Géopolitique

McCain / Obama : deux candidats au banc d’essai

Quelle Amérique et quel président américain pour le monde de demain ?!

, par Ronan Blaise

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McCain / Obama : deux candidats au banc d'essai

Visiblement, les élections présidentielles américaines de ce prochain mois de novembre 2008 passionnent les observateurs, européens et français notamment. Il est vrai qu’elles seront là le presque point final de huit années d’une administration Bush pour le moins controversée...

Mais savons-nous vraiment à ce jour ce que nous proposent — en matière de politique étrangère, de gouvernance mondiale et de relations internationales tout du moins (avec l’Europe, notamment...) — les deux principaux candidats qui s’affrontent aujourd’hui pour succéder à l’actuel « Potus » [1] ?

Savons-nous donc vraiment quelles seront les éventuelles conséquences futures du prochain vote des électeurs "étasuniens" — quel qu’il soit — sur les relations que nous entretenons, aujourd’hui (et que nous entretiendrons, demain...), avec les États-Unis d’Amérique ?

Quelle sera l’attitude de la future administration présidentielle US à l’égard de l’Organisation des Nations Unies ? Quelles seront alors les relations des États-Unis de demain à l’égard de ses voisins des Amériques ? Sur quel mode se définiront alors ses relations transatlantiques avec l’Union européenne ? Quelle sera donc la place des USA dans le concert — souvent si discordant — des Nations ?

John McCain « le rigide » vs Barack Obama « la souplesse » ?!

Fidèle au discours de confrontation frontale et de rapport de force de l’actuelle administration de Washington, le candidat républicain John McCain, autrefois chaud partisan de l’intervention américaine au Kosovo effectuée sous le mandat de Bill Clinton, emploie un ton volontiers agressif à l’égard des pays que les présidents Georges Bush ou Ronald Reagan stigmatisaient déjà en leur temps comme États membres de l’ « Axe du Mal » et autres "Avant-postes de la tyrannie" : la Russie (ex-URSS), la Biélorussie, Cuba, l’Iran, la Corée du Nord, la Birmanie (ou « Union de Myanmar ») voire la Chine communiste, etc.

Déjà, lors de sa campagne électorale de 2000 (lors de laquelle il avait déjà "candidaté" à l’investiture républicaine...), il avait proposé un projet de politique internationale intitulé « Refoulement des États voyous) » (i. e : « Rogue State Rollback ») qui prévoyait alors de fournir un soutien politique et matériel aux forces locales présentes à l’intérieur et à l’extérieur des États voyous (visant notamment l’Irak, la Corée du Nord et la Serbie...), afin de « renverser les régimes qui menacent les intérêts et valeurs américaines » (sic).

Ainsi, dans le cadre d’une politique visant à organiser la "pression internationale" sur les « rogues states » (i.e. : États voyous) le candidat républicain John McCain a déjà annoncé qu’il envisageait sans peine qu’une Russie « néo-impérialiste » puisse même être exclue du « G8 » ou du « Conseil de sécurité » ; allant même jusqu’à proposer son remplacement par des États démocratiques (et — comme on peut l’imaginer — nouveaux alliés "préférentiels" des États-Unis…) comme l’Inde ou le Brésil, par exemple [2].

Mais, dans l’hypothèse où l’ONU ne répondrait décidément pas plus positivement aux souhaits des États-Unis, le candidat républicain McCain a même proposé de mettre en place une « Ligue des démocraties » sur le modèle de la « coalition » aujourd’hui déployée en Irak.

Ayant regretté l’absence de soldats américains pour empêcher le génocide au Rwanda et soutenant le principe d’une intervention militaire au Darfour, le candidat républicain John McCain a affirmé que, dans l’éventualité d’une crise humanitaire comme - par exemple - celles-ci, il préférerait alors l’intervention d’une telle structure (internationale et pas seulement occidentale...) plutôt que celle de la seule OTAN (tout de même trop occidentale à ses yeux) ou des casques bleus de l’ONU (réputés impuissants à gérer des situations de crise) [3].

Cette « Ligue des Démocraties » qui rassemblerait les États de l’OTAN et bien d’autres régimes démocratiques à travers le monde, « pourrait (ainsi) agir quand l’ONU ne le fait pas : pour l’allègement de la souffrance humaine au Darfour, pour le combat contre le sida en Afrique sud-saharienne, pour endiguer les crises liées à l’environnement, et pour rendre possible un accès plus facile aux marchés pour les pays qui acceptent les libertés économiques et politiques, etc [4]. »

Unilatéralisme ou Multilatéralisme ?

Soit un projet aujourd’hui dénoncé par certains comme étant une énième tentative unilatérale des États-Unis pour mieux contourner une « Organisation des Nations Unies » ici à demi-mots accusée de "tropisme" tiers-mondiste et de faiblesse coupable envers les dictatures [5].

Néanmoins, l’ancien héros de la « guerre du Viêtnam » [6] qu’est John McCain (qui a tout de même récemment failli quitter le parti républicain à au moins deux reprises — en 2000 puis en 2004 [7] — avant d’en arracher la nomination présidentielle pour les élections de novembre prochain...) ne tient pas à l’égard de l’ONU le "discours de défiance" (voire de rejet) interventioniste (ou isolationniste) radical qu’on retrouve à l’aîle droite du parti républicain (ou au « Parti libertarien » du candidat Ron Paul : ouvertement partisan d’un retrait américain unilatéral des structures de l’ONU et du rejet définitif du « Protocole de Kyoto ») [8].

En revanche, plus souple sur les modalités du "dialogue" avec les États voyous) (mais tout en se disant ferme sur les principes et sur les valeurs démocratiques...) le candidat démocrate Barack Obama se dit prêt — comme il l’a déjà annoncé — à rencontrer Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev, Raul Castro, Mahmoud Ahmadinedjad et — entre autres — les dirigeants nord-coréens pour — sans préalable — évoquer librement avec eux les sujets de tensions.

L’objectif avoué étant ici d’essayer de les intégrer, petit à petit, dans des institutions internationales sont il finiraient ainsi par progressivement accepter les contraintes [9]. Quant à l’OTAN, il semble que les deux candidats concurrents se rejoignent sur l’essentiel : à savoir réformer l’« Alliance atlantique » pour en obtenir un fonctionnement plus efficace et plus souple de son commandement militaire.

Et ce, afin de — surtout — plus et mieux impliquer les Européens dans certains choix portés par l’« Alliance atlantique » (jusqu’à leur demander de davantage s’impliquer en Afghanistan et en Irak ?!) [10]. Pour les deux candidats, adversaires en novembre prochain, l’heure semble donc être --- désormais - au partage des taches avec l(es) « Allié(s) » européen(s).

Néanmoins, entre les deux candidats qualifiés pour la "finale" de novembre prochain, des différences de sensibilité existent et le candidat démocrate Barack Obama semble annoncer plus de respect envers les alliés et notamment avec les pays dits de la "Vieille Europe" tant méprisés par l’administration Bush (et notamment par l’ancien secrétaire d’État à la guerre - néoconservateur - Donald Rumsfeld).

Ainsi, sur une question stratégique cruciale comme le déploiement de missiles et le positionnement de radars stratégiques en Europe centrale (comme le projet récemment conçu en Pologne et en République tchèque...), il s’agirait désormais de consulter tous les membres de l’Alliance. Et pas seulement les seuls pays dont les territoires seraient directement concernés [11].

John McCain « le libre-échangiste » vs Barack Obama « le protectionniste » ?

Candidat lié aux grands milieux d’affaires et soutenant l’idée que le libre-échange crée — de toute façon — plus d’emplois qu’il n’en détruit, le candidat républicain John McCain propose la création d’un vaste marché économique transatlantique associant étroitement l’Aléna et l’Union européenne [12] [13].

Ainsi, le candidat républicain John McCain se déclare un partisan inébranlable des accords de libre-échange et - le 26 mars 2008 - il a effectivement déclaré vouloir négocier un traité de libre échange entre l’ALENA et l’Union européenne [14].

Rejoignant ainsi des propositions « libre-échangistes » autrefois faites - en tout cas dans les années 1960 - par l’ancien leader républicain Alf Landon : candidat (malheureux) des républicains à la Maison Blanche lors des élections présidentielles de novembre 1936, face au candidat démocrate (et alors, président sortant...) Franklin Delano Roosevelt.

En revanche, plus attentifs aux critiques émanant des grands syndicats et/ou de la société civile, le candidat démocrate Barack Obama aurait récemment affirmé qu’il dénoncerait (et en proposerait une complète renégociation...) les accords économiques internationaux signés dans le cadre de l’ALENA. Et ce, dans le sens d’un mieux disant social et d’une plus forte exigence environnementale [15].

Seulement voilà, juste noter que le candidat démocrate fait là le grand écart entre la défense "protectionniste" (et "syndicale") des salariés américains des grandes industries historique de la région des grands lacs (automobile, sidérurgie), souvent "victimes" de la mondialisation... Et la préservation "libre échangiste" des industries à forte valeur ajoutée des États du grand « sud-ouest » nord-américain (i.e. : Texas, Nouveau-Mexique, Arizona, Californie...) pour qui le Mexique (sa main d’œuvre bon marché et ses fameuse "maquilladoras"...) sert désormais de "base arrière" industrielle...

Or comment gagner des élections présidentielles décrites comme à ce point disputées quand on est à la fois pour le protectionnisme et pour le libre échange ? Alors que, pour espérer gagner, tout candidat démocrate se doit impérativement d’essayer de stopper la lente "migration politique" (entamée et constatée depuis un demi-siècle...) de la classe ouvrière américaine vers le parti républicain [16].

Surtout quand on sait que ce phénomène concerne directement et plus particulièrement ces fameux « Battleground states » (ou « Swing states ») que sont, par exemple, l’Ohio, la Pennsylvanie, le Michigan, le Wisconsin et le Minnesota : États susceptibles [17] de faire basculer le prochain scrutin présidentiel de façon absolument décisive [18].

Quid des enjeux environnementaux ?

Par ailleurs il convient de relever que sur les questions environnementales, les deux candidats semblent être d’accord sur l’essentiel : le candidat républicain John McCain rejoignant là le candidat démocrate Barack Obama sur la nécessité future d’adopter le "Protocole de Kyōto", de limiter les émissions de gaz à effet de serre, de travailler à l’élaboration d’un prochain traité international portant à nouveau sur toutes ces questions et d’essayer d’encourager l’Inde, la Chine (et leurs alliés réticents, tels l’Australie...) à emprunter cette même voie.

Ce qui fait là de la question environnementale l’une des questions les plus consensuelles de l’actuelle campagne présidentielle [19]. Ce qui nous change là de l’attitude - complètement "autiste" en la matière - de l’actuelle administration républicaine sortante : hostile par principe - au nom de la compétitivité industrielle - à toute politique contraignante sur l’environnement et à toute pression internationale sur les États-Unis à ce sujet.

Il est vrai que le candidat démocrate Barack Obama avait très vivement critiqué le refus du président Bush de ratifier le protocole de Kyōto ; et que le cyclone Katrina (qui saccagea la Nouvelle Orléans, en août-septembre 2005) [20]ainsi que le prix Nobel de la paix "écologique" récemment accordé (en 2007) à l’ancien vice-président (démocrate) et candidat à la présidence Al(bert) Gore (celui-là même qui aurait pû devenir président des États-Unis en novembre 2000...) sont passés par là [21].

Un résultat sur lequel il ne faut - tout de même - pas s’illusionner...

Quoiqu’il en soit, il ne faudrait pas non plus — « Obamania » mise à part — que les européens ne s’illusionnent davantage encore sur la sympathie présumée du candidat démocrate — si, d’aventure, il est élu président en novembre prochain... — à l’égard du Vieux Monde en général et à l’égard de l’Europe en tout particulier. En effet, bien que président de la sous-commission du Sénat sur l’Europe, il semble qu’il n’y ait en fait jamais vraiment mis les pieds dans le cadre d’activités politiques (à part, peut-être, une brève escale à Londres...) [22].

À ce titre, le candidat démocrate représente bien une nouvelle génération de dirigeants américains, à la tête d’une nouvelle Amérique : n’ayant aucune racine revendiquée en Europe et aucun passé familial les reliant clairement au Vieux continent, ceux-là auront sans nul doute une attitude beaucoup plus distanciée à son égard. Et il est fort probable que les Européens doivent alors — à terme — renoncer à nouer avec eux des liens plus affectifs...

En tout cas — quelque soit le prochain choix des électeurs américains en novembre prochain — il est à ce jour très clair qu’il faudra donc que les Européens s’habituent à l’idée d’une Amérique distante à l’égard de l’Europe et désirant, plus que jamais — quoi qu’il advienne et quelle que soit la forme que prendra alors son discours — peser seule de tout son poids dans les relations internationales.

C’est pourquoi, quel que soit le résultat de ce prochain scrutin présidentiel américain, il serait tout de même souhaitable - quoi qu’il en soit - que les Européens soient, dans l’avenir, autant capables de s’interroger sur leur rôle pacificateur possible dans les relations internationales qu’ils le sont, aujourd’hui, à propos de l’implication future des États-Unis d’Amérique dans le nouveau « Désordre international » qui vient...

- Illustrations :

Le visuel d’ouverture de cet article est un montage photographique tiré du blog « Z Truth » : http://ztruth.typepad.com.

- Sources :

- « Le petit livre des élections américaines » : un ouvrage "comparatif" de Nicole Bacharan (historienne et politologue française, spécialiste des États-Unis) ; un document publié ce 4 septembre 2008 - à Paris - aux « Éditions du Panama » (190 pages ; ici pp. 101 à 146).

- Le Blog de l’auteur, Nicole Bacharan : www.droledeplanete.com.

- « Sacrée Maison-Blanche ! » (Obama, Hillary, McCain et les dessous de la folle politique américaine) : un ouvrage de Ted Stanger, journaliste correspondant en France de l’hebdomadaire américain « NewsWeek » ; document publié - à Paris - en avril 2008, aux éditions « Michalon » (240 pages ; ici pp. 210-211, 225 et 227).

Notes

[1i.e. : acronyme populaire pour « President Of the United States »

[2Cf. « Le petit livre des élections américaines » : ouvrage de Nicole Bacharan, cité en sources ci-dessous (ici : pp. 114 et 130).

[3Cf. Opus cit. page 135.

[4Cf. son article intitulé « An Enduring Peace Built on Freedom » (document publié dans la revue « Foreign Affairs » de novembre / décembre 2007).

[5Cf. Opus cit. pp. 114 et 130.

[6Où il a passé cinq années et demies dans les prison du viêtcong, entre octobre 1967 et le début de 1973.

[7Où il failli alors devenir colistier à la vice-présidence du candidat démocrate John Kerry avec lequel il partage aujourd’hui encore bien des affinités : puisque lui aussi "très médiatique" ancien combattant de la guerre du Viêtnam.

[8Cf. « Sacrée Maison-Blanche ! » (Obama, Hillary, McCain et les dessous de la folle politique américaine) : ouvrage du journaliste Ted Stanger, cité en sources ci-dessous (ici : pp. 210-211 et 225).

[9Cf. Opus cit. pp. 114, 130, 134 et 137.

[10Cf. Opus cit. pp. 139, 140 et 141.

[11Cf. Opus cit. page 141.

[12Cf. Opus cit. page 140.

[14Cf. « McCain pour un accord de libre-échange entre l’UE et l’Alena », article publié in « Libération » du 27 mars 2006.

[15Cf. Opus cit. page 64.

[16Cf. « Sacrée Maison-Blanche ! » : ouvrage du journaliste Ted Stanger, cité en sources ci-dessous (ici : page 227).

[17Avec - respectivement - 20 (Ohio), 21 (Pennsylvanie), 17 (Michigan), 10 (Wisconsin et/ou Minnesota) "Grands Électeurs"...

[18Cf. Opus cit. page 177.

[19Hormis les récents dérapages "productivistes" de la colistière républicaine de John McCain — Sarah Palin — résolument en faveur d’une exploitation renforcée des gisements en hydrocarbures de l’Alaska, État riche en ressources naturelles (et pétrolifères...) dont elle est l’actuel Gouverneur.

[20Bilan provisoire de l’ouragan Katrina (à la fin septembre 2005) : plus de 2000 morts et disparus, entre 150 000 et un million de déplacés et sinistrés.

[21(Cf. Opus cit. pp. 66-67-68).

[22Cf. Opus cit. pp. 145 et 146.

Vos commentaires

  • Le 25 septembre 2008 à 14:37, par Ronan En réponse à : McCain / Obama : deux candidats au banc d’essai

  • Le 4 octobre 2008 à 14:35, par Ronan Blaise En réponse à : McCain / Obama : deux candidats au banc d’essai

    - Autre complément d’information :

    Juste saluer l’excellente initiative de la récente création - par le « Museum of the Moving Image » - du site internet « The Living Room Candidate » (Cf. lien électronique ci-dessous) qui "compile" agréablement tous les clips de campagne télévisuels des élections présidentielles américaines depuis l’élection présidentielle de novembre 1952 (Ike Eisenhower vs Adlai Stevenson).

    Vous y retrouverez - à chaque fois contextualisés - les fameux clips de campagne "I Like Ike" (1952), "Kennedy for me" (1960), "Daisy add" (1964), "Nixon now" (1972) et tant d’autres encore...

    Où l’on voit (en 1964) le président Lyndon Baines Johnson accuser ouvertement son challenger républicain Barry Goldwater de vouloir utiliser l’arme nucléaire au Vietnam ; ou les démocrates (en 1968) tenter de ridiculiser le candidat républicain à la vice-présidence Spiro Agnew ; ou encore le président républicain sortant Ronald Reagan (en 1984) se dresser - seul ? - contre l’ours soviétique.

    A chaque fois, de grands chefs d’oeuvre de propagande politique, et de grands moments de télé...

  • Le 5 octobre 2008 à 11:15, par Ronan Blaise En réponse à : McCain / Obama : deux candidats au banc d’essai

    Et l’excellent dossier de « L’Internaute Actualité » sur le sujet.

  • Le 13 octobre 2008 à 14:08, par Ronan Blaise En réponse à : McCain / Obama : deux candidats au banc d’essai

    Et, toujours à lire sur le même sujet : l’excellent dossier du magazine « Géo » (n°356) de ce mois d’Octobre 2008, dossier consacré au portrait de la « Nouvelle Amérique de l’après Bush » (analyse des enjeux du scrutin de novembre, sociologie urbaine à New York, écologie en Californie, vie des minorités en Louisiane, découverte de l’Amérique « blanche » profonde dans les Etats des grandes plaines, etc).

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