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La nostalgie des VoPos

, par Jacques Fayette

L’émission « Bye Bye l’euro » diffusée sur la 5e chaîne de télévision le 17 février dernier présentait les conséquences pour la France d’une sortie de l’euro au moyen d’un scenario fiction. Décryptage.

Les eurosceptiques imaginent d’ores et déjà les moyens de remplacer la monnaie unique. - Hernán Piñera

Auteurs

  • Professeur honoraire à l’Institut d’Administration des Entreprises à l’Université de Lyon 3.

Mots-clés

Cette émission se situe dans les débats sur les propositions du Front National, même si la sortie de l’euro est le point de plus en plus rejeté du programme du FN avec 25% d’avis favorables dans un sondage récent [1]. Le fait déclencheur de cette sortie imaginaire était une faillite de l’Italie, facilement admise par des Français ignorant que notre voisine latine a une industrie beaucoup plus performante que la nôtre : le pays a réalisé en 2014 un excédent commercial de 43 milliards d’euros à opposer aux 58 milliards de déficit de la France.

La discussion qui a suivi la présentation du documentaire fiction, a réuni deux journalistes et deux économistes : Philippe Dessertine et Jacques Sapir. Le premier, bien connu des téléspectateurs, a décrit, la catastrophe que serait la sortie de l’euro. De son côté Jacques Sapir, apôtre de la démondialisation et opposant viscéral à l’euro, exposait ses propositions qui en font l’inspirateur du Front de Gauche, du Front National et de la Lega italienne. Jacques Sapir a annoncé que l’euro ne survivrait pas à 2015, il avait aussi annoncé qu’il ne survivrait pas à 2010, à 2011, à 2012, à 2013 et à 2014. L’année prochaine il annoncera qu’il ne survivra pas à 2016.

Un point particulier montré dans le documentaire fiction et relativement peu commenté est celui du passage entre la situation actuelle et le retour au franc. Jacques Sapir avait lancé l’idée d’un marquage des espèces actuelles en euros pour assurer la transition avec les futures espèces.

Cette procédure a été décrite par quatre journalistes qui proposent de casser l’euro pour sauver l’Europe [2]. Pour la monnaie fiduciaire, « les banquiers devraient apposer sur les billets et pièces en circulation un tampon ‘eurofranc’ ou ‘République française’ ». Ces espèces auraient vocation à être transformées en francs dans un délai de 286 à 315 jours (le Front National propose deux mois).

Il y aura donc quatre types de billets en circulation : 1. Le billet des naïfs, c’est-à-dire celui des Français qui auront été faire tamponner leurs billets à la Banque de France. Ces billets auront vocation à perdre de 20 à 30% de leur valeur, comme leurs rares comptes bancaires non encore vidés de leurs dépôts. Cette opération aurait lieu, selon les quatre journalistes précités, en 48 heures (25 millions de Français aux guichets de la Banque de France) avec une totale surprise, « pour ne pas affoler les marchés un mois avant l’annonce officielle, fixée un vendredi soir à 22 heures (17 heures à Wall Street), quand s’endorment pour le week-end les investisseurs européens et américains, ces enfants terribles des temps modernes » (sic). 2. Le billet euro tout-court qui ne perdra rien. 3. Le billet qui aura été tamponné à l’étranger (dix-huit possibilités), de préférence en Allemagne ou aux Pays-Bas, billet dont la valeur augmentera de 20 à 30%, tout ceci réalisé par des Français manquant d’esprit patriotique, d’où la proposition de Marine Le Pen de fermer les frontières, condamnant les frontaliers à l’expatriation temporaire. 4. Le billet qui aura été tamponné avec un faux tampon imitant celui de l’Allemagne, des Pays-Bas, de l’Autriche… au choix ! Réaliser de faux tampons sera un jeu d’enfant, même pour un faux monnayeur débutant.

Pour les pièces, le programme de tamponnage des billets ne se pose pas, même si le programme du FN prévoit un « poinçonnage ». En effet si les billets sont identiques dans tous les pays de la zone euro, les pièces portent une face nationale. Si donc vous prenez un café-crème avec un croissant et que vous payez avec cinq pièces de un euro, il suffira que le garçon de café applique à chaque pièce le taux de conversion correspondant à sa nationalité. Par contre, le parcmètre ou le distributeur de boissons sur le quai de la gare ne pourra pas faire la différence, par conséquent pour faire baisser le prix du parking, il suffira d’acquérir des pièces en euroescudos.

Une des conséquences dévastatrices va concerner le tourisme. Supposons un tour-operator chinois ou américain qui organise un voyage en Europe. Si ses passagers débarquent à Paris ou dans un autre aéroport français, leurs devises vont être changées en eurofrancs. S’ils débarquent dans un aéroport allemand, on va les changer en euromarks. Pour tenir compte de la dévaluation de 30% de l’eurofranc et de la réévaluation de 20% de l’euromark, en supposant qu’à la veille de l’opération générale il y ait parité entre le dollar et l’ex euro, l’Américain à Paris recevra pour un dollar, 1,30 eurofranc et s’il débarque à Francfort, il recevra 0,80 euro-mark.

L’Américain à Paris a prévu au bout d’une semaine d’aller à Salzbourg en prenant au passage un week-end à Berlin ; à la sortie de France s’il lui reste des eurofrancs il va les convertir en euromarks puis en euroschillings. L’opération pourrait sembler cohérente mais comme la stabilité des taux de change, si elle se produit un jour, ne sera pas assurée avant une période de plusieurs années, le tour-operator fera donc débarquer systématiquement ses passagers dans le pays dont la monnaie prendra de la valeur. Les riverains d’Orly ou de Roissy vont enfin pouvoir dormir au calme.

On pourrait penser aussi au touriste français qui se rend à Weimar pour visiter la maison de Goethe. S’il utilise sa carte de crédit dans un distributeur automatique, celui-ci devra-t-il lui distribuer des euromarks ou des eurofrancs ? Il est certain cependant que ce problème est théorique puisque les Français ne pourront plus utiliser leurs cartes de paiement à l’étranger comme le prévoit le programme du FN. Par contre le Néerlandais qui utilise sa carte bleue à Saint-Tropez va-t-il recevoir des eurofrancs ou des euroguldens ?

Comment s’assurer que le prix demandé pour un produit ne variera pas en fonction du numéraire qui servira au paiement ? On se rappelle qu’en Pologne dans la période précédant la fin du régime communiste, les Polonais devaient payer en dollars pour acheter nombre de produits d’où la célèbre blague « Quelle est la différence entre un zloty et un dollar ? » Réponse : « un dollar ».

Alors on m’opposera que j’affirme l’impossibilité du retour au franc, que le passage à l’euro est définitif. Non, bien entendu, il est tout à fait possible de revenir au franc et d’imposer la nouvelle monnaie à tous les citoyens. On peut s’inspirer de l’histoire, la Révolution française a su imposer les assignats. Dans une première étape, refuser d’être payé en assignats valait la prison, dans une deuxième la peine de mort et finalement avec la loi du 22 prairial an II, le seul fait de demander en quelle monnaie on allait être payé conduisait à la guillotine. Ce fut d’ailleurs la solution adoptée par le IIIe Reich où la détention de devises valait le peloton d’exécution. L’abandon de l’euro et le passage contraint à un franc dévalué est parfaitement possible, il suffit de supprimer les libertés publiques.

Voir en ligne : Photo : CC

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P.-S.

La Volkspolizei (en allemand, la police du peuple) était la police nationale de l’Allemagne de l’Est. Ses officiers étaient couramment nommés les VoPos. Formée à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Volkspolizei disposait d’officiers entraînés comme des soldats et utilisait divers moyens de répression pour dissuader les ressortissants de la RDA de se rendre à l’ouest.

Notes

[1TNS SOFRES. Étude réalisée en face à face, du 29 janvier au 2 février 2015, pour Le Monde, France Info et Canal+, auprès d’un échantillon de 1031 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne de référence) et stratification par région et catégorie d’agglomération.

[2Casser l’€uro Pour sauver l’Europe Franck Dedieu, Benjamin Masse-Stamberger, Béatrice Mathieu et Laura Raim Les Liens qui Libèrent – Paris 2014. 232 pages

Vos commentaires

  • Le 12 mars 2015 à 22:16, par Xavier C. En réponse à : La nostalgie des VoPos

    Amusante, cette idée de marquage ! Et bien tournée en dérision par l’auteur de l’article.

    L’argument fondamental des anti-euro, Jacques Sapir le formule ainsi :

    Il y a des réalités économiques, des spécialisations industrielles, dont les effets s’imposent et s’imposeront, que les politiques le veuillent ou non.

    Sous-prétexte qu’il y a des divergences économiques (spécialisation industrielles, spécialisations sectorielles, etc.), il faudrait une monnaie « nationale ».

    Cependant, avec leur logique, il faudrait aussi des monnaies régionales, voire municipales ! Et même à l’intérieur d’une ville on constate une certaine diversité économique, sectorielle, etc.

    Leur base idéologique, c’est que la monnaie est un outil magique. En réalité, le mieux pour l’économie, c’est une monnaie stable, qui ne se déprécie pas dans le temps.

  • Le 15 mars 2015 à 16:33, par Apostat En réponse à : La nostalgie des VoPos

    Déjà le début de l’article est assez consternant mais la fin tombe dans le grand guignol...La présence de Philippe Dessertine est en soi une blague tant ce prêtre de l’ultralibéralisme bon teint cachetonne davantage qu’il ne travaille (et sa présence régulière à C dans l’air est en soi un brevet d’aplatventrisme).

    Soyons sérieux 2 minutes et essayons d’analyser les choses le plus froidement possible :
    - la situation monétaires des pays européens était-elle formidable avant l’euro. Pas nécessairement, mais elle n’était pas dramatique non plus, et les ajustements réguliers parvenaient peu ou prou à maintenir le système, non sans difficultés parfois, liés aux divergences au sein du SME et à la crise britannique.
    - La situation monétaire après l’euro : sur le plan strictement monétaire (mais est-ce que cela a un sens ?), la situation est également mitigée car l’euro, en se focalisant trop longuement sur la question de l’inflation et en s’alignant sur le DM avec un euro fort à certes stabilisé les échanges (puisque disparition des taux de change) mais fracturé l’UE en asphyxiant les économies du Sud et en plongeant le continent dans la déflation.

    Alors oui, sortir de l’euro peut être une solution, non pas magique, mais qui peut résoudre certains problèmes :
    - rééquilibrer les échanges internes à l’union par le jeu des dévaluation / réévaluations.
    - Permettre une monétisation progressive de la dette et de ses intérêts par une émission régulière (50 milliards par an par exemple), ce qui soulagerait clairement l’effort liée à la remise en ordre des finances.
    - Ajuster les balances commerciales : le taux, faible, de l’euro actuel est un niveau assez adapté à l’économie française et la dévaluation serait assez modeste, ; loin des 30% ridicules évoqués (ça c’est pour l’Espagne) mais plutôt autour de 10%, avec un réévaluation importante du Mark. —> cela permettrait notamment d’accompagner une mutation des modes de consommation : la dépréciation rendrait les produits importés plus chers vis à vis des pays à monnaie forte ou hors zone euro et permettrait une relocalisation partielle dans certains secteurs mais surtout briserait le cycle de surconsommation favorisé par les cout bas (dans l’électronique par exemple), voire pourquoi pas (mais plus difficile, par effet de rebond, de favoriser de meilleures conditions de travail/hausse de salaires dans les pays sources.

  • Le 15 mars 2015 à 17:28, par Apostat En réponse à : La nostalgie des VoPos

    (suite)

    La question est donc plutôt "que fait-on" ? Continuer avec l’euro et mourir à petit feu ou trouver une solution alternative. Le problème autour de l’euro n’est en réalité pas tant économique qu’idéologique. Les partisans de l’euro le défende en réalité pour le symbole, celui d’un glissement fédéral et non pas pour son efficience économique. L’euro est une monnaie mal fichue (inadaptée à la moitié des économies qui la compose), anti-démocratique (banque centrale indépendante, n’hésitant pas d’ailleurs à outrepasser ses attribution ou à jouer le long de la ligne jaune pour sauver le bébé) et sous influence (allemande mais pas uniquement), et sans légitimité historique ou culturelle.

    Bref, sortir de l’euro n’est en rien une baguette magique, et l’est d’autant moins que l’acharnement à nous y maintenir rend l’effort toujours plus difficile, comme le blessé dont les forces s’épuisent peu à peu.

    Alors on m’opposera que j’affirme l’impossibilité de rester dans l’euro, qu’en sortir est obligatoire. Non, bien entendu, il est tout à fait possible de rester dans l’euro d’imposer la vieille monnaie à tous les citoyens. On peut s’inspirer de l’histoire et comme en 71 ou Nixon met en place une réforme qui va permettre progressivement d’imposer le dollars au monde, l’UE impose l’euro aux nations d’Europe par la peur et la désinformation, bref, le coup de force (voir Attali) On peut conserver l’euro, il suffit de mentir au peuple ! Caricatural ?

    Aller, c’est cadeau, parce que finalement, cet homme n’incarne-t-il pas tout ce que vous défendez ? "« Ce qui n’était pas prévu, c’est que les peuples puissent refuser ce que proposent les gouvernements. » (Michel Rocard, International Herald Tribune, 28.7.92)" « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie » (Michel Rocard, Ouest-France, 27.8.92)

    « Si le Traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, RTL, 30.7.92)

    « Le traité d’union européenne se traduira par plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité. » (Michel Sapin, ministre socialiste des finances, Le Figaro, 20.8.92)

    Faudra pas oublier de rappeler à tous les Européens que la croissance est là, bêtas comme ils sont ils n’ont même pas remarqué !

  • Le 17 mars 2015 à 15:03, par Jacques Fayette En réponse à : La nostalgie des VoPos

    Pour répondre à Apostat je fais remarquer que sur un an, l’euro a baissé, selon le cours de ce jour, de 23,58% et simultanément nos exportations hors UE ont baissé ! Un de nos principaux déficits bilatéraux est avec l’Italie, il faudrait donc dévaluer vis-à-vis de l’euro-lire pour exporter des machines textile, des robots et autres biens d’équipement que nous ne savons plus fabriquer. Croire que les flux de marchandises et de services suivent automatiquement le cours des monnaies relève d’une économie politique illusoire. Les déséquilibres internes à la France sont au moins aussi importants que les déséquilibres intra-européens. L’euro a été conçu comme un moyen d’accélérer la construction politique européenne et on ne l’a pas fait, la France de droite et de gauche en porte la principale responsabilité avec ses non à Schaüble-Lamers et Joschka Fischer entre autres. Quant à dire que la BCE fonctionne sous influence allemande, c’est une vaste contre-vérité, en deux ans Mario Draghi a fait avancer l’Allemagne là où elle avait juré de ne jamais aller. Lisez un peu la presse allemande. Dire aussi qu’elle est anti-démocratique par ce qu’indépendante n’a rien à voir avec le sujet. L’organisme le plus sévère pour la politique budgétaire française est la Cour des Comptes, ses membres sont-il élus ? Si vous voulez aller dans le sens de Madame Le Pen, trouvez de meilleurs arguments.

  • Le 17 mars 2015 à 22:34, par Xavier C. En réponse à : La nostalgie des VoPos

    Tant qu’on considérera une monnaie comme un problème ou une solution, on ne sortira pas de l’auberge. La seule chose qui compte, c’est que la monnaie soit stable. Le reste, c’est du blabla, de la pensée magique.

    Quand on dit « il faut dévaluer un peu pour soulager les finances publiques », on a un train de retard : ce n’est pas à cause de la monnaie si les finances publiques doivent être soulagées, c’est parce qu’à un moment donné on a trop dépensé. Dans le cas des pays surendettés, c’est « on a trop dépensé de manière chronique ». Dans le cas de la France, c’est « on a trop dépensé depuis 30 ans et on n’est pas capable d’arrêter... »

    La monnaie n’est qu’un outil d’échange, qui représente une certaine valeur. Lorsqu’une économie s’effondre (URSS par exemple), c’est le dollar US qui est utilisé. Au Kosovo c’est l’euro. À chaque fois que l’État tente de refourguer sa monnaie qui ne vaut rien (on voit cela par exemple en Nouvelle-France avec les monnaies de carte), les gens trouvent une alternative et organisent leurs échanges avec autre chose.

  • Le 17 mars 2015 à 23:48, par Apostat En réponse à : La nostalgie des VoPos

    M. Fayette,

    - Je note que l’euro a baissé de presque 30% (ce qui est une bonne chose) et pourtant aucune des apocalypses liés à la dévaluation n’a montré le bout de son nez (les épargnants ont donc perdu 30% de pouvoir d’achat hors zone euros, de même que les entreprises etc...mais pas de catastrophe). Vous vous égarez quand vous affirmez que je prétends faire de la monnaie un outil magique, je n’ai jamais rien dis de tel pour la simple raison que je le sais pertinemment. Pour autant l’effet monétaire est loin d’être négligeable (ce pas pas pour rien que les principales puissances extra-européennes on laissé filer leur monnaie ces derniers temps). Quant au déficit commercial, c’est une observation qui n’a de valeur que lorsqu’on met en lien la balance, mais aussi la conjoncture nationale et internationale, le tissu économique etc...Les États-Unis sont encore largement déficitaire sans que cela pose un problème. Il s’agit simplement de rétablir une sorte d’équilibre des échanges via la monnaie, mais les réformes internes ne sont pas écartées (formation pro par exemple).

    Ensuite vous acquiescez le fait de la construction de l’euro ne répondait pas à un objectif économique mais à un "agenda" comme disent nos amis anglo-saxons à visée intégrationniste. On a donc déguisé sous de fausses promesses économiques un projet fédéral qui n’avait pas le courage de s’afficher clairement. Ce n’est qu’une des nombreuses manipulations de ce type hélas qui jalonnent la construction européenne. (Attali : « bien engagés à faire en sorte que sortir ne soit pas possible. On a soigneusement oublié d’écrire l’article qui permet de sortir… » « C’est peut-être pas très démocratique , c’était une grande garantie pour rendre les choses plus difficiles ; pour nous forcer d’avancer… ».)

    La BCE a très clairement été sous influence allemande pendant très longtemps et, il est vrai, Draghi, a pris des initiatives critiquées outre-Rhin ces derniers temps, par une lecture d’ailleurs très "lâche" des attributions et objectifs assignés à la BCE, etpar des moyens plutôt croquignolesques : faire tourner la planche à billet en injectant un maximum de liquidités, précisément ce qui est reproché aux tenants d’une sortie de l’euro en cas de retour aux monnaies nationales.

    Enfin, je ne crois pas faire insulte à votre intelligence en vous faisant remarquer que la cour est un organe consultatif et non décisionnaire ce qui n’est pas le cas de la BCE qui contrôle ni plus ni moins qu’un des principaux leviers économique, et donc de souveraineté, et où donc, là, l’indépendance pose problème.

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