M. Josep Borrell à la tribune du conseil de sécurité de l’ONU

, par Fédéchoses, Jean-Guy Giraud

M. Josep Borrell à la tribune du conseil de sécurité de l'ONU
Drapeau fédéraliste. Domaine public

Ce 8 Mai 2020 à 16.00, M. Josep Borrell – Haut Représentant de l’UE – prononcera un discours à la tribune du Conseil de sécurité de l’ONU à New York pour marquer le 75ème anniversaire de la fin de la 2ème guerre mondiale sur le sol européen. Ce sera l’une des rares occasions où l’UE est représentée et intervient en tant que telle au sein même du Conseil de Sécurité (réuni en séance informelle dite “Arria-Formula”).

L’UE absente à l’ONU

Jusqu’ici, le représentant de l’UE n’est occasionnellement intervenu que devant l’Assemblée Générale en tant que représentant d’une “organisation régionale”. Cet évènement est l’occasion de souligner une fois de plus :

  • la position très marginale de l’Union dans l’instance onusienne,
  • l’incapacité des États membres d’y adopter des positions communes en dépit des règles fixées par le Traité,
  • le rôle que joue pourtant l’UE dans la promotion du droit international - et notamment ... des résolutions de l’ONU elle-même.

Ces points ont été notamment développés dans les notes ci-dessous :

Josep Borrell, haut représentant de la conception européenne de l’ « ordre mondial »

L’analyse de ces trois aspects montre comment la réforme du système de développement poursuit des solutions desquelles chaque partie sort gagnante. Mais, plus positivement, cette intervention est un signe supplémentaire du remarquable engagement personnel du nouveau Haut Représentant - ainsi que de la qualité et l’intensité de son action sur la scène internationale au nom de l’UE.

Action d’autant plus louable que, comme souligné ci-dessus, les Gouvernements des États membres se montrent toujours (de plus en plus ?) réticents à coordonner leurs positions respectives en matière de politique étrangère - affichant même souvent des désaccords flagrants dans leurs relations avec les grandes puissances telles que la Chine, les États Unis ou la Russie.

D’une certaine façon, M. Borrell tente ainsi - comme le font la Commission et le Parlement - de suppléer à la carence ou la réticence des États membres en s’exprimant au nom d’un système, d’un projet et d’un idéal européens. Idéal qui est aussi celui d’un certain “ordre mondial” basé sur le libéralisme, la démocratie et l’état de droit et dont l’UE – au moins “institutionnelle” - demeure à l’heure actuelle l’un des rares défenseurs actifs. Idéal fort bien exprimé par le Traité lui-même : « l’action de l’Union sur la scène internationale repose sur les principes qui ont présidé à sa création (...) et qu’elle vise à promouvoir dans le reste du monde : la démocratie, l’État de droit, l’universalité et l’indivisibilité des droits de l’homme et des libertés fondamentales, le respect de la dignité humaine, les principes d’égalité et de solidarité et le respect de la Charte des Nations Unies et du droit international » (art. 21 TUE).

Voir le discours de Josep Borrell sur le site du Service européen d’action extérieure (en anglais, sans sous-titres).

Article paru initialement dans le numéro 186 de « Fédéchoses », la revue de débat et de culture fédéraliste fondée en 1973. Avec tous les remerciements de la rédaction.

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