Les nouvelles étaient plutôt bonnes dans l’après midi, la légère hausse du taux de participation était plutôt de bonne augure et laissait présager une hausse de l’intérêt que portent nos concitoyens à l’Union Européenne.

En cette fin de journée, c’est cependant une douche froide qui s’abat sur la France. Si les sondages évoquaient ce résultat depuis plusieurs semaines, l’addition n’en est pas moins salée. Le Front national, avec 25 % des votes exprimés, serait devenu le premier parti de France. Ce score est l’aboutissement de plusieurs semaines de non campagne de la part des partis politiques mais aussi des médias français.

Alors que la campagne pour les municipales avait très largement occupé l’espace politico-médiatique, les européennes n’ont jamais été traitées comme ce qu’elles sont : une élection vitale pour l’avenir de notre démocratie et de notre continent.

Aujourd’hui, nous payons l’absence totale d’explication, de pédagogie. Depuis 1993, la citoyenneté européenne a été créée, sans que les enjeux de la construction européenne soient expliqués aux citoyens. Des associations comme les Jeunes Européens sillonnent le terrain pour effectuer ce travail de pédagogie. Nous devons permettre à l’ensemble des citoyens de s’approprier les enjeux pour se faire leur propre opinion.

Comment rectifier le tir ? Nous devons tous faire de la pédagogie, de manière simple et concrète à l’ensemble des citoyens : nous, associations, mais aussi partis politiques, médias. Pour que les citoyens expriment leur choix, et envoient au Parlement européen des députés qui les représentent et travaillent réellement dans cette institution.