Les motions du Parti Socialiste et l’Europe

A quelle Union européenne les candidats au poste de premier secrétaire du PS aspirent-ils ?

, par Guillaume Amigues

Les motions du Parti Socialiste et l'Europe

Les militants du Parti Socialiste sont appelés à désigner le remplaçant de François Hollande le 6 novembre prochain. Comment les six motions en lice abordent-elle la question européenne ?

A la veille du congrès de Reims, au cours duquel sera désigné le prochain premier secrétaire du PS, six différentes motions [1] sont en lice. La gauche du parti est représentée par la motion déposée par Benoît Hamon, soutenue par Jean-Luc Mélenchon et Henri Emmanuelli. Les sociaux-démocrates avancent plusieurs motions : Bertrand Delanoë est soutenu par Pierre Moscovici, Lionel Jospin et François Hollande, pendant que Martine Aubry est appuyée par Laurent Fabius et Jean-Christophe Cambadélis. La contribution de Ségolène Royal a elle été signée par Gérard Collomb, Emmanuel Valls et Julien Dray. Deux autres motions sont également en lice : le pôle écologique (Nicole Bricq, Christophe Caresche) et Utopia (Franck Pupunat).

L’Europe, un enjeu passé au second plan

Les six motions des candidats au poste de premier secrétaire du Parti socialiste ont été passé au révélateur du site web Wordle, qui analyse les textes et crée des nuages de mots où est reflétée leur fréquence de répétitions. Le résultat, consultable ici, est pour nous particulièrement éloquent : nulle part le mot « Europe » ne saute aux yeux comme un des termes les plus utilisés. Cette simulation amusante nous amène à un constat : l’Europe constitue un enjeu secondaire au sein du débat socialiste à l’approche du congrès de Reims. Seuls 6% des textes des motions sont consacrées explicitement au sujet [2].

Enjeu secondaire car occulté par le débat fondamental qui a divisé le PS ces dernières années, celui sur le libéralisme. Il n’y a à vrai dire plus guère de débat : dans un contexte de crise économique qui voit la droite récupérer amplement les idées socialistes, l’option social-libérale est décrédibilisée, et on assiste à un basculement des discours vers la gauche [3]. Ainsi tous les candidats insistent sur la nécessité d’une Europe sociale, qu’ils opposent à une Europe trop libérale. Partons pour un tour d’horizon des propositions des candidats pour établir cette Europe sociale.

Quelques propositions concrètes pour réformer l’architecture européenne

En ce qui concerne les aspects institutionnels européens, c’est la Motion A, portée par Bertrand Delanoë qui avance les propositions les plus précises. Celle-ci propose de renforcer les pouvoirs du Parlement européen, en lui permettant de voter l’ensemble du budget et via « la responsabilité de la commission devant les députés européens » (qui existe pourtant déjà dans les traités, et avait amené à la démission de la Commission Santer en 1999).

La Motion F, du courant Utopia, est la seule à indiquer clairement son souhait d’une Europe fédérale, politique et sociale. Elle esquisse à ce titre un projet institutionnel ambitieux pour l’UE, au centre duquel se trouve une réforme du Conseil : composé de représentants permanents nommés par les Etats membres, il est appelé à devenir une véritable deuxième chambre dans le cadre d’un système typiquement fédéral (sur le modèle du Bundesrat allemand ou du Senat américain). Ce projet institutionnel, qui prévoit de faire de la commission un « véritable gouvernement européen » s’accompagne de deux propositions intéressantes que sont l’opposabilité de la charte des droits fondamentaux et la création d’un véritable droit social européen.

De nombreuses idées novatrices mais générales et vagues

Si les autres motions sont moins précises sur les questions institutionnelles européennes, elles ne manquent pas de propositions valables. Mmes Royal (Motion E) et Aubry (Motion D) semblent prêtes à soutenir une Europe à deux vitesses, dans laquelle la France jouerait un rôle de « fer de lance » (Motion E ). Il s’agit d’une idée à laquelle M. Delanoë s’oppose : Mme Tasca souligne au nom de la motion A la nécessité d’une Europe unie, à 27 : « nous ne voulons pas travailler seuls ». Au-delà des cette question, l’originalité de la motion de Mme Royal est de souligner le rôle des citoyens et des partenaires sociaux dans l’UE, tandis que Mme Aubry est la seule à envisager une clause de sauvegarde sociale, afin de contrôler l’impact social des directives européennes.

Le pôle écologique (Motion B) est le seul à affirmer explicitement la volonté de désigner le candidat du PSE au poste de président de la Commission avant les élections européennes, mais n’émet pas de propositions concrètes de changements institutionnels européens. Quant à la Motion C portée par Benoît Hamon, elle émet peu de propositions de changements institutionnels, au-delà d’une réforme de la Banque Centrale Européenne (BCE).

Un manque d’ambition qui reflète le malaise du PS face à la question européenne ?

Les motions Delanoë et Utopia sont donc les seules à émettre des propositions concrètes et plus ou moins ambitieuses de réforme institutionnelle de l’UE. A delà de celles-ci, elles se contentent pourtant comme la plupart des autres motions de déclarations générales de principe. Cette prudence concernant les questions institutionnelles reflète le malaise des dirigeants socialistes face à l’UE. Le Parti Socialiste reste en effet profondément marqué par le traumatisme de la déchirure du parti lors du référendum sur le projet de traité constitutionnel de 2005.

Il n’est d’ailleurs pas surprenant que Benoît Hamon, qui faisait partie des « nonistes » au sein du PS à l’époque, soit le seul à mentionner le Traité de Lisbonne, pour réclamer son abandon immédiat. Les autres candidats n’ont pas oublié le vote majoritaire des sympathisants socialistes contre le Traité Constitutionnel qu’ils avaient soutenu (Delanoë, Aubry, Royal). Difficile d’identifier des lignes de clivage franches dans ces propositions générales et timorées. Comme l’explique Bruno Julliard [4], qui soutient Benoît Hamon : « Nous sommes tous, évidemment, pro-européens ». Reste à savoir quelle Europe chacun des candidats souhaite.

Les propositions budgétaires et monétaires : des divergences marginales

Face à la crise économique et financière actuelle, les questions de politique budgétaire suscitent de nombreuses propositions. Martine Aubry souhaite, tout comme Bertrand Delanoë une augmentation du budget européen, que le maire de Paris fixe à 1,5% du PIB des Etats membres (contre un plafond de 1,24% aujourd’hui). Benoît Hamon réclame lui aussi « un budget digne de ce nom », mais raisonne davantage dans le cadre national : il souhaite une révision du pacte de stabilité et de croissance pour permettre aux Etats membres de mener des politiques budgétaires ambitieuses. Pour financer ce budget européen, les motions Hamon, Aubry et Utopia envisagent la création d’un impôt européen.

Autre cheval de bataille de Benoît Hamon : la fin de l’indépendance de la Banque Centrale Européenne et la diminution des taux européens. Pour lui, la BCE doit avoir comme objectifs prioritaires la croissance et l’emploi. Aucune motion ne va aussi loin, mais les motions Royal et Aubry affirment la nécessité d’inclure ces priorités à côté de la lutte contre l’inflation. Sans évoquer ses objectifs, la motion du courant Utopia souhaite elle soumettre la BCE au contrôle du parlement européen.

Europe sociale, Europe des grands projets

Les différentes motions se retrouvent autour de plusieurs propositions visant à protéger les salariés pour donner corps à l’Europe sociale. Le pôle écologique et Benoît Hamon ont des propositions similaires concernant la relocalisation de la production vers l’Union Européenne. La création d’un salaire minimum européen est proposée par Benoît Hamon, Bertrand Delanoë et Martine Aubry ; tandis que toutes les motions s’accordent sur la nécessité de défendre les services publics au niveau européen.

L’Europe sociale doit également relancer l’économie face à la crise. La plupart des candidats souhaite voir l’avènement d’un « New Deal Européen » (motion C), c’est-à-dire le lancement de grands projets infrastructurels financés par l’emprunt. Bertrand Delanoë a d’ailleurs déclaré souhaiter un plan de relance européen financé par un emprunt à hauteur de 100 milliards d’euros. Mme Royal réclame elle le retour de « l’Europe des grands projets », via une politique industrielle et énergétique ambitieuse. Les autres candidats ne sont pas en reste et proposent la création de la Communauté Européenne de l’Energie (Delanoë, Aubry), la Communauté Européenne de la Recherche (Aubry, Hamon) pour développer l’action de l’Union dans des secteurs-clés.

Un parti à réconcilier avec l’Europe

Les motions déposées par les candidats au poste de premier secrétaire du PS contiennent plusieurs propositions novatrices et particulièrement intéressantes dans le contexte actuel de crise économique et financière appelant à un renforcement de l’intervention étatique. Cependant, on peut regretter que la plupart des motions, à la notable exception de la motion Utopia, ne perçoivent le cadre européen que comme une extension du cadre national, un prolongement de l’action étatique. Il est par exemple remarquable que la plupart des propositions concernant le PSE donnent l’impression d’une simple transposition du programme national au niveau européen. Ce mode de raisonnement explique peut être le manque de propositions portant sur la structure et la finalité de l’Union Européenne elle-même.

Le prochain premier secrétaire du PS devra réussir à réunir les différentes tendances d’un parti traumatisé par le référendum du 29 avril 2005. Les propositions politiques des six candidats révèlent des différences minimes, qui pourraient être surmontées. Il en va cependant autrement des questions institutionnelles, sujet particulièrement symbolique et sensible sur lequel un compromis pourrait être plus difficile à trouver.

Ceci laisse espérer que le successeur de François Hollande pourra réunir ses troupes autour d’un programme commun – au moins en ce qui concerne les questions européennes. C’est à ce prix que les héritiers de Mitterrand et Delors pourront redonner au PS la place qui fut la sienne au sein de la construction européenne.

Illustration : logo du Parti Socialiste issu du blog Design et Typo.

Mots-clés

Notes

[1NDLR : textes programmatiques présentés par chaque courant, sur lesquels tous les militants sont appelés à voter à l’occasion du congrès. La motion majoritaire définira dans quel courant le futur premier secrétaire sera choisi.

[2Les chapitres consacrés à l’Europe constituent environ 13 des 211 pages des 6 motions.

[3Voir « à contre sens sur l’autoroute des idées » (François Ruffin) et « variations « de gauche » sur le libéralisme (Blaise Magnin) en pages 4 et 5 du Monde Diplomatique de novembre 2008

[4NDLR : ancien président de l’Unef.

Vos commentaires

  • Le 5 novembre 2008 à 15:47, par Emmanuel En réponse à : Les motions du Parti Socialiste et l’Europe

    en même temps, le nombre de mots utilisés est une technique qui a ses limites, on l’a vu pendant la campagne pour le traité constitutionnel. Et dans le Capital de Marx, les mots « banque » et « capital » y apparaissent plus souvent que « socialisme ». Faut-il en déduire que Marx accordait plus d’importance au capitalisme qu’au socialisme ?

  • Le 5 novembre 2008 à 16:56, par Ronan Blaise En réponse à : Les motions du Parti Socialiste et l’Europe

    Quand j’essaies - en vain - de comprendre comment les socialistes désignent leurs dirigeants (et choisissent leur ligne directrice...), un seul constat :

    Quand je pense que certains « osent » dire que le système électoral américain est compliqué...

  • Le 5 novembre 2008 à 17:03, par Ronan Blaise En réponse à : Les motions du Parti Socialiste et l’Europe

    l’Europe constitue un enjeu secondaire au sein du débat socialiste à l’approche du congrès de Reims

    Alors est-il vraiment bien raisonnable de confier les clefs du débat européen (i.e : le choix des problématiques, les modalités du débat et leur calendrier...) à des partis politiques qui n’en n’auraient en fait absolument rien à foutre ?!

    Sinon, si on doit vraiment se plier aux atermoiments et aux tergiversations des partis politiques (qui fonctionnent selon des logiques autonomes, bien spécifiques), à quoi donc sert la société civile ?!

  • Le 5 novembre 2008 à 17:20, par Guillaume Amigues En réponse à : Les motions du Parti Socialiste et l’Europe

    Cher Emmanuel,

    tu as raison de souligner les limites de cette technique d’analyse. Il s’agit comme précisé dans l’article avant tout d’une « simulation amusante » dont la portée ne doit pas être éxagérée.

    Le constat auquel amène cette remarque empruntée aux bloggers du Monde.fr est que l’Europe est loin du centre du débat socialiste à l’approche du congrès de Reims. Et ce constat ne se base bien sur pas sur ces nuages de mots, mais sur le fond des textes et l’analyse des propositions qu’on y trouve.

    Salutations européennes,

    Guillaume

  • Le 5 novembre 2008 à 17:26, par Fabien Cazenave En réponse à : Les motions du Parti Socialiste et l’Europe

    Qui a dit que la société civile ne devait pas se mobiliser par ailleurs ?

    Pour qu’un contre-pouvoir soit utile, il faut qu’il y ait un pouvoir en face... Tout ne réside pas dans l’un ou l’autre.

  • Le 5 novembre 2008 à 18:12, par mathilde marmier En réponse à : Les motions du Parti Socialiste et l’Europe

    je voulais faire exactement la même remarque qu’ emmanuel au sujet du comptage des mots... ça n’est pas pour moi une façon d’élever le débat... on l’a suffisamment dit aux nonistes lors de la campagne du TCE... je trouve dommage que l’on rentre dans ce jeu là...

    en revanche, je trouve dommage que l’article n’évoque pas la façon dont sont hiérarchisés et traités les sujets à l’intérieur des motions. en effet, la motion de delanoë met l’accent et fait une priorité de la question européenne... ce que ne font pas forcément les autres !!! autre point non négligeable, le programme de cette motion vise à établir un programme européen en concertation avec les autres membres du PSE.

    alors il est vrai, l’Europe est un des points de divergence majeur entre les différents courants du PS et il reste des traces du référendum de 2005...ce qui explique les positions timides sur le sujet, c’est d’ailleurs regrettable

    alors en tant que socialiste européenne, il ne reste plus qu’à croiser les doigts et faire du lobbying en interne... car oui, il y a des gens profondément européens aux PS !! et ils sont plus nombreux qu’on veut bien nous le laisser croire...

  • Le 5 novembre 2008 à 19:27, par valery En réponse à : Les motions du Parti Socialiste et l’Europe

    ça veut dire surtout que le livre est plus une critique d’une capitalisme que la promotion d’un modèle alternatif, non ?

  • Le 5 novembre 2008 à 19:39, par Laurent, JE-Bordeaux En réponse à : Les motions du Parti Socialiste et l’Europe

    les partis politiques sont la structure de la démocratie, ils sont co-producteurs de l’agenda politique avec les médias et la société civile, « l’opinion publique » ; ils sont les supports de la compétition entre les différents acteurs politiques qui luttent pour l’exercice du pouvoir, au niveau national comme au niveau européen. sans partis politiques, pas d’espace public européen ; sans partis politiques nationaux, pas de coalition de partis transnationaux au sein du Parlement européen (il n’y a qu’à constater l’échec total de Newropeans).

    Les associations, à commencer par la nôtre, fonctionnent aussi par une « logique autonome et bien spécifique ». Il ne s’agit donc pas de « confier les clés du débat européen aux partis politiques », il s’agit au contraire d’inciter chacun à jouer son rôle, ce qui revient pour nous à exercer notre rôle de lobby pour faire inscrire les questions européennes sur l’agenda des partis, d’opposition et de gouvernement. Ce dont à quoi cet article contribue d’ailleurs très bien.

  • Le 6 novembre 2008 à 07:04, par Ronan En réponse à : Les motions du Parti Socialiste et l’Europe

    Sauf que la situation actuelle est bien plus cruelle : ni partis politiques faisant campagne au niveau européen, ni grande revendication émanant de la société civile : le vide, quoi...

    Ces derniers mois, un internaute - arthurh, pour ne pas le nommer - tempêtait un peu en ces termes « ne vous inquiétez pas, les partis politiques se saisiront de la question ». Bilan : rien. D’autres disaient : « les associations européennes se chargeront de le leur rappeler ». Bilan : rien non plus.

    Moralité : si jamais le taux d’abstention (et d’indifférence) explose aux élections européennes de juin prochain, il ne faudra surtout pas venir se plaindre...

  • Le 7 novembre 2008 à 00:27, par Max En réponse à : Une analyse partisane et trés gauche

    En cherchant les résultats du vote je tombe sur votre article . L’analyse est biaisé et totalement incomplète dans le traitement du sujet . Et que dire des commentaires...Les JE ne sont ni pluraliste ni transpartisans alors assumez-vous !!

    Jugez par vous même et merde !!

    Voici comment est traité le thème de l’Europe à travers les six motions :

    A - Bertrand Delanoë : "Que l’Europe acquière enfin une véritable identité politique"

    "L’Europe n’est pas seulement notre avenir, elle est notre présent, notre horizon, et c’est dans ce cadre que doit s’élaborer notre offre politique, en lien étroit avec nos amis sociaux démocrates." "Il faut que l’Europe acquière enfin une véritable identité politique. Cela passe par le renforcement des pouvoirs du Parlement européen, qui devra voter la totalité du budget, par la transformation des directives en projets de loi, et par la responsabilité de la Commission devant les députés européens. "Nous voulons que le projet socialiste européen marque la volonté d’armer les Européens pour être forts dans la mondialisation. "Nous proposons que, lors des prochaines élections au Parlement Européen en 2009, les socialistes européens se battent autour d’un socle programmatique commun comportant des propositions de mise en œuvre d’instruments de régulation économique et environnementale au plan international, d’avancées significatives sur l’harmonisation fiscale et sociale de l’Union, et de relance de projets concrets :
    - protocole social
    - salaire minimum européen,
    - directive cadre protégeant la spécificité des services publics
    - budget de l’Union Européenne porté à 1,5% du PIB des États membres
    - possibilité pour l’Union européenne d’emprunter pour financer notamment les grandes infrastructures,
    - nouvel Erasmus
    - construction d’une communauté européenne de l’énergie
    - protection des intérêts économiques fondamentaux de l’Union en se dotant des instruments juridiques nécessaires
    - réussite de l’Union Méditerranéenne."

    B - Pôle écologique : "L’Europe comme socle de nouvelles règles sociales et environnementales"

    "La question européenne a opposé les socialistes les uns aux autres dans un passé récent". Il faut aujourd’hui "mettre en place, au niveau national et européen, une véritable politique pour que les produits et technologies propres soient accessibles à tous.
    - La conclusion d’un traité social européen
    - Une harmonisation fiscale beaucoup plus grande
    - Une réorientation beaucoup plus forte de la politique agricole
    - Une nouvelle politique de l’immigration au niveau européen
    - Un vaste plan de relocalisation d’un certain nombre d’activités
    - Un programme européen de reconquête environnementale
    - Une initiative européenne pour encadrer, limiter voire supprimer la spéculation purement financière sur les matières premières agricoles.
    - La révision des textes européens pour un rééquilibrage de la propriété intellectuelle.

    C - Benoît Hamon : "Rendre sa finalité première à la construction européenne"

    "Il faut bâtir une Europe de paix et de progrès social et non une simple zone de libre échange. C’est pourquoi nous devons rendre sa finalité première à la construction européenne, celle d’un ensemble intégré à l’intérieur de ses frontières et protégé vis‐à‐vis de l’extérieur." Parmi les mesures proposées :
    - activer le tarif extérieur commun au niveau européen (… pour lutter contre le dumping social et environnemental.
    - Baisser les taux européens. L’euro fort pénalise les exportations européennes. (…) L’euro surévalué pousse nombre d’entreprises à délocaliser.
    - Harmoniser les normes fiscales et sociales, avec notamment un salaire minimum européen.
    - Relocaliser la production pour "rétablir un lien entre l’accès à un marché et la production sur ce marché".
    - revenir sur l’indépendance de la BCE et sur ses statuts. Elle doit prioritairement soutenir la croissance et l’emploi
    - utiliser le levier de la politique budgétaire. Cela ne sera possible que si l’UE révise le pacte de stabilité qui rogne les marges de manoeuvre des Etats‐membres.
    - dégager des recettes au niveau européen pour doter l’Union d’un budget digne de ce nom et financer la solidarité avec les Etats les moins riches
    - création d’un impôt européen sur les sociétés affecté au budget communautaire.
    - élaboration d’un « New Deal » européen financé par l’emprunt, consacré notamment à l’innovation industrielle et la recherche
    - politique d’investissement massif dans les infrastructures (classiques mais aussi numériques)
    - construction d’une véritable CERI (Communauté Européenne de la Recherche et de l’Industrie)
    - un moratoire immédiat sur les libéralisations en cours (postale, ferroviaire)
    - une directive‐cadre doit définir les principes communs à tous les services publics et garantir les possibilités de financement public
    - création d’un serpent fiscal européen concernant la fiscalité des sociétés au sein de la zone euro.
    - mise en place d’un salaire minimum européen

    D - Martine Aubry : "L’Europe sociale est notre priorité"

    "L’Europe est l’espace indispensable de la régulation dans la mondialisation. (…) Nous partageons tous l’analyse des dérives actuelles de l’Europe libérale et de la nécessité de la réorienter. (…) La concurrence libre et non-faussée semble être devenue un objectif dominant. (…) Sans coordination des politiques budgétaires, il n’est pas possible d’assurer le pilotage macro-économique au niveau de l’Union avec un budget communautaire représentant seulement 1% du PIB total. La politique de la concurrence est maintenant parfois plus exacerbée en Europe qu’aux Etats-Unis. (…) L’Europe doit "réorienter les politiques européennes au service de la croissance et de l’emploi." "La monnaie européenne doit désormais être utilisée pleinement comme un outil économique. Nous souhaitons que les objectifs de la banque centrale soient redéfinis pour intégrer, sans renoncer à la lutte contre l’inflation, la croissance et l’emploi." "Nous proposerons que l’Eurogroupe se dote d’une vraie compétence en matière de changes." "Nous proposerons le lancement de grands emprunts afin de financer de nouvelles infrastructures (transport, énergie…),de nouvelles technologies ou dans la recherche." "Les tarifs extérieurs doivent être justement calibrés afin de permettre à nos industries sous pression de se moderniser sans pour autant menacer la croissance des pays en développement." L’Europe sociale est notre priorité. (…) L’Europe doit aussi être le fer de lance du développement durable. (…) Nous devons également poursuivre la quête d’une Europe plus démocratique dans ses institutions comme dans son fonctionnement."
    - créer un salaire minimum européen
    - mettre en place un droit à la formation tout au long de la vie
    - défendre les services publics
    - harmonisation fiscale, avec une assiette commune et un taux plancher pour l’impôt sur les sociétés
    - proposer une "clause de sauvegarde sociale" qui interdise qu’une directive européenne puisse avoir pour conséquence un recul social dans un pays
    - une taxe carbone
    - une Communauté Européenne de l’Énergie
    - une Communauté Européenne de la Recherche et l’Innovation,
    - la politique agricole commune doit prendre en compte le droit à une alimentation de qualité, la santé humaine et animale l’aménagement du territoire et l’environnement.
    - mettre au moins en commun les approvisionnements militaires et les programmes technologiques.
    - proposer de renforcer fortement le budget européen
    - "un impôt européen pourrait être créé, assis par exemple sur le bénéfice des sociétés"
    - "avancer plus vite avec un premier cercle ou une avant-garde de pays euro-volontaires".
    - "Nous proposerons que le Parti Socialiste Européen (PSE) indique dès avant les élections de 2009 le nom de son candidat à la Présidence de la Commission."

    E - Gérard Collomb - Ségolène Royal : "La France fer de lance d’un groupe de pays pionniers"

    "L’Union à 27 semble certes bloquée sur de nombreux dossiers, mais rien n’interdit à la France de se faire le fer de lance d’un groupe de pays pionniers, plus conscients que d’autres de l’urgence sociale et économique qui frappe les citoyens européens. Il y aurait là l’éclosion d’une ‘Europe à deux vitesses’. Mais elle serait choisie démocratiquement par les peuples, elle resterait ouverte à tous ceux qui changeraient d’avis et elle nous permettrait à tous de sortir de l’ornière". Parmi les propositions :
    - un débat sur l’avenir de l’Europe par la voie d’une consultation européenne, s’adressant directement aux peuples des 27 États-membres.
    - "repenser profondément notre conception de l’Europe sociale. L’Europe sociale, c’est d’abord une Europe qui n’empêche pas les États de décider du niveau de solidarité qu’ils souhaitent. "
    - "relancer l’Europe des grands projets. Nous devons créer les infrastructures transeuropéennes dont nous avons tant besoin, en matière de numérique, d’énergie ou de recherche. "
    - créer "un nouveau pacte européen initié par un premier groupe de pays volontaires. Ce pacte doit promouvoir : une politique industrielle offensive soutenue par une politique monétaire favorable ; un plan d’investissement et de croissance européen fondé sur l’emprunt ; une politique énergétique capable d’assurer la sécurité, l’indépendance et la diversité énergétique de l’Union en luttant efficacement contre le changement climatique ; un vrai pas en direction d’un gouvernement économique européen."
    - "relancer le Dialogue social européen. Les partenaires sociaux, toujours plus sollicités au niveau national, ont un rôle à jouer, trop laissé de côté, dans l’édification de l’Europe sociale. "
    - "accélérer la construction d’une défense et d’une diplomatie européennes".
    - "intégrer, comme la réserve fédérale américaine, la croissance et l’emploi parmi les objectifs de la Banque centrale européenne, au même titre que l’inflation. "

    F- Utopia - Franck Pupunat : Pour une Europe fédérale, politique et sociale

    "Nous devons compléter la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne, la rendre juridiquement opposable, mettre en place un véritable droit social européen, tendre vers une fiscalité unique et à un même niveau de service public, soumettre la banque centrale européenne au contrôle du parlement européen. Ce nouvel espace politique, démocratique et citoyen, devra être au service des droits humains, être respectueux de l’environnement, et promouvoir un idéal de développement durable".

  • Le 7 novembre 2008 à 08:48, par Valéry-Xavier Lentz En réponse à : Une analyse partisane et trés gauche

    Le thème de l’Europe est en effet traité mais de manière très médiocre et très insuffisante comme le prouvent les extraits que tu postes.

    En réalité compte tenu des enjeux d’une part et des attentes fortes des Français envers l’Europe les différentes propositions se montrent largement en deça de ce que l’on est en droit d’attendre.

    Quand au caractère transpartisan de l’association et des rédacteurs du webzine, tu pourras constater que tous les partis sont également critiqués dans ces pages pour leur attitude timorée envers la question européenne, et pas seulement le PS, dont de nombreux membres participent à l’association. Ce sont souvent les plus critiques envers la faiblesse de ce parti sur la question européenne.

    En attendant on ne peut que se réjouir de voir que les plus archaïques des socialistes dont la plupart des leaders nonistes sont très largement minoritaires au PS avec moins de 20% et que les sociaux-démocrates et pro-européens sont massivement majoritaires.

    Toutefois un projet fort pour l’Europe doit être formulé afin de crédibiliser le PS en tant que force d’alternance. La manière dont sera gérée la campagne des élections européennes, une fois le Congrès enfin derrière nous, sera caractéristique.

  • Le 7 novembre 2008 à 09:31, par Fabien Cazenave En réponse à : Une analyse partisane et trés gauche

    Je ne vois pas pourquoi tu nous en veux d’avoir parler du PS... Tout le monde dans les différentes équipes dit au PS que l’Europe passe au second plan.

    Tu devrais être ravi qu’on est fait un si long article (plus long que ceux que nous avons l’habitude de faire) sur cette thématique. Tu voulais qu’on dise quoi ? Que c’est merveilleux l’Europe au PS ?

    D’ailleurs, on critique tout le monde sur ce site, on se critique même entre nous. Donc tes procès en sorcellerie, pas la peine !

    On t’a même proposé d’écrire sur le sujet...

  • Le 7 novembre 2008 à 12:52, par Max En réponse à : Une analyse partisane et trés gauche

    Dire que l’Europe n’est pas la priorité des socialistes en ce moment c’est sans aucun doute vrai. Mais on ne peut cependant pas reprocher aux motions de ne pas avoir de projet. ; les questions européenne apparaissent dans plusieurs thématiques (comme il a été dit ce procédé de comptage des mots est contestable).

    Les JE souhaitent la mise en place d’un véritable programme européen pour les élections européennes et dans cet article on reproche aux motions d’être trop vague dans leur propositions ou alors d’être une transposition du programme national sur le plan européen . Alors moi j’ai une question comment voulez vous définir des orientations pour un programme européen commun au sein du PSE sans être consensuel ? Si vous êtes trop précis, on vous reproche de transposer votre programme national sur le plan européen et de ne pas tenir compte de vos partenaires européens. Et inversement si vous êtes trop consensuel pour pouvoir débattre de ces propositions avec vos partenaires , on vous reproche de ne pas être concret et d’être trop vague .

    Personnellement je trouve que certaines propositions auraient dû être relevées. A titre d’exemple la motion de Martine Aubry :
    - « Nous proposerons que le Parti Socialiste Européen (PSE) indique dès avant les élections de 2009 le nom de son candidat à la Présidence de la Commission. » ;
    - « Un impôt européen pourrait être créé, assis par exemple sur le bénéfice des sociétés pour financer cet effort et constituer un premier pas vers l’harmonisation fiscale que nous souhaitons » Ou celle de Royal « Européaniser le Parti Socialiste en renforçant les collaborations avec les Partis socialistes et sociaux-démocrates de l’Union, et en encourageant les jumelages européens de sections et fédérations » (réseau des militants PES).

    Concernant ce que tu appelles mes procès en sorcelleries c’est juste de l’indignation . Car j’observe qu’au taurillon on fait de bruits de couloirs, de déclarations individuelles des louanges (voir mes précédentes interventions http://www.taurillon.org/Europeennes-2009-les-Jeunes-Europeens-France-saluent-les-initiatives-des?var_recherche=verts) et au contraire vous boudez le PS et le critiquez sans cesse quand ces élus font les mêmes propositions sur la présidence de la commission par exemple. Comparé aux élus du PPE qui fleurissent dans vos tribunes : le PSE a déjà une plateforme commune, des militants mais personne pour relever l’initiative (ce qui signifie à vos lecteurs qu’il n’y en a pas). Votre association est inutile si elle ne s’adresse pas à tout les partis, si elle ne met pas en valeur toutes les bonnes initiatives. Vous trahissez vos promesses…

  • Le 7 novembre 2008 à 14:18, par Fabien Cazenave En réponse à : Une analyse partisane et trés gauche

    Pour vous répondre :
    - votre accusation de non transpartisanisme tombe quand on voit qu’on a une polémique avec Lamassoure récemment et qu’on a déjà eu des personnes importantes du PS dans nos colonnes (Gaëtan Gorce entre autres) et qu’on a aussi eu des simples militants. De plus, on ouvre souvent nos colonnes à nos amis de Sauvons l’Europe où peu ne sont pas à gauche hein. La plateforme du PSE va sortir bientôt non ? On en parlera avec grand" plaisir à ce moment-là.
    - moi, j’ai plutôt été surpris en bien de voir autant d’Europe dans les motions. C’est plutôt rassurant. Mais il est vrai que cela passe au second plan clairement. Encore une fois, pour avoir approché plusieurs fois les cercles PS pour leur proposer d’intervenir dans nos colonnes, j’ai toujours eu la même réponse, à savoir « on verra ça après le Congrès ».

  • Le 8 novembre 2008 à 22:46, par Guillaume Amigues En réponse à : Une analyse partisane et trés gauche

    Cher Max,

    je te remercie pour ta réaction à mon article et souhaite répondre à tes critiques.

    Les questions européennes sont bien présentes au sein des motions : il y a de nombreuses propositions intéressantes qui sont mentionnées dans cet article (l’impôt européen en fait d’ailleurs partie). Les socialistes semblent réellement capables de s’entendre sur un certains nombre de points, des lignes de convergence semblent se dessiner sur les politiques à proposer pour l’élaboration d’un programme européen. Cela est très positif et a été je crois souligné dans l’article.

    Cependant, comme tu l’as reconnu, l’Europe n’est pas un enjeu majeur de ces motions. Le plus problématique, et ce qu’il m’a paru le plus important de souligner dans cet article, c’est que elle n’est pas l’objet d’une pensée propre. Élaborer un programme commun est une nécessité reconnue par plusieurs mentions, et j’espère vivement que le PS en sera capable... mais sur les questions de fond qui divisent les socialistes, il me semble que la plupart des motions ont évité de s’engager : quid de Lisbonne, par exemple ?

    Cordialement

  • Le 9 novembre 2008 à 17:30, par max En réponse à : Une analyse partisane et trés gauche (complément)

    « En attendant on ne peut que se réjouir de voir que les plus archaïques des socialistes dont la plupart des leaders nonistes sont très largement minoritaires au PS avec moins de 20% et que les sociaux-démocrates et pro-européens sont massivement majoritaires. » Dire des nonistes qu’ils sont automatiquement opposé au projet européen est une ineptie. Apparamment tu n’as pas lu la motion présenté par Hammon ; et tu te cantonnes dans tes postures habituelles : ceux qui n’ont pas le même projet européen que toi sont forcément hostile à l’Europe et au fédéralisme. Moi ce sont surtout tes postures que je trouve archaïques, et simplistes (surtout dans ta classification habituelle entre les vrais fédéralisme et les faux,les tiédes les européistes. Un non sens !! Cette posture ressemble même à certaine posture à gauche sur la radicalité et l’éternel condamnation des penchants droitiers du réformisme )

    « Élaborer un programme commun est une nécessité reconnue par plusieurs mentions, et j’espère vivement que le PS en sera capable… mais sur les questions de fond qui divisent les socialistes, il me semble que la plupart des motions ont évité de s’engager : quid de Lisbonne, » Tout le monde sait que la ratification du traité de Lisbonne dépendra grandement de l’issue des élections européennes et des nouveaux rapport de forces. Pour ceux qui ne l’auraient pas compris : 2 lignes distinctes apparaissaient dans les motions. La motion Hammon (20% des votants) propose de mettre de côté le traité et une stratégie d’alliance avec les autres forces de gauche lors des élections européennes (qui pourra conduire à un autre groupe, en dehors du PSE au parlement européen ; les autres motions ne se prononcent pas directement mais souhaitent mener les élections européennes avec une plateforme commune au sein du PSE. Alors pourquoi ne se prononcent-elles pas ? Peut-être parce que le parti socialiste là déjà fait lors de la ratification du traité (majoritairement favorable voir le vote), peut-être que cette question de la ratification par les autres Etats membres dépendra grandement du sort des élections européennes et que l’enjeu c’est déplacé.

    « L’Europe n’est pas un enjeu majeur de ces motions. » Ces motions définissent des orientations concernant l’action du PS sur le plan régional, national et européen. De là à dire que l’enjeu européen est minoré, je ne partage pas ton avis (voir précédamment) . Il n’est pas central d’accord mais cela me semble normal : des propositions ont été faites et le débat se fera avec les partenaires du parti socialiste au sein du PSE…

    Concernant le "transpartisianisme au sein des JE, moi j’y crois plus mais je continuerai à vous lire et à intervenir parce que j’aime le débat !!

  • Le 9 novembre 2008 à 17:47, par Fabien Cazenave En réponse à : Une analyse partisane et trés gauche (complément)

    Mais qu’est-ce que tu racontes Max ? Tu nous en veux d’avoir un point de vue tranché ?

    Par ailleurs, je ne suis pas d’accord avec ton analyse sur le lien entre ratification du traité de Lisbonne et les élections européennes. Cela n’a rien à voir, à la limite malheureusement. Pour le PS, il pourrait cependant se prononcer quant à la question de savoir ce qu’on fait par rapport au vote irlandais.

  • Le 9 novembre 2008 à 18:57, par Ronan En réponse à : Les motions du Parti Socialiste et l’Europe

    Mille excuses à Max (Cf. message ci-dessous) mais de deux choses l’une :

    - Soit les socialistes parlent donc ainsi d’Europe (même si c’est au second plan...) comme il le relève lui-même ci-dessous (et alors ils méritent davantage des félicitations que des blâmes...).

    Car - même si c’est au second plan - ce qui est décris ci-dessous est tout de même bien plus audacieux que ce que proposent certains autres encore qui se prétendent européistes, qui - doctement - nous "donnent des leçons" de "réalisme" mais qui - au final - font assaut de prudente frilosité... (désolé, mais M. Lamassoure - ces derniers jours - il m’a bien énervé...).

    - Soit les socialistes ne parlent absolument pas d’Europe (comme c’est plus ou moins sous-entendu dans l’article ci-dessus...) et alors ils méritent effectivement qu’on les engueule vertement.

    Pour ma part, j’ai - une fois de plus - la cruelle impression que si nous voulons vraiment être informé de ce que les socialistes pensent vraiment sur l’Europe, ce n’est malheureusement pas dans le « Taurillon » qu’on trouvera la réponse. A moins que Max veuille bien définitivement nous éclairer sur le sujet (et - enfin - écrire dans nos colonnes...). Au moins qu’on ne meurt pas idiots !

    Quand je dis ça, j’espère surtout faire preuve de curiosité. Parce qu’en fait j’aimerais bien - surtout - savoir, enfin, ce qui se passe...

    PS (c’est le cas de le dire...) : « Dîtes, les gars du PS, si votre parti fonctionnait de façon un petit peu moins compliquée (pour ne pas dire bordélique...), êtes-vous bien sûrs que les néophytes comme moi ne s’y retrouveraient tout de même pas plus facilement ?!) ».

  • Le 9 novembre 2008 à 20:55, par Fabien Cazenave En réponse à : Hé, les donneurs de leçons...

    Pour ma part, j’ai - une fois de plus - la cruelle impression que si nous voulons vraiment être informé de ce que les socialistes pensent vraiment sur l’Europe, ce n’est malheureusement pas dans le « Taurillon » qu’on trouvera la réponse. A moins que Max veuille bien définitivement nous éclairer sur le sujet (et - enfin - écrire dans nos colonnes…). Au moins qu’on ne meurt pas idiots ! Quand je dis ça, j’espère surtout faire preuve de curiosité. Parce qu’en fait j’aimerais bien - surtout - savoir, enfin, ce qui se passe…

    Euh, les donneurs de leçons, vous allez vous calmer tout de suite :
    - vous semblez oublier dans les colonnes du Taurillon ces derniers mois les interviews de personnalités du PS et du PSE, les articles de gens proches du PS (Sauvons l’Europe, AFSL,...), sans comptez les articles de personnes qui sont au PS...
    - vous oubliez que l’article du Taurillon sur la question est l’un des rares articles sur la question sur la Toile. Et pour cause, peu de responsables du PS voulaient parler d’Europe. Sans compter que le Taurillon a été le seul à publier un texte préparatoire signé par des delanoiste, des ségolénistes, des reconstructeurs (à l’époque)...

    Mais puisque vous êtes si forts, prenez vos téléphones et vos claviers, vous les contactez (en nous prévenant à l’avance, merci) et vous leur proposez d’intervenir.

    Ah mais oui, c’est tellement plus simple de s’exprimer derrière son ordinateur... sinon, vous avez mon numéro de téléphone.

  • Le 10 novembre 2008 à 07:24, par Point virgule En réponse à : Les motions du Parti Socialiste et l’Europe

    Maladroit plus que malhonnête, l’article qui précède est très incomplet et - visiblement - ne rend compte que très partiellement et très imparfaitement de ce qui se dit, pense, écrit vraiment au PS à propos de l’Europe.

    La façon dont les motions sont ici présentées - un peu en vrac - laisse un vague sentiment d’incomplétude, de manque d’ambition fatiguée, de flou voire de désordre organisé (et savamment entretenu).

    A la lecture de cela (au combien superficielle...), on ne s’étonnera pas de voir certains esprits chagrins plus portés encore (que d’habitude...) à sévèrement critiquer un parti qu’ils ne connaissent visiblement pas (mais aiment bien "allumer" ?!).

    Ceux qui ne connaissent pas le PS auront certainement eu l’impression qu’il ne s’y passe décidément rien de bien sérieux et - d’autant plus déçus qu’ils sont sincèrement européens - ils conclueront alors sur l’idée que ce parti politique, décidément bon pour la poubelle, mérite d’être plus que sévérement critiqué.

    En revanche, ceux qui connaissent le PS (et qui savent donc ce qui s’y passe de l’intérieur...) auront également eu le sentiment qu’on veut peut-être sciemment désinformer et volontairement accabler un parti politique dont l’image extérieure que véhiculent les média est déjà absolument désastreuse (et qui n’a déjà pas franchement bonne presse).

    Est-il donc possible d’avoir un jour - sur le « Taurillon » - un compte rendu objectif et à peu près exhaustif - bref, mieux construit, plus équilibré que ce qui précède et qui - dans sa forme - ne prète pas inutilement à confusion - de ce qui se dit, pense, écrit vraiment au PS à propos de l’Europe ?

  • Le 10 novembre 2008 à 07:49, par Fabien Cazenave En réponse à : Les motions du Parti Socialiste et l’Europe

    Cher Point-Virgule, les procès en sorcellerie ne valent rien : on critique, donc on est malhonnête. Super. Sauf qu’on critique tout le monde, ne vous inquiétez pas.

    C’est bizarre n’empêche ce que vous dîtes parce que beaucoup de gens au PS sont très tristes du rapport du parti à l’Europe, en pleine période de présidence française... Et là, ce sont des militants de base qui le disent. Certains intervenants sur ces commentaires sont critiques des programmes globaux du PS et sont pourtant au PS...

    Mais si vous voulez écrire... contactez-nous. ;-)

  • Le 10 novembre 2008 à 08:50, par Valéry-Xavier Lentz En réponse à : Les motions du Parti Socialiste et l’Europe

    Le PS n’est pas plus médiocre qu’un autre parti sur les questions européennes : il se trouve simplement que c’est lui qui a son Congrès cette semaine et que c’est donc à ce qui s’y passe que l’on s’intéresse en ce moment. Quand l’UMP ou le Modem tiendront leurs Congrès on verra ce que disent les différentes contributions sur le sujet. Ah oui, c’est vrai, il n’y a pas différentes contributions dans les Congrès UMP.

    Il est exact qu’il se passe des choses intéressantes au PS sur l’Europe mais le fait est que ce n’est pas reflété correctement dans les motions qui sont très insuffisantes sur le sujet. Il serait intéressant de publier une tribune ou une interview de responsables des commissions Europe ou des animateurs qui relaient les initiatives du PSE au sein du PS français.

    IL ne faut pas désespérer des socialistes français sur le sujet : le PS progresse sur le sujet : la preuve Mélenchon a claqué la porte (champagne !) ce qui montre que le parti évolue dans le bon sens.

    Pour revenir aux choses sérieuses vous pourrez lire avec intérêt également cette étude de Abadinte qui portait, elle, sur les contributions : Les contributions socialistes sur l’Europe : le fonctionnement démocratique de l’Europe

  • Le 10 novembre 2008 à 09:16, par Valéry-Xavier Lentz En réponse à : Une analyse partisane et trés gauche (complément)

    Ceux qui ont fait planter l’Europe en 2005 ce sont bien les nonistes du PS qui ont permis au camps nationaliste d’élargir son audience au delà de l’extrême-gauche et de l’extrême-droite. Aujourd’hui comme tu le soulignes ce sont les gauchistes rassemblés au sein de Hamon qui continuent à lutter contre le traité de Lisbonne, alors même que les principaux éléments qui étaient critiqués lors de la campagne de 2005 ont été retirés de celui-ci et qui proposent une alliance avec l’extrême-gauche ou une ligne politique qui en pillerait les thèmes.

    Globalement tous les nonistes n’étaient pas anti-européens certes : plusieurs de leurs dirigeants et surtout une très grande part de l’électorat étaient sur une ligne qui consistait à critiquer les insuffisances du traité dans l’espoir d’en obtenir un meilleur. Toutefois quiconque suit un peu les affaires européennes sait que c’était une illusions. La démagogie hallucinante d’un type comme Fabius était sur ce point impardonnable. Critiquer les insuffisances de l’Union européenne, les fédéralistes et ce webzine le font en permanence mais lorsque l’on nous propose une réforme qui comporte des progrès alors il faut l’accepter et avancer. Le camp noniste était un camps anti-européen au sens où sa campagne visait à rejeter des progrès pour l’Europe. La rhétorique n’y change rien.

    Les trois motions arrivées en tête lors du vote des militants socialistes comportent toutes des personnalités qui ont un point de vue intéressant sur l’Europe pourtant le texte des motions est pour sa part décevant. L’auteur de l’article se contente de le constater.

  • Le 11 novembre 2008 à 17:32, par till En réponse à : Les motions du Parti Socialiste et l’Europe

    Voici quelques commentaires sur le fond des propositions :

    A. Delanoë Le protocole social et le salaire minimum européen [qui devrait être ajusté au pouvoir d’achat, au moins jusqu’au moment où on atteint un niveau de revenu par tête comparable] sont des propositions concrètes qui permettraient de réaliser le projet socialiste d’une Europe sociale. Les propositions économiques (hausse du budget) et la possibilité d’emprunter sont des objectifs réalisables et qui peuvent trouver une majorité dans plusieurs pays. Néanmoins, il faudrait souligner que la possibilité d’emprunter sans pouvoir maîtriser les recettes fiscales comporte des risques économiques et politiques considérables. L’introduction d’une fiscalité autonome européenne devrait être une condition nécessaire si l’on veut éviter de finir dans l’impasse lorsqu’il faudra régler le compte.

    B. Pôle écologique La principale lacune de cette motion est celle de mentionner des politiques sans préciser ni les objectifs ni les instruments.

    C. Hamon On ne peut pas accuser la Gauche de la Gauche d’être anti-européenne ou nationaliste. La motion est bien fédéraliste mais on peut avoir des réserves sur le réalisme et l’efficacité de ces propositions pour atteindre les objectifs.

    D. Aubry Les propositions se situent dans une optique d’intégration fonctionnelle menant à long terme à une fédération européenne. La principale proposition à retenir est celle de créer une assiette commune et d’introduire un impôt européen. Cela aurait le double avantage d’assurer à l’UE des entrées fiscales directes et d’harmoniser - au moins partiellement - l’imposition dans un secteur ou la compétition fiscale est parfois très forte. La « clause de sauvegarde sociale » pourrait être moins efficace par rapport à un « protocole social » commun. En effet, le « dumping social » a été rarement l’effet direct d’une directive spécifique, mais plutôt d’une série de décisions prises par les gouvernements nationaux de façon autonome pour soutenir la « compétitivité ». Rien n’empêcherait les gouvernement de poursuivre cette voie si des standards minimums ne sont pas définis au niveau européen. Il s’agit d’un objectif ambitieux, mais le marché intérieur et la monnaie unique l’étaient aussi.

    E. Collomb-Royal La méthode proposée affiche des grandes ambitions démocratiques en théorie mais dans la pratique il s’agit d’un repli sur une logique purement intergouvernementale et volontariste. Tout d’abord, on souhaite recourir à des éléments de démocratie participative (consultation de la population, dialogue avec les partenaires sociaux, etc.) sans pourtant renforcer les institutions de démocratie représentative (Parlement européens, représentation des élus nationaux et régionaux). Quant aux différentes propositions à réaliser par un « pacte européen initié par un premier groupe de pays volontaires », il s’agit d’une démarche strictement intergouvernementale et qui risque - en plus - d’être très difficilement réalisable. Certaines propositions comme la « politique industrielle agressive » et une « politique monétaire favorable » trouveront très difficilement une majorité politique dans le seul pays vraiment indispensable pour l’aboutissement de ce genre de projets : l’Allemagne. Malgré la présence d’éléments de « démocratie participative » et des objectifs qu’on peut partager (le gouvernement économique de l’Union), la méthode proposée est celle qui donne moins d’importance au renforcement des institutions démocratiques de l’Union et à l’adoption de politiques publiques contraignantes.

    F. Utopia La proposition est - comme le dit le nom - assez utopique. Elle a toutefois le mérite de vouloir renforcer les institutions démocratiques de l’Union européenne.

    Bien-entendu, il faut considérer que les motions ne se limitent pas au volet européen. Il faut néanmoins espérer que dans la synthèse qui sortira du Congrès les positions des motions Aubry et Delanoë s’imposent pour les questions européennes.

  • Le 11 novembre 2008 à 23:23, par Guillaume Amigues En réponse à : Les motions du Parti Socialiste et l’Europe

    Bonsoir à tous, et merci pour vos nombreuses réactions.

    En ce qui concerne le sujet choisi, comme cela a déjà été rappelé, il s’agit d’un sujet d’actualité. En cela le PS est traité comme l’aurait été n’importe quel autre parti, organisation ou personnage politique.

    J’ai souhaité faire état des propositions intéressantes comme des manques fondamentaux des motions. Loin de vouloir « allumer » le PS, il s’agissait d’analyser les diverses propositions à la seule lumière de l’Europe. N’appartenant pas plus au PS qu’à un autre parti, je n’avais ce faisant pas accès aux « informations internes » me révèlant ce qui « se pense réellement au PS » : j’ai naïvement pensé que les textes soumis aux militants et au public refletaient ce qui se pensait à l’intérieur du PS !

    Si ceux qui accusent le Taurillon d’etre un média partisan désirent prendre la plume pour partager avec nous dans un article « ce qui s’y passe de l’intérieur », et aussi leur vision du parti et de l’Europe, je serai sincèrement très heureux de les lire.

    Cordialement,

  • Le 12 novembre 2008 à 07:14, par Valéry-Xavier Lentz En réponse à : Les motions du Parti Socialiste et l’Europe

    « j’ai naïvement pensé que les textes soumis aux militants et au public refletaient ce qui se pensait à l’intérieur du PS ! »

     :-)

  • Le 19 novembre 2008 à 08:05, par Point virgule (bis) En réponse à : Les motions du Parti Socialiste et l’Europe

    Il est tout de même très clair qu’il y a un énorme décallage (que dis-je, un goufre...) entre l’avalanche des propositions faites par le PS (Cf. message de Max, du vendredi 7 novembre 2008 / voir plus haut) et le compte-rendu très partiel et très partial que vous en faites. A ce titre, vous n’êtes pas même fidèle aux documents que vous prétendez utiliser en référence ! Si ce n’est pas partial, en tout cas ce n’est pas sérieux...

    Que le PS connaisse actuellement une grave crise de leadership, c’est une chose bien évidement très claire (d’ailleurs, les mass média ne parlent quasiment que ça, et font leurs choux gras de la « crisette »...) (les paranoïaques diront d’ailleurs sans doute que c’est là un acharnement volontaire fait exprès pour « casser » ce parti...). Mais on ne peut pas nier comme vous le faites ici - sauf à faire preuve d’une collosale mauvaise foi volontaire - que ce parti - bien entendu miné par ses ambitions présidentielles et ses écuries rivales - reste néanmoins une bien belle « boite à idées » dont les propositions sont tout de même infiniment bien moins médiocres que d’autres (Cf. http://www.taurillon.org/Alain-Lamassoure-exerce-son-droit-de-reponse-au-Taurillon).

    Détail invraisemblable : c’est tout de même incroyable que la proposition de désigner la tête de liste européenne du parti et de mener en juin prochain une « campagne européenne » soit saluée avec une telle obséquiosité par votre rédacteur en chef lui-même quand il s’agit du Conservateur Lamassoure (Cf. message 6 novembre 00:33, in http://www.taurillon.org/Alain-Lamassoure-exerce-son-droit-de-reponse-au-Taurillon) et pas même relevée quand, tout de même, exactement la même proposition est faite au PS depuis déjà des mois !

    Pourquoi une telle distorsion et une telle différence inéquitable dans le traitement de la même information ?! Est-ce parce que M. Lamassoure - très mollement et très superficiellement critiqué par ailleurs par la plupart des intervenants sur ce site - est membre et cadre dirigeant du Mouvement européen (et, acessoirement, n’est pas socialiste...) qu’il a ainsi droit a un tel traitement de faveur ?!

  • Le 19 novembre 2008 à 08:28, par Valéry-Xavier Lentz En réponse à : Les motions du Parti Socialiste et l’Europe

    @Point virgule (bis) & @Max : un article, un article !

  • Le 19 novembre 2008 à 09:24, par Fabien Cazenave En réponse à : Les motions du Parti Socialiste et l’Europe

    Qui fait preuve de mauvaise foi ?

    Pour en avoir discuté plusieurs fois avec des gens au PS, le sujet européen est un sujet très compliqué pour les leaders du PS, sauf par ceux qui se battent contre le traité de Lisbonne. Le PSE ne propose pas de candidat au poste de président de la Commission européenne pour le moment. S’il le fait le 1er décembre, nous seront les premiers à le saluer ! Le Manifesto est une très bonne chose et nous espérons que cela va déboucher. Ecrivez des articles, proposez-nous les bons contacts et on fera les interviews avec grand plaisir !!!

    Sauf qu’en attendant, plusieurs fois et dans les différentes motions, des personnes m’ont gentiment fait comprendre que l’Europe, c’était pas le premier des soucis et de loin. Trop compliqué car pas clivant par rapport aux autres motions proches et ou trop par rapport à celle de Hamon.

    Vous me faîtes rire avec Lamassoure : on l’a « cartonné » et il en a exigé un droit de réponse... d’ailleurs, vous voyez que dans les commentaires, tout le monde est loin d’être d’accord. Mais cela s’appelle le débat. Je vous signale qu’on a aussi publié des interviews de Mme Roure ou de M. Gorce ou de M. Bono. On a même publié un texte préparatoire signé par des participants des différentes motions... avec Mme Guigou, M. Moscovici ou M. Mignard.

    Mais non, c’est tellement plus simple de dire que le PS est vertueux sur l’Europe... Ce n’est pas l’écho que je reçois de la part des militants qui sont aux JE ou à Sauvons l’Europe. Sauf de vous deux. Que tout ne soit pas à jeter, tant mieux, d’ailleurs j’ai été surpris d’en voir « autant » dans les différentes motions et d’avoir un article aussi long sur le sujet. Mais vous ne me ferez pas croire, pour le moment, que cela se prépare bien.

    Par exemple, quand je discute avec des leaders européens des Verts (Voynet, Cohn-Bendit, Frassoni, Lamberts), ils me disent clairement que le PSE ne veut pas créer de coalition avec eux au Parlement, même si cela fait passer Barroso... Il est vrai que la réalité européenne n’est pas celle de la France. Cependant, quand des intellectuels, plutôt de gauche, disent qu’il faut que le PS passe au niveau européen pour avoir les moyens de gouverner et résoudre ainsi leur problème dans leur rapport au pouvoir, il n’y a aucun écho chez les leaders...

    Alors, vous critiquez un article, c’est votre droit. Mais que nous proposez-nous en face ? Le moyen de réduire le « gouffre » dont vous parlez ?

  • Le 19 novembre 2008 à 12:53, par Point virgule (ter) En réponse à : Les motions du Parti Socialiste et l’Europe

    L’Europe, n’est sans doute pas le premier des soucis des socialistes en ce moment. Qui dit le contraire ? En tout cas pas moi...

    Le PS n’est sans doute pas vertueux (loin s’en faut...). L’ais-je seulement affirmé ?! Ben non, justement. Donc cette remarque là est complètement Hors sujet.

    Seulement voilà : « tout n’est pas à jeter » au PS (tant mieux et heureux de l’apprendre). Mais sans l’heureuse intervention de Max (voir références, ci-dessus), votre article est maladroitement ou délibérément rédigé de manière à ce qu’on croire carrément le contraire... (franchement). Et c’est précisément ça qui ne va pas. (Rien d’autre).

  • Le 19 novembre 2008 à 15:20, par Laurent Nicolas En réponse à : Les motions du Parti Socialiste et l’Europe

    Si il y a quelque chose de délibéré, dans cet article en particulier comme sur tous les articles publiés sur le Taurillon, cher Point Virgule, c’est bien une exigence d’Europe politique, c’est à dire, entre autre choses, une exigence dans l’offre politique des grands partis nationaux sur les questions européennes : réforme des institutions, politiques publiques européennes. Nous, les Jeunes Européens, sommes aussi des militants politiques, et nos exigences, nos convictions, nous font faire le constat du manque d’ambition des motions PS sur ces sujets.

    Tu peux faire tous les reproches que tu veux, mais tu ne peux pas nous reprocher de critiquer, sur le Taurillon, au regard de nos ambitions en matière d’Europe politique, la place qu’occupent ces questions dans le débat socialiste, et pour être objectif, dans le débat politique français en général.

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