Le 30 août 1954, la France disait « Non » - commentaires Le 30 août 1954, la France disait « Non » 2010-07-09T12:37:19Z https://www.taurillon.org/le-30-aout-1954-la-france-disait-non#comment8510 2010-07-09T12:37:19Z <p>Vous n'avez pas tort du tout.</p> <p>Peut-être toutes ces crises auraient renforcé la CED de la même manière que la crise financière a finalement renforcé et politisé l'UEM. Rappelons que les adversaires de l'UEM, notamment anglosaxons, pronostiquent en permanence son incapacité à surmonter les crises et sa dissolution imminente, ce depuis la création même de l'Euro. Or rien de tout cela n'arrive.</p> <p>La comparaison est-elle pertinente ? La monnaie est certes un attribut de la souveraineté, mais la Défense, c'est tout de même autre chose...</p> Le 30 août 1954, la France disait « Non » 2010-07-09T12:03:13Z https://www.taurillon.org/le-30-aout-1954-la-france-disait-non#comment8509 2010-07-09T12:03:13Z <p>Cette affaire de la CED pose bien des questions : Notamment de quelle type d'intégration militaire s'agit-il ?</p> <p>S'agit-il d'une intégration militaire se produisant au niveau du corps d'armée (comme dans le projet Pleven initial, en septembre-octobre 1950) ?! Ou s'agit-il de la simple « juxtaposition-coordination » d'armées nationales encore préservées (comme finalement demandé par le président du conseil Pierre Mendès-France à nos partenaires, lors de la « conférence de la dernière chance » de Bruxelles des 20-21-22 août 1954, juste avant le vote français du 30 août 1954...).</p> <p>D'autant plus que la France - alors soumise au développement de ses guerres coloniales (guerre d'Indochine qui s'achève, guerre d'Algérie qui commence...) souhaite tout de même garder une certaine autonomie en seuls termes de commandement et de projection de forces (en tout cas pour ce qui est des troupes françaises stationnées outre-mer...).</p> <p>En tout cas, dans l'hypothèse où la CED aurait finalement été acceptée par la France (et serait alors entrée en vigueur...), il n'en reste pas moins qu'elle aurait alors très vite subie son baptême du feu (ne serait-ce qu'à cause de la crise algérienne...).</p> <p>Quid de l'envoi du contingent en Algérie (en février-mars-avril 1956) ? Quid d'une intervention militaire contre l'Egypte nassérienne, hôte du GPRA (en septembre-octobre 1956) ? Quid de l'avenir de la CED si la France - pour répondre à ces urgences « coloniales » - en retire momentanément ses troupes ? Quid de la réaction de nos partenaires européens et atlantiques ?</p> <p>Et - surtout - quid de la pérennité de la superstructure politique (la fameuse « Communauté Politique Européenne » inscrite dans les traités : chargée de gérer tout à la fois CECA et CED) si ses pratiques diplomatiques sombrent dans le chaos des contradictions nationales ? (et, plus pragmatiquement, si ses structures militaires finalement se disloquent ?)</p>