Résolution adoptée lors du XXème Congrès européen de la JEF Europe à Florence, Italie, 1er novembre 2009

La JEF-Europe,

Remarquant les résultats alarmants des rapports du Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC) ;

Reconnaissant la grande part de responsabilité des pays industrialisés dans le changement climatique ;

Considérant le changement climatique comme une menace envers les droits humains, économiques et sociaux, mais aussi envers les libertés civiles en perturbant la stabilité des régimes démocratiques en générant des conflits liés la rareté des ressources et aux flux migratoires ;

Rappelant les conclusions du "rapport sur les conséquences humaines du changement climatique" publié par le Forum Humanitaire Mondial en 2009 qui estime que le réchauffement climatique cause 300 000 morts par an, affecte 325 millions de personnes et a pour conséquence la perte de plus de 125 milliards de dollars ;

Insistant sur le fait que la prévention vaut mieux que la guérison, le changement climatique étant un problème trans-générationnel et un processus cumulatif qui sera de plus en plus difficile à stopper dans le futur ;

Rappelant que l’article 174 du Traité CE définit explicitement « la promotion aux niveaux international et national de mesures destinées à faire face aux problèmes environnementaux régionaux ou planétaires » comme l’un des quatre objectifs prioritaires de l’UE ;

Croyant fermement que l’Union Européenne doit devenir le leader sur les questions environnementales et en a la capacité ;

Convaincue que trouver une solution au changement climatique n’est pas tant une question économique ou scientifique mais surtout un problème de volonté politique ;

Par conséquent la JEF-Europe,

Exhorte les pays européens à prendre de leur propre initiative toutes les mesures nécessaires pour montrer au reste du monde qu’il est possible de stopper puis de limiter efficacement le réchauffement climatique et ses conséquences ;

Accueille favorablement l’appel pour la création d’une Union Européenne Environnementale comme l’un des futurs projets majeurs de l’union pour devenir le précurseur « d’un monde sans carbone » ;

Appelle l’UE à entreprendre des engagements plus ambitieux et à pousser à la négociation d’un traité international à la prochaine Conférence des Parties (COP 15) de la CCNUCC à Copenhague en décembre 2009, ceci étant impératif pour la sécurité et la stabilité internationale et nationale ;

Fait pression pour que la Commission européenne assume un rôle directeur et de coordination en matière de politique environnementale afin de mettre fin au flou actuel en matière de responsabilités et de représentation sur le plan extérieur ;

Demande aux pays membres de l’UE d’entamer les négociations sur un traité contraignant qui mettra fin à l’augmentation des gaz à effet de serre d’ici 2015 et restreindra les émissions dans des pays développés de 35 % d’ici 2020 par rapport à 1990 et de 45% d’ici 2030 si les pays en développement se fixent aussi des objectifs clairs ;

Demande aux pays européens et aux institutions communautaires d’initier les mesures permettant de réduire de 90% d’ici 2050 les émissions de carbone, comme le conseille la communauté scientifique ;

Insiste sur la nécessité d’une aide financière et technique des pays européens et des autres pays industrialisés pour aider les pays les plus démunis en les accompagnant à travers les politiques industrielles, énergétiques, culturelles et agricoles afin de faciliter un développement pauvre en carbone ;

Demande à l’UE de faire participer la société civile et en particulier les associations jeunes des deux hémisphères dans la conception et la mise en œuvre de ces politiques pionnières.