De l’affaire Collien Ulmen-Fernandes au règlement européen sur les violences faites aux femmes
Lorsque Collien Ulmen-Fernandes découvre, à l’automne 2024, l’existence de vidéos pornographiques hyperréalistes la mettant en scène sans son consentement, elle pense d’abord être confrontée à l’une des dérives désormais bien identifiées de l’intelligence artificielle. Les deepfakes, ces montages numériques capables de superposer un visage sur un corps ou une scène existante, se sont multipliés au cours de la dernière décennie, touchant de nombreuses femmes, anonymes ou célèbres, souvent sans qu’elles en aient connaissance. Mais ce qu’elle croit d’abord être une violation extérieure, anonyme et lointaine, se révèle progressivement être une trahison intime. Selon les informations publiées par Le Monde le 27 mars 2026, l’actrice découvre que ces vidéos, dont certaines circulent depuis plus de dix ans sur des forums spécialisés, ont été fabriquées par son propre mari de l’époque, l’acteur allemand Christian Ulmen.