Le Sénat a adopté en séance publique une proposition de résolution du sénateur et maire de Strasbourg Roland Ries (PS, Bas-Rhin) qui demande le regroupement de toutes les activités du Parlement européen à Strasbourg.

« Il ne s’agit pas d’opposer les trois capitales de l’Union mais de les associer, dans la complémentarité : l’exécutif à Bruxelles, le judiciaire à Luxembourg, le législatif à Strasbourg » a affirmé Roland Ries.

« Le polycentrisme est un enjeu pour l’Europe  », a poursuivi André Reichardt, (Bas-Rhin, UMP), apportant son soutien et celui du groupe UMP à cette résolution, finalement adoptée à l’unanimité moins une abstention. « La fixation du siège à Strasbourg a une signification politique : le Parlement, quand il choisit de voter la défiance vis-à-vis de la Commission, le fait à Strasbourg  ».

Si le président du groupe RDSE, Yvon Collin, convient que la « transhumance parlementaire » est coûteuse, il a toutefois estimé que « tout transfert à Bruxelles, symbole, pour les citoyens, de la technocratie européenne, serait un mauvais signal ».

Pour Roland Ries, « la volonté et la détermination du Gouvernement français sont plus que jamais essentielles. Je milite pour que Strasbourg devienne le seul lieu du travail du Parlement en y regroupant tous les services : il faut, à cette fin, prendre la mesure des efforts à accomplir pour conforter la vocation européenne et internationale de la ville. »

« Le siège de Strasbourg est porteur de l’Histoire. Il est regrettable et dangereux de prétendre bâtir un avenir européen commun en ignorant l’Histoire. L’adhésion des citoyens doit être renforcée plutôt que fragilisée » lui a répondu Henri de Raincourt, ministre chargé de la coopération.