Serbie : les pro-européens gagnent les élections sans majorité

Elections législatives en Serbie du 11 mai 2008

, par Dumitru Drumea

Serbie : les pro-européens gagnent les élections sans majorité

Le 11 mai 2008 les serbes ont été appelés à voter aux élections législatives, un scrutin « historique » selon de nombreux experts. En effet, lors de cette campagne électorale, selon le président Boris Tadic, il s’agissait d’un référendum pour ou contre l’entrée dans l’Union européenne pour la Serbie. Avec 38 % des voix pour le Parti démocratique (DS), il l’emporte sans bénéficier pour autant d’une majorité décisive.

Ces élections ont été organisées suite à la crise politique très profonde en Serbie créée par la déclaration d’indépendance du Kosovo. Au mois de mars, le Premier Ministre serbe Vojislav Kostunica a présenté la démission du gouvernement, en raison des divergences avec le président Tadic sur la question du Kosovo.

Alors que le président en exercice prônait une intégration européenne de la Serbie, malgré le soutien apporté par la Commission et une grande partie des pays européens aux autorités de Pristina, Kostunica voulait plutôt un gel des relations avec l’Uion européenne (UE) tant que celle-ci soutient les "séparatistes" kosovares.

Les pro-européens devant

Dimanche 11 mai, les électeurs ont soutenu le parti pro-européen de Boris Tadic, qui a obtenu 38% des votes. Ce dernier a ainsi déclaré que les Serbes ont choisi la « voie européenne ». Il est suivi par le Parti radical serbe (SRS, ultranationaliste) de Tomislav Nicolic, qui a accumulé 29 %, alors que le parti « Démocrate Serbe – la nouvelle Serbie » de Vojislav Kostunica arrive avec 11,4%. Le Parti socialiste serbe, auquel appartenait l’ex-président serbe Slobodan Milosevic, aussi franchit le seuil de 5 %.

Ainsi, malgré la victoire de Tadic, rien n’est joué : les nationalistes peuvent former un gouvernement, car, s’ils s’unissent en une coalition, ils auront la majorité au Parlement (Skupshina) et pourront se passer du parti démocrate serbe dans le futur gouvernement.

Quelle sera la future coalition pour former le gouvernement ?

Quand les résultats ont été connus, le nationaliste Nikolic a déclaré que Tadic ne devrait pas se réjouir tout de suite, car "il existe une possibilité de coalition" avec d’autres partis du Parlement. Nikolic pense notamment au parti de Kustunica, qui avait déclaré qu’il avait avec avec le président de la Serbie des « opinions irréconciliables », ou encore au parti socialiste de Slobodan Milosevic. Ensemble, ces partis accumuleraient 127 places au Parlement sur 250, et donc la majorité. Cette majorité hétéroclite pourrait avoir un impact très fort sur la politique européenne de la Serbie.

Cette discussion sur l’avenir de la Serbie dépend d’ailleurs en grande partie de la capacité de l’UE à convaincre les politiques et la population serbe de poursuivre le chemin de l’intégration à l’Europe, commencé juste avant les élections.

L’indépendance du Kosovo : tabou politique en Serbie

Malgré l’engagement pro-européen de Tadic, il serait naïf de penser que la Serbie sera moins ferme vis-à-vis du Kosovo après la victoire du parti du président. Aucune force politique (à part le parti libéral qui ne sera pas représenté au Parlement) n’est prête à lâcher la région rebelle.

Cette question reste taboue, car militer pour la reconnaissance du Kosovo serait en Serbie un suicide politique. Les propos du ministre serbe des affaires étrangères, qui disait devant le Parlement européen à Strasbourg que le jour où les européens ont reconnu le Kosovo il avait honte d’en faire partie, en sont la meilleure preuve.

C’est aussi la question du Kosovo, qui a provoqué ces élections anticipées. Par ailleurs, les Serbes du Kosovo ont aussi pu voter aux élections législatives, malgré l’opposition de certains observateurs. Le nationaliste serbe Nikolic a déclaré qu’il n’acceptera pas des négociations avec l’UE, tant que cette dernière ne reconnaît pas la Serbie dans son entier, sous-entendu avec l’appartenance du Kosovo à la Serbie.

Un avenir européen ?

Quelques jours avant les élections, la Serbie et l’Union européenne ont signé l’Accord de stabilisation et association (ASA), qui facilite l’obtention des visas pour les citoyens serbes en les rendant gratuits pour la plupart des cas, et qui constitue un premier pas envers l’intégration de la Serbie à l’UE. La Russie a d’ailleurs observé une certaine neutralité quant à cet accord.

La victoire de Tadic aux élections devra encourager l’action de Bruxelles envers la Serbie, car il faut saisir cette chance que les pro-européens ont obtenu le 11 mai.

L’UE devrait faire aujourd’hui davantage d’efforts pour se rapprocher de la Serbie, car celle-ci est un acteur majeur dans les Balkans, ainsi qu’un pays clé pour la stabilité dans la région et donc pour l’Europe.

Illustration : drapeau de la Serbie, source Wikipedia.

Vos commentaires

  • Le 12 mai 2008 à 20:55, par Diego En réponse à : Serbie : les pro-européens gagnent les élections sans majorité

    Je suis quand même soulagé par ce résultat, même si c’est vrai, pour avoir aussi été dans la région (et pas en tant que touriste), les rancœurs nationalistes sont encore bien présentes.

    De toute manière, la solution idéale s’est de faire entrer tous les pays des Balkans dans l’UE et de juger les différents criminels de guerre serbes bien sûr, mais y compris certains commandants de l’UCK pour le Kosovo responsables de massacres.

    Sur l’indépendance du Kosovo, c’est impossible de revenir en arrière et de redonner cette région à la Serbie. La seule solution c’est d’avoir Kosovo et Serbie dans l’UE et d’intégrer les deux nations au maximum dans le fonctionnement de l’UE. Donc oui l’UE doit se rapprocher de la Serbie, mais surtout de tous les pays des Balkans qui ont été mis au ban de l’Europe depuis bien trop longtemps.

  • Le 13 mai 2008 à 10:49, par ? En réponse à : Serbie : les pro-européens gagnent les élections sans majorité

    Je suis aussi soulagé, tout comme vous Diego, par ce résultats. Et je suis d’accord avec vous sur la nécessité d’intégrer tous les pays des Balkans dans l’UE. Je pense aussi que pour asseoir la paix d’une manière durable il faut s’élargir aux Balkans. Et je pense, tout comme vous que tous les criminels de guerre (serbes et albanais) devraient être jugés. Malheuresement ce n’est pas toujours le cas, tel le cas de Haradinaj. libéré par le TPIY. Quant au Kosovo, je pense que rien n’est joué encore pour son indépendence. Le conflit est gelé, à l’instar de l’Abkhasie ou Ossétie. Aucune organisation internationale ne le reconnaît, et tant que tous les Etats membres de l’UE ne le reconnaîtront pas, et certains ne le reconnaîtront jamais, Pristina ne pourra pas entrer dans l’UE.

  • Le 14 mai 2008 à 20:46, par Qeni En réponse à : Serbie : les pro-européens gagnent les élections sans majorité

    Victoire convaincante de l’option politique pro-européenne en Serbie.

    Sonja Biserko, Présidente du Comité Helsinki pour les Droits de l’homme en Serbie, 12 mai 2008

    Même si la Serbie n’a pas trouvé de consensus politique sur son avenir, ses citoyens semblent avoir montré plus de maturité que ses élites, et c’est la nouveauté de ces élections. Le nationalisme reste puissant mais les problèmes de l’existence redeviennent plus actuels que les questions « patriotiques » comme le Kosovo. Espérons que Boris Tadić saisira l’occasion, au lieu de faire des compromis qui détruiraient l’élan donné par ces élections.

    Le résultat essentiel des élections anticipées du 11 mai 2008 en Serbie aux niveaux parlementaire, municipal et régional, est une victoire inattendue et nette de la Coalition pour la Serbie Européenne du Président Boris Tadić. Son Parti Démocrate a gagné 103 sièges, le Parti Radical Serbe [de Nikolić et Šešelj] en a obtenu 77, la coalition du Parti Démocratique de Serbie [de Koštunica] et de la Nouvelle Serbie de [Velimir Ilić] a obtenu 30 sièges, la coalition du Parti Socialiste de Serbie et de l’Association des Retraités de Serbie en a obtenu 20, le Parti Libéral Démocrate [de Čedomir Jovanović] 13, la coalition des partis hongrois [de Voïvodine] quatre sièges, les Bosniaques [du Sandjak] 2 sièges, et les Albanais de la vallée de Preševo un siège.

    Trois facteurs clés ont contribué à un tel résultat électoral : la signature de l’Accord de Stabilisation et d’Association avec l’Union Européenne, la décision de FIAT de signer un accord préliminaire de coopération avec Zastava à Kragujevac, et peut-être de manière plus décisive, l’état d’esprit général de l’électorat qui est devenu brusquement très – rationnel.

    Le résultat mentionné plus haut est en fait un grand triomphe pour le Parti Démocrate qui, pour la première fois depuis sa création, devient le parti le plus fort au Parlement, principalement grâce à son évolution récente vers une position pro-européenne.

    En fait, au cours de sa coalition avec le Parti Démocrate de Serbie, le Parti Démocrate a failli perdre son identité, que Zoran Đinđic avait forgée. Les élections présidentielles, organisées au début de l’année 2008, ont montré que Boris Tadić n’avait gagné que grâce à son virage vers l’option pro-européenne, ayant pris ses distances vis-à-vis du camp populiste. Ce changement-là a pris le maximum de sens après la signature de l’Accord de Stabilisation et d’Association (ASA). Il faut souligner qu’il y a un mois seulement, Boris Tadić rejetait la possibilité de sa signature, considérant une telle initiative comme une ingérence dans les affaires intérieures de la Serbie. Qu’il ait changé d’avis à la dernière minute n’en était pas moins un grand pas en avant, en même temps qu’un revirement, vu l’ensemble du contexte politique et de l’état d’esprit en Serbie.

    L’ASA a galvanisé le soutien existant pour l’option pro-européenne. La crainte des citoyens d’une victoire du Parti Radical, et de la fermeture des perspectives économiques pour la Serbie ont aussi joué un rôle important dans le résultat des élections générales d’hier. C’est qu’un grand nombre d’experts économiques prédisaient un retour à la Serbie des années 90, c’est-à-dire à l’inflation et à la dilapidation des réserves de change et des économies des citoyens pour parer aux besoins sociaux, comme l’annonçait la campagne des Radicaux.

    Les premières déclarations post-électorales de Boris Tadić signalent sa résolution de continuer sur la voie pro-européenne. En même temps, cependant, Tadić n’a pas renoncé à ses cinq principes, sur quoi reposait la politique du gouvernement précédent : l’un de ces principes est que le Kosovo serait partie intégrante de la Serbie ; et ce principe sera le plus problématique dans les relations entre le Parti Démocrate et l’Union Européenne. Tadić veut se servir de ce principe, que soutient l’Académie Serbe des Sciences et des Arts , pour insister sur la partition du Kosovo suivant un rapport de 12 à 88 %. Parallèlement, on peut s’attendre à des tensions à cause de la position problématique du Parti Démocrate sur la Republika Srpska. En effet, dans le dernière semaine de sa campagne Boris Tadić a visité la Republika Srpska dans un effort pour faire passer auprès des citoyens le message comme quoi celle-ci était toujours importante pour la Serbie. Quant à Milorad Dodik, il a ouvertement soutenu Tadić et le Parti Démocrate lors de la dernière élection.

    Le Parti Radical Serbe, sous la direction de Tomislav Nikolić, a atteint son maximum, mais il n’a pas gagné les élections cette fois-là non plus, ce qui a manifestement accru la frustration du parti et de son chef. De sorte que sa menace, juste après l’annonce des résultats électoraux, de former un gouvernement avec le Parti Démocrate de Serbie et la Parti Socialiste de Serbie, n’a pas été une surprise. Nikolić a donc vivement répliqué à la déclaration post-électorale de Boris Tadić comme quoi

    « Je ne permettrai pas la formation d’une coalition sans le Parti Démocrate, car cela représenterait une régression vers les années 90.“

    Alors que le Parti Rdaical Serbe appelait à un „Etat social“, et à s’en remettre au soutien de la Russie, il n’a pas réussi à convaincre les citoyens de Serbie de sa capacité à tenir ces promesses Le Parti Démocrate de Serbie a eu des malheurs. La coalition du PDS et de la Nouvelle Démocratie a remporté 11.3% of votes (pour 30 sièges), ce qui indique une baisse continue de ses indices de popularité. La campagne de Vojislav Koštunica a largement manifesté son fanatisme et sa position virulente contre l’Europe. Sa campagne se basait exclusivement sur le slogan « le Kosovo c’est la Serbie ». Il a tenté d’utiliser la question du Kosovo pour mobiliser les sentiments nationaux en vue de renflouer son avenir politique incertain. Cependant, il est apparu que le Kosovo n’était pas réellement ce „ciment“-là, en particulier lorsqu’on offrait d’autres options aux citoyens, en particulier celle de l’Union Européenne.

    Alors que les plus grands médias étaient sous le contrôle du Parti Démocrate de Serbie (la Radio Télévision de Serbie, le journal Politika, la presse populaire, etc.) il est apparu que l’orchestration de cette campagne anti-européenne n’était pas suffisante pour assurer le succès de Koštunica. Et cet échec s’est produit alors qu’il avait le soutien de l’ensemble du camp conservateur, notamment une partie de l’Académie Serbe des Sciences et des Arts, l’Eglise Orthodoxe Serbe et de nombreux magnats (pour assurer leurs positions, ceux-ci ont soutenu financièrement l’ensemble des options politiques !), en somme, tous ceux qui partagent encore le projet de la Grande Serbie. Une bonne partie de l’élite universitaire a soutenu le concept, inventé par Koštunica, d’une « Serbie neutre s’appuyant sur la Russie. ». L’accord sur l’énergie avec la Russie avait été conçu pour contrer l’ASA de l’Union Européenne mais, comme on l’a vu, ce n’était évidemment pas une carte gagnante.

    Le Parti Libéral Démocrate de Čedomir Jovanović a remporté 5.4% des voix, ce qui était moins qu’on ne s’y attendait, mais a quand même permis à ce jeune parti de franchir une fois de plus le pourcentage minimum et de montrer de la sorte qu’il avait une base stable parmi les électeurs. Pour l’essentiel, Čedomir Jovanović est le vainqueur moral de ces élections, car c’est grâce à ses efforts et à son engagement que s’est fait le basculement vers l’option pro-européenne, et que les questions soulevées par Zoran Đinđić ont été rouvertes. Čedomir Jovanović a joué un rôle essentiel de « correcteur » du Parti Démocrate depuis l’assassinat du Premier ministre Zoran Đinđić [en mars 2003] et c’est à lui que revient tout le mérite du retour à l’option pro-européenne du Parti Démocrate.

    Les résultats des élections de mai ont un impact stratégique et une importance à la fois pour la Serbie et pour la région. La Serbie vient en fait de passer le cap qui lui permet d’entrer dans un contexte entièrement différent. L’Accord de Stabilisation et d’Association a enfin créé le cadre qui pourrait lancer une véritable transition en Serbie, et prépare aussi l’ensemble de la société serbienne à assumer ses responsabilités pour l’avenir. Les perspectives ouvertes par l’Union Européenne sont la seule force de mobilisation authentique qui ait largement démontré sa portée et ses effets dans d’autres sociétés post-communistes.

    La Société civile (ou en tout cas une partie de celle-ci) a joué un rôle essentiel dans les pressions pour la signature anticipée de l’Accord de Stabilisation et d’Association, à savoir la signature de l’ASA avant que Ratko Mladić ait été livré. L’argument principal de la campagne pour sa signature était que les pressions exercées par le Tribunal de la Haye apportaient de l’eau au moulin de Koštunica et de sa position anti-européenne. Vojislav Koštunica est un représentant de ce nationaliste serbe radical que l’Occident n’a pas su reconnaître à temps comme tel. Et c’est seulement après que l’ASA a été signé que celui-ci s’est trouvé complètement démasqué.

    Un rôle actif de l’Union Européenne reste d’une importance essentielle pour les évolutions à venir en Serbie, car il est devenu évident qu’il n’y a pas d’alternative à la force de mobilisation de l’Union Européenne. La politique étrangère de l’Union doit être mieux coordonnée et plus concrète dans la fourniture d’une aide directe non seulement au gouvernement, mais aussi à la société civile et autres segments pro-européens de la société (telles que les entreprises petites et moyennes). L’électorat a montré plus de maturité que la classe politique et doit donc recevoir un soutien direct pour accroître la pression sur le gouvernement afin qu’il prenne des mesures plus décisives en vue de la réalisation des objectifs de l’ASA. La Serbie ne peut pas se démocratiser sans le soutien de l’Union Européenne, de même qu’on ne peut pas réformer l’armée sans son partenariat avec l’OTAN. Les Etats-Unis doivent continuer à jouer leur rôle en Serbie, notamment en parachevant l’indépendance du Kosovo et la complète intégration de la Bosnie-Herzégovine.

  • Le 15 mai 2008 à 17:06, par ? En réponse à : Serbie : les pro-européens gagnent les élections sans majorité

    Je aimerais bien être aussi optimiste que vous, car pour moi l’intégration de la Serbie dans l’UE est très importante. Je pense que l’UE devrait tout faire pour aider la Serbie de choisir le chemin de l’intégration européenne... L’abrogation des visas serait une très bonne chose pour un début, à mon avis. Mais je pense qu’aujourd’hui il ne faut surtout pas que l’UE parle du Kosovo, mais qu’elle fasse de plus en plus de gestes forts envers Belgrade, pour que les Serbes comprennent qu’on ne les chante pas avec la reconnaissance de la région rebelle(je vous rappele que AUCUNE FORCE POLITIQUE(à part quelques uns) n’est prête à cèder la région ).

    Reste à espèrer (ou prier même) que le PS Serbe choisisse de se ralier aux pro-européens, car on n’a pas de temps à perdre.

  • Le 19 mai 2008 à 17:25, par Marinoushka En réponse à : Serbie : les pro-européens gagnent les élections sans majorité

    Une procédure de facilitation de la délivrance des visas est entrée en vigueur au 1er janvier 2008. Déjà les étudiants peuvent pénétrer le territoire européen sans visas. C’est déjà un début d’inversion de la tendance. La Commission affirme que 70% des Serbes n’auraient jamais quitté le territoire...

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