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Les Ecossais ont dit no

, par Les Jeunes Européens - France

Au lendemain du référendum historique de l’Ecosse, qui s’est prononcée sur son indépendance, et à l’annonce des résultats. Les Jeunes Européens - France réagissent aux résultats et formulent leurs souhaits pour l’avenir du Royaume-Uni.

Hier, 18 septembre 2014, l’Ecosse a refusé son indépendance, préservant ainsi le Royaume-Uni d’un séisme historique. - Fr Lawrence Lew, O.P.

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Prenant acte du vote des citoyens écossais et du débat démocratique qui a animé ces dernières années la société civile écossaise, britannique et européenne, nous, les Jeunes Européens - France appelons au respect du choix des Écossais. Le non remporte ainsi le référendum écossais par 55,42 % contre 44,58 % pour le oui.

Nous saluons le débat démocratique et apaisé, qui a traversé l’Europe pendant deux ans à propos de l’indépendance écossaise. Ce débat a soulevé de nombreuses questions dans plusieurs pays européens, ainsi qu’au cœur des institutions de l’Union. Il a également suscité le débat parmi les fédéralistes européens et un questionnement sur la compatibilité des mouvements indépendantistes et du fédéralisme européen. La place de la jeunesse dans le débat autour de l’indépendance est à saluer, tout comme l’important taux de participation du scrutin, dépassant les 85%, un scrutin qui a passionné les Écossais et les Européens.

Nous prenons également acte des promesses de fédéralisation du Royaume-Uni portées par le gouvernement britannique et les partis d’opposition. Ces promesses ne doivent pas rester lettre morte. Une fédéralisation accrue du Royaume-Uni permettrait de rapprocher les citoyens de leurs instances de décisions, ce qui participe à rendre plus effective la démocratie. L’Ecosse, qui n’a pas souhaité se désolidariser du Royaume-Uni, doit pouvoir accroître son autonomie dans l’union britannique, tout comme les autres nations du Royaume-Uni.

Nous, Jeunes Européens - France, saluons la démarche des citoyens écossais et prenons acte de leur choix. Nous veillerons à ce que les prises de position pour une fédéralisation accrue du Royaume-Uni soient suivies d’actes concrets.

Voir en ligne : Les Jeunes Européens - France

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Vos commentaires

  • Le 19 septembre 2014 à 09:50, par Ferghane Azihari En réponse à : Les Ecossais ont dit no

    N’oublions pas que les électeurs n’étaient pas tous Ecossais. Il semble important de préciser que ceux qui pouvaient voter étaient :

    les citoyens britanniques résidant en Ecosse

    les citoyens des 52 autres membres du Commonwealth résidant en Ecosse

    les citoyens des 27 autres pays de l’Union européenne résidant en Ecosse

    les membres de Chambre des Lords résidant en Ecosse, les membres des forces armées britanniques enregistrés sur les listes électorales écossaises

    Et oui, il ne s’agissait pas d’un scrutin nationaliste. Dans ces conditions, le déroulement et l’organisation de cette campagne étaient exemplaires.

  • Le 20 septembre 2014 à 17:40, par Jean-Luc Lefèvre En réponse à : Les Ecossais ont dit no

    Vu de Belgique, le pays du surréalisme, je partage l’opinion de Ferghane : nous avons assisté en Ecosse à une campagne électorale exemplaire. Elle est de nature à redorer le blason de nos démocraties européennes trop souvent formelles, cadenassées par les partis politiques et sevrées de débats de société au profit des petites phrases assassines, des rancoeurs dignes des bacs à sable de nos cours de récration en école.

    Ce referendum écossais avait d’abord le mérite d’exister, ce qui est impossible dans ce que l’on appelle encore la démocratie belge, où des partis revendiquent, plus ou moins masqués, plus ou moins explicites, l’indépendance de leur région et cartonnent lors des scrutins alors que leur électoral ne souhaite pas l’indépendance !

    De telles consultations populaires sont impossibles chez nous parce que la classe politique est tétanisée par les résultats de l’unique prise de température citoyenne, en 1950 ( pour ou contre le retour du roi Léopold III), avait débouché sur le constat cruel d’un fossé entre le nord et le sud du pays. Soixante ans plus tard, l’hypocrisie règne toujours, qui explique la perte de confiance dans les institutions et un certain climat délétère !

    Une chose est sûre. Quand l’Ecosse, ou la Catalogne... feront le choix de l’indépendance, ce sera de manière transparente et évidente pour tous. En Belgique, nous assisterons à la dilution lente de l’état, comme celle de l’aspirine dans un verre d’eau. Moins douloureux, peut-être, plus anesthésiant certainement, anti - démocratique dans tous les cas !!!

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