Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

, par Fabien Cazenave

Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l'Union européenne se fissure

Les tensions diplomatiques entre la Hongrie et la Slovaquie ont franchi un nouveau cap : l’ambassade de Slovaquie à Budapest vient de subir une tentative d’attentat. Est-ce vraiment une affaire interne qui ne concerne pas l’Union européenne et ses citoyens ?

Mercredi 26 juin, un inconnu a jeté deux cocktails Molotov sur l’ambassade de Slovaquie à Budapest. L’ambassadeur de Slovaquie en Hongrie a pris contact avec la police hongroise. Personne n’a été blessé, les deux bouteilles ne s’étant pas enflammées.

Cet attentat fait suite à l’annulation de la visite du président hongrois Laszlo Solyom vendredi 21 août pour une visite prévue dans un village frontalier slovaque où vit une importante minorité hongroise. Il s’était vu refuser l’accès au pays par le Premier ministre slovaque. Il devait assister à Komarno, ville frontalière dans le sud de la Slovaquie séparée par le Danube de la ville hongroise de Komarom, à l’inauguration d’une statue de Saint Étienne, premier roi apostolique de Hongrie et saint patron de ce pays. Malheureusement, le déplacement prévu du président hongrois coïncidait avec le 41e anniversaire du 21 août 1968, date de l’invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes soviétiques et celles de quatre autres pays de l’ex-Pacte de Varsovie dont la Hongrie.

Les deux symboles percutaient la tranquillité de la région. Le tout dans un climat de tensions inter-ethniques et de tensions économiques. Qui a dit que l’Union européenne avait été créée pour éviter de nouvelles guerres entre nous, pays européens ?

Question de l’implication de l’Europe

L’Union européenne fait silence radio pour le moment, se réfugiant derrière l’aspect « interne » de ce conflit entre deux de ses membres. Pourtant, la presse slovaque a affirmé que le premier ministre suédois [1]et la Chancelière allemande Angela Merkel n’avaient pas hésité à pousser le président hongrois à annuler sa visite. Dès lors, pourquoi se cacher derrière de faux-semblants ?

La diplomatie n’est pas une compétence de l’Union européenne. Et quand une décision européenne est nécessaire, cela devient vite la cacophonie. Que cela soit sur la question du Kosovo, de la division interne de Chypre ou sur la question du conflit maritime entre Croatie et Slovénie, l’Union européenne apparait comme paralysée. A partir du moment où la diplomatie est de la compétence des États, la règle de l’unanimité s’impose... et impose la diplomatie commune a minima.

Comment régler les conflits internes dans l’Union européenne ?

Or les conflits « internes » aux États sur les questions des droits des minorités se posent de plus en plus dans le cadre de la crise économique. Celle-ci touche plus particulièrement les anciens États de l’Est qui ont de fortes minorités issues du brassage de l’Empire Austro-Hongrois et des changements frontières des Première et Seconde Guerres Mondiales.

Par exemples, de fortes minorités hongroises existent dans les pays limitrophes de la Hongrie : elle représente 10% de la population en Slovaquie, elle est très fortement présente en Roumanie et aussi dans la province de Serbie du Voïvodine. Les tensions risquent donc de se multiplier si le nationalisme hongrois se renforce avec le nationalisme des autres pays.

Les conflits sur les questions linguistiques sont de plus en plus présents, souvent au nom de l’unité [2] du pays. Cette question linguistique risque ainsi de devenir un frein au développement économique de l’Union européenne, fondé sur la libre circulation des biens et des personnes et de « l’Union dans la diversité ».

Il est nécessaire d’avoir une institution qui permette de régler les problèmes internes des États. Notamment pour les minorités. A l’instar d’une Cour Suprême aux États-Unis. Or la Cour de Justice des Communautés Européennes n’est pas compétente sur les deuxième et troisième piliers (où se trouve la Politique étrangère de sécurité commune, la justice et les affaires intérieures).

Cette affaire entre la Slovaquie et la Hongrie pose question : comment allons-nous intégrer les pays de l’ex-Yougoslavie si nous ne sommes pas capables de vivre ensemble ?

Illustration : blasons de la Slovaquie et de la Hongrie portant tous les deux une double croix d’argent.

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Notes

[1La Suède préside actuellement le Conseil de l’Union européenne.

[2c’est l’argument du ministre des affaires étrangères slovaques dans une interview au quotidien autrichien DiePresse

Vos commentaires

  • Le 27 août 2009 à 11:08, par Ronan En réponse à : Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

    En même temps, il ne s’agit là que d’un lancer de cocktails mototovs... non enflammés. Faudrait juste pas que ça donne de mauvaises idées à d’autres... têtes brûlées.

    Mais voilà le résultat prévisible quand on ne trouve pas de compromis viable entre l’unitarisme forcené des uns (en France, on parle de jacobinisme...) et les droits de minorités parfois animées de sentiments nationalistes.

  • Le 27 août 2009 à 11:11, par Stéphane En réponse à : Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

    Les gouvernements européens ont protesté pour certains contre la nouvelle loi anti minorité en Slovaquie ( un médecin et un patient de la minorité hongroise seront obligés de parler slovaque a l’hopital ) y compris le nouveau président du Parlement, mais très concrétement a part parler, les moyens juridiques sont limités.

    Et si l’UE avait les moyens de régler la question, ca signifieraient qu’elle pourrait contraindre juridiquement le régime linguistique des Etats. Appliqué a la Corse, a la Bretagne...

  • Le 27 août 2009 à 20:29, par Camille Lépinay En réponse à : Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

    L’UE pas compétente en matière de « diplomatie » ? mais ce n’est pas des affaires étrangères dont il s’agit (comme la question du Kosovo ou de la dispute entre la Slovénie et la Croatie), il s’agit d’un problème interne et du respect des valeurs énoncés à l’article 6 du traité de l’Union européenne dont la liberté, la démocratie, les droits de l’homme, ce qui inclut le droit des minorités... et d’ailleurs tout candidat doit régler ses différends frontaliers, donc non, l’UE devrait s’en mêler, pas besoin d’un nouvel organe, il y a l’article 7 du traité de l’UE.

  • Le 27 août 2009 à 22:31, par Dimitri En réponse à : Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

    pour répondre à ta question Fab, je proposerais de faire un sondage parmi les citoyens français pour savoir ce qu’ils en pensent. Le résultat serait marrant.

    Camille : tu peux développer un peu ton idée sur l’article 7 stp ?

  • Le 27 août 2009 à 23:22, par Fabien Cazenave En réponse à : Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

    Je serais bien d’accord avec toi Camille si la Commission était en position de le faire...

    Or, en l’occurrence, il s’agit d’un acte diplomatique : interdire de visite pour raison d’Etat un représentant d’un autre pays, même de l’Union est tout à fait « légal ». Ce qui l’est moins, c’est d’empêcher la libre-circulation d’un citoyen européen, d’où mon idée de régler ce genre de problème devant une Cour suprême. Celle-ci a un fondement juridique pour porter un jugement.

    Ce qui n’est pas le cas d’un différend diplomatique dans une Union européenne qui garde une telle importance à l’aspect intergouvernemental dans sa gouvernance : tout Etat est l’égal de l’autre.

    On marche sur la tête dans cette affaire parce que nous avons plusieurs diplomaties dans une même union.

  • Le 27 août 2009 à 23:22, par Fabien Cazenave En réponse à : Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

    Tout dépend de la question qui serait posée...

  • Le 28 août 2009 à 06:45, par Martina Latina En réponse à : Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

    Merci de nous informer sur cette situation regrettable. Juste vingt ans après le grand pique-nique hongrois, ou plutôt « pan-européen » comme l’écrit Geert MAK dans « Voyage d’un Européen à travers le XXe siècle », qui suffit à faire céder le Rideau de fer avec une surprenante facilité, il serait plus que normal et nécessaire que l’Union Européenne soutienne ou rétablisse la bonne entente entre ses différents membres, surtout récents :

    la Suède qui assure pour les six derniers mois de 2009 la présidence de notre Union pourrait éventuellement saisir les 27 ministres ou secrétaires d’Etat des Affaires Etrangères et Européennes afin d’organiser les moyens d’harmoniser les relations de bon voisinage entre Hongrie et Slovaquie... A la lumière d’EUROPE qui nous donna son nom en traversant grâce au divin TAURILLON les frontières de la mer et de toutes les peurs, en reliant les peuples par la diffusion de la communication et de la relation surgies dans son pays - cette Phénicie conceptrice des techniques révolutionnaires toujours en cours dans notre notation alphabétique comme dans nos échanges (inter)nautiques, n’est-ce pas la vocation de cette Union que d’entretenir la paix interne pour mieux veiller à son rayonnement ?

  • Le 28 août 2009 à 10:38, par Dimitri En réponse à : Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

    Tu proposerais quoi comme question alors Fab ?

    Sinon, oui, Camille, ce même article 7 prévoit que les Etats doivent statuer à l’unanimité les éventuelles sanctions contre un Etat Membre qui ne respecte pas ses engagements européens. Et ça, je demande à voir. L’instrument juridique existe certes, mais il n’est pas assez fort pour outrepasser la volonté politico-diplomatique.

    Cela dit, je ne m’inquiète pas pour cette situation, car il s’agit de 2 Etats à qui les grands de l’UE pourront expliquer d’où poussent les jambes(une expression de chez moi) et comment il faut se comporter. Par contre, comment faire si cela arrive entre disons la Pologne et l’Allemagne ?

  • Le 28 août 2009 à 12:24, par Ronan En réponse à : Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

    En tout cas, moi j’en connais qui vont bien entendu dire que l’élargissement de 2004-2007 était prématuré... et que nous n’avons fait - comme à Chypre - qu’importer des conflits non réglés - de plus - dans une Union ne disposant pas - encore ?! - des outils diplomatiques et légaux pour les traîter.

    Et qui vont également dire que, depuis près de dix ans, l’UE fonctionne comme gribouille : à l’envers. Et qu’il fallait la Constitution (les principes, le réglement intérieur, les institutions, les outils...) et l’intégration d’abord ; et l’élargissement seulement après...

    En tout cas désormais (i. e : avec de tels événements...), entre approfondissement et élargissement, il me semble qu’on voit finalement maintenant beaucoup mieux où sont les priorités.

    Les Balkaniques devront donc attendre. A moins qu’ils ne désirent vraiment débarquer en plein bordel... et que nous ne soyons décidément assez faibles pour accepter qu’il en soit toujours ainsi.

  • Le 28 août 2009 à 16:14, par Ronan En réponse à : Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

    A propos de l’illustration :

    Sur les blasons des deux Etats, on retrouve la même double-croix qui n’est pas sans nous rappeler notre bonne vieille croix de Lorraine. Rien à voir avec le "Gaullisme", bien sûr, même si cette croix à double barre horizontal est juste un vieux symbole chrétien (qui a certes connu un destin particulier en Lorraine, puis en France...) où l’on retrouve représentées à la fois la barre horizontale (de la croix...) et l’habituelle "pancarte" où était traditionnellement inscrite l’identité du crucifié et le motif de la crucifixion (ici, INRI : « Jésus de Nazareth, crucifié par l’autorité publique car se prétendant Roi des Juifs, blasphème »).

    De plus, chez les Hongrois, il s’agit là d’une croix patriarcale importée de Byzance-Constantinople au moment de la conversion, du baptême et du couronnement royal du roi Etienne/Stefan de Hongrie aux alentours de l’an 1000 (il y a polémique sur la dâte exacte : la tradition dit Noël de l’an 1000, nos sources écrites disent 15 août 1001...).

    Bref : symbole de la conversion du pays au christianisme et du pouvoir monarchique (et - par extension - de la souveraineté nationale), cette croix blanche du blason, on en retrouve également la trace sur la bande blanche - centrale - du drapeau national (1848) (reprenant la même symbolique).

    Et si l’on retrouve aussi cette fameuse et même croix sur le blason (et le drapeau) de la Slovaquie, c’est sans doute parce que - lors de l’occupation ottomane de la quasi totalité de l’actuel territoire de l’actuelle République de Hongrie (entre - en gros - 1526 et 1718), une partie des autorités hongroises "indépendantes" dont l’administration royale (l’archevêché-primat de Hongrie, à Trnava) était alors repliée à Pozsony, l’actuelle Bratislava : ville alors très peu slovaque dans son peuplement à l’époque, mais à présent capitale de la république de Slovaquie (territoires alors sous souveraineté hongroise depuis, approximativement, les Xe / XIe siècles).

    - Sources : "Atlas des peuples d’Europe centrale" d’André et Jean Sellier, « Editions de La Découverte », 1991 (pp. 115 et 119, pp. 124-125, pp. 110-111).

  • Le 28 août 2009 à 20:16, par Ronan En réponse à : Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

    - 1- ça me paraît difficile de dégager une unanimité à 26 contre la Slovaquie (alors menacée de sanctions semblables dans un contexte similaire, la Roumanie ne manquerait pas de voler à son secours...).

    A moins que tout le monde ne se mette d’accord sur le dos de la Hongrie...

    Sans parler de l’attitude récente (sur le même sujet des « minorités »...) de pays comme la Grèce, Chypre, voire l’Espagne lors de la proclamation récente de l’indépendance du Kosovo...

    - 2- Entre la Pologne et l’Allemagne, il n’existe pas à l’heure actuelle de problème exactement similaire (de minorités...).

    Ce qui n’a guère empêché pourtant - récemment - les gouvernants de ces deux pays de s’envoyer des verres à la tête (et de copieusement s’insulter par voie de presse...).

    Notamment pour des problèmes de droits et de retour à la terre... cette fois-ci parfaitement similaires à certaines des problématiques soulevées par nos amis slovaques, roumains et hongrois...

    Et ce, sans que l’Union n’en dise ni fasse grand chose...

  • Le 29 août 2009 à 14:28, par Cristl En réponse à : Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

    L’idée de créer une institution me perturbe un peu. Je n’en vois pas l’intérêt. C’est aux Etats de régler leurs problèmes. L’UE est composée d’Etats, c’est un fait et nous devrions l’accepter plutôt que de regretter que l’Europe ne soit pas les Etats-Unis.

    Une institution qui régulerait on-ne-sait-quels-conflits avec ses règles, ses principes et ses sanctions ne changerait rien à l’idée que les gens se font du pays dans lequel ils vivent.

    Le droit, la régulation, les sanctions ne sont pas solutions à tout. Mais le débat d’idées, l’éducation, le modèle de société, la culture, ce qui est à la source de la montée du nationalisme sont plutôt des pistes à explorer.

  • Le 30 août 2009 à 07:12, par Martina Latina En réponse à : Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

    Merci pour ces éclairantes explications historiques : car il faudra bien que l’Europe soit enfin plus proche que lointaine, surtout entre des peuples voisins qui partagent symboles et racines religieuses !

    J’en veux pour preuve une carte de notre continent où chaque pays figure avec son nom tel qu’il se prononce dans sa propre langue, mais qui en fait une nouvelle « terra incognita » nécessitant quelques réflexions et recherches ne fût-ce que pour l’identifier : ARYM(la Macédoine), CRNAGORA(le Montevideo), HRVATSKA(la Croatie), SHKIPERIA(l’Albanie) - sauf erreur dans les transcriptions ou les déductions !

    Dans sa « Philosophie de l’argent », G. SIMMEL qui mourut en 1918 à Strasbourg présentait ainsi l’idéal latin de « coincidentia oppositorum » ou de convergence des différences développé par le théologien médiéval Nicolas de Cues lui aussi allemand, et aboutissant à « l’union de la diversité » dans la nouvelle édition française de Garnier-Flammarion : « Que toutes les étrangetés et toutes les incompatibilités trouvent leur unité, leur équilibre, est la condition de la paix, de la sécurité... » Si cette adaptation partielle et personnelle laisse entrevoir des attributs divins dans « l’argent », combien davantage devons-nous viser l’élargissement de la circulation monétaire à la relation constructive entre pays membres de notre continent, donc élargir notre regard d’enfants d’Europe - cette Fille douée d’une Vaste Vue - pour passer, ensemble et progressivement, de la devise qu’est l’Euro à l’ouverture qu’implique la devise de l’Europe, « l’union dans la diversité » !

  • Le 30 août 2009 à 10:41, par Fabien En réponse à : Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

    Voilà le problème : c’est aux Etats de régler leurs problèmes. Or, que fait-on quand au sein de l’Union européenne 2 Etats s’estiment dans leur bon droit ? On les laisse aller se faire la guerre, puisqu’après tout, ce sont leurs problèmes.

    La question des minorités en Europe de l’Est est un vrai enjeu. Comme l’a dit Camille, une véritable Cour suprême aurait un fondement à agir (si elle est saisie par un Etat ou des citoyens).

  • Le 30 août 2009 à 13:06, par Ronan En réponse à : Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

    - 1- Crna Gora, « Le pays de la Montagne noire » : c’est le... Monténégro ! (D’ailleurs c’est là une parfaite anomalie que les français utilisent un nom italien pour - héritage vénitien médiéval et des Temps modernes - désigner là un Etat slave disposant pourtant de son propre nom...).

    - 2- ARYM, ce n’est pas un nom propre au sens strict du terme, c’est un acronyme onusien désignant - faute de mieux - l’ « Ancienne République Yougoslave de Macédoine » (la Grèce s’opposant à ce que cet Etat porte le nom de « Macédoine » : dénomination dont Athènes estime qu’elle est "part exclusive" du seul patrimoine hellénique).

    - 3- Hrvatska, c’est le pays des Hrvats (les Croates), en langue croate.

    - 4- Shkiperia, c’est - en langue locale - soit le "pays des aigles", soit le "pays où l’on parle correctement" (shkip). Bref, ce que nous appelons l’Albanie en référence aux paysages montagneux de ce pays (Alp...) ou à d’obscurs écrits du géographe Claude Ptolémée d’Alexandrie (2nd siècle de notre ère) mentionnant des populations autochtones dénommées « Albanoi ».

    Mais, il y a pire : sur les timbres de la république d’Irlande, on peut lire « Eire » ; sur ceux de Finlande, « Suomi » ; sur ceux de Suède, « Sverige » ; et on vous passe les - pourtant guère plus éclairants pour les non avertis - « Nederland », « Norge / Noreg », « Deutschland », « Magyar Köztársaság », « Ελληνική Δημοκρατία », « Република Сpбија », etc.

    Chaque peuple ou Etat d’Europe a ainsi sa langue, ses traditions, sa culture, son histoire et son propre nom en langue locale : c’est parfaitement normal et il faut faire avec (et, vu que c’est objectivement comme ça, ça ne sert à rien de le déplorer).

    L’Europe doit juste élaborer un système juridique, politique et institutionnel lui permettant d’assumer et de gérer cette irréductible diversité au mieux, dans l’unité et dans la paix.

    Quant à la compréhension des noms que chacun se donne à lui-même ou donne aux voisins, pour dissiper les interrogations, il suffit juste d’un peu d’instruction... Bref, on ne comprend pas trop ce que vous voulez dire...

  • Le 30 août 2009 à 13:35, par Ronan En réponse à : Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

    En même temps, il y a peu de vrais risques qu’éclate une vraie guerre entre ces deux Etats.

    Des provocations d’éléments nationalistes « incontrolés », des émeutes violemment réprimées, des « ratonnades » de « minoritaires », des incidents de frontière ponctuels, des attentats « artisanaux » contre des administrations et/ou lieux symboliques, des échanges de tirs sporadiques par dessus la « frontière », voire quelques morts de civils imprudemment sortis de chez eux (et alors descendus par de « snipers » nationalistes et/ou psychopathes...), oui.

    Mais la guerre « conventionnelle » avec des chars d’assaut qui défoncent les routes, des forces d’invasion dans les faux-bourgs, des parachutistes qui tombent du ciel et prennent d’assaut le palais présidentiel et le siège de la télévision, voire des missiles qui pleuvent, probablement pas.

    Ne serait-ce que parce que ces deux pays appartiennent tous deux à l’OTAN (comme la Grèce et la Turquie au moment de la « presque guerre » heureusement avortée de 1974...), que Moscou est complètement hors-jeu dans ce débat (ce qui n’était alors pas le cas ni en ex-Yougoslavie, ni au Kosovo...) et que Washington veille au grain (et au maintien d’un minimum de « discipline » et de « correction » entre ses nombreux pensionnaires et divers adhérents...).

    D’ailleurs, cette affaire illustre parfaitement certains des manques de l’actuelle UE : ce n’est pas à la Commission de Bruxelles que se décide la sécurité du continent, c’est au siège de l’OTAN (voire au Pentagone).

    C’est d’ailleurs ce que nous dise - très explicitement - certains de nos partenaires européens (notamment d’Europe centrale) : l’UE, c’est exclusivement pour le commerce et le busisness (quant à l’outil permettant de gérer les « choses vraiment sérieuses » liées à la sécurité et à la menace « russe » : c’est l’OTAN ; bref : le parapluie étasunien...).

    Bref, quand les turbulentes cités grecques se querellent, à l’heure actuelle, c’est encore à l’autorité impériale de Rome d’arbitrer leurs conflits. Quant à l’autonomie de destin de l’Union européenne (ou le pouvoir de nuisance de nos nationalistes respectifs), dans tout ça voilà des choses tout à fait - comment dire - tout à fait « relatives ». Ce que révèle aussi l’actuelle crise entre Hongrie et Slovaquie.

    La même chose pouvant fort bien se produire prochainement en Belgique. Avec à peu près les mêmes causes, à peu près les mêmes péripéties, le même « traîtement » et sans doute le même règlement final. Même maladie, même symptômes, même pathologie, même thérapeutiques... et même docteur.

  • Le 31 août 2009 à 06:02, par Martina Latina En réponse à : Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

    Merci au TAURILLON de nous instruire mieux qu’Internet et les encyclopédies réunis ! Ce qui doit être mis en oeuvre en attendant une Constitution est précisément l’instruction des Européens pour consolider la construction européenne, non comme une forteresse, mais comme une ouverture de l’intelligence et du coeur à la différence, à la convergence, bref à la hauteur de l’histoire et de l’espace caractérisant notre continent né d’EUROPE, la Fille à la Vaste Vue.

  • Le 31 août 2009 à 19:04, par Manu En réponse à : Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

    Ah là là, toujours ce centrisme "Union-européen".

    Je vous rappelle, qu’en la matière, on a DEJA une cour d’arbitrage suprême : elle s’appelle la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), et elle assure le respect de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales (ConvEDH).

    De deux choses l’une (et je ne trouve pas cette information dans l’article de Fabien) :
    - soit les lois "anti-minorité" violent la ConvEDH (liberté de pensée, liberté d’expression, liberté de réunion, droit à un recours effectif) dans les conditions fixées par la jurisprudence, et dans ces conditions, il y a des recours qui existent ; inutile de se plaindre de l’absence d’Europe, parce que l’Europe est là.
    - soit ce n’est pas le cas, et on est dans un cas politiquement contestable (comme avec les discriminations anti-francophones dans les communes de la périphéries bruxelloise), mais juridiquement pas problématique.

    Dans cette hypothèse, où il n’y a pas de violation des droits et libertés fondamentales, à un moment donné, il faut être cohérent avec ses principes (en l’occurrence le fédéralisme) et accepter un de ses principes fondateurs, qui est l’autonomie institutionnelle, en particulier dans un domaine où la culture et la langue ne sont que des compétences complémentaires de l’Union européenne, qui n’a pas de pouvoir d’harmonisation en la matière.

    En l’occurrence, d’après le Journal Francophone de Budapest, « la loi slovaque sanctionne l’utilisation des autres langues à des fins éducatives, informatives ou administratives par une amende de 5000 euros ». On s’affole, on s’inquiète. Mais qui est allé voir une présentation de la loi sur le site du Ministère de la culture slovaque ?

    Ce n’est pas inintéressant, pourtant. On y trouve (il suffit de lire le texte de la loi, parfaitement accessible aux francophones par les miracles du système de traduction de google) :
    - une formation bilingue dans les écoles des minorités nationales (je ne vois pas où est le mal de demander à des jeunes Slovaques de langue maternelle hongroise d’apprendre aussi le Slovaque)
    - des dispositions spécifiques pour les émissions en hongrois (sous-titré en slovaque)
    - les publications culturelles en hongrois doivent être accompagnées d’une traduction en slovaque (où est le mal ?)
    - les manifestations culturelles et éducatives peuvent avoir lieu en langue minoritaire (avec un programme et des explications en slovaque, à côté)
    - les inscriptions, plaques commémoratives, etc. peuvent être écrites en deux langues ; il faut juste que le Slovaque ne soit pas plus petit...

    Jusque là, rien de grave, vraiment.

    A part ça, les forces armées doivent parler slovaque, et globalement les services publics aussi, par exemple devant les tribunaux, étant entendu (c’est expressément prévu par la loi) que les locuteurs des minorités nationales ont le droit de se faire assister par des interprètes et traducteurs. Bref comme en France (à moins que par ailleurs ce recours à des interprètes soit particulièrement rendu difficile)

    Sinon, la loi ressemble étrangement à la Loi Toubon : en gros, les contrats doivent être écrits en slovaque (avec possibilité de traduction), les statuts d’associations, comptes sociaux, documentation technique aussi.

    La communication avec les patients peut évidemment se faire dans leur langue, même s’il n’y a pas d’obligation pour les médecins de parler la langue la minorité nationale (mais si demain je suggère - et ce serait utile, pourtant - que tous les médecins employés à Strasbourg devront savoir parler allemand ou alsacien, j’entends déjà les hauts cris d’atteinte à l’unité nationale...).

    Quant aux sanctions, il y a effectivement un dispositif d’amende de 100 à 5000 euros, mais qui vise essentiellement les personnes morales, pas tant les utilisateurs ! Là, on est clairement dans le répressif (bien au-delà de la loi Toubon), mais de là à crier à la violation des droits de l’Homme, tout de même !

    Je crois que l’Union européenne fait bien de ne pas se prononcer sur cette loi, qui me paraît - au premier abord - assez peu liberticide...

  • Le 1er septembre 2009 à 07:12, par Martina Latina En réponse à : Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

    Puisque ma réponse de dimanche matin n’apparaît pas, je me permets de revenir un peu en arrière : merci au TAURILLON de nous INSTRUIRE mieux qu’Internet et les encyclopédies réunis !

    Car il faudra bien se décider à instruire les Européens pour élargir leurs perspectives, pour CONSTRUIRE l’Europe, mais d’abord pour l’unifier à la lumière de celle qui nous donna son nom et ses moyens levantins en se laissant expatrier en Crète, EUROPE A LA VASTE VUE, de celle qui fut autant portée par un Taurillon que porteuse des trésors à venir : l’énergie nautique de la communication et la force alphabétique, donc démocratique, de la relation.

  • Le 1er septembre 2009 à 08:03, par Ronan En réponse à : Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

    Tout ça, c’est bien sympathique mais il existe de nombreux cas précis ces derniers mois / ces dernières années qui montrent que le gouvernement slovaque a décidé de s’asseoir sur toutes ses dispositions internes (et - a fortiori - sur toutes les lois européennes et les sanctions afférentes...) qui garantissaient jusque là l’autonomie linguistique de ses minoritaires.

    Si la règle en UE est finalement que chacun fait chez lui - en vertu du principe d’autonomie institutionnelle - finalement ce qui lui plaît (et que les sanctions - théoriques ou impayées - qui font bien rigoler les Etats, ne sont que paroles verbables et artifices cosmétiques...), autant fermer la boutique...

  • Le 1er septembre 2009 à 09:05, par Fabien En réponse à : Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

    Tout à fait Manu, il manque une référence à la CEDH... mais je ne voulais pas embrouiller l’article. La CEDH n’est pas une institution de l’Union européenne mais du Conseil de l’Europe et est une institution qui regroupe plus d’Etat. http://fabiencazenave.eu/2009/08/13/leurope-cercles-concentriques-schematisee/

    Le but de l’article était de mettre en évidence les carences dans les institutions communautaires.

    Je vois que nous pouvons toujours compter sur ta vigilance ;-)

  • Le 2 septembre 2009 à 10:33, par Stéphane En réponse à : Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

    Les lois anti minorités ne contredisent pas la CEDH mais la charte européenne des langues régionales et minoritaires, et la convention cadre pour la protection des minorités nationales. Deux textes qui ne font pas partie du bloc de droit de l’UE, mais dont la ratification et la mise en oeuvre est exigée de tout pays candidat (alors que des Etats membres ne l’ont toujours pas ratifié mais exigent des candidats qu’ils ratifient, mais passons...)

    C’est donc bien une violation des engagements de la Slovaquie en tant que pays candidat.

    Quant aux dispositions de la loi, il faut les regarder de plus près : l’obligation pour les chaines de télé hongroises de sous titrer signifie pour des petites chaines de télé leur disparition par manque de moyens.

    Les publications culturelles en hongrois sont désormais interdites, meme traduites. Seules sont possibles les publications en slovaque avec eventuellement une traduction en hongrois, qui doit etre dans une police de taille plus petite. Ce qui est sensiblement différent...

    Et devant les tribunaux, il est désormais interdit a plusieurs catégories de citoyens slovaques de parler leur langue maternelle.

    Effectivement, cet apartheid linguistique ressemble fort a celui qui existe en France. Mais en la matière, la France est un pays complétement arriéré et ses lois linguistiques (le fameux article 2) sont également une véritable honte.

    Tu parles des médecins obligés de parler allemand ou alsacien, mais précisement : c’est comme si en Alsace la loi obligeait les médecins a parler exclusivement en francais, et non l’inverse.

  • Le 2 septembre 2009 à 16:45, par Ronan En réponse à : Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

    Stéphane a parfaitement raison : les lois concernant les minoritaires hongrois de Slovaquie sont des lois perverses qui ont été rédigées avec perversité dans la perspective d’applications étroites et restrictives qui le sont tout autant (perverses).

    D’autant plus que l’immense majorité des personnes concernées demandent certes l’autonomie linguistique, mais certainement pas le séparatisme politique, ni la « personnalité » des lois ! (Nuances de taille !).

    Reste effectivement à savoir si l’UE dispose vraiment des intruments juridiques pour faire respecter ses règles et principes, et pour se faire respecter de ses Etats-membres (quant à savoir si la France est bien placée pour donner des leçons à ses partenaires sur ce sujet là : c’est là un autre problème...).

    Le jacobinisme français, identité nationale « venue /plaquée d’en haut » et qui a tant de mal à se conjuguer au pluriel : y’en aurait effectivement des choses à dire sur le sujet...

  • Le 3 septembre 2009 à 10:20, par Manu En réponse à : Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

    « Les lois anti minorités ne contredisent pas la CEDH mais la charte européenne des langues régionales et minoritaires, et la convention cadre pour la protection des minorités nationales. »

    REP : Contrairement à la France, la Slovaquie a bien ratifiée par la charte européenne des langues régionales et minoritaires ; elle est donc liée par elle, avec les réserves exprimées par elle : Article 8, paragraphe 1 a i ; b i ; c i ; d i ; e i ; f i ; g ; h ; i ; Article 9, paragraphe 1 a ii/iii ; b ii/iii ; c ii/iii ; d ; paragraphe 2 a ; paragraphe 3 ; Article 10, paragraphe 1 a ii ; paragraphe 2 a ; b ; c ; d ; f ; g ; paragraphe 3 b ; c ; paragraphe 4 a ; c ; paragraphe 5 ; Article 11, paragraphe 1 a iii ; b ii ; c ii ; d ; e i ; f i ; paragraphe 2 ; paragraphe 3 ; Article 12, paragraphe 1 a ; b ; c ; d ; e ; f ; g ; paragraphe 2 ; paragraphe 3 ; Article 13, paragraphe 1 a ; b ; c ; paragraphe 2 c ; Article 14 a ; b.

    Je n’ai pas le temps d’aller voir s’il y a une violation des dispositions en questions, mais il ne me paraît pas pertinent de dire simplement, sans précision, qu’il y a violation de la charte, vu qu’une de ses spécificité est que les Etats signataires y puisent un peu ce qu’ils veulent.

    Quant à la convention-cadre sur les minorités nationales (ratifiée par la Slovaquie, jamais par la France), les engagements des Etats sont très loins d’être des obligations créant des droits pour les individus ou les groupes minoritaires ; ça ressemble plutôt à de belles déclarations d’intention, assez peu dotées de portées normatif. Je serais intéressé de savoir quelles dispositions, précisément, sont violées par la loi slovaque (qu’il y ait par ailleurs des violations des droits des minorités, en pratique, je ne le conteste pas : je regarde juste la loi).


    « Les publications culturelles en hongrois sont désormais interdites, meme traduites. Seules sont possibles les publications en slovaque avec eventuellement une traduction en hongrois, qui doit etre dans une police de taille plus petite. Ce qui est sensiblement différent… »

    REP : comme je l’avais lu, il me semblait que la version en langue minoritaire ne devait pas être plus grande, pas qu’elle devait être plus petite. Et je suis désolé, mais je ne vois pas à quel titre on pourrait refuser à un Etat le droit de demander que les publications soient comprises par tous sur leur territoire, et donc qu’elles existent systématiquement dans la langue principale, étant entendu que rien n’empêche l’adjonction de langues minoritaires.


    « Et devant les tribunaux, il est désormais interdit a plusieurs catégories de citoyens slovaques de parler leur langue maternelle. »

    Tu vois ça où ? Moi j’ai lu l’inverse, avec des dispositions spécifiques autorisant les minorités linguistiques à bénéficier de l’aide d’un interprète et d’un traducteur.


    « Effectivement, cet apartheid linguistique ressemble fort a celui qui existe en France. Mais en la matière, la France est un pays complétement arriéré et ses lois linguistiques (le fameux article 2) sont également une véritable honte. »

    Nous y voilà. Tu portes un jugement de valeur, ce qui est parfaitement ton droit, mais le fait que tu ne sois pas d’accord avec une politique linguistique ne signifie pas qu’elle soit illégale ou qu’elle viole les droits de l’homme, ni a fortiori que l’Europe ait à s’en mêler, chaque pays approchant la question de l’unité nationale avec sa propre perspective. Et encore une fois, tant que les droits de l’Homme sont respectés, je ne vois pas ce qu’on aurait à y redire. Chacun a le droit de parler sa propre langue, et c’est bien tout ce qui compte !


    « Tu parles des médecins obligés de parler allemand ou alsacien, mais précisement : c’est comme si en Alsace la loi obligeait les médecins a parler exclusivement en francais, et non l’inverse. »

    Pas du tout ; la loi slovaque, il suffit de la lire, n’oblige pas les médecins à parler exclusivement slovaque ; elle dit juste qu’ils ne sont pas tenus de parler la langue minoritaire. Je cite, dans la version traduite par google :

    Les communications du personnel hospitalier "sont habituellement faites dans la langue nationale, si le patient ou le client ne parle pas la langue nationale, la communication peut se dérouler dans la langue dans laquelle il est possible pour les patients et les clients à comprendre. Le patient ou le client qui est une personne appartenant une minorité nationale, les installations dans ces villages, où, en usage officiel de la langue des minorités nationales en vertu d’un règlement spécial, utilisé dans la communication avec le personnel de leur langue maternelle. Les membres du personnel ne sont pas tenus de maîtriser la langue des minorités nationales. "

    Même si la traduction n’est pas absolument limpide, je trouve qu’elle est suffisamment claire pour en conclure que : 1. la communication PEUT se faire dans la langue minoritaire 2. le personnel médical, dans les régions où vivent les minorités nationales, PEUT s’exprimer dans sa langue maternelle 3. il n’y a PAS D’OBLIGATION pour le personel médical de maîtriser les langues minoritaires.

    Une fois encore : où est le problème ?

  • Le 6 septembre 2009 à 17:36, par x-tra5 En réponse à : Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

    parlez parlez !!!! il ya personne de vous qui vis laba faudrais apprendre l’histoire les cocos

  • Le 6 septembre 2009 à 20:39, par Fabien Cazenave En réponse à : Tensions entre Slovaquie et Hongrie : quand l’Union européenne se fissure

    Je sens que ce n’était pas fait exprès mais le coup des « cocos » est très bien :-)

    Vous parlez de vivre où du reste ?

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