Quel avenir pour l’Europe fédérale en 2012 ?

, par Le Bureau national des Jeunes Européens - France

Quel avenir pour l'Europe fédérale en 2012 ?

Alors que l’année 2011 fut marquée par une crise économique sans précédent et des dizaines de sommets de la dernière chance, 2012 s’annonce comme l’année de tous les dangers. Les incertitudes sont nombreuses en ce début d’année.

La crise est toujours là, le chômage atteint des taux alarmants, les dissensions au sein de l’UE sont toujours aussi fortes et la place de la Grande Bretagne reste indéfinie. Néanmoins, la période difficile que traverse l’UE appelle à relever de nombreux défis et à redoubler d’efforts pour promouvoir une Union plus intégrée et fédérale.

Les enjeux sont nombreux puisqu’il faudra trouver des solutions à la crise économique et financière, recréer les conditions de la croissance et redonner l’envie de croire en l’idée européenne.

Le Danemark et Chypre, qui assureront successivement la présidence de l’Union européenne en 2012, seront les figures de proue de cette relance.

Quel traité en 2012 ?

Les premiers mois de 2012 seront marqués par la négociation du nouveau traité de l’Union européenne. Bien que le caractère intergouvernemental de ce traité décidé en décembre ne peut évidemment être satisfaisant, il est temps de sortir de cette crise ravageuse pour l’économie européenne. Le rôle du Parlement dans cette négociation sera essentiel et les propositions d’amendements relatives à la mise en place d’euro obligations ou à la limitation dans le temps de l’accord vont dans le bon sens.

Le sommet du 30 janvier devrait permettre aux chefs d’états et de gouvernement de valider le texte de l’accord.

Le risque le plus important qu’encourt l’UE en cette année 2012 est celui de ses dissensions internes entre d’un coté, les pays de la zone euro et de l’autre ceux restés en dehors. L’exemple de la Grande Bretagne qui a quitté la table des négociations le 9 décembre dernier n’appelle pas à l’optimisme mais le Danemark a fait de sa priorité le maintien du dialogue entre l’ensemble des pays. Les discussions autour du budget 2014-2020 permettront de tester la solidité de notre Union.

La relance de la croissance européenne sera le plus grand défi de cette année.

Le Danemark, pionnier sur l’écologie, compte miser sur son expérience et son savoir faire pour prouver que l’économie européenne peut retrouver un souffle grâce aux énergies renouvelables. Martin Lindgaard, ministre danois du climat, de l’énergie et de la construction a déclaré dans ce sens que « chaque euro dépensé dans l’efficacité énergétique assurera des emplois européens ». Globalement, l’UE devra retrouver la confiance des investisseurs pour donner un nouvel essor à son industrie et recréer les dizaines de milliers d’emplois supprimés lors de ces dernières années.

La défense des valeurs européennes

Enfin, si la croissance n’est (encore) pas au beau fixe, l’UE se doit d’être solide sur ses fondamentaux. La défense de ses valeurs telles que la paix, l’état de droit, la démocratie ou encore la solidarité ne peut laisser la place à aucune exception.

Ainsi, l’UE n’a pas le droit de laisser la Hongrie prendre le chemin de l’autoritarisme et du populisme. Des condamnations fortes à l’encontre de Viktor Orban et de son parti le Fidesz doivent être prises dans les semaines et mois qui viennent.

En ce sens, les élections françaises du printemps prochain auront une importance à part entière alors que les eurosceptiques de tous bords gagnent du terrain et que l’Europe est davantage perçue comme une Union à sauver plutôt qu’une Union prête à nous sauver, si nous lui en donnons les moyens. La montée des extrêmes aussi bien en France que dans les autres pays est un défi que l’UE devra affronter.

2012 : Une année cruciale pour la promotion des idées fédéralistes

2012 est une année importante qui décidera de l’avenir de l’Union. Les fédéralistes doivent se saisir de l’occasion et proposer une alternative à la crise politique que nous traversons. Nous l’avons déjà souligné, le traité intergouvernemental qui sera signé cette année sera un accord a minima qui ne sauvera pas malheureusement pas l’Union des défaillances actuelles de la gouvernance économique.

C’est en montrant qu’une Europe forte et solidaire protégera les citoyens que nous arriverons à combattre les sirènes des souverainistes. C’est un défi de tous les jours, mais que nous nous devons de relever au risque de voir l’Union très vite s’étioler.

En somme, la défense et la promotion de l’idée européenne et d’une Europe fédérale est une perspective d’avenir pour les jeunes européens !

Photo issue du site de la Maison de l’Europe de Nantes

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