Europe et défense

Bouclier anti-missile : une impasse stratégique

, par Lionel Luttenbacher

Bouclier anti-missile : une impasse stratégique

Deux mois avant les 50 ans du traité fondateur de l’Europe qu’a été le traité de Rome, voilà que les Etats-Unis remettent sur la table le projet d’installer un bouclier anti-missile sur le sol européen visant à nous protéger d’une hypothétique menace venue dont ne sais où. Cette nouvelle initiative unilatérale de la part des USA vient limiter encore plus l’indépendance politique et stratégique du continent Européen.

Après le refus d’un bloc européen à l’intérieur de l’OTAN voilà que l’ont doit subir l’implantation d’élément anti-balistique sans concertation, de plus cette actualité ouvre aussi une autre question plus large, la présence de bases militaire et d’un arsenal nucléaire américain sur le sol européen.

Pourquoi un bouclier anti-missile ?

L’idée d’un bouclier anti-missile n’est pas une idée neuve, elle date du président Reagan et de son projet de « guerre des étoiles ». Ce projet avait essentiellement pour but de créer une bulle sécuritaire pour éliminer toutes velléités soviétiques. Pour diverses raisons le projet a fait longs feux mais il n’a jamais été totalement abandonné. Il faut attendre le 13 décembre 2001 et l’annonce par George W. Bush du retrait unilatéral des Etats-Unis du traité de défense antimissile (ABM) de 1972. S’en suit très rapidement l’ordre de déployer un système de défense antimissile.

Similitude troublante, les attentats du 11 septembre 2001 ont été l’occasion ou devrais-je dire le prétexte idéal pour justifier la mise en place d’un tel système…La réaction de Moscou fut moindre, pour l’Etat-major russe, le déploiement par les Etats-Unis d’un tel système ne menacerait la sécurité de la Russie que vers 2010-2015 au plus tôt.

Qui est réellement visé par ce bouclier antimissile, la Corée du Nord et l’Iran comme semble le marteler la maison blanche ou bien la Russie et à plus long terme la Chine ? Quelles sont les conséquences pour les relations Russo-américaine, Russie-UE et sur la finalité de l’Otan, restera- t-elle une organisation purement européenne ?

Un bouclier anti-missile qui n’est pas là pour protéger l’Europe

Autant de questions qui bien que n’intéressant que les spécialistes, Etats-majors ou autres groupes de réflexions, pourrait bien contraindre l’Europe à accepter une situation de fait, qu’elle n’a pas souhaité, sans pouvoir avoir la moindre marche de manœuvre vis-à-vis de ses voisins et mettre un terme définitif à toutes velléités d’indépendance stratégique et politique ! Jaap de Hoop Scheffer

L’idée pour reprendre les termes du secrétaire général de l’Otan, Jaap de Hoop Scheffer, que "l’Alliance de l’Atlantique Nord (OTAN), serait menacée par des attaques de missiles émanant de la Corée du Nord et de l’Iran est pure spéculation pour ne pas dire tromperie".

Il est vrai que la Corée du Nord et l’Iran dispose de missiles balistiques :

- Pour la Corée du Nord, les derniers développement laisse présager une sortie de crise et un abandon de son programme nucléaire, en contrepartie de la levée des sanctions financières et d’une aide sur le plan humanitaire et énergétique, ce qui montre que l’objectif de la Corée du Nord était avant tout de maintenir à flot un régime aux aboies.
- Pour ce qui est de l’Iran, il faut rappeler qu’elle est encore loin d’obtenir sa première bombe et le chemin qui permettra à cette ogive nucléaire d’être intégré dans un ICBM (missile balistique intercontinental) est encore long.

De plus, il insiste sur le fait que « le déploiement n’est pas dirigé contre les Russes et ne diminuera pas leur capacité de première frappe ». Et c’est tout à fait exact, le système anti-missile n’a pas pour vocation de rendre impossible une capacité de première frappe de la part de la Russie, mais bien de relancer une course à l’armement, seul moyen pour Washington d’enrayer la croissance économique essentiellement basé sur ses rentes énergétique et faire un remake de la désastreuse politique de dépenses militaire incontrôlé qui aura été un des éléments majeur précipitant la chute de l’URSS.

Une Union européenne mise à l’écart

L’Union Européenne dans cette histoire comme l’ont rappelé les divers acteurs de la vie politique allemande n’a pas été consulté dans ce projet et qui pourtant la concerne au plus haut point puisque des Etats membres y sont directement impliqués et la sécurité stratégique de toute l’Europe peut être menacé à plus ou moins long terme. Nous ne devons pas nous laisser dicter la politique à mener vis-à-vis de notre allié qu’est la Russie. L’Europe doit faire bloc sur cette affaire et garder toute la marge de manœuvre nécessaire à l’édification d’une politique stratégique indépendante.

Il y a également un glissement sémantique qui peut passer inaperçu mais lourd de conséquences. Seul les USA sont à l’initiative de ce projet, mais pourtant de plus en plus de voix s’élèvent pour parler de ce bouclier comme le projet de l’OTAN, alors qu’aucunes discussions en interne n’ont eu lieu.

Depuis l’éclatement de l’URSS et donc du pacte de Varsovie, l’OTAN a perdu sa raison d’être et elle cherche par tous les moyens à se muer en une organisation défendant la liberté contre le totalitarisme islamique et ce soit disant « axe du mal ».

Le partenariat transatlantique est important, mais il doit être revu sur une base égalitaire permettant l’émergence d’une véritable pensée stratégique européenne autonome !

Illustration :
- photographie d’un missile minuteman américain issu du site wikicommons.
- photographie du secrétaire général de l’Otan Jaap de Hoop Scheffer

Source :
- le site de l’Agence russe d’information internationale
- le site Armées.com

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Vos commentaires

  • Le 6 juin 2007 à 09:25, par Ronan En réponse à : Bouclier anti-missile : une impasse stratégique

    En ces premiers jours de juin 2007, alors qu’est sur le point de se réunir le sommet annuel du G8 (cette année, en Allemagne), on constate que les tensions redoublent entre Etats-Unis et Russie à propos de ce fameux « bouclier anti-missile » censé devoir protéger l’Europe et les Etats-unis d’éventuels tirs de missiles ballistiques en provenance d’iran ou de Corée du nord.

    Où l’on voit la Russie à nouveau menacer ses contradicteurs - comme au bon vieux temps de la ’’guerre froide’’ - de reprendre pour cibles ’’nucléaires’’, si jamais un tel ’’bouclier’’ était mis en place, des objectifs non seulement aux Etats-unis mais également en Europe occidentale.

  • Le 6 juin 2007 à 14:26, par Oliv’ En réponse à : Bouclier anti-missile : une impasse stratégique

    Nos anciens ont eu un jour un belle phrase qui meriterait d’etre plus souvent entendue : US go home. C’est malheuresement encore d’actualite. Que fait Bruxelle ? Que font nos chers dirigeants « independants » ?

  • Le 6 juin 2007 à 21:28, par valéry En réponse à : Bouclier anti-missile : écouter les Etats-Unis

    Je suis en ce qui me concerne assez dubitatif sur l’intérêt d’un tel « bouclier » car on connait précisément les pays qui représentent une menace et une action préventive contre ceux-ci me semble plus fiable et plus efficaces que de lourds investissements aux résultats incertains. La priorité me semble de s’assurer que des pays susceptibles de représenter une menace soient gouvernés au moins par des personnes saines d’esprit, voire s’engagent vers une démocratisation.

    Néanmoins si nos alliés et amis américain préfèrent s’engager dans cette voie je ne vois pas au nom de quoi nous leur refuserions notre aide alors que l’Europe et les États-Unis, principaux pôle de démocratie et de civilisation dans le monde, ont de ce fait des valeurs et des intérêts communs forts.

    Les États-Unis ont investis des ressources considérables pour protéger l’Europe contre les totalitarismes. Sans leur contribution, ce continent aurait sombré dans la barbarie sous le joug du nazisme ou du communisme. Aujourd’hui encore, incapables de s’organiser pour assurer leur sécurité, ce sont les interventions américains qui ont permis de rétablir l’ordre dans les Balkans ou ne contenir ou éliminer les menaces au proche et moyen-orient. Tout Européen libre ne peut que se réjouir de l’engagement de ce pays à nos côté.

    Faute d’avoir pu bâtir une défense européenne, « US go home » est surtout une invitation pour nos ennemis à venir les remplacer et à éliminer au passage nos libertés. Le slogan de l’extrême gauche des années 60-80 avait au fond surtout pour conséquence de servir les visées impérialistes du bloc communiste. Aujourd’hui, ceux qui espèrent apaiser par le soi-disant « droit » international les dictatures hostiles aux démocraties contribuent tout autant à saper nos intérêts.

    C’est pourquoi les discours trop hostiles au projet antimissile actuel me semblent particulièrement suspects. Il serait souhaitable d’adopter une attitude plus ouverte pour étudier les propositions de notre allié.

  • Le 7 juin 2007 à 17:10, par david En réponse à : Bouclier anti-missile : écouter les Etats-Unis

    Je suis pour ma part très dubitatif mais pour une autre raison. je ne vois personnellement pas d’un très bon oeil les efforts américains pour imposer une vision unilatéraliste des relations internationales (l’alternative n’étant naturellement pas le multilatéralisme pipo des védrines ou autres chavez mais bien le fédéralisme, qui suppose justement que nous soyons alliés avec les autres puissances du globe). cependant, il faut bien voir que ce qui a permis aux américains d’avoir aujourd’hui cette capacité d’action unilatérale est évidemment la faiblesse des européens, incapables de se doter d’une politique étrangère commune et d’une défense commune.

    l’extrème gauche et tous ceux qui critiquent la volonté américaine feraient mieux de faire une saine autocritique car ils sont souvent co-responsable de cette situation de fait, bien plus que ne le sont les américains. Je me souviendrai toujours des quelques mots de l’ambassadeur tchèque le jour de l’entrée de son pays dans l’UE. A la question embarrassée d’un fédéraliste européen, qui lui faisait remarquer que c’était terrible de voir un Etat aussi favorable à l’intégration soutenir l’initiative américaine en Irak il avait répondu simplement : « les américains nous défendent, ils ont une armée et des missiles. Que propose l’Europe ? »

    A ce moment j’ai pris conscience de la bêtise de la politique étrangère française, merveilleusement résumée dans cette phrase idiote de son plus haut représentant : « les nouveaux entrants ont perdu une bonne occasion de se taire. »

  • Le 14 juin 2007 à 23:45, par ? En réponse à : Bouclier anti-missile : une impasse stratégique

    Que Poutine soit mégalo ne surprend personne. Par contre, je pense qu’il a quelques raisons de craindre ce bouclier anti-missiles si près de chez lui. Il y a actuellement un article sur le site www.historia-nostra qui fait le parallèle avec l’époque de la Guerre froide et qui pose quelques questions…intéressantes dirons-nous. http://www.historia-nostra.com/index.php?option=com_content&task=view&id=591&Itemid=60

  • Le 18 septembre 2007 à 04:13, par ? En réponse à : Bouclier anti-missile : une impasse stratégique

    Personnellement,une chose m’apparaît techniquement stupéfiante .Le principe de la Défense anti missile repose sur une détection précoce d’un pétard qui prendrait la mauvaise direction : celle du continent Nord Américain.L’Europe n’est donc pas concernée, enfin au titre de la détection car, la séquence suivante est de lancer un missile « tueur » qui ira à la rencontre du pétard non désiré et le mettra en miettes dans la haute atmosphère. Alors là, je pose la question des débris § Sur qui cela va-t-il retomber même si une grande partie sera brulée sur les couches denses de l’atmosphère. L’Europe qui avait sur arréter le nuage de Tchernobyl au dessus des Vosges s’apprete-telle à faire de même et dans ce cas il faut coopérer avec les américains pour décider où les intrus seront volatilisés. Quelqu’un a-t-il une réponse sur ce point crucial ?

  • Le 19 septembre 2007 à 17:36, par Lionel luttenbacher En réponse à : Bouclier anti-missile : une impasse stratégique

    Bonne question, selon les spécialistes scientifique il existe un risque que les débris du vecteur détruit retombent en Europe et au Canada selon sa provenance. Information immédiatement démentit par les militaires américains...

  • Le 27 mai 2008 à 21:49, par ILLOULI En réponse à : Bouclier anti-missile : une impasse stratégique

    l’installation éventuellement d’un système anti-balistique ABM est une grande bétise politique pour l’europe entière , alors que c’est un pays de liberté ou jouissent et se cotoient touts les peuples hélas à l’avenir il vont instaurer un climat de terreur puisque la russie ne demeurera pas passive , en répercussion il pointeront à nouveau comme autrefois leurs fusées sur toute les capitales d’europe et ils vont vivre une hantise de terreur d’une épée de damoclès qui si jamais une erreur ou une fausse alerte c’est l’apocalypse il est prédit dans le livre de la bible.

    la seule initiative que l’europe s’en passe des deux superpuissantes , et qu’elle mène une politique neutre pour que les deux monstres gog et magog ne refairons pas le même scénario de babylone.

    et puis l’europe ce fut jadis est un peuples de culture de sagesse,du savoir etc... AVANT QU’IL SOIT TROP tard............... oubien laisser ces deux monstres détruire toute la planète et c’est la fin de l’humanité et peut être c’est la seule espece de tout l’univers qui a aboutit à ce stade d’évolution , au lei de conceptionner de nouvelle politique des recherche scientifique , pourquoi pas essayer de conquérir le système solaire à la recherche d’une planète pour résourdre les conflits qui se perpetuent depuis plus de 6000 ans

  • Le 20 août 2008 à 13:07, par ? En réponse à : Bouclier anti-missile : écouter les Etats-Unis

    Je suis pas du tout d’accord avec les paroles de Valéry. Je pense que la Pologne étant liberé de l’esphére soviétique, ne doit pas se mettre dans l’esphére des EUA, principalement que la population est contre. Deuxièmement le bouclier anti-missile, si près de la Russie n’est pas fait que pour les missiles Iraniens et Coréen uniquement !!! On ne va pas me dire que si la Russie envoie un missile balisique vers les EUA que le bouclier ne fonctionnera pas...

    Les Russes ménacent à plusieures reprises de détruire le bouclier et en ce qui me concerne quand la Russie promet, elle le fait et après... les autres pays europeens vont défendre en evocant l’article 5 de la chartre de l’OTAN, je ne crois pas que les autres pays le ferait d’autant plus qu’ils ne sont pas tous pour ce bouclier. Et les EUA vont attaquer la Russie avec la possibilité de déclencher le feu nucléaire, en plus un pays qui patoge si bien en rak et en Afganistan je ne crois pas qu’il (les EUA) puissent faire e poids par rapport au Russes qui en convetionnel on beaucoup de hommes, chars, missiles, etc...

    Je crois qu’il faut reconsiderer les choses et que les EUA au lieu de critiquer les recents évenements en Géorgie, se regarde devant le mirroir avant dire que les Russes doivent respecter les frontières des autres pays. Charité bien faite commence par soi-même.

  • Le 21 août 2008 à 11:55, par Fabien Cazenave En réponse à : Bouclier anti-missile : écouter les Etats-Unis

    La Russie a un comportement très claire : faire jeu égal avec les USA. La Géorgie et son président se sont vus plus gros qu’ils ne l’étaient.

    L’UE a montré une autre voie, par la négociation et le droit. Mais on sent qu’on pèse peu car nous n’avons pas d’armée derrière notre diplomatie.

    Peut-on en vouloir à la Pologne de plus faire confiance aux USA qu’à leurs collègues d’Europe « de l’Ouest » qui les ont si souvent abandonné ?

  • Le 21 août 2008 à 13:15, par Ronan En réponse à : Bouclier anti-missile : écouter les Etats-Unis

    Ceux qui cherchent aujourd’hui à ressusciter la guerre froide contre la Russie (néoconservateurs américains et revanchards polonais et/ou nationalistes géorgiens) ne rendent service à personne et certainement pas à leurs pays. Si les Etats-Unis - pour asseoir leur statut de grande puissance et consolider leur rang de "leader" occidental incontesté - voulaient durablement brouiller l’UE avec la Russie (et s’ils voulaient attiser les divisions existant à son sujet entre Etats membres de l’UE, en encourageant les nationalismes revanchards et anti-russes de certains d’entre eux...), ils n’agiraient pas autrement.

    Bien sûr que la Russie n’est pas franchement une démocratie exemplaire, bien sur qu’elle nourrit des ambitions impériales de grande puissance. Mais ce n’est certainement pas en agissant ainsi qu’on va l’en guérir. Vu la puissance énergétique de ce pays et l’interdépendance de nos économies, le bon sens voudrait qu’on trouve des points d’accords avec elle plutôt que de rechercher le conflit. Vu l’imbrication des populations caucasiennes, le bon sens voudrait que chacun cesse ses projets d’homogénéisation ethnique et de domination suprémaciste (à commencer par la Russie à l’égard de la Géorgie, à commencer par la Géorgie à l’égard de ses minorités...).

    Et juste reprendre les propos de David (7 juin 2007 17:10) pour dire qu’on peut sans doute essayer de noyer tout ça dans le fédéralisme : proposer à la Russie un partenariat pour la paix qui la guérisse de son complexe obsidionnal (pourquoi pas une association au bouclier anti-missiles...), proposer aux belligérants caucasiens un système d’union fédérale qui garantisse leurs autonomies, les droits des minorités et la paix. Il est tragique que l’UE pèse si peu dans l’OTAN et qu’avec l’ONU elle soit aujourd’hui incapable de proposer une telle solution politique aux problèmes de la région.

    L’action diplomatique de l’UE est aujourd’hui une sorte de service minimum : elle ne promeut pas son "plan" de sortie de crise, elle se contente de faire la navette entre les belligérants en transmettant au "faible" (la Géorgie) les exigences du "fort" (la Russie). La lenteur calculée et ostentatoire de l’actuel "retrait russe" témoigne du faible crédit qu’on accorde à Moscou aux "menaces" européennes (et du manque de pertinence de cette politique diplomatique européenne faite de rodomontades sans moyen).

    En fait la réalité du terrain est bien cruelle pour la Géorgie et pour l’UE : incontestablement la victoire est russe et Moscou veut le faire savoir. Et ce n’est certainement pas le "morpion" européen qui va actuellement l’empêcher de mener ni de gagner une conflit militaire aux frontières même de l’UE, ni d’en faire une publicité maximale (ni d’en récolter les dividendes politiques).

    A l’heure ou Russie et Etats-Unis redéfinissent - conjointement ?! - leurs zones d’influences politiques respectives, inutile de pointer du doigt les grands perdants de l’affaire : c’est l’UE (qui, telle les carabiniers de la chanson, arrive sur le théatre de l’action une fois que tout est terminé et que le dénouement de l’affaire est définitivement fixé...) et l’ONU (complètement absente sur le coup).

    L’angle sous lequel la question "ossète" est aujourd’hui abordée ("intangibilité des frontières", "intégrité territoriale", "souveraineté nationale") est d’ailleurs complètement anachronique car dépassé. Car quelles que soient les frontières, il faudra bien que les Etats apprennent à régler leurs conflits autrement que par la force (et apprennent à respecter leurs minorités sans chercher à instrumentaliser celles du voisin).

    L’absence d’une ONU crédible, aujourd’hui incapable de se faire respecter de ses Etats membres, également incapable du moindre droit d’ingérence dans les affaires d’Etats se comportant en "voyous" conduit un peu tout le monde à faire un peu n’importe quoi chez lui ou sur le territoire d’autrui (ex : autrefois baassistes irakiens "saddamistes" au Kurdistan ou en pays sunnite, Serbes au Kosovo, Russes et Géorgiens en Ossétie, etc... et aujourd’hui Etats-Unis en Irak et Russes en Géorgie).

    Dans un tel contexte, les grandes puissances qui , comme les Etats-Unis en Irak (intervention militaire sans mandat onusien) s’affranchissent (quand - égoïstement - ça les arrange) des règles qu’elles prétendent pourtant universellement défendre (et faire respecter des autres) ne rendent finalement service à personne. Les actuelles crises caucasienne et irakienne (et les autres) posent la question de la réforme des Nations-Unies et de la définition d’un nouvel « Ordre international » enfin vraiment impartial. Pas moins.

  • Le 18 novembre 2008 à 18:44, par plbavis En réponse à : Bouclier anti-missile : c’est quoi le problème ?

    Les français ont leur propre solution, qui est moins coûteuse que celle des USA. Nous la mettrons en place pour la France et les acheteurs potentiels. C’est toujours comme ça avec la France, on a des solutions mises en place très discrètement sans que les médias n’en parlent et c’est très bien comme ça ! Alors parlons des solutions bien médiatisées elles ont l’avantages de faire de la fumée. Les Français ont leur écoute globale, leur observations par satellite, leurs solutions stratégiques, leurs services secrets, la capacité de se déployer dans le monde entier et leur bouclier anti-missile… petit mais costaud !

  • Le 18 novembre 2008 à 18:47, par plbavis En réponse à : Bouclier anti-missile : une impasse stratégique

    Entre la poussière d’un misile détruit et le missile lui-même d’après vous c’est quoi le pire.

  • Le 28 juin 2009 à 21:27, par illouli tahar En réponse à : Bouclier anti-missile : c’est quoi le problème ?

    les américains ont le syndrome ppb patience perséverence et dans le bon sens , mais voilà que leurs politique et idéologique de faire cracquer la russie dans la course à l’armement , maintenant les usa se sont approché de la porte de la russie et avec le temps ils vont organiser des manoeuvres pas la guerre nucléaire se n’est qu’un coup de bluff réaliser de nouveau des révolution orange bleu noire blanche et monochrome pour destabiliser la russie et la faire éclater en plusieurs république et la fairont moceler en plusieurs états et après la disparition total et ensuite l’occuper économiquement , et en réserver le même sort pour son voisin la plus puissante économique d’ asie qui est la chine .

    mais malheuresement les deux grands se sont réveillés et font cavaliers ensembles pour dessoudre le plan diabolique anglo-saxons .

    les deux jouent la carte de l’économie enfin pour combattre le grand USA en chute libre.

    mais pour le moment les USA passe à la contre-attaque révolution en iran , coups d’état en honduras ? OCCUPATION IRAK ,guerre afghanistan dieu sait q’elle autre pays vont encors destabiliser , eh oui personne est à l’abrit à qui le tour encore la birmanie ou l’indonésie , la chine ,inde pour le moment la russie est confronté à ses problème interieur , la chine elle compte sur son économie pour envahir toute la planète de ses produits manufacturés jusqu’à conquérir tout les marché à bon prix et ensuite se retourner vers les usa pour leurs donner un coups de grâce le faire disparaitre complètement de la scène internationale. héla telle est la guerre future des nations d’aujourdhui.

  • Le 29 mars 2010 à 19:28, par anne En réponse à : Bouclier anti-missile : c’est quoi le problème ?

    Sachant que :

    - Les missiles nucléaires sont lancés par salve ( 16 pour un sous marin francais)
    - chaque missile comporte plusieurs têtes qui se detache du lanceurs ( 5 pour un missile francais)a l’apogé de sa trajectoire, bien avant qu’une interception soit possible.
    - un sous marin francais lance donc 80 ogives nucléaires en quelques secondes sur une cible.
    - Sur les 5 têtes par missile au moin une est un leur concu pour attirer des missiles anti missiles.
    - Qu’un bouclier anti missile ne peut avoir 100% de succes pour l’interception d’ogives nucléaires se deplacant a mach 25 ( 19 000 km/h)
    - Qu’il suffit qu’une tete nucléaire touche une ville ou une cible pour que le tir soit un succès

    on peut en déduire qu’un bouclier anti missiles est une vaste blague à 20 milliard d’EUR qui n’aura comme utilité que de syphonner un peu plus les finances européennes. http://www.fep.com

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