Jeunesse

Pour des systèmes éducatifs plus ouverts sur l’Europe

Enquête d’EurActiv France sur la Présidence française

, par Les Jeunes Européens - France

Pour des systèmes éducatifs plus ouverts sur l'Europe

Les échanges entre jeunes Européens constituent le meilleur outil de communication pour l’Union européenne et sont également un des meilleurs moyens de combattre toutes les formes de préjugés envers les autres nationalités et toutes les formes de nationalisme. Néanmoins à l’heure actuelle, les échanges entre jeunes concernent essentiellement les étudiants. Or c’est dès le plus jeune âge que les jeunes devraient découvrir la diversité européenne.

C’est pourquoi il est essentiel que les systèmes éducatifs européens soient plus ouverts sur l’Europe, notamment en favorisant les échanges de jeunes, ces échanges étant l’occasion d’expliciter les enjeux du projet européen et de susciter, à cette occasion, l’envie de prendre part à l’aventure européenne.

Solutions envisagées

Différents types d’échanges pourraient être mis en place et/ou généralisés à l’ensemble des jeunes en âge scolaire :
- Développer les jumelages inter-établissements et les voyages scolaires notamment vers les pays néo-entrants pour faire tomber les préjugés concernant ces pays ;
- Créer un système d’échanges para-scolaires de type « tour d’Europe des Apprentis » pour les formations techniques ou pré-professionnelles courtes (de type CAP, BEP, voire BTS...) ;
- Compléter au Lycée le système actuel d’échanges scolaires par un système d’échanges d’élèves (dans le cadre, par exemple, des dispositifs de « classes européennes »)
- Généraliser « les jumelages électroniques » dans les écoles, collèges et lycées (avec - par exemple - la mise en place d’un réseau de « correspondants européens » pour tous les élèves).
- Organiser, avec le milieu associatif, une réflexion préalable à la mise en place d’éventuelles « classes européennes d’été » pour les élèves qui n’ont pas la chance de pouvoir partir en vacances estivales.
- Mettre en place un système de compétitions sportives scolaires annuelles à l’échelle des pays de l’Union et créer des « Olympiades européennes de la jeunesse », quadriennales, pour les disciplines sportives.
- Mettre en place un système de « compétitions scolaires annuelles pour les disciplines artistiques » (création littéraire, éducation musicale, arts plastiques, théâtre, création audiovisuelle, etc) » et créer des « Olympiades européennes de la jeunesse », quadriennales, pour les disciplines artistiques Ainsi, les JE-France suggèrent qu’il puisse y avoir plusieurs types de concours (en individuel, par équipes, par classe ou par établissement). Les productions présentées seraient examinées par des jurys de personnalités européennes compétentes. Ces concours pourraient être dotés de prix et financés par les autorités compétentes de l’Union et des Etats-membres.

Parce que l’implication des enseignants est essentielle dans la mise en place de ces échanges et la transmission de l’ouverture aux autres pays européens, il serait également nécessaire de développer un système d’échanges d’Enseignants entre établissements jumelés ainsi qu’un système similaire rendant possibles des échanges d’enseignants encore en formation dans leurs IUFM...

Grande enquête d’EurActiv France sur la Présidence française

Entreprises, fédérations, syndicats, ONG, associations, think tanks et collectivités locales… 35 organismes ont, à ce jour, répondu à l’enquête d’EurActiv France sur les attentes de la société civile pour la Présidence française de l’UE en 2008.

Pour voir ce dossier : cliquer ici

Illustration : photographie réalisée à l’occasion de la sortie du livre blanc « Un nouvel élan pour la jeunesse européenne », source : Commission européenne

Vos commentaires

  • Le 10 novembre 2007 à 09:16, par krokodilo En réponse à : Pour des systèmes éducatifs plus ouverts sur l’Europe

    Bonjour, vous allez être étonnés, mais je ne suis pas d’accord...

    Fuite en avant dans une voie sans issue : la mobilité butera toujours sur la barrière des langues, même en doublant, triplant, quadruplant les sommes investies en vain dans des échanges. Outre les à-côtés : augmentation du trafic routier, de la pollution, voire des accidents. gabegie financière, favoritisme, etc.

    Ce mot de mobilité revient sans cesse comme un mantra pour éviter de mettre à plat la question linguistique et l’oligolinguisme de Bruxelles. L’union européenne sera une réalité le jour où on pourra être un vrai Européen sans passer ses vacances d’hiver à Gstaadt, ses vacances d’été en Croatie, coller ses enfants dans une école privée de Bruxelles polyglotte et forcément européenne, et les envoyer en stage aux States ou à la City.

    L’Union européenne sera une réalité quand on pourra naturellement être un Européen.

    Vous savez ce que j’en pense, la solution simple, peu coûteuse, démocratique et rationnelle est disponible et coonnue, reste à en convaincre les politiques et les médias qui soutiennent massivement l’anglais.

    Le plurilinguisme, lui, n’a rien à voir avec une semaine d’échange : lorsqu’on est nommé dans un pays pour quelques années, on apprend un peu sa langue, par respect pour le pays hôte et parce que c’est plus efficace pour le « business », et quand on va bosser ailleurs, on recommence dans une autre langue. Pour cela, nul besoin de se voir imposer l’anglais dès le CE1.

    Il faut cesser de culpabiliser les jeunes et les moins jeunes ; le problème n’est pas du tout dans le système éducatif, mais dans l’oligolinguisme institutionnel de l’UE.

  • Le 29 novembre 2007 à 14:06, par ? En réponse à : Pour des systèmes éducatifs plus ouverts sur l’Europe

    Parler anglais est la clé de tous les succès ? Ce n’est pas si sûr. Depuis 2005, les Britanniques ont pris conscience de l’importance de parler plusieurs langues. En particulier, le français, l’allemand, l’espagnol et le russe. Une étude du CILT, organisme pour la promotion des langues, subventionné par l’Etat, démontre que les entreprises pourraient améliorer de 40 % leur chiffre d’affaires si leurs employés maîtrisaient mieux d’autres langues. Depuis deux ans, au mois de novembre 2007, une semaine est consacrée à la promotion du plurilinguisme auprès des jeunes d’âge scolaire. Des travaux pratiques et des cas concrets leur permettent d’appréhender la place des langues dans l’entreprise. De nombreux établissements scolaires y participent. Rien n’est jamais définitif. Quand à la mobilité, cela est surtout un étét d’esprit. JM Chevallier

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