Dans le cadre de l’évènement Youth on the Move, le Taurillon a interviewé un jeune polonais de 26 ans, Bart Bzdak, rencontré lors d’une session d’étude organisée par le Conseil de l’Europe, afin qu’il nous parle de son expérience de Service volontaire européen (SVE) au sein d’une organisation prônant la mobilité des jeunes. Si cette expérience à l’étranger a été à plus d’un titre très enrichissante, il en ressort que la mobilité est un sujet qui captive encore peu certains jeunes.

Le Taurillon : Peux-tu décrire en quelques mots l’organisation pour laquelle tu as travaillé ?

Bart Bzdak : J’ai effectué mon Service volontaire européen pour une ONG internationale appelée Youth for Exchange and Understanding (YEU). Parmi les principales missions de l’organisation, on compte la promotion de la mobilité, de l’égalité et du volontariat parmi les jeunes. YEU coopère avec le Conseil de l’Europe et met en place des événements dans le cadre du programme Youth in Action. YEU a des organisations membres dans toute l’Europe mais aussi en Afrique du Nord.

Le Taurillon : Qu’est-ce qui t’as motivé à faire un SVE pour une organisation faisant la promotion de la mobilité des jeunes ?

Bart Bzdak : Le SVE a été une excellente opportunité pour mon propre développement personnel. J’ai ainsi pu vivre un an au Portugal et travailler avec des personnes aux profils et aux cultures très différents. Cela m’a donc permis de me familiariser avcec différentes techniques de travail et d’échanger avec ces personnes au quotidien. A titre personnel, le SVE a représenté une aventure qui m’a permis d’apprendre beaucoup de choses tant au niveau professionnel que culturel.

Le Taurillon : Pendant ton expérience professionnelle en tant que SVE, quelle a été la tâche la plus difficile ?

Bart Bzdak :Le but de mon projet était de promouvoir le programme Youth in Action parmi les jeunes d’Algarve, au Sud du Portugal. Une des manières d’y parvenir était d’organiser des sessions spéciales dans les écoles et c’était sûrement la partie la plus difficile de cette mission. Il était très difficile de remplir toutes les formalités nécessaires. Ces sessions spéciales étaient en réalité le résultat de plusieurs mois de travail. Nous avons souvent eu du mal à parvenir à transmettre le message que nous avions à faire passer. Malheureusement, les jeunes n’étaient pas très intéressés par le sujet.

Le Taurillon : Comment l’Union européenne pourrait-elle davantage encourager la mobilité des jeunes ?

Bart Bzdak :Je pense qu’il a de multiples possibilités pour les jeunes en Europe pour vivre de nouvelles expériences à l’étranger. Je crois que ce qu’il faudrait faire maintenant c’est promouvoir ces actions et davantage communiquer afin que les jeunes soient au courant de ces offres et qu’ilsaient réellement connaissance et accès à ces nombreux programmes.

Le Taurillon : Que dirais-tu à de jeunes européens pour les inciter à participer au programme de ton organisation ?

Bart Bzdak :N’ayez pas peur de vivre de nouvelles expériences. Il y a de nombreuses personnes à l’étranger qui sont prêtes à vous rencontrer, à vous apprendre de nouvelles choses et à recevoir quelque chose de votre part en échange.

Pour connaître les organisations de mobilité des jeunes qui existent près de chez vous ou dans votre pays, rendez vous dans un Bureau Europe Direct.