Catherine Ashton, une presque « ministre des Affaires étrangères » de l’Union européenne

, par Alice Drouin

Catherine Ashton, une presque « ministre des Affaires étrangères » de l'Union européenne

La toute récente entrée en vigueur du Traité de Lisbonne a bousculé l’actualité européenne et placé deux nouveaux acteurs sous les feux de la rampe : le Président du Conseil européen et le Haut Représentant pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité.

C’est à la problématique lancinante du manque de visibilité, tant externe qu’interne, de l’Union européenne que le traité s’attache à répondre par la création de ces deux postes, premiers éléments stables dans le système des présidences tournantes, nébuleux aux yeux du grand public. Si les postes de Président et de Haut Représentant sont dotés d’un pouvoir politique théoriquement fort et si leur apparition bouleverse d’ores et déjà l’équilibre de l’exécutif européen, il reste à voir de quelle manière ils seront incarnés concrètement.

Un nom alambiqué pour une fonction qui reste à définir

La création d’un Haut Représentant dans le système communautaire participe de l’affaiblissement relatif de la Commission et de son Président actuel, José Manuel Barroso. En conflit avec les députés européens, en disgrâce auprès des Etats membres, Monsieur Barroso a affaibli et sa fonction et sa personne – même s’il n’est pas le seul responsable et que cette tendance s’était dessinée dès la Convention de 2003. Les changements introduits par le traité de Lisbonne ne devraient que confirmer ce phénomène. En effet, le président de la Commission ne sera désormais plus le seul à incarner l’exécutif européen aux côtés du président du Conseil, dont la visibilité variait avec l’identité de l’occupant de la fonction. Il partage désormais ce rôle notamment avec le Haut Représentant, sous la coupe duquel tombe l’ensemble du réseau Relations Extérieures de la Commission – avec quelques éléments de nuance complexes toutefois. Une partie des fonctionnaires travaillera encore pour la Commission sur les affaires commerciales.

La dénomination de Ministre des Affaires Etrangères, que les fonctions du tout nouveau Haut Représentant auraient méritée, proposée dans le projet de Constitution a été sacrifiée aux Etats membres, qui l’estimaient trop hardie. Le nouvel article 18 TUE qui définit la fonction et les compétences du Haut Représentant opère cependant une véritable fusion entre les fonctions de la diplomatie politique (jusqu’alors tenues par le Secrétaire général du Conseil de l’Union européenne et Haut Représentant pour la PESC, Javier Solana) et celles de la diplomatie "économique" (tenues par le commissaire chargé des relations extérieures) – dont cependant l’essentiel (à savoir le commerce) échappe à la compétence du Haut Représentant. La fonction ainsi créée revêt donc bien une importance considérable, qu’il importe de ne pas sous-estimer.

Mais en dépit de prérogatives en théorie très importantes, quelle place le Haut Représentant acquerra-t-il dans le système institutionnel ? Une hypothèse plausible serait celle d’un triumvirat avec le Président du Conseil européen et le Président de la Commission. Dans la mesure où le Haut Représentant cumule son statut avec celui de Vice-Président de la Commission, il dispose de services administratifs inédits à cette fonction et est potentiellement l’acteur le plus puissant de ce trio. Les Etats membres le laisseront-ils s’épanouir ? Il est clair que cette question ne trouvera sa réponse qu’après un temps de rodage des nouveaux rouages institutionnels, lorsque ceux-ci donneront leur pleine mesure.

Catherine Ashton ou le tour de passe-passe des Etats-membres

En outre, alors que ces nominations pouvaient accorder un nouveau souffle aux institutions européennes, l’impression qui persiste après-coup est sans doute celle de l’omniprésence écrasante des Etats membres qui n’ont pas fait preuve d’altruisme communautaire dans les négociations au sein du Conseil, s’enfermant dans la promotion de « leurs » candidats respectifs. Les critiques ont d’ailleurs fusé à ce sujet, à l’image de Daniel Cohn-Bendit (cité par Jean Quatremer), qui voit dans le processus de nomination une « caricature de démocratie » [1].

Aussi le choix de la Commissaire britannique Catherine Ashton pour occuper la fonction de Haut Représentant résulte-t-il d’un savant marchandage des Etats membres. Méconnue du grand public à l’instar du nouveau Président du Conseil européen, Herman Von Rompuy, elle présente ainsi l’avantage pour les Etats membres – et dans une certaine mesure pour Monsieur Barroso, de ne pas les concurrencer sur la scène médiatique. Derrière ce choix de deux personnalités effacées se dessine la volonté des Etats membres de ne pas abdiquer un champ de compétences hautement symbolique, à savoir la maîtrise de la politique étrangère, et de conserver coûte que coûte une marge de manœuvre diplomatique, alors même que le traité de Lisbonne confère la personnalité juridique à l’Union européenne, lui permettant de conclure des accords internationaux et de faire partie d’organisations internationales.

Pourquoi donc avoir choisi une néophyte, issue d’un pays dont la tradition diplomatique et l’engagement européen sont contestables ? Outre l’argument politique précédemment abordé, Michel Mangenot [2], politiste à l’Institut d’Etudes Politiques de Strasbourg, suggère que c’est la position d’actuelle du commissaire au commerce qui a permis à Madame Ashton de contourner l’enjeu de l’audition et du vote collégial devant le Parlement Européen en janvier prochain. Personne d’autre qu’elle n’aurait pu prendre ses fonctions avant d’avoir été auditionné par le Parlement Européen. Par opposition à la nomination en son temps de Javier Solana en tant que Haut Représentant pour la Politique Etrangère et de Sécurité Commune (PESC), au profil politique plus affirmé, le choix fait aujourd’hui est celui d’une personnalité moins connue et moins politique ; c’est reconnaître une logique cohérente à l’Union, celle de la prudence, au moins d’une partie de ses acteurs, même si M. Mangenot souligne là encore l’importance du contexte qui a pu guider ces choix depuis 2003.

Catherine Ashton a pris ses fonctions de Haute Représentante le 1er décembre dernier et prendra ses fonctions de Vice-Présidente de la Commission le 1er février 2010 avec l’ensemble de la seconde « Commission Barroso ». Elle sera, selon M. Mangenot « prise entre une double loyauté : ses collègues ministres (dont elle dépendra au sein du Conseil affaires extérieures qu’elle présidera mais dont elle devra obtenir l’accord unanime) et la présidence de la Commission ».

Illustration : photographie de Catherine Ashton. Source : Flickr.

Notes

[1Voir l’article dans Les Coulisses de Bruxelles.

[2Voir l’article dans Le Monde.

Vos commentaires

  • Le 17 décembre 2009 à 16:02, par Laurent Nicolas En réponse à : Catherine Ashton, une presque « ministre des Affaires étrangères » de l’Union européenne

    C’est notre devoir de contourner le terme de « haut représentant » et d’appeler Mme Ashton une ministre des affaires étrangères. La pratique doit l’emporter sur le langage alambiqué des traités.

  • Le 17 décembre 2009 à 17:10, par Cédric En réponse à : Catherine Ashton, une presque « ministre des Affaires étrangères » de l’Union européenne

    Certes, mais le terme « Vice-président » (aux affaires étrangères et de défense) a aussi pas mal d’intérêt :

    Il permet de faire une analogie utile avec les primaires américaines, au travers desquelles les partis démocrate et républicain désignent leurs tickets « Président/Vice-président ». On peut aussi imaginer un système de tickets « Président/Vice-président », chaque parti européen désignant son ticket en prévision des élections du Parlement.

    Cela permettrait aux électeurs européens de s’approprier non seulement le poste de Président (Commission + Conseil), mais aussi celui de Haut représentant. Afin bien sûr de mettre fin, pour ces 2 postes, au système de nomination par tractations interétatiques et de ce qu’il comporte comme dérives.

    Cette analogie n’est faisable qu’en mettant l’accent sur le terme de « Vice-président ». Elle est déjà moins facile avec le terme de ’ministre’.

  • Le 19 décembre 2009 à 11:03, par Ronan En réponse à : Catherine Ashton, une presque « ministre des Affaires étrangères » de l’Union européenne

    Deux stratégies différentes pour essayer de changer les choses :

    (1) Dire ce que les choses sont (complètement insatisfaisantes), prendre à témoin les citoyens, et faire en sorte qu’ils portent un projet plus satisfaisants...

    (2) Travestir la réalité avec des mots qui nous font plaisir dans l’espoir, par « entrisme », que la mécanique bruxelloise va - comme par miracle - se plier au lexique de la « novlangue » et en adopter inconditionnellement les termes incongrus (et les pratiques tant souhaitées...).

    Ces derniers mois, de nombreux auteurs sur le taurillon se sont époumonés à dire qu’il n’y avait pas de « Président de l’Europe » au motif qu’il n’y a justement pas de « président de l’Europe » (combat complètement désespéré, tant le terme s’est incrusté dans le débat politique...).

    Curieux, donc, de voir quasiment les mêmes personnes militer pour qu’on désigne du terme de « Ministre des affaires étrangères » quelqu’un qui ne sera en aucun cas un « Ministre des affaires étrangères » : faute de moyens accordés, faute de missions reconnues, faute de pouvoirs octroyés.

    Non, il n’y a pas de Ministre des Affaires étrangères de l’UE. Chercher à le faire croire, c’est donner un gonflé satisfecit à ce qui existe, c’est donc encourager nos dirigeants à ne finalement pas modifier ce qui doit pourtant l’être, et c’est susciter tout d’abord l’enthousiasme puis l’incompréhension, la déception et le découragement de l’opinion (sinon le rejet) à l’égard du projet européen.

    L’évolution politique européenne complètement désespérante de ces dix dernières années me conduisent à croire qu’on ne peut désormais absolument plus modifier l’UE de l’intérieur et par seules petites touches impressionistes (ici lexicales, sinon sémantiques...) dans l’espoir qu’à la longue ça modifie un petit peu le tableau, en ne faisant ainsi confiance qu’aux responsables politiques (souvent choisis pour occuper ces postes pour bien d’autres raisons que leur hypothétique alignement « européen »).

    Changer l’Europe ainsi est devenu complètement impossible dans un système structurellement et mécaniquement bloqué, où les nominations aux postes clefs de l’exécutif européen répondent aujourd’hui à bien d’autres considérations et logiques « autonomes » (de soupe politicienne partisane, souvent nationales...) que celles de l’intérêt général communautaire ; et d’où, à force de fâdeurs et de compromis médiocres, l’idéal européen des Pères fondateurs s’est comme complètement évaporé.

    Pour vraiment changer les choses en profondeur, il faut (arrêter de bricoler avec le réel ?!) désormais faire appel à un acteur politique trop souvent négligé qui devrait pourtant être au coeur d’un dispositif enfin vraiment démocratique : les citoyens.

  • Le 19 décembre 2009 à 20:38, par Fabien Cazenave En réponse à : Catherine Ashton, une presque « ministre des Affaires étrangères » de l’Union européenne

    Ton point de vue se défendrait si Mme Ashton n’était pas membre de la Commission européenne... or elle en est la vice-présidente. Voilà toute la différence avec M. Van Rompuy qui lui est totalement lié au Conseil européen... et donc son bon vouloir.

  • Le 20 décembre 2009 à 15:32, par Ronan En réponse à : Catherine Ashton, vessie ou lanterne ?!

    Quel rapport ?!

    Il n’en reste pas moins qu’il est complètement absurde (sinon limite mensonger) de dénommer quelqu’un « Ministre des affaires étrangères » quand il n’en n’a ni les pouvoirs ni même le "titre officiel" officiellement reconnu (et surtout pas les pouvoirs).

    Sauf à vouloir faire passer des vessies (i. e : Mme Ashton, Haut Représentant selon les dénomination sofficielles, et rien d’autre...) pour des lanternes (i. e : un "vrai" Ministre des Affaires étrangères digne de ce nom, avec les moyens et les missions qui vont avec).

    D’un point de vue "communication", la problématique est exactement la même que pour le "Président" (d’on ne sait plus trop quoi ?!) : soit on se gargarise de mots dans l’espoir qu’ils auront tous seuls une influence sur le réel (ou ouvriront, par leur seul usage - bien que déplacé et inadéquoit - de bien incertaines fenêtres d’opportunité douteuses...), soit on regarde les problèmes en face sans se planquer derrière son petit doigt.

    Sinon, pourquoi ne pas non plus dire dès aujourd’hui que « l’Europe est fédérale » dans le seul espoir que la seule magie des mots transformera le réel. Outre le besoin légitime de se faire plaisir, ça permettra ainsi (vu ce qu’est devenu l’actuel dispositif institutionnel...) aux antifédéralistes ’a priori’ de l’être plus encore (ils auront alors beau jeu de s’exclamer à juste titre : "il ne fonctionne décidément pas, votre truc : c’est nul") et aux authentiques fédéralistes de se désespérer de ce qu’est devenu leur projet ("qu’avons nous fait ?!").

    Arrêtons le bricolage, appelons un chat comme il se doit : un chat. Et ici : Mme Ashton fait plus vessie décorative que lanterne fonctionnelle. Et en aucun cas Ministre des affaires étrangères.

  • Le 21 décembre 2009 à 12:16, par Cédric En réponse à : Catherine Ashton, vessie ou lanterne ?!

    Ronan,

    Je serais intéressé de savoir quelle aurait été ta réaction si le TCE avait été approuvé. Parce que le TCE parlait bien d’un MAE, qui, miracle, aurait eu exactement les mêmes prérogatives et marges de manoeuvre que le HR-VC actuel.

    Te serais-tu indigné à longueur de forum sur cette dénomination trompeuse ?

    En 1979, aurais-tu milité avec autant de vigueur contre l’utilisation du terme ’Parlement’ pour désigner ce qui n’était qu’une assemblée consultative élue au suffrage universel direct ?

    En théorie, tu as raison. Mais en politique, les mots ne servent pas qu’à décrire.

  • Le 21 décembre 2009 à 23:38, par Ronan En réponse à : Catherine Ashton, vessie ou lanterne ?!

    Je serais intéressé de savoir quelle aurait été ta réaction si le TCE avait été approuvé. Parce que le TCE parlait bien d’un MAE, qui, miracle, aurait eu exactement les mêmes prérogatives et marges de manoeuvre que le HR-VC actuel.

    Le TCE (pour lequel j’ai milité) apportait bien plus de progrès significatifs que Lisbonne. Déjà, les JE-France de l’époque ne l’avaient accepté qu’en considérant que le verre était à moitié plein. Ce que je ne comprends pas c’est comment on a pu s’alligner sur un Traité désormais très nettement en deça (et rédigé dans des conditions « méthodologiques » - intergouvernementalisme et conférences interétatiques - qui marquent un très net recul en seuls termes de méthode, de choix démocratique et de transparence...).

    En 1979, aurais-tu milité avec autant de vigueur contre l’utilisation du terme ’Parlement’ pour désigner ce qui n’était qu’une assemblée consultative élue au suffrage universel direct ?

    Avant 1979, l’Assemblée consultative existe déjà mais ce n’est qu’à partir de cette date qu’elle est élue au suffrage universel, et ça c’est considérable. Ce qui est important en l’occurrence, ce n’est pas le fétichisme des mots « cultivés hors sol » qui fera qu’on l’appelle X ou Y, c’est surtout qu’on l’élise au suffrage universel !

    D’autant plus que ce qui manque vraiment à l’Europe actuelle, c’est la démocratie qui - seule mais sur de vrais enjeux mobilisateurs (et non pas les combinaisons politiciennes, les enjeux politiciens incompréhensibles des simples citoyens ou les changements sémantiques « poudre-aux-yeux ») - permettra vraiment aux citoyens de s’approprier le projet.

  • Le 22 décembre 2009 à 04:44, par Laurent Nicolas En réponse à : Catherine Ashton, vessie ou lanterne ?!

    Entre le TCE et Lisbonne, les attributs du poste sont identiques à quelques détails près, me semble-t-il. La seule chose qui change, c’est la perte de la dimension symbolique du terme « Ministre » ; qui s’inscrit dans la même lignée que la non-reconnaissance par Lisbonne des symboles officiels de l’Union. C’est une frilosité politique vis à vis de l’« horreur fédérale » comme doivent l’imaginer certains dirigeants européens.

    Par conséquent, c’est aux citoyens et aux médias, et donc au Taurillon qui est les deux à la fois, de rompre avec cette frilosité de langage et de remettre de l’ambition dans les discours.

    Et si ça ne change pas tout de suite le travail quotidien de la nouvelle ministre, ça permettra au moins de familiariser l’opinion avec la notion de « ministre européen ». Comme l’a dit Cédric avec beaucoup de lucidité, en politique les mots ne servent pas qu’à décrire.

  • Le 22 décembre 2009 à 09:49, par Cédric En réponse à : Catherine Ashton, vessie ou lanterne ?!

    @Ronan De l’art de ne pas répondre à la question. Un vrai discours de politicien.

  • Le 22 décembre 2009 à 13:06, par Ronan En réponse à : Catherine Ashton, vessie ou lanterne ?!

    Et bien justement. A partir du moment où ce sont les Etats qui dominent le jeu politique européen, à partir du moment où ce sont les chefs d’Etat et de gouvernement qui ont très précisément choisi les dénominations actuelles et à partir du moment où il est très clair qu’ils ne VEULENT PAS d’un ministre des affaires étrangères... je ne vois vraiment pas au nom de quoi nous irions ainsi jusqu’à laisser entendre que ces gens là prennent vraiment leur responsabilités (comme ils sont tentés de le dire... et comme nous aurions bien tort de prêter l’oreille, ou d’alimenter le discours).

    Aujourd’hui le Ministre européen des affaires étrangères n’existe pas (ni en pratique, ni en titre) ; et à ce sujet tout reste à faire. C’est un combat politique. Dire qu’il a déjà abouti, c’est se tirer dans le pied : accessoirement renoncer à le mener.

  • Le 17 juillet 2011 à 09:37, par christophe En réponse à : Catherine Ashton, une presque « ministre des Affaires étrangères » de l’Union européenne

    avec le recul, noous pouvons voir que le fait de nommer une britanique a ce poste a complêtement diluer les espoirs originaux . elle n est pratiquement entourée que de britaniques ou d éléments hostiles a toute politique Europeenne ambitieuse et souveraine. L Europe de la défence, et la France, en est la grande perdante. Le royaume uni, le grand gagnant. Pour l instant. Comment peut on offrir un poste pareil a un pays exterieur à l Euro, Hostil dès le début a la construction Européenne, et qui de plus touche un cheque en retour de sa participation.

    Bref, notre président s est trompé comme Pompidou hier.Il est temps de provoquer une crise en Europe de de reprendre les manettes. La Diplomatie Française ne peut pas être inféodé aux britanniques même au travers de pseudo construction Européenne.

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