etats membres de la CEE. Or, il ne voulait pas renoncer à ses relations privilégiées avec les pays du Commonwealth. C’est pourquoi Harold Macmillan, alors premier ministre britannique, réclamait de nombreuses entorses aux règles communautaires. Charles de Gaulle, qui par deux fois posa son veto à l’entrée de la Grande-Bretagne, voyait d’ailleurs en elle, le « cheval de Troie des Etats-Unis », fustigeant son manque d’« esprit européen ». A ce titre, les prochaines actualités, à la suite de la promesse du Premier ministre David Cameron d’un référendum sur la sortie de l’Union européenne. en 2015, attesteront ou non de la véracité des propos du Général de Gaulle.

Quant aux critères auxquels sont soumis les pays candidats à l’Union européenne, dits critères de Copenhague, leurs exigences sont d’autant plus économiques que politiques. Au nombre de trois, il s’agit du critère économique, du critère politique et enfin du critère de la reprise de l’acquis communautaire. Le second, politique, implique la présence d’institutions stables garantissant la démocratie et les Droits de l’Homme. En accord avec le projet idéologique européen, il est donc hautement légitime. Au contraire, le critère économique, qui requiert l’existence d’une économie de marché viable, fonde à nouveau le débat de l’adhésion sur un plan économique. Idem pour celui de la reprise de l’acquis communautaire : un état doit se plier aux objectifs communautaires notamment en matière de stabilité économique et monétaire.

Rome ne s’est pas faite en un jour, l’Europe non plus

Parallèlement à cela, les fondements institutionnels les plus élémentaires qui facilitent la naissance d’une conscience européenne ont moins de trente ans ! La citoyenneté européenne n’est instituée qu’en 1992 avec la ratification du traité de Maastricht, qui crée par la même occasion l’Union Européenne. L’espace Schengen, qui permet la mobilité des Européens est effective depuis 1995 seulement. La monnaie unique est en circulation depuis moins de vingt ans. Tous ces éléments essentiels à l’émergence d’un sentiment européen sont bien postérieurs aux jalons économiques.

Alors, on peut reprocher, très justement, à ses instigateurs de ne pas avoir établi plus tôt le terreau nécessaire à l’émergence d’une conscience européenne. Mais, avait-on seulement le choix ? Face aux intérêts divergents des Etats, à leur volonté de conserver la pleine jouissance de leur souveraineté, l’économie n’était-elle pas la seule porte d’entrée ? Le moyen le plus simple pour unifier l’espace ? Or, le problème est le suivant : le projet européen a été porté uniquement par des élites, qu’elles soient intellectuelles ou politiques. Des élites qui n’ont pas su communiquer les ressorts idéologiques de leur projet, tandis que la réalisation de celui-ci n’a pris forme que par des aspects politiques et économiques. Le refus d’une constitution européenne en 2004 suite aux referendi français et néerlandais, c’est-à-dire au sein de deux pays fondateurs de la CECA, illustre ce manque de communication des enjeux idéologiques européens.

Finalement, si la construction de l’Europe était une pyramide, celle-ci serait renversée. Plutôt que de se baser sur le socle d’une identité culturelle ou idéologique européenne commune et défendue de tous, elle ne s’appuie que sur des fondements économiques. La pyramide de l’Europe, qui tête à l’envers repose sur son sommet économique, connaît un équilibre précaire. Elle qui ne peut supporter le poids de ses institutions, de par notamment son absence de conscience populaire, vacille sous les bourrasques eurosceptiques.

Et nous y voilà. Près d’un demi-siècle après la déclaration de Robert Schuman et des décennies de construction européenne, le constat est affligeant. Des députés eurosceptiques siègent au Parlement européen. Pour beaucoup d’adhérents aux idées nationales populistes, l’Etat-nation semble en effet être une bien meilleure réponse à la mondialisation et à la crise économique actuelle. Et, ce national populisme présent dans de nombreux Etats d’Europe, se nourrit justement du malaise identitaire européen.

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Vos commentaires

  • Le 6 décembre 2014 à 13:45, par Guillaume Bucherer En réponse à : Construction européenne : Comment les intérêts économiques ont-ils dominés les idéaux politiques ?

    Article intéressant. Merci.

    Je ne suis pas d’accord avec la première phrase : « il n’y a actuellement pas d’identité culturelle européenne ».

    En fait si. L’Europe, comme civilisation, existe depuis très longtemps. Ses fondements, ses mythologies, ses sources, sont bien connues.

    L’erreur est toujours de vouloir absolument dissocier l’Europe de l’Union européenne. Pour que cette dernière soit en effet autre chose qu’un marché commun, il faut qu’elle soit l’incarnation politique de l’unification d’une civilisation qui s’est déchirée au cours des siècles. Si elle est un autre projet, elle ne tiendra pas, pour les raisons précisément évoquées dans l’article.

    Pourquoi dès lors absolument vouloir construire quelque chose qui est en fait déjà bâti ? Effectivement, si on s’imagine pouvoir faire émerger une « culture européenne » propre à l’Union européenne, on se cassera les dents. C’est d’ailleurs déjà le cas.

    Mais si on prend conscience que la culture existe déjà, que nous n’avons qu’à la faire vivre, alors nous comprendrons pourquoi il est également important que le projet institutionnel soit porteur de prospérité et source de protection. Sans cela, l’Union n’a plus de sens.

  • Le 6 décembre 2014 à 13:54, par Xavier C. En réponse à : Construction européenne : Comment les intérêts économiques ont-ils dominés les idéaux politiques ?

    Avons-nous besoin de créer une « culture européenne » qui, du point de vue de l’étranger, existe déjà ? Le projet fédéraliste européen est-il de créer un nouvel État-nation ou bien d’unir et de fédérer les Européens en-dehors de ces anciens schémas de penser ?

    Et cette union, cette fédération, ne passerait-elle pas avant-tout dans la destruction de toutes les barrières artificielles possibles et imaginables érigées jadis entre les Européens ? À savoir : les frontières (liberté de circulation), les barrières réglementaires et autres tracasseries administratives ?

    Les Suisses ont-ils eu besoin qu’on leur bâtisse une culture unique en guise de ciment ? Même pas ! De fait, avec le temps et une histoire commune, les différentes cultures du pays ont de nombreuses références communes. Mais ce n’est pas ça à la base qui les unit.

    Tant que les fédéralistes raisonneront en terme de « culture européenne », de « sentiment d’appartenance », ils joueront précisément sur les mêmes cordes que les nationalistes. Comment diable les critiquer ensuite, alors que, finalement, leur projet ne serait pas de nature différente, mais simplement d’échelle.

    Proposons autre chose. Quelqu’un qui n’inclut ni « Nation », ni « culture » : une communauté de destin unie dans la diversité.

  • Le 6 décembre 2014 à 20:22, par Alain En réponse à : Construction européenne : Comment les intérêts économiques ont-ils dominés les idéaux politiques ?

    C’est l’étonnement qui m’étonne, la construction européenne est purement économique (pour rappel : Communauté Economique Européenne), le côté « politique » n’est que du marketing et ne correspond à aucune compétence réelle (rappelons que la première compétence politique, démocratique et citoyenne est la levée des impôts, ce que l’UE ne peut faire). Et on a jamais demandé aux peuples si ils veulent bien d’une telle union politique (quand on leur demande quelque chose et qu’ils refusent, on les obligent à revoter ou on demande à leurs députés nationaux de le faire à leur place). Etant donné ce comportement antidémocratique (citons aussi le refus d’une consultation sur le TIPP malgré la réunion des signatures nécessaires), il ne faut pas s’étonner du succès des partis populistes qui sont les seuls à dénoncer la pensée unique dans tous les domaines

  • Le 7 décembre 2014 à 12:14, par Ferghane Azihari En réponse à : Construction européenne : Comment les intérêts économiques ont-ils dominé les idéaux politiques ?

    @Xavier

    Attention à ne pas confondre identité et sentiment d’appartenance. Le sentiment d’appartenance est nécessaire pour constituer toute société (derrière l’étymologie de société, il y a l’idée du consentement). Il est présent chez la famille, l’entreprise, le syndicat, l’association, le club de lecture etc. IL faut également un sentiment d’appartenance pour l’UE. Là où il faut faire attention, c’est que ce sentiment d’appartenance ne doit pas solliciter de considérations identitaires....ou nous nous retrouverons avec les fruits pourris du nationalisme, ce qui amoindrirait nos libertés individuelles. Le sentiment d’appartenance européen doit-être rationnellement fondé : Une communauté de libertés

    Cela rejoint ce que je vais dire à @Guillaume

    L’Europe, c’est une réalité géographique, culturelle, historique. Elle demeurera. L’Union européenne, c’est une construction politique qui, par définition, sera vouée à disparaître un jour où l’autre car sa raison d’être est toute relative (ce qu’un éventuel nationalisme européen n’admettrait pas). Il est donc important de ne pas associer les deux. De la même manière que la France c’est une chose, l’Etat français, c’en est une autre. Bonne chance pour définir les contours d’une identité européenne qui fera consensus parmi les 500 millions de citoyens quand une telle démarche est nécessairement arbitraire :D On ne construit pas une puissance publique pour le plaisir d’en construire une, on la construit pour conforter la protection des libertés individuelles.

    @Alain

    « on a jamais demandé aux peuples si ils veulent bien d’une telle union politique ». L’UE n’oblige personne à rester dans son club. Si votre région est engagée dans l’UE, c’est parce qu’elle est au sein de l’Etat français et que ce dernier veut y rester. Demandez-donc à l’Etat français de vous séparer de lui ! Il n’est pas certain qu’il sera aussi compréhensif. Il est vrai que la construction européenne prend des allures peu démocratiques. Mais cela est justement du au fait que sa gouvernance est de type diplomatique et que les diplomates ne rendent de compte à personne. Voilà pourquoi il faut lui conférer une assise plus parlementaire. Bien évidemment, cela ne change rien au fait que l’UE a une dimension contractuelle (et donc démocratique) supérieure à celle de l’Etat français.

  • Le 7 décembre 2014 à 19:20, par Bernard Giroud En réponse à : Construction européenne : Comment les intérêts économiques ont-ils dominé les idéaux politiques ?

    Au stade ou nous en sommes dans notre monde européen, il est utile de nous poser la question essentielle de l’intérêt que nous avons à nous réunir en un ensemble cohérent.

    La réponse est immédiate : C’est la sécurité, une plus grande sécurité, à tous points de vue ; Sécurité physique, sécurité sociale, sécurité économique, l’objectif de sécurité économique arrivant en troisième lieu, mais supportant les deux précédentes.

    Nous comprenons tous en quoi le nombre s’accordant sur le projet, réussira plus vite et mieux que l’isolé.

    Nous comprenons cela facilement pour la sécurité physique ; Certains le comprennent un peu moins bien pour la sécurité économique, (dans ce cas c’est l’optimum qui compte et non pas le maximum ou le gigantisme) ; Mais en ce qui concerne la sécurité sociale, c’est-à-dire ce qu’on pourrait appeler le sentiment intime d’appartenance au groupe et au projet, c’est une autre affaire.

    Dans ce dernier cas les conditions sont beaucoup plus complexes, elles en appellent à l’approbation intime de l’individu composant le groupe, et l’on sait que cela passe par une série de composantes individuelles et humaines, qui en appellent à la fois à la raison, et à la fois au cœur, aux sentiments :

    Il y a donc toute une série de règles et de comportements qu’il nous faut revoir sur ce dernier point. Nul doute qu’en cela, il nous faut autant d’intelligence que de qualités de cœur ; Tous points qui ne sont pas à confondre avec l’angélisme, la facilité, mais plus avec le réalisme et le bon exemple de ceux qui sont, ou seront, un moment, en charge des responsabilités communes.

    C’est à cela que nous devons nous attaquer si nous voulons reprendre un chemin d’espérance et de progrès dans cette construction européenne.

    Nous avons tous les éléments philosophiques parfaitement cadrés dans nos apprentissages pour y arriver, reprendre toute confiance en nous, et redonner cette même confiance à l’ensemble de nos concitoyens.

  • Le 8 décembre 2014 à 13:03, par shaft En réponse à : Construction européenne : Comment les intérêts économiques ont-ils dominé les idéaux politiques ?

    L’Union Europeéenne paie pour son pêché originel, à savoir partir de l’économique en espérant que le reste viendra tout seul.Tant que les Européens n’auront pas remis la pyramide à l’endroit, l’UE est condamnée à disparaître

    Je suis surpris de voir Ferghane accepter l’idée que l’Europe fédérale qu’il désire si fortement est vouée à disparaître alors qu’elle n’est même pas née.Reconnaissez-vous enfin la dimension impérialiste de l’Europe ?C’est une sacrée avancée

  • Le 9 décembre 2014 à 13:23, par Ferghane Azihari En réponse à : Construction européenne : Comment les intérêts économiques ont-ils dominé les idéaux politiques ?

    @Schaft,

    Vous dites vraiment n’importe quoi. Aucune construction politique n’est éternelle. Elles ont leur utilité en fonction d’un contexte social particulier. Leur utilité est relative. Aujourd’hui, il faut un fédéralisme européen. Demain, ce ne sera peut-être plus le cas.

    De la même manière que la nation française a eu sa raison d’être pendant quelques temps, et cela malgré sa construction impérialiste.

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