Elections européennes 2019 : qui les sociaux-démocrates choisiront-ils comme Spitzenkandidat ?

, par Louise Olander, Traduit par Lorène Weber

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Elections européennes 2019 : qui les sociaux-démocrates choisiront-ils comme Spitzenkandidat ?
Maroš Šefčovič et Frans Timmermans en 2017. Photo : Parti Socialiste Européen // Flickr (CC BY-NC-SA 2.0)

Au sein du Parti socialiste européen (PSE), la course aux candidatures à la Présidence de la Commission européenne, après les élections européennes de mai 2019, est à présent lancée. Qui parviendra à unir le parti de centre-gauche face à la pression du Parti Populaire Européen (PPE) ? Et où sont donc les femmes ?

Cette semaine, la course s’est intensifiée : le Néerlandais Frans Timmermans, actuel premier Vice-président de la Commission Juncker, a annoncé le 10 octobre son intention de devenir le candidat du PSE. Il se retrouve donc au coude à coude avec Maroš Šefčovič, Commissaire slovaque et Vice-président pour l’Union de l’énergie, qui a lancé sa campagne en septembre.

En accord avec les règles du PSE, les deux concurrents doivent récolter le soutien d’au moins huit partis nationaux en-dehors du leur pour pouvoir être candidats. Ce seuil s’est révélé être une pierre d’achoppement pour d’autres candidats potentiels (comme le Commissaire français, Pierre Moscovici, qui a dû se retirer de la course plus tôt ce mois-ci faute de soutien). L’ancien Chancelier autrichien, Christian Kern, a également annoncé qu’il ne se présenterait finalement pas, bien qu’il en avait manifesté l’intention auparavant.

A Bruxelles, Timmermans comme Šefčovič connaissent les choses de l’intérieur, mais certains observateurs estiment que la position précaire de Timmermans au niveau national, au sein du Parti travailliste néerlandais (le PvdA) actuellement dans l’opposition, pourrait affaiblir sa campagne. Certains commentateurs considèrent Šefčovič, qui a reçu le soutien des partis sociaux-démocrates d’Europe centrale, comme un choix plus sage autour duquel les Etats membres au sein du Conseil européen trouveraient plus simple de s’unir. D’un autre côté, il a été rapporté que Timmermans bénéficie du soutien d’importants partis nationaux d’Espagne, d’Italie, des pays nordiques, ainsi que d’Allemagne, ce qui est non négligeable.

Aucune femme parmi les sociaux-démocrates n’a encore annoncé sa candidature. La Haute Représentante de l’UE, Federica Mogherini, n’a pas souhaité se présenter, et l’ancienne Première ministre danoise, Helle Thorning-Schmidt, brille par son absence. Cela est troublant pour le PSE, qui a défendu l’importance de l’égalité homme-femme dans la course des Spitzenkandidaten.

Les candidats socialistes ont jusqu’au 18 octobre pour annoncer leur candidature. La décision finale sera prise par un vote au sein des partis membres du PSE, et ratifiée au congrès du PSE en décembre.

Dans tous les cas, celui ou celle qui remportera la course et deviendra le candidat du PSE fera face à une compétition ardue avec la droite. Selon les derniers sondages, le Parti Populaire Européen (PPE) emporterait 178 sièges au Parlement européen. En comparaison, les socialistes en emporteraient 137. Au PPE, les favoris sont actuellement l’Allemand Manfred Weber et le Finlandais Alexander Stubb.

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