Le Taurillon : Depuis les années 1950, Strasbourg accueille des sessions parlementaires au sein du conseil de l’Europe puis du Parlement européen. En 1990, Catherine Trautmann, alors maire de Strasbourg, lance un concours international d’architecture pour la construction d’un nouvel hémicycle à Strasbourg que votre équipe d’architecture et studio remporte. Est-ce que vous pouvez revenir sur le contexte de ce projet ?
Rodo Tisnado : Je suis architecte chez Architecture-studio, une grande agence d’architecture internationale. On a commencé en 1970. Nous étions jeunes comme vous, et on s’est associés pour faire de l’architecture extraordinaire. On voulait changer le monde. Nous étions à Paris, donc on faisait de l’architecture parisienne, pour Paris. Et on ne sort de Paris, dans les autres villes en France ou dans les capitales, que pour faire des choses extraordinaires.
Ainsi, on s’inscrit dans les grands projets en dehors de Paris, en France. Avec mes associés, nous avons appris la création d’un Parlement européen à Strasbourg, un projet colossal avec une salle de 700 sièges et une surface annoncée de 200 000 mètres carrés. De nombreux architectes ont pensé qu’il y avait une erreur dans l’annonce, ils ne croyaient pas au fait que cela soit un projet de 220 000 m2. Ils imaginaient un projet de 20 000 m2 et ne se sont donc pas inscrits.
Nous, comme on avait bien lu, on s’est inscrits et avons été retenus, on a présenté notre projet. Et on a été retenus parce qu’on avait déjà des références en projets architecturaux de grande envergure.
Le Taurillon : Vous mentionnez vos références, qui ont joué un rôle déterminant pour être retenus. Pouvez-vous nous dire combien de temps a duré la préparation de ce projet d’envergure, et à quel moment avez-vous su que vous étiez effectivement sélectionnés ?
Rodo Tisnado : On avait la trentaine passée quand on a commencé à travailler et en 1970, c’était une époque très difficile parce qu’il y avait la crise du pétrole, l’économie était mise à mal, etc. Nous, on tenait bon, on faisait des projets dans Paris, des écoles, des bâtiments etc. Et on a commencé à s’intéresser à la politique de l’architecture. Parce que l’architecture sert la société, on s’est dit qu’il fallait travailler pour le futur. À l’époque de Giscard d’Estaing, un projet à Paris est sorti, le musée des arts et techniques. On a été retenus avec une vingtaine d’architectes. Nous étions, comme un critique avait dit “les chiots”. On a été maltraités dans ce projet, mais cela nous a servi de référence, pour être retenu sur le projet du parlement.
Puis Mitterrand est passé au pouvoir, il voulait changer l’architecture. Ainsi, on a participé à son grand projet, l’Institut du Monde Arabe. On était une petite agence de trois personnes plus nos secrétaires, nous étions quatre. Nous nous sommes associés avec d’autres petites agences, dont trois architectes : Jean Nouvel, Gilbert Lèzenes et Pierre Soria. Ce bâtiment ne fait que douze mille mètres carrés, contre les 220 000 du Parlement européen. Et pourtant, l’Institut a marqué l’histoire de l’architecture.
Très rapidement, notre croissance nous a conduits à intégrer des projets d’envergure, si bien que la situation initiale n’était plus tenable. Nous avons alors commencé à prospecter, jusqu’à faire l’acquisition d’une ruine au cœur de Paris, que nous avons transformée en agence. Ce lieu, par sa superficie, nous permettait d’accueillir des chantiers de grande ampleur. J’aime rappeler que de petites feuilles n’inspirent que de petits projets . Pour penser et concevoir de grandes réalisations, il faut de l’espace, pour étaler les dossiers, dérouler les plans à l’échelle zéro. Ce bâtiment a ainsi vu naître, dessinés à la main, dix mille plans à l’échelle zéro.
Le Parlement, lui, est le grand palais de l’Europe : il a contribué à transformer le continent. Les individus le découvrent, l’explorent, et certains le préfèrent à d’autres grands bâtiments. Cela montre que l’architecture a un rôle concret, qu’elle touche et influence ceux qui la vivent. Gagner le concours de l’Institut du Monde Arabe, c’était déjà un immense projet, le plus petit des grands projets, mais l’un des plus marquants de l’histoire contemporaine. Là, il s’agissait de montrer la modernité, la culture et l’intelligence françaises, à travers la technologie et la lumière. Pour un grand projet, il faut normalement trois à six mois de préparation. Pour l’Institut, nous avons dû tout réaliser en seulement trois semaines. Et ce succès nous a permis de décrocher ensuite le concours pour le Parlement européen, un projet deux cents fois plus grand.
Le Taurillon : Est-ce que la proximité politique entre Catherine Trautmann [maire de Strasbourg de l’époque] et François Mitterrand, et le fait que vous vous sentiez aussi plus en place avec cette vision de l’architecture, est-ce que ça vous a aussi encouragé à vous lancer sur ce projet-là ?
Rodo Tisnado : Non, nous ne faisons pas de politique. Mais pour ce projet, elle [Catherine Trautmann] a obtenu la garantie de l’État pour financer cette opération municipale de dimension quasi planétaire. Un projet de cette envergure ne peut pas être organisé par l’État seul : il faut un moteur, un ministre… Et Mitterrand avait besoin de la tête et de la volonté de Mme Trautmann, qui ne voulait pas que Strasbourg perde le siège du Parlement. Nous avons travaillé dans les bâtiments du Conseil de l’Europe des années 50, une journée par mois, pour comprendre l’institution et son fonctionnement. Ensuite, nous avons tout conçu pour le nouveau Parlement.
Le bâtiment du bureau existait déjà, il a donc fallu créer une passerelle pour relier les deux. Le point de départ restait l’entrée existante, et nous avons réussi à nous insérer au centre de la cour pour que l’ensemble s’articule harmonieusement. Un autre enjeu majeur était l’intégration urbaine : il fallait prendre en compte les carrefours et le réseau routier existants, notamment vers l’Allemagne, pour que le bâtiment s’inscrive naturellement dans la ville.
Nous savions également que Mme Trautmann s’était engagée à faire aboutir le projet dans un délai très court. C’est ce que j’appelle le “temps politique” : personne n’aurait cru à un projet annoncé pour dans trente ans. Il fallait que tout soit réalisable en trois ou quatre ans. C’est un peu comme lorsqu’on achète une maison : on veut du concret rapidement. Mais un architecte a besoin de temps. Rien que pour concevoir une maison, il faut au minimum une année. Ici, il fallait s’y mettre immédiatement et proposer les meilleurs projets possibles.
Nous avons alors commencé par une question simple : “Qu’est-ce que l’Europe ?” Si nous devions concevoir une maison pour l’Afrique, l’Océanie ou l’Amérique, comment les définir ? Pour bâtir la “maison de l’Europe”, il fallait d’abord comprendre qui allait y habiter.
Le Taurillon : Lorsque vous parlez de “la maison de l’Europe”, imaginez-vous un espace symbolique, presque utopique, ou une architecture capable, par sa forme et sa lumière, d’incarner physiquement la coexistence européenne ?
Rodo Tisnado : Quand nous parlons de la maison de l’Europe, il ne s’agit pas d’une utopie abstraite, mais d’un projet très concret. Chez Architecture Studio, nous ne concevons pas de maisons individuelles, car une maison est une aventure infinie. Il faut penser à des milliers de détails : la taille de la cuisine, l’orientation du salon, les chambres… Nous préférons penser à des espaces collectifs, à des palais, où les formes doivent accueillir la pluralité et permettre la rencontre.
Bâtir le palais de l’Europe, c’était d’abord comprendre ce qu’est l’Europe : une mosaïque de cultures, de langues, de voix différentes. L’enjeu n’était pas d’imposer une unité rigide, mais de créer un espace où ces différences puissent coexister et dialoguer.
Pour penser cette coexistence, nous avons cherché une image qui parle à tous : comme dans une grande équipe sportive, chaque ville, chaque acteur européen apporte ses forces, ses spécificités, parfois sa lutte pour exister, mais tous contribuent à un même jeu collectif. Le défi est moins d’avoir les plus grandes stars que de bâtir un stade où chacun peut jouer sa partition dans le respect des autres. Cette métaphore sportive est une manière de réfléchir à la grande invention européenne : comment faire vivre ensemble des personnes différentes, les faire coopérer, débattre, et s’accepter malgré leurs différences ? Les Grecs, dans l’Antiquité, avaient déjà posé les bases en créant des espaces de délibération ouverts, où la démocratie prenait corps par la participation et l’égalité de tous. Petit à petit, la démocratie s’est installée, et elle repose sur l’égalité et la participation. En France, par exemple, la démocratie a mis des siècles à se mettre en place pour tous les citoyens, hommes et femmes.
Le Taurillon : La démocratie repose sur des principes comme la transparence et la participation. Comment ces valeurs centrales ont-elles influencé vos choix architecturaux dans la conception des espaces du Parlement européen ?
Rodo Tisnado : Pour traduire la notion de transparence, nous avons cherché à représenter ce qu’elle signifie concrètement : la clarté du comptage des voix, ainsi que des espaces à la fois protégés et ouverts, permettant aux institutions de fonctionner de manière efficace et démocratique. C’est à partir de ces principes que nos formes architecturales se sont dessinées.
Le bâtiment s’ouvre largement vers l’extérieur grâce à une immense façade vitrée de 13 000 mètres carrés, véritable symbole de la transparence démocratique de l’Union européenne. Cette transparence matérielle illustre la volonté que le Parlement soit accessible, visible et compréhensible pour tous. Le pouvoir, lui, ne repose pas sur une concentration unique entre les mains d’un roi ou d’un empereur, mais s’exerce à travers plusieurs centres décisionnels qui interagissent et s’équilibrent. Ce polycentrisme du pouvoir favorise la démocratie en faisant émerger des contre-pouvoirs, en encourageant le dialogue entre acteurs divers et en évitant la concentration autoritaire. Plus les centres de pouvoir sont nombreux et décentralisés, plus les décisions reflètent la pluralité des intérêts et renforcent la participation citoyenne.
Il fallait donc trouver un équilibre : pas un polyèdre infini, mais pas non plus un simple cercle centralisé. L’ellipse et ses espaces complémentaires permettent ce dialogue. Ces formes s’inspirent de la nature et des interactions entre les éléments complémentaires : elles symbolisent l’action et la coopération plutôt que le contrôle absolu.
Dans le cadre du Parlement européen, tous ces éléments se traduisent dans l’ordre et l’organisation du bâtiment. Le bâtiment est immense, un vrai palais, et il est conçu pour accueillir et faire fonctionner une communauté de 5 000 personnes. On ne peut pas simplement construire 5 000 bureaux comme à New York ; il faut penser aux interactions et à la circulation. Par exemple, certaines salles, comme la salle tripartite, servent à gérer des réunions spécifiques entre le Luxembourg, Bruxelles et Strasbourg. Chaque espace répond à une logique très précise.
Le Parlement est un palais mais aussi un outil fonctionnel. Chaque décision de conception, chaque espace, chaque forme a été pensée pour refléter et soutenir la démocratie européenne, tout en permettant aux institutions et aux citoyens de dialoguer et de coopérer au quotidien.
Le Taurillon : Le Parlement européen réunit des profils très divers : présidents, représentants, fonctionnaires, agents d’entretien, visiteurs… Comment avez-vous pensé cet espace pour permettre à toutes ces personnes de cohabiter ?
Rodo Tisnado : Il y a neuf circuits de hiérarchie différents. Le plus important, c’est la direction : le président peut aller partout, jour et nuit, sans restriction. Les couloirs et parcours de circulation permettent de travailler efficacement, sans gêne ni interférence. Même dans des situations exceptionnelles, comme des crises sanitaires, le fonctionnement reste garanti. Ensuite viennent les représentants : ils peuvent se déplacer librement, sauf dans les zones réservées à la direction, où l’accès se fait uniquement sur invitation. Ensuite, on a les fonctionnaires, les agents d’entretien, les chauffeurs… Chaque groupe a son circuit. Et puis il y a les visiteurs et les touristes : ils peuvent se déplacer, mais de manière contrôlée. Pour visiter l’entièreté du parlement, il faudrait faire 14 kilomètres, donc personne n’a vu tous les recoins du Parlement.
Tout cela était prévu dans le programme et il a fallu interpréter ces règles pour que le bâtiment fonctionne pleinement. Chaque parcours garantit que le bâtiment puisse fonctionner comme une véritable “ville” avec ses quartiers et ses usages spécifiques.
La contrainte de terrain était également cruciale. Si ce projet avait été implanté sur 30, 50 ou 60 hectares, comme certains campus universitaires en Allemagne, on aurait pu s’étendre horizontalement. Mais à Strasbourg, il fallait créer plusieurs niveaux, plusieurs étages, comme des plans de ville superposés, pour intégrer toutes les fonctions. Il y a cinq, parfois dix étages, chacun abritant des fonctions différentes, masquées dans la structure pour que tout s’articule harmonieusement. Et pourtant, le seul élément vraiment visible reste l’hémicycle, symbole du Parlement, que l’on peut comparer à un œuf, un cœur central autour duquel tout s’organise.
Le Taurillon : Quelle symbolique attribuez-vous à la forme de l’œuf ? En quoi cette métaphore éclaire-t-elle la conception architecturale et le rôle central de l’hémicycle dans l’ensemble du bâtiment ?
Rodo Tisnado : L’Europe est un continent façonné par l’histoire et les migrations. Les peuples se sont déplacés, se sont rencontrés, ont échangé des langues et des cultures. La démocratie s’y est installée progressivement, avec des institutions qui garantissent l’égalité et la participation. Ce contexte historique a été fondamental pour concevoir un palais capable d’incarner à la fois le pouvoir et le dialogue entre citoyens.
Cet “œuf” évoque la caravelle de Christophe Colomb, symbole de voyage et de découverte. Pour comprendre l’Europe et la démocratie qu’elle incarne, il faut se rappeler que ce continent, historiquement, était en dehors des grandes routes de communication depuis 50 000 ans. Les peuples se sont déplacés à pied depuis l’Afrique, passant par la Syrie, puis se sont installés dans diverses régions, intégrés au monde global seulement depuis environ 500 ans grâce aux empires européens et à la diffusion de langues, cultures et religions.
Avant cela, chaque territoire avait ses langues, ses cultures, mais sans écriture stable, il n’y avait pas d’histoire documentée. Même au Nouveau Monde, seuls les Mayas ont laissé une écriture complexe que l’on essaie encore de déchiffrer. C’est pourquoi, dans beaucoup de régions, il n’y avait ni littérature ni démocratie telle que nous la connaissons aujourd’hui. La préhistoire, c’est l’époque sans histoire écrite ; et en architecture, c’est l’équivalent d’une pré-architecture, une période où la création est limitée par les circonstances historiques.
Le Parlement européen s’inscrit également dans l’histoire récente de l’architecture. Après la Seconde Guerre mondiale, l’architecture a été paralysée pendant vingt ans par la reconstruction et l’utilitarisme. Le centre Pompidou, par exemple, reste l’un des rares grands projets de cette époque, mais il est archaïque à certains égards et a dû être rénové plusieurs fois. En comparaison, le Parlement, inauguré il y a plus de 25 ans, n’a pas vieilli.
Ce style intemporel est lié à l’idée centrale du projet : représenter la démocratie comme symbole universel. La conception, les formes, l’organisation des espaces, tout a été pensé pour traverser le temps sans perdre sa force symbolique. L’Europe, comme la démocratie, a une histoire longue et complexe, mais elle inspire encore aujourd’hui un projet architectural capable de refléter ses valeurs et sa vitalité.
L’organisation des espaces, la transparence, le dialogue entre les différentes zones, tout a été pensé pour traverser le temps sans perdre sa force symbolique. C’est un bâtiment qui n’est pas seulement fonctionnel, mais aussi porteur d’histoire, d’idées et de valeurs universelles, un “palais” capable de refléter l’Europe et sa démocratie dans le monde.
Le Taurillon : Pour rebondir sur ce que vous avez dit, le Parlement européen a été inauguré il y a plus de 25 ans. Pourtant, son style semble ne pas avoir vieilli. Comment avez-vous conçu ce style intemporel ? Et selon vous, qu’est-ce qui permet à ce bâtiment de traverser le temps sans perdre sa force symbolique ?
Rodo Tisnado : L’organisation des espaces, la transparence, le dialogue entre les différentes zones : tout a été pensé pour traverser le temps sans perdre sa force symbolique. Ce bâtiment n’est pas seulement fonctionnel, il est porteur d’histoire, d’idées et de valeurs universelles. C’est un “palais” capable de refléter l’Europe et sa démocratie dans le monde.
Nous avons choisi la démocratie comme symbole ultime. L’histoire de la démocratie s’est transmise à travers le monde entier : certains pays ne l’ont pas adoptée, mais un continent entier l’a intégrée, celui qu’on appelle le Nouveau Monde. Ce n’est pas un hasard. Le bâtiment n’emprunte pas une mode passagère, il repose sur quelque chose de fondamental. Tous les principes, tous les éléments de conception visent à créer un espace puissant et communicant, où les gens peuvent travailler et se rencontrer.
Et bien sûr, le bâtiment a évolué avec le temps. Nous avons apporté des ajustements sans défigurer l’ensemble : par exemple, certaines marches ont été modifiées pour mieux éclairer les espaces, la double courbure de certains escaliers s’inspire de Fontainebleau. Pour les verres courbés, nous avons dû collaborer avec des artisans au Portugal pour atteindre la qualité nécessaire, notamment dans la salle des traducteurs simultanés. Chaque détail a fait le tour de l’Europe avant d’être intégré.
Le Taurillon : Vous avez évoqué Luxembourg et Bruxelles tout à l’heure. Avez-vous visité ces bâtiments avant de concevoir le Parlement européen à Strasbourg, pour vous en inspirer ou plutôt pour éviter certaines approches ?
Rodo Tisnado : Oui, nous avons visité les bâtiments de Bruxelles. Mais les circuits, les ascenseurs, tout était improvisé. Cela nous a montré les difficultés de travailler dans un espace existant et a renforcé notre volonté de créer un lieu pensé dès l’origine pour la démocratie européenne. Ces bâtiments avaient presque déjà défini les besoins, mais nous avons rapidement compris qu’ils ne répondaient pas à la fonction spécifique du Parlement. À Luxembourg, par exemple, le bâtiment a été construit dans les années 1980, et l’hémicycle qui est aujourd’hui le centre du Congrès date de la fin de la même décennie. Ce n’était pas un modèle à suivre spatialement, mais plutôt une référence sur le plan programmatique.
Nous avons compris que dans ces bâtiments improvisés, tout était simplifié : les circuits étaient linéaires, les ascenseurs et les espaces de circulation n’étaient pas pensés pour la complexité des flux d’un Parlement. Là-bas, c’était un bâtiment normal, presque une allégorie de l’improvisation. Nous, nous devions concevoir un projet où chaque fonction était intégrée dès l’origine, pour permettre un fonctionnement fluide et symboliquement fort.
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