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L’Union européenne face aux enjeux globaux

, par Mathilde Helleu

Quand les défis deviennent de plus en plus globaux et tendent à s’internationaliser, la construction européenne n’est-elle pas l’une des plus pertinente ? Les défis mondiaux font fi des frontières et les solutions requises ne peuvent qu’être européennes, qui plus est internationales.

Statue du mémorial du terrorisme en Espagne. - Les Haines (CC/Flickr).

Auteurs

  • Vice-Présidente des Jeunes Européens - Lyon, étudiante en 3e année de licence de Droit.

Pourquoi observons-nous un tel repli sur soi ? En effet, les élections régionales viennent témoigner encore une fois du succès de l’extrémisme identitaire et de cette volonté de se recentrer sur le cadre national en se préservant du monde extérieur.

L’Union européenne et la mondialisation

Les crises économiques et sociales ébranlent le monde et invitent à reconsidérer la façon dont les nations conçoivent leurs modes d’organisation. Qu’adviendrait-il par exemple, si chaque Etat répondait de manière individuelle à chaque problématique internationale ?

A l’aube de la construction européenne, les problématiques globales étaient encore très limitées. Le projet européen était un projet interne dans la mesure où il visait à assurer la paix et une prospérité économique entre les Etats fondateurs. Les pays du tiers-monde, eux, étaient en décolonisation et leur puissance ainsi que leur influence n’était pas la question.

Force est de constater qu’aujourd’hui, les pays se développent très rapidement du fait d’une libéralisation des échanges et d’une constante innovation. Les interactions humaines se sont donc intensifiées et avec elles, les conflits. L’Union européenne a dû s’adapter pour faire face à ces défis globaux. Si la mondialisation a pu fragiliser les positions initiales de l’Union, elle n’en a pas moins valorisé ses atouts sur la scène internationale.

En sa qualité de premier acteur du marché mondial, l’Union européenne est nécessairement au cœur de la mondialisation. Alors que nous sommes confrontés à une crise économique majeure, l’Union pesait encore 23,64% dans le PIB mondial en 2014. Et c’est également grâce à ses nombreux flux migratoires qu’elle reste un espace attractif.

Les nations peuvent certes avoir des atouts, en termes d’identité notamment mais dès lors que l’on aborde la question de l’efficacité collective durable, il paraît inapproprié de penser autrement qu’à l’échelon européen que ce soit sur le plan économique, migratoire ou même environnemental. Face à la complexité des enjeux globaux, les Européens semblent être les plus aptes à repenser le système mondial grâce à leur pratique quotidienne de la négociation et du compromis.

La question terroriste

Par sa décision du 13 juin 2002 relative à la lutte contre le terrorisme, le Conseil européen avait déjà souligné la problématique mondiale de la menace terroriste. Si le terrorisme n’est pas un phénomène nouveau en Europe, la sophistication des moyens utilisés explique les menaces accrues pour la sécurité et les sociétés démocratiques. Ces menaces n’ont pas de frontières et des réponses communes doivent être apportées nécessitant des moyens à l’échelle européenne et internationale.

N’est-il pas affligeant de voir qu’aujourd’hui la lutte contre le terrorisme reste avant tout une compétence nationale ? L’Union européenne ne cesse pourtant d’opter pour des moyens d’actions communs visant à soutenir les Etats membres dans leurs efforts. Outre le Système d’Information Schengen, le Fonds de Sécurité Intérieure a été mis en place en 2014 et ce, jusqu’en 2020, dans l’optique de favoriser la coopération entre Etats membres et de soutenir financièrement la sécurité intérieure.

De surcroît, la Commission a établi en 2011 le Réseau de Sensibilisation à la Radicalisation rassemblant différents acteurs des Etats membres dans le but d’apporter des réponses à ces dérives extrémistes et violentes. A défaut de pouvoir se saisir de la question terroriste, la Commission européenne se contente d’assister les Etats dans l’établissement de programmes de déradicalisation.

Consciente de l’enjeu global que représente le terrorisme, la Commission européenne dans son agenda pour la sécurité 2015-2020 a précisé notamment la nécessité d’instaurer un réel échange d’informations au niveau européen, concernant les activités criminelles.

À l’heure actuelle, l’Union européenne est plus que jamais indispensable sur la scène internationale face à des Etats continentaux tels que les Etats-Unis, la Chine, l’Inde ou la Russie. Pour appréhender cette réalité qu’est la mondialisation, l’Union européenne doit se renforcer sur le plan politique et tendre vers toujours plus d’union.

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