La session plénière du Parlement européen de janvier vient de se terminer. Le travail des représentants directs des citoyens étant trop méconnu, la rédaction du Taurillon vous propose le résumé réalisé par l’équipe d’Europarl, le site du Parlement européen.

Durant la plénière de janvier, le Parlement a apporté son soutien au renforcement des règles sur les agences de notation de crédit et aux projets européens de lutte contre le chômage des jeunes. La présidence chypriote sortante et les priorités de la nouvelle présidence irlandaise du Conseil étaient également au menu, tout comme la situation en Syrie et au Mali. Les députés ont aussi soutenu un accord de coopération avec l’Irak et appelé à une mise en commun prudente de la dette souveraine.

La création d’emplois et la lutte contre la crise en Europe seront les priorités principales de l’Irlande durant les six mois de sa présidence du Conseil de l’Union européenne, a déclaré le Premier ministre irlandais Enda Kenny lors d’un débat avec les députés européens.

Le Parlement européen a approuvé des règles plus strictes à l’intention des agences de notation de crédit, afin de les obliger à rendre des comptes. La notation de la dette souveraine ne pourra être publiée qu’à certains moments précis, les conflits d’intérêt seront encadrés et les investisseurs privés pourront poursuivre les agences en cas de notations infondées.

Lors d’un débat sur la présidence chypriote sortante, les députés de tous les groupes politiques ont félicité Chypre à propos de son travail, mais certains ont exprimé quelques inquiétudes sur sa situation économique et sur la partition de l’île.

Le chancelier autrichien Werner Faymann a souligné l’importance de la solidarité en temps de crise à l’occasion d’un débat sur l’avenir de l’Union européenne. « Nous ne pourrons poursuivre notre développement pacifique qu’en cas de cohésion sociale », a-t-il déclaré.

Les députés ont exhorté la Commission européenne à explorer toutes les pistes possibles pour une mise en commun de la dette souveraine, soutenant particulièrement la mise en place d’un Fonds européen d’amortissement pour garantir la stabilité de la zone euro.

Le système de garantie pour la jeunesse devrait assurer à chaque jeune européen au chômage depuis quatre mois une offre d’emploi, de formation ou de stage, selon une résolution adoptée par les députés. Le taux de chômage moyen de l’Union européenne était de 23,7% en novembre dernier, et atteignait jusqu’à 50% dans certains Etats membres.

Les députés ont apporté leur soutien à l’engagement militaire de la France, soulignant que le Mali ne devait pas tomber dans les mains des terroristes. En ce qui concerne la Syrie, les députés ont considéré que les stratégies européenne et internationale étaient inefficaces et que Bashar Al-Assad ne pouvait pas conserver le pouvoir.

Le Parlement a soutenu un accord de partenariat UE-Irak, qui devrait permettre d’aider l’économie irakienne et de renforcer la démocratie et les droits de l’homme dans le pays.

L’Union européenne doit s’opposer à la biopiraterie et stopper les multinationales qui exploitent les ressources naturelles précieuses des peuples indigènes sans partager les profits avec eux : c’est ce que les députés ont déclaré.

Les députes européens se sont opposés aux projets de la Commission européenne de retirer les propositions de réglementation sur l’étiquetage « made in » pour les produits importés tels que les vêtements ou les chaussures. Ces règles, qui avaient obtenu un fort soutien de la part du Parlement, ne permettraient aux pays tiers de vendre leurs produits dans l’Union européenne que si l’origine de ceux-ci était précisée sur l’étiquette.