Les Jeunes Européens - France dénoncent les mesures adoptées par le Parlement hongrois à l’encontre des migrants qui tentent de franchir la frontière. Ils appellent à sanctionner la Hongrie en déclenchant la procédure prévue par l’article 7 du traité de Lisbonne.

Le 21 septembre dernier, le premier Ministre hongrois Viktor Orban et sa majorité au Parlement hongrois ont promulgué une loi autorisant « si nécessaire » l’armée hongroise à faire l’usage d’armes non létales contre les migrants, et ce, deux semaines après l’adoption de mesures pour l’emprisonnement ou l’expulsion de ceux qui franchissent de manière irrégulière la frontière. La Hongrie n’en est pas à son coup d’essai car elle a déjà achevé la construction d’une clôture de barbelés de 175 kilomètres le long de sa frontière avec la Serbie et envisage de bâtir un mur anti-migrants sur des segments de frontières avec la Croatie et la Roumanie. Le gouvernement a également adopté un dispositif permettant aux forces de l’ordre de perquisitionner tout logement situé en « zone de crise » qu’importe le prétexte.

Toutefois elle semble avoir atteint le sommet de la barbarie à travers sa nouvelle loi proposée par l’administration Orban qui autorise l’armée à « déployer massivement des militaires aux frontières et autorise dans certaines conditions l’armée et la police à ouvrir le feu contre des migrants, à condition que les tirs ne soient pas "mortels". »

Les Jeunes Européens - France s’indignent face aux actions du gouvernement hongrois qui ne suscite aucune réaction de la part des dirigeants européens et soutiennent l’indignation de certaines chancelleries européennes qui se déclarent offusquées quant à la situation.

Ainsi les Jeunes Européens - France demandent à l’Union européenne de réagir fermement vis-à-vis de la Hongrie et particulièrement envers Viktor Orban et son administration. Pour ce faire, les Jeunes Européens - France demandent aux parlementaires européens de faire pression auprès de la Commission et du Conseil pour l’application de l’article 7 du traité de Lisbonne pour suspendre temporairement les droits de la Hongrie dans l’Union et sanctionner ainsi son comportement dans la crise des réfugiés et son manquement aux valeurs fondamentales qui forgent notre union.