Les Jeunes Européens Fédéralistes (JEF-Europe) saluent tous les efforts visant à promouvoir une Commission européenne respectant l’équilibre homme/femme en tant qu’étape importante vers une juste représentation de la société européenne et soulignent que la légitimité de l’exécutif européen doit être d’abord et avant tout le fruit d’une procédure électorale transparente et démocratique.

Le simple fait que les noms des candidats surgissent sur la base de considérations nationales et d’accords conclus derrière des portes closes au Conseil enveloppe la procédure de nomination dans un épais brouillard, selon Philippe Adriaenssens, le Président de la JEF Europe.

La procédure secrète actuelle ne peut pas être correctement examinée par le public européen, les medias ou même le Parlement et peut seulement diminuer encore plus la confiance des Européens dans l’UE, particulièrement après avoir proposé la position de Haut Représentant à un politique avec peu d’expérience en matière d’affaires étrangères et n’ayant jamais été démocratiquement élu.

Afin que la Commission soit plus représentative et plus proche des citoyens européens, tous les commissaires doivent être élus démocratiquement par le Parlement Européen sur la base d’un programme politique visionnaire pour l’intégration future, selon Julia Mikic, membre du Bureau exécutif de la JEF Europe.

Le Fédéralisme est le seul remède à long terme aux maux politiques actuels, explique Philippe Adriaenssens, en présentant deux réformes vitales que les Fédéralistes demandent :

– L’établissement de sections transnationales sur les listes électorales européennes dans le cadre desquelles les candidats à la Commission pourraient se présenter

– Permettre au Parlement européen d’élire les commissaires afin que le Conseil ne les nomme.

Ces réformes aurait un triple effet positif sur le fonctionnement de l’UE, selon la JEF Europe. Premièrement elles augmenteraient drastiquement le niveau de démocratie et de transparence de la procédure électorale et ainsi la légitimité de l’exécutif européen. Deuxièmement les Commissaires seraient choisis sur la base de leur engagement européen et de leur compétence en matière européenne et agiraient uniquement dans l’intérêt de général de l’Union. Enfin, la procédure ouverte générerait automatiquement une Commission plus diverses et plus équilibrée sans aucun besoin de quota.

Philiipe Adriaenssens résume : la JEF Europe demande instamment au Parlement européen et en particulier à sa commission des affaires constitutionnelles (AFCO) et à sa commission pour l’égalité des genres et les droits des femmes (FEMM) de se battre pour des réformes pro-fédérales de la procédure électorale si les députés européens sont sérieux dans leur souhait d’une Commission plus démocratique, compétente et équilibrée.