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« Non » au Grexit, « Oui » à une véritable Union économique et politique

, par Union of European Federalists, JEF Europe, Les Jeunes Européens - France

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Les Jeunes Européens Fédéralistes prennent position appelant à la conclusion d’un accord urgent permettant le maintien de la Grèce dans la zone euro et à une réforme en profondeur de la gouvernance d’Eurozone pour la faire évoluer vers une union intégrée et démocratique.

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Les Européens doivent rester soudés en ces temps difficiles.

Les doutes concernant le futur de la Grèce dans la zone euro doivent être dissipés. L’euro est irréversible. Un accord doit être conclu. La mise en place de réforme en Grèce est urgente. Cela doit être accompagné d’un soutien au niveau européen et d’investissements pour booster la croissance.

Ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est beaucoup plus que le futur de la Grèce. La zone euro manque de pouvoirs, d’outils et de ressources nécessaires pour empêcher et gérer les déséquilibres économiques et se retrouve exposée à la fragilité de ses économies les plus faibles.

Il est indispensable que les institutions de la zone euro bénéficient de plus grands pouvoirs. Les Etats membres doivent accélérer la transformation de l’eurozone en une véritable union économique et politique.

Des mesures urgentes doivent être prises pour compléter l’Union bancaire, mettre en oeuvre l’Union des marchés de capitaux, mais surtout pour créer un budget de la zone euro, avec des ressources adéquates propres, afin d’empêcher et de gérer les déséquilibres économiques à travers la zone.

La démocratie doit être au coeur de tout renforcement de la zone euro. La gouvernance de la zone euro doit cesser de passer par des négociations intergouvernementales opaques entre des ministres seulement préoccupés par leurs circonscriptions nationales. Elle doit tendre vers un système transparent avec un gouvernement démocratique et responsable, et une implication de la Commission européenne et du Parlement européen au coeur du processus.

Les États membres doivent voir la réforme des traités comme une opportunité, et non comme une menace.

L’Union européenne doit rester un projet d’unité et de solidarité.

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P.-S.

#NoGrexit #YesFederation

Un communiqué à retrouver sur le site de l’UEF-France.

Vos commentaires

  • Le 12 juillet 2015 à 14:52, par Jean-Luc Lefèvre En réponse à : « Non » au Grexit, « Oui » à une véritable Union économique et politique

    Les Jeunes Fédéralistes Européens ont raison. L’Europe doit « rester un projet d’unité et de solidarité ». Etre fidèle au « logos » des Pères fondateurs, mais comment ? En se cramponnant à des images dépassées d’un vieux couple franco-allemand au bord du divorce ou en accordant à chacun, quel que soit son poids démographique ou financier, une place égale dans l’appareil institutionnel et les procédures décisionnelles ? Quelle image d’unité et de solidarité donnons-nous aujourd’hui, sinon celle des intérêts nationaux bien compris ? Le vieux couple a pris corps dans un contexte historique déterminé, avec des géants conscients que leurs initiatives heurteraient l’intérêt des citoyens qu’ils représentaient ( pactiser avec les Teutons belliqueux pour les uns, s’humilier économiquement avec les vainqueurs de la guerre pour les autres), avec quelques partenaires qui avaient été les victimes expiatoires des rivalités des deux grands...Le vieux couple a pris un coup de vieux, quand il n’a pas renoué avec la nostalgie du passé...L’heure est venue pour lui de passer la main, de céder le flambeau aux enfants...Humiliation ? non, lucidité ! Faiblesse ? non, grandeur !

  • Le 29 juillet 2015 à 08:11, par tralilou En réponse à : « Non » au Grexit, « Oui » à une véritable Union économique et politique

    Plus de démocratie dites vous, dans une eurozone devenant en somme une Europe restreinte. Vous êtes sérieux quand vous parlez de plus de démocratie ? J’ai lu votre article, et à aucun moment vous ne parlez de revenir sur les traités fixant le Dogme Euro. Vous pouvez faire le parlement que vous voulez, les élections que vous voulez : si le cadre économique reste la prison actuelle, vos agitations démocratiques se termineront en eau de boudin, puisque votre parlement eurozone souhaité ne serait qu’une chambre d’enregistrement des critères du Dogme. La seule solution est de revenir sur les traités qui ont inscrit dans le marbre l’austérité destructrice d’emplois et destructrice des peuples. A défaut, tout est du vent...et vous le savez très bien.

  • Le 29 juillet 2015 à 08:35, par tralilou En réponse à : « Non » au Grexit, « Oui » à une véritable Union économique et politique

    (suite). Autre point (en dehors du dogme des traités que vous avez oublié). Vous reprenez dans cet article la proposition de Hollande de créer une zone euro restreinte, avec un parlement et un budget. Qui en fera partie ? Selon Hollande F-D-NL-Benelux-Italie.

    Magnifique initiative, qui nous a fâché avec l’Espagne que la France lâche en rase campagne. Mais en dehors de cette anecdote, qui selon vous ferait partie de cette eurozone regroupée et restreinte ? De quel droit la France se permettrait-elle d’imposer une telle eurozone sans les pays Baltes, la Lithuanie ou la Slovaquie ? La France a plus de 2000 milliards d’euro d’endettement, quasiment 100% du PIB (à peu de choses) : croyez vous vraiment qu’une eurozone restreinte se ferait avec ce boulet ? Croqyez vous sincèrement que Merkel ne choisira pas plutôt les pays qui respectent le Dogme euro (NL-Benelux, mais aussi Finlande, pays Baltes et Slovaquie) ?

    De plus, dans cette eurozone restreinte, dont la France ferait partie, selon vous, quel serait son poids, face à des pays qui font bloc avec l’Allemagne sur le Dogme imposé par les traités que nous avions refusé par référendum et qu’on nous a imposé (magnifique exemple de la « démocratie » version UE).

    Voyez vous, s’il y a eurozone regroupée, à mon avis, la France doit tout faire pour ne pas en faire partie, de sorte à s’affranchir du dogme austérité, et que la France puisse mener sa politique économique de relance par la consommation. A défaut, vous ne faites que souhaiter livrer notre pays pieds et mains liées aux autocrates Bruxellois, qui plus est, en nous enlevant toute possibilité d’indépendance nationale...

    L’Europe va vers le moins disant social, le moins disant culturel, le moins disant démocratique : soit il faut de nouveaux traités, soit il faut en sortir...et vite !

  • Le 29 juillet 2015 à 10:38, par Hervé Moritz En réponse à : « Non » au Grexit, « Oui » à une véritable Union économique et politique

    Si un Parlement de la zone euro est créé, il faudra une révision des traités ou la signature d’un nouveau traité. Il se pourrait bien que le « dogme euro » (auquel je ne crois pas, puisque tous les pays ont enfreint les règles sans aucune sanction à la clé) ne figure plus dans les nouveaux traités. Et même s’il y figurait, il y aurait au moins une institution politique exerçant un contrôle démocratique sur la gouvernance de la zone euro, institution qui pourrait mettre un terme à l’austérité et à la rigueur acharnée. Aujourd’hui, le Parlement n’a rien à dire, malgré ses appels pour une politique prenant notamment en compte la situation sociale de la Grèce.

    Nul n’indique non plus que la France choisirait les membres d’un Parlement de la zone euro (peut être une formation au sein de l’actuel Parlement européen). Comme l’indique son nom, ce sera l’ensemble des 19 pays de la zone euro qui en seront les membres. Jamais un Etat membre n’a dessiné une zone d’intégration renforcée en excluant d’autres partenaires. Quand la CECA a été créée, seules la France et l’Allemagne devaient signer. C’est finalement 6 Etats qui ont ratifié le traité, des Etats volontaires. On ne force par un gouvernement à signer un traité, on ne l’exclut pas non plus.

  • Le 30 juillet 2015 à 09:06, par tralilou En réponse à : « Non » au Grexit, « Oui » à une véritable Union économique et politique

    Vous dites : "Si un Parlement de la zone euro est créé, il faudra une révision des traités ou la signature d’un nouveau traité". Ben pourquoi ? Je veux dire, il y aurait bidouillage de traités, mais le Dogme euro restera.

    Par contre là où je ne vous suis plus, c’est quand vous refusez l’idée proposée par Hollande d’une eurozone restreinte. Vous voyez donc ce changement avec tous les pays de la zone euro ? Mais alors, a quoi sert cette modification ? En effet, pourquoi changer les traités, puisqu’il existe déjà des mécanismes de décision : en effet en cas de blocage de l’eurozone (où chaque pays a 1 voix quel que soit son poids les décisions se prenant à la majorité absolue), il y a alors réunion de l’eurozone et du MES : chaque pays à un poids qui correspond à sa contribution au MES, et les décisions se prennent à la majorité relative.

    Quand au refrain de mettre le politique au coeur de l’Europe, dites moi si je me trompe : l’eurozone est constitué par les ministres de finances de la zone euro. Ce sont des gens élus, politiques, qui n’ont rien à voir avec les autocrates bruxellois. A moins d epenser que la voix d’un ministre membre d’un gouvernement élu serait moins "démocratique" que celle d’un député ? De même, la Commission a certes un grand rôle, mais aucune décision n’est prise sans l’accord de tous les chefs d’Etats (le Conseil) et il me semble que là encore, on a du politique et de la démocratie.

    Le vrai problème est que les hommes politiques, députés, chefs d’Etat se couchent devant la volonté ultralibérale de l’Europe, acceptent tout, et prétendent dans leur pays que c’est l’Europe qui m’oblige. Le jour où les hommes politiques seront enfin dignes de ce nom, ils diront simplement Non aux décisions qu’on veut imposer. Un exemple : la directive travailleurs détachés, acceptée par tous les gvt, qui devant le tollé créé, ont tous dit "c’est pas nous, c’est l’UE" : lâches et menteurs en plus.

    Dernier point, vous écrivez : "le « dogme euro » (auquel je ne crois pas, puisque tous les pays ont enfreint les règles sans aucune sanction à la clé) " : vous devriez dire cela à Chypre, à l’Espagne, au Portugal, à la Grece...à mon avis ils n’ont pas cette même approche

  • Le 31 juillet 2015 à 10:04, par Hervé Moritz En réponse à : « Non » au Grexit, « Oui » à une véritable Union économique et politique

    Je maintiens mes propos. Et je rappelle qu’aucun ministre n’est élu ministre, y compris en France. Ils n’ont donc pas plus de légitimité qu’un commissaire européen, alors que vous semblez les aligner sur des plans de légitimité différents. Je rappelle aussi que le président de la Commission a été investi par la majorité au Parlement européen, élu directement par les citoyens européens. C’est donc une élection présidentielle indirecte, ce qui a nourri la démocratie de plusieurs pays y compris la France jusqu’à la réforme de la Ve République.

    Dans les journaux, il est bien question d’une réforme de la gouvernance de la zone euro. Et la France ne s’est pas démenée pour sauver la Grèce, pour ensuite la laisser sur le carreau lors d’une phase d’intégration renforcée de l’Eurozone. La réforme de la gouvernance, c’est changé les méthodes de décision, notamment en interrogeant la légitimité démocratique des mesures prises par les conseils européens successifs pendant la crise et l’efficacité de ces réunions. Il s’agit d’établir un gouvernement de l’Eurozone, une meilleure intégration politique qui doit permettre de mieux diriger les éléments issus de l’intégration économique de la zone, certains parlent même d’une intégration sociale renforcée en cas de gouvernance politique plus forte.

  • Le 31 juillet 2015 à 10:10, par Hervé Moritz En réponse à : « Non » au Grexit, « Oui » à une véritable Union économique et politique

    Dernier point, l’Europe n’impose rien et surtout pas dans la crise de la zone euro, puisque sa gouvernance est le fruit d’un strict système intergouvernemental. Les Etats y sont tout puissants, y font la guerre et rivalise de chamailleries. Qui peut représenter au mieux l’intérêt de l’ensemble des citoyens européens ? Pas que des citoyens, grecs, allemands, finlandais ou espagnols... Une instance supranationale et non un agrégat de représentants nationaux. Pour mettre fin à des négociations belliqueuses, il faut renforcer la voix d’instances conciliatrices, dont la Commission européenne (qui n’a pas de pouvoir de décision, je le rappelle, donc les technocrates de Bruxelles qui imposent ça n’existe pas, puisque le Conseil doit approuver) et un éventuel Parlement de la zone euro.

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